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Occupée l’ancienne douane de Claviere contre toutes les frontières

A partir d’aujourd’hui, nous occupons l’ancienne douane italienne à Clavière.

Ce bâtiment représente à la fois les contrôles, la répression à la frontière et la libre circulation des marchandises et des touristes : il devient aujourd’hui un refuge autogéré, un espace d’organisation politique de solidarité directe et un lieu libre et ouvert à tous·tes·x.
Si nous décidons d’occuper de nouveau ici, c’est pour maintenir une présence sur cette frontière et pour montrer notre détermination face aux expulsions qui ont déjà eu lieu dans cette zone, Chez Jésus à Clavière en novembre 2018 et la Casa Cantoniera à Oulx en mars 2021.
Suite à la dernière expulsion, nous sommes revenu·es·x à Clavière en bricolant un camp que nous occupons de manière permanente car c’est ici que les personnes exilées se font refouler par les dispositifs de répression mis en place par les états français et italiens.
Malgré ces refoulements continus à la frontière par la PAF (Police Aux Frontières), les personnes continuent d’arriver. Depuis plus d’un an, nous avons été témoin d’une collaboration grandissante entre la police française et italienne, les flics italiens identifient maintenant les personnes refoulées dans les locaux français de la PAF.
La croix rouge joue un rôle un actif dans cette collaboration en se chargeant du transport des personnes refoulées depuis la PAF jusqu’au refuge Fraternità Massi à Oulx, à 15 kilomètres de la frontière. Les ressources financières des institutions humanitaires continuent d’augmenter alors que leur modèle continue de nous montrer son inefficacité. Et ce n’est pas seulement que son fonctionnement et son approche empêche l’autodétermination des personnes exilées, il spécule aussi sur leurs vies.
En avril, plus de 600 000 euros ont été alloués aux communes de Clavière et de Bardonnechia pour faire face à ce qui est appelé une « crise humanitaire ». C’est pourtant clair que nous ne faisons pas seulement face à une situation d’urgence mais bien aux conséquences directes de dispositifs répressifs à la frontière. Au niveau européen, une loi actuellement à l’étude (New Pact on Migration and Asylum) permettrait d’augmenter le pouvoir répressif de Frontex (dispositif de contrôle de la forteresse europe) et de développer des accords commerciaux de sous traitance des contrôles frontaliers aux pays non européens. (Niger, Morocco, Tunisia, Algeria…)

Pour faire face à tout ça, des luttes politiques continuent d’exister : nous invitons toutes les personnes motivées à venir s’auto-organiser et construire ensemble ce nouveau refuge autogéré.
Nous avons besoin de : matelas, couvertures, bouffe, vêtements chauds, chaussures, matos pour cuisiner, poêle à bois…

Aujourd’hui, samedi 31 juillet 2021, à 12h, nous organisons un repas partagé et à 14h des chantiers collectifs pour organiser le lieu qui continueront toute la semaine. Venez nombreux·ses !
Contre tous les états et leurs frontières !
Freedom, hurriya, libertà

Le squat du collectif la Brèche (Amiens), violemment menacé par un proprio

Appel à soutiens – le squat du collectif la Brèche (Amiens) menacé par son proprio

Salut à tous.tes

Voilà 2 ans que le collectif la Brèche occupe un lieu à Rivery (périphérie d’Amiens). Le bâtiment était abandonné depuis de nombreuses années, et était dans un bien triste état quand nous l’avons investi. Son proprio, qui habite à Nice, possède en outre de nombreuses autres propriétés, dans toute la Picardie et probablement ailleurs. Son refus de vendre et d’entretenir ses bâtiments vides lui a d’ailleurs valu plusieurs arrêtés d’abandon par des municipalités picardes, et des conflits avec de nombreux voisins.

Il remonte de temps en temps à Amiens, pour s’occuper de son petit domaine foncier, accompagné d’hommes de main et de chauffeurs. Ce multipropriétaire nous a menacés plusieurs fois de venir nous expulser illégalement, d’employer une milice armée, affirmant qu’il remplacerait notre drapeau noir par un drapeau bleu-blanc-rouge, ou encore qu’il préférerait voir sa maison brûlée plutôt qu’être occupée par des « gens comme nous ». Il se plaît à raconter qu’on sous-louerait des chambres, ou qu’on aurait cambriolé une de ses nombreuses maisons vides. Ce qui est évidemment totalement faux, et aurait été complètement stupide de notre part.

Mais hier (le 30 juin), vers midi, la tension est montée d’un cran. Revenu à Amiens, il est cette fois accompagné d’un nouvel homme de main, qui se fait passer pour son neveu. Il a d’abord tenté de forcer nos portes. Puis il nous a menacés, et nous a laissé 48 h pour quitter les lieux avant d’intervenir en groupe. Ce matin, il a tiré en l’air avec une arme à feu en nous menaçant de mort encore une fois.

Nous ne cèderons pas à ces menaces. Nous ne plierons pas face à cette prétendue milice.

On invite donc un maximum de personnes à nous soutenir en ces moments particulièrement éprouvants. Que tu sois d’Amiens ou d’ailleurs, t’es bienvenu.e chez nous, pour dormir ou passer un moment. On proposera plusieurs ateliers, des proj, discussions, etc. pour pas trop s’ennuyer, et se changer les idées, tu peux en proposer aussi, ça serait top.

On fera un point tous les jours à 19 h.

Il s’agit pas non plus d’un festoch, il va falloir être relativement réactif.

Quelle que soit ta position, tes craintes ou envies, rien que des présences font beaucoup de bien, et les coups de main à filer sont nombreux.

Pour leur sécurité, il vaut mieux éviter d’amener des chiens.

Si t’es pas d’Amiens ou que tu connais personne chez nous, ça peut être cool d’envoyer un MP ou un mail à cozette@riseup.net, histoire qu’on soit prévenu.es.

Ca ne se passe pas en Ile-de-France, mais Amiens est à 120 bornes de Paris, à 1h en train de Gare du Nord 😉

Et l’affaire étant assez grave, ça nous paraît pertinent de faire tourner les infos hors d’Amiens.

La Brèche

Assemblée contre les expulsions de logement

Dimanche 13 juin, 16 heures, place de la République à Montreuil aura lieu une assemblée afin d’échanger autour de nos galères de logement, réfléchir à quelles actions pour y faire face, et s’organiser contre toutes les expulsions.

Depuis le 1er juin, le bal des expulsions reprend de plus belle, après une trêve hivernale que le pouvoir a dû prolonger face à une situation instable. Celles et ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer, les squatteurs-ses, les habitant-e-s des foyers en restructuration, celles et ceux qui ne sont pas les bienvenu-e-s dans les futurs éco-quartiers, … vont être encore plus vulnérables.

La crise sanitaire a exacerbé nos galères. Moins de taf, moins de thunes, plus isolé-e-s, tandis que les loyers et les charges augmentent et que les conditions demandées sont inatteignables, même pour un logement social. Bref, il est toujours plus difficile de se trouver un toit. La rue est interdite, on est censé-e-s rester chez nous alors même que l’on s’entasse dans des endroits trop petits et en mauvais état, pendant que d’autres peuvent aller dans leur maison secondaire, vide le reste de l’année.

Ils ne vivent pas la crise de la même manière. Multi-propriétaires, huissiers, agents immobiliers, architectes, bailleurs sociaux, mairies, promoteurs, entreprises de bâtiment, continuent de se gaver en échange de ce qui est une nécessité vitale, habiter.

Pour cela, nous sommes quelques-un-e-s à décider de nous bouger pour nous organiser sans chefs ni spécialistes contre les expulsions. Que l’on soit en galère avec son proprio, en recherche de maison, en procédure d’expulsion ou juste solidaire face à ces situations, nous ne voulons pas rester les bras croisés.

Et si, plutôt que chacun-e dans son coin, on cherchait des solutions ensemble ? Et si lorsqu’un propriétaire veut expulser un appart’, tout l’immeuble arrêtait de payer son loyer ? Et si l’huissier ne pouvait plus se balader dans les rues sans qu’on lui dise tout le mal qu’on pense de son sale travail, et si des rassemblements avaient lieu à chaque expulsion ? Et si des belles agences immobilières étaient recouvertes de messages pimentés ? Et si des chantiers qui améliorent la ville sécuritaire et rentable étaient sabotés ?
Et si l’idée même que quelqu’un puisse posséder plusieurs maisons et exploiter la misère d’autres devenait insupportable à tou-te-s ?
Et si on habitait là où on voulait, comme on le voudrait, sans échange d’argent, sans papiers étatiques, sans titres de propriété ?

Les maisons sont pour celles et ceux qui y habitent !

Rendez-vous place de la République à Montreuil à 16h le dimanche 13 juin 2021 afin échanger autour de nos galères de logement, réfléchir à quelles actions pour y faire face, et s’organiser contre toutes les expulsions.

Soirée « eat the riche »

Le 19 mai c’est l’allègement des mesures sanitaires avec un couvre-feu qui passe de 19 à 21 h. Mais c’est aussi, et surtout, la réouverture des terrasses ! Alors RDV sur la place Sainte Marthe pour fêter ça ensemble !

Dès mercredi, les bars vont être pris d’assaut et on va assister au retour du monopole du rapport marchand dans l’espace publique.

Durant ces mois de confinement, pendant que certain.es se la coulaient douce dans leur résidence secondaire à la campagne, la place Sainte Marthe a été le théâtre de rencontres, de complicité, de moments de partage et de fêtes. Nous n’avons pas attendu le feu vert gouvernemental pour nous retrouver autour de nos galères et nos désirs de rupture. Nous ne voulons pas que ces rapports d’entraide et de lutte se voient éclipsés par le retour des jeunes cadres dynamiques attirés par « le charme du quartier » et les bières artisanales à 6 euros.

À travers des cantines, des apéros, des discussions, des déambulations festives, des collages, nous nous sommes réappropriés l’espace publique pour en faire un espace de lutte. L’ouverture des terrasses c’est la porte ouverte à une population aisée et pacifiée qui s’intègre parfaitement aux logiques marchandes que nous combattons dans le quartier.

Les deux bars de la place Sainte-Marthe, « Le molo molo » et « la sardine », dont la patronne est aussi la gérante de plusieurs lots immobilier dans le quartier (dont celui qui avait été squatté en janvier 2021 mais expulsé par la force et sans procédure quelques jours après l’ouverture), participent activement à la gentrification du quartier en proposant des prix inabordables pour celles et ceux qui traînent sur la place de jour comme de nuit, confinement ou pas.

Nous ne voulons pas que l’espace publique redevienne un espace de consommation frénétique. C’est pour cela que nous vous invitons ce mercredi 19 mai à partir de 18h pour une soirée festive et non marchande sur la place Sainte-Marthe !

Ramenez vos potes !

On veut nous expulser, nous continuerons à squatter ! Après-midi discussion, goûter et projection au Marbré !

On veut nous expulser, nous continuerons à squatter !

Suite à l’expulsion-réoccupation du Marbré et à l’approche de la prochaine audience de sa procédure d’expulsion, le 1er avril, nous proposons d’échanger autour des diverses pressions auxquelles les squatteur.euses doivent se confronter en plus de la justice. Comment se défendre face à des gros bras ? Quoi faire face à un harcèlement médiatique ? Etc… Ce sera ce dimanche 28 mars à 16h au marbré.

On veut nous expulser, nous continuerons à squatter !

Suite à l’expulsion-réoccupation du Marbré et à l’approche de la prochaine audience de sa procédure d’expulsion, le 1er avril, nous proposons d’échanger autour des diverses pressions auxquelles les squatteur.euses doivent se confronter en plus de la justice. Comment se défendre face à des gros bras ? Quoi faire face à un harcèlement médiatique ? Etc… Ce sera ce dimanche 28 mars à 16h au marbré.

Pour alimenter ces discussions, on voulait parler d’expériences récentes comme la sale expulsion des occupant.e.s de l’avenue de Fronton à Toulouse en février dernier : l’affaire dite « Roland ». Un propriétaire qui, fâché que les squatteurs.euses bénéficient de la trève hivernale, a fait jouer ses contacts dans la presse locale (la Dépêche du midi) pour mettre une pression médiatique en jouant sur la figure du « pauvre petit proprio ». Un « influenceur » d’extrême droite a relayé l’histoire sur les réseaux. Sur place les journalistes, flics, fafs, justiciers locaux et autres gros bras ont harcelé et menacé le squat. Les occupant.e.s sont parti.e.s sous la pression, mais pas sans conséquences pour leurs expulseurs. En riposte, un incendie de quatre véhicules de la Dépêche a été déclenché (mais trop vite éteint) et la sauterie de victoire des expulseurs a été attaquée.

Début janvier, l’expulsion express du local de l’Arche place Sainte-Marthe à Paris et l’emballement médiatique qui l’a accompagné est un autre exemple parlant. Actuellement il y a aussi les histoires de squats qui, s’ils ne se font pas expulser, vivent des interventions policières pour des fêtes réelles ou présumées, interdites dans l’état d’urgence sanitaire.

Mais il y aussi plein d’endroits où face aux pressions, celleux qui occuppent les lieux s’organisent, se défendent et attaquent.

Rendez-vous le dimanche 28 mars 2021 à partir de 16h au Marbré réoccupé, 39 rue des deux communes à Montreuil !

Il y aura du goûter, mais n’hésitez pas à apporter vos gâteaux et boissons préférées ! Et pour celleux qui veulent, le film « Amer Béton » sera ensuite projeté dans la nouvelle cabane du Marbré !

Des participant.es à l’Assemblée du Marbré

Communiqué sur l’affaire de la place Ste Marthe : contre la gentrification, pour la défense collective !

Lundi 28 septembre, deux jours après le début de l’occupation « implantons la résistance », contre la gentrification du quartier de la place Sainte Marthe et pour une écologie radicale à Paris, cinq personnes se sont faites arrêter. Le procès des 3 inculpé.es pour violence sur flic et refus d’empreintes aura lieu le 24 février 2021.

Lundi 28 septembre, deux jours après le début de l’occupation « implantons la résistance », contre la gentrification du quartier de la place Sainte Marthe et pour une écologie radicale à Paris, cinq personnes se sont faites arrêter.

L’occupation de la place Sainte Marthe avait pour objectif d’instaurer un nouveau rapport de force en faveur de la lutte contre la gentrification qui a lieu dans le quartier, déjà impulsée par des habitant.es organisé.es depuis plusieurs années. Le quartier de la place Sainte Marthe, qui est une des premières cités ouvrières de Paris, est aujourd’hui à la merci des projets de transformation urbaine portés par deux rapaces de l’investissement immobilier : Nexity et Edmond Coignet. Ces deux entreprises sont en effet devenues actionnaires majoritaires en 2019 de la Société Immoblière de Normandie (SIN), propriétaire historique de 120 lots dans le quartier.
Parmi ces lots, 80 sont des locaux au rez-de-chaussée qui ont permis jusqu’à très récemment, grâce à des loyers 4 fois en dessous du prix du marché, d’abriter des activités d’artisanat de plus en plus rares dans le centre parisien. Les projets des nouveaux propriétaires sont tout autres. Ces baux avantageux ne sont pas renouvelés, et par conséquent des centaines de m² se retrouvent vides tandis que leurs loyers grimpent : aujourd’hui, plus d’une quinzaine de locaux sont innoccupés alors que les AIRBNB et autres bars branchés fleurissent. Comme toujours dans des processus avancés de gentrification, les habitant-es de ce quartier populaire voient les loyers exploser. Les galérien.nes, les sans-abris, les sans-papiers, les révolté.es qui squattent régulièrement sur la place sont peu à peu remplacé.es par une population aisée et pacifiée.
C’est en partie pour s’opposer à ce projet de ville rentable et mortifère que plusieurs locaux appartenant à la SIN ont été occupés durant ce week end de luttes, mais aussi pour disposer d’un espace d’organisation autonome dans Paris, ce qui manque souvent.

Lundi 28 septembre, des représentant.es de la société immobilière Edmond Coignet se sont rendus dans le quartier pour constater les locaux occupés. Face à leur attitude défensive, une assemblée s’est mise en place sur la place Sainte Marthe, avec musique, banderoles et slogans pour défendre les lieux occupés pendant le week-end. Plusieurs hommes, sûrement alertés par les promoteurs et qui ont été reconnus plus tard devant le comico comme des BACeux, se sont approchés d’un des locaux puis ont tenté d’interpeller un de nos camarades. Une vingtaine de flics de différents comicos ont ensuite débarqué et des arrestations ont eu lieu. Dans leurs dépositions, les flics racontent qu’entre 50 et 60 personnes ont tenté de désarrêter le camarade et ont défendu le local occupé, où le collectif d’occupant-es a depuis développé des activités de solidarité et d’entraide au sein du quartier. 5 personnes ont été arrêtées et plusieurs flics se sont fait prescrire des ITT, dont un 15 jours d’ITT.

Nous pensons qu’il est important de réouvrir des espaces d’organisation autonomes et de les maintenir. Nous avons besoin de lieux pour nous réunir, discuter, nous organiser, qui ne soient pas nos appartements personnels quand nous avons la chance d’en avoir. Des lieux pour faire nos banderoles, pour essayer de réinventer des relations sociales horizontales et échanger sur les systèmes de domination qui nous touchent. Des lieux pour se sentir bien. Nous avons le sentiment que ces espaces autonomes disparaissent progressivement de la région parisienne, et nous souhaitons contrer l’idée collectivement partagée qu’il devient impossible de squatter. Ces lieux ne nous seront pas donnés, nous devons les prendre et essayer de les défendre quand ils sont attaqués par les flics ou la justice.

Pendant la garde-à-vue des cinq camarades arrêté-es, des compagnon.nes à l’extérieur n’ont pas laissé le cours des choses se dérouler tranquillement et ont tenté de briser leur isolement : une petite manif sauvage et plusieurs rassemblements devant le comico où iels étaient enfermé.es ont exprimé notre solidarité et notre rage et ont fait pression sur les flics qui ont retardé le défèrement au tribunal car ils craignaient des perturbations. On pouvait lire sur les banderoles « On n’entre pas en lutte sans effraction », « Demain s’ouvre au pied de biche » ou encore « Joyeux GAViversaire ». Les cris et les chants de l’extérieur sont parvenus jusqu’aux oreilles des personnes enfermées, ce qui leur a fait du bien et a réussi à casser la monotonie des cellules et des interrogatoires. Les co-détenu-es aussi semblaient content-es d’avoir entendu la solidarité de l’extérieur.

Appel à soutien pour les camarades en GAV

Un autre rassemblement s’est tenu devant le Tribunal de Grande Instance, pendant leur passage devant le juge des libertés et de la détention, pour montrer qu’iels n’étaient pas isolé.es et attendre une potentielle libération. Après une garde-à-vue de 50h et 16h de dépôt au TGI de Paris, les 5 personnes sont ressorties. Deux d’entre elles ont écopés d’un rappel à la loi, pratique de plus en plus courante permettant d’imposer sans jugement des mesures arbitraires empêchant de s’organiser comme des interdictions de territoires ou de manifs, mais qui ne figurent ni au casier, ni n’engendrent de réelles suites ou menaces judiciaires. Les trois autres sortent avec une convocation pour un procès qui devait avoir lieu le 27 Novembre 2020 pour « violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et aussi pour « refus de signalétique ». Ces 3 personnes ont un contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact, le procureur justifiant cela au motif qu’elles avaient gardé le silence pendant leur garde-à-vue. Finalement, lors de l’audience, un report sera obtenu. Le procès aura finalement lieu le 24 février 2021.

L’interdiction d’entrer en contact vise à briser les liens d’affinité et/ou d’organisation entre les inculpé.es, d’instaurer une pression psychologique nuisible au quotidien, et contribue à entraver toute organisation d’une défense collective (ou à minima concertée) efficace au tribunal. De façon générale, comme face à toute autre mesure de contrôle, cela vaudra toujours le coup de le contourner, de l’attaquer et de continuer à s’organiser malgré tout. Les procès et les contrôles judiciaires ont eu l’effet inverse de celui escompté par la justice et ont renforcé la détermination collective. Ils n’ont pas non plus mis fin à la lutte contre la gentrification dans le quartier de Ste Marthe.

Le « refus de signalétique », second motif qui leur est reproché, renvoie au refus de se laisser prendre en photo sous toutes les coutures, de donner ses empreintes et de se laisser mesurer par les flics pendant la garde-à-vue. Il est possible et souhaitable de refuser d’y collaborer, même si cela constitue un délit. Non seulement pour des raisons pratiques, pour éviter de nous retrouver inculpé.es dans le futur sur la base de ces informations. Mais aussi pour des raisons politiques : nous nous opposons au fichage policier. Le fichage et le renseignement sont utilisés dans la construction des enquêtes policières. Ces enquêtes aboutissent à des montages juridiques établissant des liens, souvent fictifs, entre compagnon.nes, ce qui permet leur inculpation, par exemple sous le motifs d’« association de malfaiteurs » comme à Toulouse ou en Italie, ou de « violence en réunion », et servent de terreau pour réprimer et emprisonner celles et ceux qui se soulèvent contre l’État et toutes les formes de pouvoir. Le délit de refus de signalétique, s’il est de plus en plus poursuivi même seul ces derniers temps, reste assez léger, la plupart du temps il est puni d’une amende de moins de 300 euros. Cela vaudra toujours le coup de privilégier une stratégie de long terme en refusant le fichage !

Nous ne souhaitons pas laisser la préparation de la défense entre les seules mains des avocat-es et le contrôle judiciaire ne pourra pas empêcher une approche collective de la préparation de la défense. Nous continuerons à communiquer sur le procès et d’éventuelles actions de solidarité. A travers ces textes nous espérons inciter d’autres personnes à communiquer sur leur procès pour ne pas rester isolé.e. Partageons nos pratiques de défense face à la police et la justice !

Lorque des compagnon-ne passent en procès, le discours officiel est ambigu. Car d’un côté il voudrait faire croire qu’il s’agit simplement de personnes ayant enfreint des lois individuellement. En effet, la justice se vante d’individualiser les peines, d’isoler les faits des contextes sociaux ou politiques pour n’en conserver que le profil social des individus qu’elle doit juger. D’un autre côté, la justice crée de toute pièce des groupes, des « associations de malfaiteurs », des relations entre des individu.es et criminalise des actes politiques en tant que tels, même de basse intensité pour mieux pouvoir les réprimer sévèrement par la suite.

Le système pénal prétend passer sous jugement des faits de manière impartiale. Nous pensons au contraire qu’il est un acteur de la guerre sociale, que l’objectif des institutions actuelles, la justice, comme la police, est de briser les formes d’organisation et les liens que nous tissons entre nous pour lutter contre les pouvoirs qui nous oppriment. Lorsque des compagnon-nes sont attaqués par la police et la justice, c’est l’ensemble du mouvement social qui est attaqué. Et c’est l’ensemble des composantes en lutte qui devraient y répondre et être solidaires. De la même façon, nos comportements individuels face à la police et la justice impliquent en fait l’ensemble du mouvement social. Refuser collectivement de se soumettre à l’individualisation de la justice, c’est contrer le profilage utilisé par les juges pour condamner plus lourdement celleux qui n’ont pas de travail ou de logement. Refuser collectivement de donner ses empreintes, c’est empêcher la justice de condamner les rares personnes qui refusent actuellement de s’y soumettre.

Défendons-nous collectivement de manière autonome et horizontale, et refusons l’isolement !

Apéro de quartier, ne laissons pas le confinement nous isoler

Soirée contre l’isolement du confinement, chaque Vendredi à partir de 18h au nouveau local occupé du quartier de la place Sainte Marthe – 1 rue Jean et Marie Moinon (10e arrondissement)

Depuis le début du premier confinement, de nouvelles dynamiques d’entraide, de solidarité et de lutte voient le jour dans le quartier de la place Sainte Marthe dans le 10e arrondissement de Paris. D’abord autour de la Nouvelle Rôtisserie, restaurant associatif qui a pu être utilisé pendant le premier confinement comme un espace de rencontre et d’auto-organisation puis depuis quelques mois à travers deux nouveaux lieux occupés dans le quartier.
Des galérienn.es, des sans papiers, des sans domiciles fixes, des révolté.es, habitant.es ou non du quartier de la place Sainte Marthe ont pu se retrouver dans ces différents lieux pour se rencontrer, discuter et partager leurs expériences du confinement, leurs craintes, leurs envies et leurs désirs de révoltes. L’envie était claire et partagée : briser l’isolement qu’on nous impose et commencer dès maintenant à lutter contre ce qui nous opprime. Les deux confinements entrecoupés du couvre-feu n’ont pas mis fin à ces dynamiques. Nous ne voulons pas intégrer le mode de vie toujours plus sécuritaire et individualiste qu’ils nous imposent, nous préférons nous rencontrer et nous organiser. Nous vous invitons donc chaque Vendredi dès 18 h à passer la soirée dans un des locaux occupé et autogéré de la place Sainte Marthe ( 1 rue Jean et Marie Moinon). Au programme, musique, jeux de société, création de banderoles, collage d’affiches…

Face à leur monde toujours plus liberticide et autoritaire, continuons à nous rencontrer et nous organiser !

Les AG du Marbré continuent !

Présentation du Marbré et appel à AG publique tous les dimanche à 14h, au 39 rue des deux communes à Montreuil.

Le Marbré s’est fait connaître suite à la visite des flics et du gestionnaire immobilier le 16 septembre 2020. Beaucoup de personnes ont répondu à l’appel à soutien ce jour-là et les suivants, et ça faisait trop plaisir. À la suite d’une ouverture collective et parce que nous souhaitons que ce lieu soit auto-organisé, les décisions sont prises dans une assemblée générale du lieu ouverte et régulière. Nous voulons lutter contre toute forme d’autorité et de hiérarchies formelles ou informelles, à l’extérieur comme à l’intérieur du lieu. Cela signifie pour nous combattre toutes les formes de domination et d’oppression.

Cette occupation repose sur un refus : celui de galérer et travailler pour se payer un loyer dans un bas-Montreuil en constante gentrification, que ce soit pour habiter ou pour s’organiser. Ce lieu s’inscrit dans une lutte contre la valorisation capitaliste du quartier, qui abouti toujours à éloigner les pauvres pour laisser place aux plus riches et à leur petit pré carré sans histoire. Ni pré carré, ni précarité !

Le Marbré se veut un lieu non-marchand. Des réflexions ont été entamées sur la pratique : fonctionner en prix libre, favoriser les moments de sociabilité sans consommation, …

Nous mettons en place un fonctionnement inclusif et rejoignable, où tout est organisé et débattu à l’AG : que ce soit les activités politiques qui s’y tiennent, les travaux à faire sur le lieu, la défense juridique du squat, l’entretien, les événements, … Ces AG ont lieu tous les dimanche, à 14h, au 39 rue des Deux Communes à Montreuil, venez !

Toutes celleux à qui cette invitation parle sont les bienvenues. En pratique, cela se traduit par un mode d’organisation autonome, opposé à ce que proposent les partis, les syndicats et autres structures hiérarchiques ou institutionnelles.
Le but est de sortir d’une relation consommateur / prestataire de services au sein du lieu pour qu’il soit réappropriable. Le Marbré est un espace pour faire vivre nos luttes.

Le lieu est composé d’une maison dédiée à l’habitation et d’un hangar pour les activités collectives. Surprise à l’ouverture : le hangar est recouvert d’une couche de 3cm de poussière et, sous la poussière, le marbre ! Le bâtiment est une ancienne marbrerie vidée de ses ouvriers et laissée à l’abandon, que nous transformons en lieu de lutte contre les différentes formes d’exploitation. C’est donc devenu le « Marbré », moelleux comme le gâteau et solide comme la pierre. Celui qui dit en être le propriétaire, Raphaël Dary voudrait en faire de jolis appartements (ou lofts ?) à revendre. Le projet de Raphaël se marierait très bien avec les quelques nouvelles résidences cloisonnées pour jeunes familles de travailleurs dynamiques, les locaux d’entreprises, et les bars branchés avoisinants. Dans la tristesse gentrifiée du Bas-Montreuil, le Marbré débarque et pose sa détèr !

On encourage et soutiendra d’autres initiatives de ce genre ! Squat partout !

Contre tous les pouvoirs, révoltes et auto-organisation !

Nouveau lieu : Le Marbré

Présentation du Marbré et appel à AG publique le 4 octobre 2020, 39 rue des deux communes à Montreuil.

Le Marbré s’est fait connaître suite à la visite des flics et du gestionnaire immobilier le 16 septembre 2020. Beaucoup de personnes ont répondu à l’appel à soutien ce jour-là et les suivants, et ça faisait trop plaisir. À la suite d’une ouverture collective et parce que nous souhaitons que ce lieu soit auto-organisé, les décisions seront prises dans une assemblée générale du lieu ouverte et régulière. Nous voulons lutter contre toute forme d’autorité et de hiérarchies formelles ou informelles, à l’extérieur comme à l’intérieur du lieu. Cela signifie pour nous combattre toutes les formes de domination et d’oppression.

Cette occupation repose sur un refus : celui de galérer et travailler pour se payer un loyer dans un bas-Montreuil en constante gentrification, que ce soit pour habiter ou pour s’organiser. Ce lieu s’inscrit dans une lutte contre la valorisation capitaliste du quartier, qui abouti toujours à éloigner les pauvres pour laisser place aux plus riches et à leur petit pré carré sans histoire. Ni pré carré, ni précarité !

Le Marbré se veut un lieu non-marchand. Des réflexions ont été entamées sur la pratique : fonctionner en prix libre, favoriser les moments de sociabilité sans consommation, …

Dans l’idée, un fonctionnement inclusif et rejoignable sera mis en place, où tout sera organisé et débattu à l’AG : que ce soit les activités politiques qui s’y tiendront, les travaux à faire sur le lieu, la défense juridique du squat, l’entretien, les événements, …

Toutes celleux à qui cette invitation parle sont les bienvenues. En pratique, cela se traduit par un mode d’organisation autonome, opposé à ce que proposent les partis, les syndicats et autres structures hiérarchiques ou institutionnelles.
Le but est de sortir d’une relation consommateur / prestataire de services au sein du lieu pour qu’il soit réappropriable. Le Marbré sera un espace pour faire vivre nos luttes.

Le lieu est composé d’une maison dédiée à l’habitation et d’un hangar pour les activités collectives. Surprise à l’ouverture : le hangar est recouvert d’une couche de 3cm de poussière et, sous la poussière, le marbre ! Le bâtiment est une ancienne marbrerie vidée de ses ouvriers et laissée à l’abandon, que nous souhaitons transformer en lieu de lutte contre les différentes formes d’exploitation. C’est donc devenu le « Marbré », moelleux comme le gâteau et solide comme la pierre. Celui qui dit en être le propriétaire, Raphaël Dary voudrait en faire de jolis appartements (ou lofts ?) à revendre. Le projet de Raphaël se marierait très bien avec les quelques nouvelles résidences cloisonnées pour jeunes familles de travailleurs dynamiques, les locaux d’entreprises, et les bars branchés avoisinants. Dans la tristesse gentrifiée du Bas-Montreuil, le Marbré débarque et pose sa détèr !

On encourage et soutiendra d’autres initiatives de ce genre ! Squat partout !

Contre tous les pouvoirs, révoltes et auto-organisation !

Venez aux Assemblées Générales publiques du Marbré dont la première se tiendra le 4 octobre 2020 à 14h au 39 rue des deux communes à Montreuil.

L’adresse publique est désormais rue des deux communes, à l’angle de la rue jean Jacques Rousseau (adresse donnée précédemment)