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Manif de nuit en mixité choisie (sans mec-cis)

Marche de nuit en non-mixité sans mecs cis à 17h30 (lieu à préciser)
Malgré le couvre-feu, nous proposons de nous retrouver cette année encore pour manifester de nuit dans les rues de Toulouse.
Nous pensons qu’il est important de nous réapproprier collectivement l’espace publique après 18h, parce que le couvre-feu qui nous est imposé pèse chaque jour sur nos vies.

Après 18h, les violences ne sont pas mises en pause.
Après 18h, on rentre du travail et on en commence un autre : il faut s’occuper des enfants, du repas, du ménage.
Après 18h, on sort de cours et on s’enferme parfois dans des familles violentes, lesbophobes ou transphobes.
Après 18h, on est seul-e avec nous-même, nos angoisses et le poids des violences et de l’exploitation que nous subissons tous les jours.
Après 18h, on commence à ne plus se souvenir de la vie d’avant.

Et pourtant, la vie d’avant, ce n’était pas non plus le rêve !

Si nous avions plus de liberté et de vie sociale, nous n’oublions pas qu’en tant que femmes et minorités de genre, l’espace public ne nous appartenait déjà pas.
Celleux d’entre-nous qui entretiennent des relations non-hétérosexuelles se cachent dans la rue, par peur d’être agressé-e-s.
Celleux d’entre-nous qui sont des personnes trans ou non-binaire calculent leur trajet, lieu de destination, et heure de sortie.
Celleux d’entre-nous qui sont des femmes ou perçues comme telles subissent du harcèlement sexuel quotidien, partout, ne peuvent prendre un transport en commun ou aller dans un bar sans risquer d’être insulté-e-s ou agressé-e-s.
Celleux d’entre-nous qui sont racisé-e-s subissent constamment du racisme, sont exotisé-e-s, insulté-e-s, dévalorisé-e-s.

Si nous reprenons la rue le 5 mars au soir, malgré le couvre-feu, ce n’est pas pour réclamer un retour à la normale.

Nous voulons qu’avant comme après 18h, l’espace public soit débarrassé de toute marque de privatisation par le marketing capitaliste et ne soit plus le territoire de prédation du machisme, et qu’il appartienne à toustes, qu’il soit un lieu de créations, de solidarités, d’entraide et de vie collective !

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Nouvelles de Lesbos

Voici une courte brochure sur l’incendie du camp de réfugiés de Moria, à Lesbos, en Grèce.

Chacun de nous risque, à n’importe quel moment,de se retrouver du mauvais côté de la frontière.
PAS DE CAMP !

De Moria, il ne reste rien.

Au moment où 12 500 réfugiés et demandeurs d’asile errent sans abri sur les routes et les collines de Lesbos, où les intoxiqués et les blessés de l’incendie de Moria sont empêchés par la police de rejoindre l’hôpital de Mytilène, où des collectifs solidaires apportant des produits de première nécessité sont bloqués par les forces de l’ordre ou pris à partie par des groupuscules d’extrême droite, où la seule réponse apportée par le gouvernement grec à cette urgence est national­sécuritaire, nous ne pouvons plus nous taire.

Ouvert en 2013 sur un site militaire désaffecté, Moria est devenu le premier « hotspot » européen deux années plus tard, lorsqu’un million de migrants et réfugiés, en particulier de Syrie, avaient rejoint l’Europe. Depuis l’accord controversé entre l’UE et la Turquie – signé en mars 2016 et visant à renvoyer les nouveaux migrants arrivés sur les îles grecques vers le territoire turc en contrepartie d’une aide financière de 6 milliards d’euros – Moria est devenu un centre de rétention géré par les forces de l’ordre et l’armée.

La suite sur la brochure :

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Des soirées de soutien seront organisées les prochains jours, tenez vous au jus !