Close

San Francisco (USA) : Des queers ont vandalisé la maison de merde du sénateur Scott Weimer, au Castro

Indybay / mercredi 7 juillet 2021

Pourquoi nous avons pris pour cible Wiener [Scott Wiener, membre du Sénat de Californie, démocrate et ouvertement homosexuel – il habite dans le quartier du Castro, le « quartier gay » de San Francisco, largement gentrifié ; NdAtt.], le 5 juillet… et pourquoi vous devriez faire de même !


Soyons clair.e.s : LES PÉDÉS DÉTESTENT WIENER ! Nous en avons marre du capitalisme arc-en-ciel, et nous en avons marre de cette ordure embourgoisie de Wiener. N’oubliez pas qu’un politicien gay reste un politicien. Un proprio gay reste un proprio. Une policière guine reste un flic. En parlant de ça, que pensons-nous du fait que le « progressiste » Wiener pompe les dons des politiques pour de la police, qu’il criminalise les pauvres et fait de la propagande pour les sociétés immobilières ? Oh, il en fait juste assez pour rester un toutou libéral aux yeux des ignorant.e.s. Mais jamais assez pour changer le monde.

Soyons clair.e.s : UNE PRIDE® SOUS LA HOULETTE DES ENTREPRISE NE SIGNIFIE RIEN POUR DES SALAUD DE QUEERS COMME NOUS ! Nous avons attaqué la maison de Wiener au 4096 17th Street, pendant votre précieux week-end de l’Empire Day [détournement d’Independence Day, la fête nationale états-unienne, le 4 juillet ; NdAtt.] et c’est pour une raison. Mort à l’Amérique (gay) et à vos drapeaux arc-en-ciel – vous ne voyez pas à quel point ils sont trempés dans le sang des queers assassiné.e.s ici et ailleurs ? Mort à la société qui laisse les queers pourrir en prison, sous l’oppression et sans droits. Nous sommes parmi les premier.e.s à mourir. Vous pensez qu’un putain de signe arc-en-ciel de la part de SoulCycle [entreprise qui gère des centres de fitness et qui a été critiqué pour ses choix homophobes ; NdAtt.] puisse faire pardonner tout cela ?

Soyons clair.e.s : Wiener représente le pire des gays « progressistes » et traîtres : des merdes en mode « loi et ordre », mollasson.ne.s, aseptisé.e.s, riches, libéraux.les, pro-business, emballé.e.s dans un paquet appétissant pour les masses.

Non, non, non. Il n’y a qu’un seul commandement, et c’est ça : SOYEZ GAY. COMMETTEZ DES CRIMES. Avez-vous envisagé, euh, de voler quelque chose ? Peut-être de crever les pneus de la Tesla de ce connard de gars pro-tech, pendant qu’il ne regarde pas ? De détourner un camion d’Amazon Prime (n’oubliez pas de donner un pourboire au pauvre conducteur) ? De changer les serrures et d’expulser votre proprio ? D’emmerder un soi-disant « bon » sénateur gay ?

Si oui, félicitations : vous avez peut-être encore une chance. Si non, bon, continuez à y penser jusqu’à ce que vous trouviez la bonne réponse.

P.S. Fuck toutes vos caméras de merde dans le Castro. L’état de surveillance est pathétique.

Ce contenu a été publié dans Contre le patriarcat, Contre leur normalité, International, avec comme mot(s)-clé(s) Etats-Unis, San Francisco, Scott Weimer, USA. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Portland (USA) : Des pneus de SUV crevés, en solidarité avec le Climate Liberation Front

Rose City Counter-Info /mercredi 30 juin 2021

La nuit dernière, plus de 100 pneus de gros SUV ont été dégonflés, en solidarité avec les récentes actions du Climate Liberation Front. De Portland à Arlington [en Virginie, juste à côté de Washington DC ; dans la deuxième moitié de juin, quelqu’un.a a dégonflé des pneus de SUV dans cette ville, en laissant sur les véhicules des tracts signés Climate Liberation Front ; NdAtt.], on vous voit.
Un poinçon dans le flanc du pneu est rapide et silencieux.

Pendant la journée, il faisait une chaleur d’enfer, plus de 110 degrés [110 degrés Fahrenheit correspondent à environs 43 degrés Celsius ; NdAtt.], alors nous avons pleinement profité de la nuit. La ville n’aurait jamais été aussi chaude sans les gaz que ces SUV émettent dans l’atmosphère et sans les kilomètres d’asphalte, sombre et absorbant la chaleur, qui ont été posés pour qu’ils puissent y rouler.
Fuck les voitures, fuck l’industrie, faisons en sorte que ce soit un été chaud et criminel.

Nous faisons tou.te.s notre deuil de différentes manières. Pour nous, l’attaque a été un rituel approprié pour célébrer tout ce qui a été et pleurer tout ce qui aurait pu être.
En mémoire de H.

des fantômes enragés

Ce contenu a été publié dans Bouffe du riche, International, avec comme mot(s)-clé(s) Arlignton, Etats-Unis, Portland, SUV, USA, voiture. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Etats-Unis/Union Européenne : les camps de la démocratie font le plein

Au Texas, un centre pour migrants mineurs surpeuplé,
où “les maladies pullulent”

Courrier international, 24 juin 2021

Une nouvelle étape semble avoir été franchie dans la précarité des conditions d’accueil des mineurs isolés. Le centre de détention de Fort Bliss, situé à El Paso, au Texas, est composé d’au moins douze tentes gérées par l’armée américaine. Plus de 2000 migrants mineurs originaires d’Amérique centrale (principalement du Salvador, du Guatemala et de Honduras) y sont entassés dans des conditions si critiques que “certains enfants tentent de s’ouvrir les veines”, témoignent des employés du centre dans une enquête vidéo publiée par la BBC.

Ces derniers mois, des images filmées dans le camp de détention pour mineurs de Donna, également au Texas, avaient déjà soulevé l’indignation. Mais les vidéos capturées en cachette par le personnel de Fort Bliss montrent une détresse plus grande encore.

“Il y a un nombre significatif de jeunes qui ont le Covid-19”, explique un employé du centre sous couvert d’anonymat. Lorsqu’ils sont contaminés, leurs lits sont retirés et ils sont placés dans l’une des tentes destinées aux enfants malades, “surnommées Covid-City”. “Je pense que le surpeuplement est la raison principale qui explique la propagation des maladies”, confie l’homme interrogé par la BBC. En plus du coronavirus, précise la chaîne britannique, “des foyers de grippe et d’angine streptococcique ont aussi été signalés depuis l’ouverture du camp, fin mars”.

Le centre fait face à une infestation de poux, à tel point qu’une tente a dû être confinée, avec 800 jeunes filles à l’intérieur.

La BBC a pu recueillir le témoignage d’un adolescent de 15 ans qui a passé 38 jours enfermé dans le centre. “Je voyais les jours passer et j’étais abattu : je pensais que je ne sortirais jamais de là, raconte-t-il. Dans les pires moments, j’étais à deux doigts de me suicider.” Lorsqu’il est arrivé à Fort Bliss, le jeune garçon a rapidement contracté le Covid-19, qui l’a rendu “gravement malade”, rapporte le média. Une fois guéri, il a été renvoyé dans une tente surpeuplée “et est retombé malade”. L’adolescent rapporte l’attitude méprisante de certains membres du personnel à l’égard des jeunes : « Nous leur avons demandé des médicaments, ils nous ont regardés de travers, et à chaque fois ils riaient entre eux.”

Aux maladies qui circulent dans le centre s’ajoutent des conditions climatiques extrêmes, liées à la situation géographique du centre, en plein désert. Les jours de tempête, les tentes tremblent et s’ouvrent parfois, laissant entrer le sable à l’intérieur : “À la fin de la journée, nous sommes tous couverts de poussière de la tête aux pieds”, fait savoir un autre témoin anonyme à la BBC.

Viols sur mineurs

Une employée du centre a par ailleurs contacté le média britannique pour livrer des informations plus graves encore. “Nous avons entendu l’un des contractuels violer une fille la nuit”, affirme-t-elle : « Le département de la Sécurité intérieure a évoqué un viol et distribué des tests de grossesse aux filles. J’ai aussi entendu dire qu’ils annoncent les résultats des tests devant tout le monde.”

Toujours selon cette femme, un autre membre du personnel aurait été surpris “dans une tente pour garçons”. Et, d’après un employé interrogé par la BBC, les formateurs auraient averti le personnel à leur arrivée que certains contractuels avaient développé “des relations inappropriées avec les enfants”.

Le département de la Santé et des Services sociaux, qui a recruté des prestataires privés pour renforcer les effectifs du camp, “affirme avoir le souci de la transparence”, mais “la BBC s’est vu refuser l’accès au camp”. Les employés qui ont accepté de témoigner après de la chaîne ont pris “de gros risques”.

Face à la situation de plus en plus critique des 12 000 mineurs détenus dans les camps pour migrants au Texas, l’administration américaine tente de reprendre la main. La vice-présidente, Kamala Harris, “se rendra vendredi [25 juin] à El Paso pour la première fois”, rapporte Politico, après “un concert de critiques acharnées de la part du camp républicain”, qui lui reprochait de ne pas encore y être allée.

En Grèce, la stratégie d’enfermement des migrants prend de l’ampleur
Infomigrants, 15 juin 2021 (extrait)

Des murs sont en construction autour de plusieurs camps de migrants de Grèce continentale. Dans les îles de la mer Egée aussi, des « hotspots » fermés sont prévus. Des murs similaires doivent être construits autour des camps Diavata et Polykastro, dans le nord du pays, et de Malakasa, près d’Athènes, comme l’atteste l’appel d’offres pour l’édification de « clôtures d’enceinte » lancé en janvier par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Pour le ministère grec des Migrations, ces aménagements entrent dans une stratégie de « modernisation » des camps. Interrogé par le média d’investigation grec Solomon, un porte-parole du ministère a affirmé que le but de la construction de ces murs était de « de renforcer le sentiment de sécurité pour toutes les personnes concernées, tant les communautés locales que les résidents du camp ». « Personne ne pourra entrer ou sortir », a-t-il ajouté.

De son côté, la Commission européenne (qui finance les projets de centre pour migrants sur les îles grecques à hauteur de 276 millions d’euros), a indiqué que « les autorités grecques ont ordonné la construction de clôtures dans quatre camps [Ritsona, Diavta, Polykastro et Malakasa] et [que] les spécificités techniques ont été préalablement partagées et examinées avec la Commission et l’EASO afin d’identifier si elles répondent aux normes d’accueil de l’UE. »

La stratégie d’enfermement des demandeurs d’asile s’applique également aux îles grecques de la mer Égée. Au lendemain des incendies qui ont détruit le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, en septembre 2020, la Commission européenne avait assuré qu’un « nouveau Moria » ne verrait plus jamais le jour. Mais près d’un an plus tard, 10 000 personnes vivent toujours confinées dans les « hotspots » de cinq îles de la mer Égée (Lesbos, Samos, Chios, Leros, Kos).

Dans un rapport publié vendredi 11 juin, Médecins sans frontières (MSF) dénonce cette politique migratoire basée sur l’enfermement et dont les conséquences sur la santé des demandeurs d’asile sont désastreuses. MSF juge « répugnant que les autorités européennes et grecques continuent leur projets de nouveaux camps fermés » sur ces îles, avec « l’intention d’institutionnaliser […] les hotspots à travers le nouveau pacte européen de l’asile et des migrations ».

Les hotspots nés au pic de la crise migratoire pour faciliter l’identification des migrants à leur arrivée en Europe, sont en Grèce « étroitement mêlés » à l’accord UE-Turquie de 2016 « qui s’est révélé être un désastre », poursuit le rapport de MSF, fustigeant les « conditions dégradantes et inhumaines » de ces centres fermés.

L’ONG vise notamment le nouveau camp de Samos qui doit ouvrir avant l’été pour remplacer celui de Vathy. Situé dans une zone isolée, il est entouré de grillages surmontés de barbelés. « Voyez-vous une différence ? », interroge MSF dans un tweet montrant, côté à côte, une photo de Vathy et une photo du nouveau camp. « Les barbelés sont peut-être neufs et brillants, mais les intentions de l’UE n’ont pas changé : bloquer les personnes sur les îles grecques dans des conditions si misérables qu’elles dissuadent les autres de venir« , ajoute l’ONG.


Incendie du camp de réfugiés Moria, quatre Afghans
condamnés à 10 ans de prison

AFP, 12 juin 2021

(Chíos) Un tribunal grec a condamné samedi à 10 ans de prison quatre jeunes demandeurs d’asile afghans pour les incendies qui avaient ravagé le tentaculaire camp de Moria, sur l’île de Lesbos, en septembre 2020, alors le plus grand camp de réfugiés d’Europe.

Le tribunal de Chios les a reconnus coupables d’incendie volontaire, ont indiqué les avocats de la défense, qui ont indiqué faire immédiatement appel de la sentence.  Le camp de Moria, mis en place en 2013 au pic de la crise migratoire, abritait plus de 10 000 personnes avant d’être entièrement détruit par les flammes, dans deux feux consécutifs, les 8 et 9 septembre 2020, qui n’avaient pas fait de victime.

Lors d’un procès distinct, deux autres jeunes Afghans, mineurs au moment des faits, avaient été condamnés à cinq ans de prison, en mars dernier, par un tribunal de Lesbos, qui les avait reconnus coupables de figurer parmi les incendiaires. Aucun média n’a été autorisé à pénétrer dans la salle d’audience vendredi et samedi en raison des précautions prises contre le coronavirus.

Les avocats des Afghans ont déclaré qu’ils n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable. Ils affirment que trois d’entre eux possédaient des documents prouvant qu’ils avaient moins de 18 ans au moment de leur arrestation, mais qu’ils n’ont pas été reconnus comme mineurs par l’État grec.

Le procès reposait en grande partie sur le témoignage d’un autre demandeur d’asile afghan qui a identifié les six personnes comme étant les auteurs de l’agression. Ce témoin clé n’était pas présent à l’audience vendredi, et était également absent du procès des deux mineurs afghans à Lesbos en mars, car il n’avait pas pu être localisé, selon la défense.

Les accusés affirmaient avoir été pris pour cible par ce témoin, un Pachtoune pratiquant l’islam sunnite, parce qu’ils sont des Hazaras, une minorité chiite souvent persécutée en Afghanistan.  Les autres témoins de l’accusation étaient des policiers, des pompiers appelés sur les lieux de l’incendie et des membres du Service européen d’asile et d’ONG qui travaillaient dans le camp.

Les violences entre groupes rivaux étaient fréquentes dans le camp de Moria, le plus grand d’Europe, dont la capacité d’accueil avait triplé au fil des ans. En mars 2020, 20 000 personnes s’y entassaient. Au moment de l’incendie, la situation était explosive dans le camp surpeuplé, où les migrants vivaient dans des conditions d’hygiène déplorables, frappés depuis des mois par un confinement strict en raison de la pandémie de coronavirus.

Atlanta (USA) : Trois pelleteuses cramées en défense de la forêt

AMWEnglish / vendredi 11 juin 2021

Dans une typique démonstration d’arrogance, les Blackhall Studios et les entreprises qu’ils ont engagés pour déboiser soixante acres de forêt n’ont pas cru que nous étions sérieux.ses lorsque nous nous sommes engagé.e.s à contrecarrer toute nouvelle tentative d’aménagement du « Parc Michelle Obama ». Blackhall et la soi-disant Ville d’Atlanta jouent les méchants dans le dernier chapitre de la longue histoire, délibérément aseptisée, de la profanation des terres volées au peuple Muscogee et utilisées pour l’esclavage dans les plantations, l’esclavage dans les prisons et une violence énorme. Les promoteurs ont décidé de faire venir trois pelleteuses supplémentaires, pour compenser leurs pertes du mois dernier. C’était une erreur. Du coup, nous avons incinéré les trois excavatrices, les rendant immobiles et inutilisables. Nous sommes heureux.ses d’informer que les machines que nous avons détruit lors de notre dernière visite sont toujours aux mêmes endroits et dans le même état que nous les avons laissées.

Pendant ce Mois des fiertés, comme toujours, des entreprises sans âme se sont attelées à corrompre l’esprit rebelle queer. Ces sociétés exigent beaucoup de choses de nous. De l’argent de nos poches, du temps loin de ceux/celles que nous aimons, des données qu’elles peuvent transformer en publicités… mais les entreprises demandent aux queers une chose par-dessus tout : leur assimilation. À cet effet, les médias contrôlés par les entreprises fournissent une plateforme rien que pour les queers, qui deviennent complices ou responsables de la répression des autres. Grâce à cela, les cheffes de police lesbiennes, les politiciens gays, les employés non binaires de Raytheon™, les soldats bisexuels et Rupaul (au cas où vous n’en auriez pas entendu parler, c’est le saint patron, tant adoré, de la transphobie, de la toxicité et de la fracturation hydraulique pour obtenir du gaz de schiste [dans son ranch de 240 km carrés dans le Wyoming ; NdAtt.]) sont le modèle médiatique du queer acceptable.

Nous insistons pour suivre un autre chemin. Un chemin rempli de broussaille. Un chemin couvert de vigne sauvage, de boue et de branches. Ce chemin mène à la libération queer. C’est le chemin des pédés, des trans et des gouines et il est totalement incompatible avec les attentes de toutes les Caitlyn Jenner [athlète et personnalité des médias américain, trans ; NdAtt.], les Erika Shields [déjà cheffe de la police d’Atlanta, lesbienne, qui veut une police démocratique et qui a quitté Atlanta après le meurtre d’un homme par les flics – elle est devenue chef de la police de Luisville ; NdAtt.] et les Absolut Vodka de ce monde.

Nous ne marchons pas seul.e.s sur ce chemin. Nous suivons nos grands-parents trans, nous sommes aux côtés de nos frères et sœurs bisexuels, et nous savons que chaque lesbienne qui naîtra longtemps après que nous serons mort.e.s et que nous ferons à nouveau partie de la forêt se battra pour la défendre avec une véhémence inégalée.

Nous sommes conscient.e.s que ce chemin passe par les viles entités qui veulent détruire la forêt, que ce chemin mènera à des confrontations directes avec la ville d’Atlanta et Blackhall Studios.

Nous pensons que ces confrontations auront lieu bientôt.

Nous savons qu’il n’y a qu’un seul moyen de se tailler un espace vivable, dans un monde qui se préoccupe plus de films d’action merdiques et de la primauté du monde carcéral que du fait d’avoir de l’air respirable et de l’eau potable. Le seul moyen est la résistance.

Nous renouvelons notre engagement immortel :
Toute tentative ultérieure de destruction de la forêt d’Atlanta entraînera une réaction similaire. Cette forêt était là bien avant nous, et elle sera encore là bien après.
Nous y veillerons.

9/06/2021

Portland (USA) : Une attaque pour la Journée de solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes

Rose City Counter-Info / vendredi 11 juin 2021

De de la soi-disante ville de « Portland », dans le territoire Chinook occupé.

Pour célébrer la Journée de solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes, le 11 juin, quelques anarchistes sont descendu.e.s dans la rue pour attaquer des entreprises qui se font des bénéfices avec l’esclavage carcéral. Des vitrines ont été brisées et des messages pour l’abolition des prisons ont été peints sur les murs d’un supermarché Whole Foods et d’un Starbucks, comme représailles pour le fait que ces deux entreprises se servent de l’esclavage carcéral.

Nous envoyons un message à nos compas incarcéré.e.s, dans la langue préférée par les anarchiste: l’attaque !

Pour Gage Halupowski, Marius Mason, Eric King, et tou.te.s celles/ceux qui sont derrière les barreaux : on ne vous oublie pas.

Aux flics et aux capitalistes, aux matons et aux politiciens : nous sommes dans chaque ombre, dans chaque ruelle dérobée, aiguisant nos couteaux derrière votre dos. Vous ne nous attraperez jamais tou.te.s !

Feu aux prisons.

Ce contenu a été publié dans Anticarcéral, International, avec comme mot(s)-clé(s) 11 juin, Etats-Unis, Portland, Starbucks, USA, Whole Foods. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Comté d’Orange (USA) : Une camionnette de Pratt & Whitney incendiée, en solidarité avec la résistance palestinienne

AMWEnglish / vendredi 28 mai 2021

Le bombardement brutal de Gaza, l’expulsion massive des Palestinien.ne.s de Jérusalem-Est, l’attaque de la mosquée Al-Aqsa ; tout cela ne peut être décrit que comme des actes de nettoyage ethnique et d’extermination.

La semaine dernière, comme geste de solidarité révolutionnaire avec la résistance palestinienne autonome, nous avons allumé un incendie dans l’enceinte de l’usine de moteurs Pratt & Whitney, dans le Comté d’Orange (en Californie [dans la banlieue de Los Angels ; NdAtt.]), détruisant complètement un fourgon de leur flotte et endommageant l’extérieur du bâtiment. Pour nous, la solidarité révolutionnaire ne peut pas se limiter à de simples mots ou à des gestes symboliques, elle signifie le fait de mettre tout notre corps dans la lutte et de causer des dommages matériels à la machine de guerre.

Pratt & Whitney est une succursale de Raytheon Technologies, le quatrième plus grand marchand d’armes au monde. Pratt & Whitney a des liens solides avec l’industrie d’armements israélienne. En 2015, Pratt & Whitney a signé un contrat de 15 ans avec le ministère de la Défense d’Israël, en faveur de son armée de l’air, visant à assurer le 100 % de la disponibilité quotidienne de force de propulsion de l’ensemble de la flotte israélienne d’avions F-15 et F-16. Pratt & Whitney fournit également les moteurs utilisés dans toute la flotte d’avions de combat F-16 des forces aériennes israéliennes. Ces mêmes avions de chasse sont actuellement utilisés pour faire pleuvoir l’enfer sur Gaza.

À l’approche du premier anniversaire de l’incendie du 3ème commissariat, à Minneapolis, après le lynchage de George Floyd par la police, nous ne pouvons pas oublier le rôle joué par des marchands d’armes comme Raytheon dans la militarisation des forces de l’ordre. Partout aux États-Unis, Raytheon fournit aux services de police des technologies de surveillance et des logiciels de formation. Nous savons que la libération de chacun.e est liée à celle de tout le monde et que l’État colonisateur israélien est animé par le même racisme et les mêmes ambitions coloniales que les États-Unis. Les mêmes multinationales qui arment l’armée israélienne pour écraser la résistance palestinienne arment également les forces de l’ordre aux États-Unis, pour brutaliser les communautés de personnes à la peau noire ou bronzée.

Des ruelles de la ville de Gaza, aux montagnes du Kurdistan, aux rues de Minneapolis, solidarité avec tou.te.s celles/ceux qui luttent contre le colonialisme et le pouvoir de l’État.

Cellules anarchistes du Feu abolitionniste

Warwick (USA) : Le cabinet d’avocats d’un politicien incendié

AMWEnglish / dimanche 30 mai 2021

Le 11 mai, vers 21h30, nous avons mis le feu au cabinet d’avocats de Joe Shekarchi, un important politicien de Rhode Island [Shekarchi est le président de la Chambre des représentants de Rhode Island, note d’AMWEnglish ; l’attaque a eu lieu dans la ville de Warwick, NdAttaque].


C’est incroyable ce que l’on peut faire avec un simple seau d’essence. Nous l’avons fait parce que ce cabinet a aidé des propriétaires parasites à expulser des gens, à les mettre à la rue, même pendant la pandémie. Nous l’avons fait pour que les puissants aussi ressentent la peur que ceux/celles qu’ils exploitent ressentent chaque jour.

Nous n’avons qu’une seule demande pour les ordures du gouvernement. Des logements gratuits pour TOUT LE MONDE, ou nous recommencerons.

Ce contenu a été publié dans Bouffe du riche, International, avec comme mot(s)-clé(s) Etats-Unis, expulsion de logement, Joe Shekarchi, Rhode Island, USA, Warwick. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Atlanta (USA) : Des engins forestiers attaqués

AMWEnglish / mardi 18 mai 2021

Pas de sifflement dans la forêt d’Atlanta : Un communiqué

C’est l’histoire de quelque queers qui se sont trouvé.e.s hier soir dans le parc d’Intrenchment Creek, pour refuser sa destruction au nom du profit et du pouvoir et pour détruire les machines qui servent des choix politiques abominables, qui ont sali la forêt d’Atlanta. Nous ressentons un profond respect et une grande estime, en reconnaissant que celle-ci est la terre de la population Muskogee et qu’elle a été le lieu d’horribles abus, de déplacements forcées d’habitant.e.s, d’esclavage dans les plantations et d’esclavage carcéral.


Ces queers ont commencé à sillonner la forêt, touchant le sous-bois, les broussailles, respirant l’air le plus pur de la ville, sentant que la zone humide les prenait, alors que leurs talons s’enfonçaient sous elles/eux. Après une courte marche, elles/ils ont atteint une pause artificielle dans l’étreinte de la forêt. Ils/elles se sont retrouvé.e.s sur un intrépide monticule de terre, un site de destruction, une fissure déchirante dans le rythme de la forêt. Au loin, 7 machines non gardées étaient illuminées par le clair de lune. Elles/ils savaient ce qu’ils/elles avaient à faire.

Alors que les marteaux rencontraient les vitres et que les couteaux coupaient les durites, le démantèlement des monstres mécaniques qui avaient violé la forêt commençait. Aucun des outil de ces ravageurs de la forêt est sorti indemne. De nombreux messages antagonistes et proclamatoires ont été émis par le sifflement et les râles de ces boites métalliques. En peu de temps, la lune était loin d’être la seule lumière qui brillait sur le monticule de terre laissé par la destruction portée par ces machines. Les éclaboussures d’essence, tel une extension du sang qui alimente le feu qui brûle dans les cœurs de ces queers, se sont enflammées avec la rage qu’elles/ils éprouvaient. Le temps que les pompiers s’en aperçoivent, l’acte était accompli et les coupables étaient déjà disparu.e.s dans la nuit, comme la fumée noire qui s’élevait dans le ciel. C’est sur des machines inutilisables que les incendies ont été éteints. Les incendies sont temporaires et peuvent être éteint. Le lien qui unit ceux/celles qui vivent dans une forêt, qui respirent son air et qui boivent de l’eau filtrée par ses zones humides n’est pas si facile à rompre.

Nous espérons qu’en racontant notre histoire, nous pourrons vous appeler à nos côtés, pour défendre la forêt d’Atlanta, et que nous pourrons inspirer d’autres personnes à être dangereuses envers tout ce qui fait la guerre à nos corps, à la terre, et à nos vies elles-mêmes.

Nous sommes scandalisé.e.s par les ravages qui ont déjà été accomplis dans la forêt d’Atlanta par les Blackhall Studios et le soi-disant gouvernement qui leur a donné la permission.

Nous ne permettrons pas d’autres destructions ; nous ne permettrons pas à la soi-disant ville d’Atlanta de construire un horrible centre d’entraînement pour la police, une structure de 300 acres qu’ils appelleront « Institut pour la justice sociale ».

Nous ne tolérerons pas la destruction de l’ancienne ferme de la Prison d’Atlanta, ce qui effacerait encore un peu plus l’histoire et dissimulerait le lien et la transition qu’il y a eu entre l’esclavage des Noirs dans les plantation et l’esclavage pénitentiaire moderne.

Nous condamnons l’échange des 250 acres de magnifique forêt que les Blackhall Studios ont détruit puisqu’ils pensaient pouvoir développer la zone humide.

Nous condamnons la duperie hâtive des Blackhall Studios : la proposition d’un « parc Michelle Obama », qui serait situé sur le monticule de terre qu’ils ont laissé derrière eux. Nous ne leur permettrons pas de détruire davantage de forêt pour construire un énorme studio de tournage.

Nous n’avons pas besoin d’un studio de tournage pour nous divertir. Tout ce dont nous avons besoin est déjà là.

Nous n’avons pas besoin de centres d’entraînement de la police. Nous exigeons la fin de la police.

Aux promoteurs, aux gouvernements, aux entrepreneurs, aux entreprises et aux politiciens qui ont perpétré l’odieuse déforestation de la partie de la forêt située le long de la « Bouldercrest Road » : il y a quelque chose que vous devriez savoir.

Toute tentative ultérieure de destruction de la forêt d’Atlanta entraînera une réaction similaire. Cette forêt était là bien avant nous, et elle sera encore là bien après.

Nous y veillerons.

Défendons la forêt d’Atlanta

17/5/2021

Portland (USA) : Attaque de voitures de police, pendant qu’une manif avait lieu ailleurs

Rose City Counter-Info / dimanche 18 avril 2021

Le 12 avril dernier, alors que les flics étaient occupés à tenter de contrôler une manifestation saccageuse devant le bureau du Shérif du comté de Multnomah [où se trouve la ville de Portland ; NdAtt.], nous avons saisi l’occasion pour attaquer. Le grillage qui entoure le parking des locaux de la police de Portland, à St John’s, a été découpé. Les pneus de plusieurs véhicules de police ont été crevés, leurs vitres ont été brisées et les rétroviseurs cassés.

Au même moment, un black bloc brisait les fenêtres du bureau du Shérif local, allumait des feux, arrachait les lumières externes du bâtiment et lançait des pierres sur la police et ses voitures.
Il y a beaucoup de potentiel dans les attaques autonomes simultanées, on peut profiter du fait que la plupart des flics sont occupés ailleurs, et on peut faire payer aux keufs le fait qu’ils centralisent leurs ressources pour réprimer une manifestation. Si de telles attaques, lors de manifestations militantes, devenaient la norme, la police aurait peur de concentrer toutes ses forces pour attaquer une seule foule, ce qui aurait pour conséquence de disperser les ressources de l’État.

La nuit est à vous, si seulement vous la prenez.

Portland (Etats-Unis) : Black Lives Matter fait son travail…

À Portland, la victoire de Biden divise anarchistes et militants Black Lives Matter
Courrier International, 17 novembre 2020 (Los Angeles Times)

Dans cette ville de l’Oregon qui détient le record du nombre de manifestations pour la justice raciale aux États-Unis, la victoire du candidat démocrate à la présidentielle fait naître des tensions entre anarchistes et militants noirs.

Voilà des mois que Portland, la plus grosse ville de l’État de l’Oregon, situé sur la côte ouest des États-Unis, est devenue un lieu emblématique de la lutte du mouvement Black Lives Matter contre les violences policières et pour la justice raciale. Notamment “grâce à l’attention médiatique portée à ses manifestations nocturnes rituelles opposant militants anarchistes et forces de l’ordre”, souligne le Los Angeles Times.
Mais la victoire de Joe Biden à la présidentielle est venue accuser les différences entre anarchistes d’un côté et militants du mouvement Black Lives Matter de l’autre, souligne le quotidien californien.

Les militants noirs considèrent en effet “la défaite de Donald Trump comme une occasion de changer le système de l’intérieur. Ils estiment que les anarchistes, en continuant de commettre dégradations et violences, nuisent au mouvement et à son message en faveur de la justice raciale.”

De leur côté, les anarchistes pensent que tenter de changer le système de l’intérieur “est inutile et que l’ordre politique et le système capitaliste doivent être renversés”. Pour eux, “le démocrate Joe Biden, à la tête d’un parti qui soutient le libéralisme économique et la propriété privée, ne vaut guère mieux que Donald Trump”.

De nombreux militants du mouvement Black Lives Matter et leaders de la communauté noire, qui ont participé tout l’été aux manifestations qui ont eu lieu dans les rues de la ville, ont commencé à se désolidariser des protestations qui ont eu lieu après le scrutin du 3 novembre. Et ils sont de plus en plus “nombreux à estimer qu’il est crucial de condamner la violence et de se dissocier des anarchistes”.

Lors d’une manifestation, le 8 novembre, juste après le discours de victoire prononcé par Joe Biden, un cortège de manifestants s’en est même pris au local de l’antenne du Parti démocrate du comté de Multnomah, comté qui englobe la ville de Portland. Pour Rachelle Dixon, qui est à la tête du mouvement Black Lives Matter de Portland et qui milite à l’antenne locale du Parti démocrate, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le lendemain, elle a contacté la presse pour souligner que les manifestants en question n’avaient rien à voir avec le mouvement pour la justice raciale.