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Île de Java (Indonésie) : Attaque d’un poste de police

AMW English / mercredi 24 février 2021

Il y a environ quatre jours, quand nous avons appris qu’un anarchiste, Toby Shone*, avait été arrêté pour terrorisme (pour avoir géré un site web) et possession de drogue, nous avons attaqué un poste de la police locale, dans une ville située dans le centre de l’île de Java ; un des keufs a été brûlé. Nous ne savons pas pourquoi cela n’a pas été relayée par les médias et, pour différentes raisons, nous avons intentionnellement différé la publication de ce communiqué.

Toutefois, nous ne revendiquons pas les attaques incendiaires contre des nombreux distributeurs automatiques de billets, menés hier dans la ville de Yogyakarta par des individus ou des groupes que nous ne connaissons pas. Il n’y a aucune revendication pour les attaques des DAB, seulement une couverture médiatique sensationnaliste.

Solidarité avec chaque prisonnier.e.s politique ! Mónica Caballero, Francisco Solar, Toby Shone et les autres !

La solidarité c’est l’attaque !

Vengeance Unit/FAI

* Note d’Attaque : Toby Shone est accusé d’être l’administrateur d’un site internet anarchiste où on peut trouver les instructions pour construire des engins explosifs artisanaux, ainsi que de lever des fonds pour « financer le terrorisme ». Interpellé une première fois en novembre, il a été arrêté à nouveau le 10 février et enfermé dans la prison anglaise de Wandsworth. Il passera devant le tribunal de Bristol le 6 octobre prochain.

Pontianak (Indonésie) : Sabotage de caméras de surveillance

325 / vendredi 13 novembre 2020

Comme nous l’avons vu pendant la pandémie de Covid-19, l’État profite de la situation avec l’augmentation de la surveillance (hors ligne et en ligne), le contrôle de la part de la police et aussi par des dispositifs technologiques, comme par exemple la vidéosurveillance, les smartphones, etc. La raison qu’ils avancent pour cela est, comme nous le savons très bien, la sécurité publique, ce qui est une leurre répétée à l’infini.

Nous sommes confronté.e.s à une situation incertaine, nous ne savons pas quand la pandémie finira et en même temps l’État intensifie sa technologie de contrôle, comme par exemple la vidéosurveillance, dont l’utilisation est accrue et améliorée. Au début de la pandémie, nous avons constaté que le contrôle de l’espace urbain par la vidéosurveillance a augmenté, tout comme les patrouilles formées de policers et de militaires. Cette situation fait que le mouvement de résistance se réduit, on nous « demande » de rester chez nous, de nous isoler. Mais est-ce cela est une raison valable pour ne pas suivre les rebelles dans les rues ? Notre réponse est non, nous en sommes sûr.e.s.

Nous refusons d’être passif.ve.s au milieu du contrôle et de la prise en main de notre espace de vie par l’État, le gouvernement et la police. Cependant, en raison de cette pandémie et de la situation de contamination, nous devons – nous le disons sans vouloir être arrogant.e.s – chercher une faille : au même temps faire attention à la santé de soi-même et des personnes affines et poursuivre la rébellion (bien que minimale et insuffisante). Nous pensons que cela est possible. À cause de cela, le 13 novembre, sur une des routes de la ville de Pontianak, nous avons saboté des caméras de vidéosurveillance et nous le revendiquons.

Enfin, nous sommes solidaires de nos compas anarchistes italien.e.s frappé.e.s dans les opérations Scripta Manent, Panico, Prometo, Ritrovo, Lince, Renata, Bialystok, Scintilla, ceux/celles qui ont été réprimé.e.s par le Parquet et le tribunal pour les faits du Brennero. Et des anarchistes biélorusses, de Monica et Francisco, et aussi de Gabriel Pombo et des compas anarchistes de Tanggerang et de Makassar, ainsi que de tous les anarchistes emprisonné.e.s dans le monde entier. Nos attaques vous sont dédiées, sans conditions.

Combattons la technologie du contrôle !
Combattons les prisons et pour la libération de tou.te.s les prisonnier.e.s!
Vive l’anarchie, vive l’insurrection!

Cellule Maverick* – Fédération Anarchiste Informelle

* Note d’Attaque : « maverick » signifie « dissident, non conformiste» etc.

Indonésie : Des revendications d’actions récentes

Jakarta : Revendication de plusieurs attaques incendiaires, pendant la révolte

325 / vendredi 30 octobre 2020

« Debout tous ! Et par le bras et le cœur, par la parole et la plume, par le poignard et le fusil, par l’ironie et l’imprécation, par le pillage et l’adultère, par l’empoisonnement et l’incendie, faisons […] la guerre à la société »
Joseph Déjacque*

Nous revendiquons la destruction de la gare routière, la destruction de la banque BCA, le pillage du centre commercial Roxy, l’incendie d’une voiture de flics et de postes de police, ainsi que l’incendie d’une voiture de luxe, pendant l’insurrection de Jakarta. Il ne s’agit pas seulement de notre refus de la loi Omnibus**, c’est aussi l’accumulation de dégoût et de rage vis-à-vis des inégalités produites par le système qui domine de nos jours. Cette action directe n’est pas seulement une sorte de confrontation contre la classe dominante, mais elle est aussi une forme de solidarité avec les personnes qui luttent dans les rues. Nous sommes sûr.e.s que la protestation pacifique ne nous apportent rien et que chaque État est un oppresseur.

Solidarité avec tou.te.s les combattant.e.s et les prisonnier.e.s anti-autoritaires dans le monde. Solidarité avec tou.te.s les compas anarchistes en Biélorussie, en Malaisie, au Chili, en Grèce, à Hong Kong, au Rojava, et avec toutes les luttes de libération dans le monde.

Solidarité avec tous les combattant.e.s qui ont été arrêté.e.s le 8 octobre : aucun autre verdict que leur libération !

Nous voulons voir le monde brûler, danser autour de toutes les villes en feu, alors qu’elles deviennent poussière. Parce que nous portons un monde nouveau dans nos cœurs.

Nous ne sommes personne, mais nous sommes en colère !

Des anonymes
Jakarta, Indonésie

Notes d’Attaque :
* Une loi récente qui retire des droits aux travailleur.euse.s et revient sur certaines normes de protection de l’environnement – début octobre, l’opposition à cette loi a pris une tournure émeutière dans plusieurs villes d’Indonésie.
** Joseph Déjacque, « La question révolutionnaire » (1854). Cf. « A bas les chef ! Écrits libertaires (1847-1863) », présentés par Thomas Bouchet, La Fabrique éditions, 2016, p. 90.

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Pontianak : Incendie du poste de police de l’université

325 / vendredi 30 octobre 2020

30 octobre 2020. Nous (Cellule Maverick – FAI) revendiquons l’attaque incendiaire du poste de police situé devant l’université de Tanjungpura-Pontianak (Borneo), le 20 octobre 2020, motivé par notre colère et notre dégoût irrésistibles à l’encontre de l’appareil policier (un ennemi sous forme humaine). Nous sommes dégoûté.e.s par ceux/celles qui veulent coopérer avec et soutenir l’appareil policier et son dédouanement à la con, nous voulons seulement l’attaquer. Nous n’avons aucune illusion quant à corriger la nature profonde de la brutalité policière. Nous n’avons pas de solution à offrir – nous voulons un effondrement complet du système – et « vous » devez prendre le contrôle de vos vies, à cause du piège du chaos utilisé par l’État et les capitalistes que « vous » soutenez. Cette action est également une critique des étudiant.e.s progressistes qui prétendent agir au nom du peuple (en particulier à Pontianak) mais qui continuent à être une secte caractérisée par des politiques identitaires, avec leurs slogans « Vive les étudiants ! », et qui sont de mèche avec la police pour que nos frères soient arrêtés.

Notre point de départ en tant qu’anarchistes est de croire que l’anarchie est la négation complète de l’autorité. L’autoritarisme, « injustifié » naturellement, doit être détruit. Cette pensée trouve sa profondeur en nous-mêmes : autonomie, soin de soi, amour ; prendre le contrôle de sa vie, par soi-même. Le risque pour nous est de s’enliser dans une grand nombre d’actions de masse, qui déterminent notre temps et notre attitude. Nous devenons complaisant.e.s à l’encontre de la morale, et notre passion est donc mise de côté. Nous devenons ce que nous ne sommes pas. Cela est bien sûr une forme de paralysie, mais pas la mort ; les compas qui attaquent tête baissé sont des anticorps à cette attitude – nous le sentons – et ce « cadeau » est le détonateur qui doit résonner.

Cette attaque est dédiée aux anarchistes et aux autres subversif.ve.s détenus par l’État. Et aussi au courageux Mikhail Zhlobitsky. Solidarité avec toute l’Indonésie (et le monde) qui lutte.

POUR FAIRE ÉCHO AUX INSURGÉ.E.S

Cellule Maverick* – Fédération Anarchiste Informelle

* Note d’Attaque : « maverick » signifie « dissident, non conformiste» etc. .

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Yogyakarta : Revendication de l’attaque de véhicules des forces de sécurité

325 / dimanche 1er novembre 2020

Nous revendiquons la destructions à coups de pierres, le 29 octobre, près de Yogyakarta, des voitures privés de membres de la police militaire ; on a aussi causé une sérieuse blessure à la tête à un soldat.
Contre le militarisme. Contre la police.

Solidarité avec Mónica et Francisco !

Venganza Unit – International Revolutionary Front

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Sleman : Revendication de la destruction de voitures de luxe

325 / lundi 2 novembre 2020

« Qui es-tu, petite fille, éblouissante comme le mystère et sauvage comme l’instinct ?
Je suis l’anarchie »

E. Armand*

Nous revendiquons la destruction de quelques voitures de luxe, dans le secteur de Sleman [dans l’arrière pays de la ville de Yogyakarta, sur l’île de Java ; NdAtt.] le 31 octobre ; nous sommes en mouvement constant et nous serons une menace, car nous sommes conscient.e.s du fait que l’inégalité économique, dans ce système de domination, n’est pas due à notre volonté. Nous nous rendons compte du fait qu’aucune vie ne vaut la peine d’être vécue tant que l’autoritarisme nous étouffe avec sa brutalité.

Cette action n’est pas motivée que par le dégoût accumulé et la haine que nous portons à l’encontre du système actuel, de la police et de tout ce que l’État crée. Cette action est aussi un acte de solidarité avec toutes les personnes qui luttent dans les rues. Nous pensons que la destruction des biens de l’État continuera et nous répandrons toujours la terreur.

SOLIDARITÉ avec chaque prisonnier.e anti-autoritaire, partout où la révolte éclate. Nous ne voulons rien de moins que leur libération. Pas un.e seul.e ami sera laissé.e en arrière.

Nous ne sommes personne, nous voulons juste faire comprendre que nous sommes en colère !

Suburbia Fire Cells** / FAI

Notes d’Attaque :
* N’ayant pas trouvé l’original de ce passage d’Armand, on l’a traduit du communiqué des compas.
** « Cellules de feu des banlieue ».

Indonésie : Répression d’anti-autoritaires

Indymedia Nantes / dimanche 16 août 2020

Trois anti-autoritaires de Tangerand et Bekasi en Indonésie sont accusés de « provocation » pour des tags et risquent jusque 2 ans de taule.
Les 3 ont été isolés de leurs proches par les flics.

Arrêtés le 9 avril pour avoir tagué « sudah krisis, saatnya membakar” (la crise est déjà là, place au feu) and “melawan atau mati konyol” (se battre ou périr). le crime de provocation peut aller jusque 10 ans de prison.

Les flics les ont violenté, mis en isolation, et interdit les visites de proches et d’avoir un avocat. Avec de l’aide extérieur, ils ont pu avoir un avocat. Mais la police essaie d’empêcher le soutien légal.

Depuis le 1e procès e 15 juin, il y a déjà eu 9 auditions.
L’un d’entre eux est sorti.

Source : anarchistnews

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