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Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) : Les tritons crêtés brûlent l’école des tritons

reçu par mail / jeudi 29 juillet 2021

Les tritons crêtés brûlent l’école des tritons
Pourquoi nous avons attaqué la Zad.

« Je n’avais tout simplement pas vu par ou passerait l’inévitable réformisme, cette fois, discrètement mais sûrement, là où on parle pourtant d’insurrection et d’autonomie par milliers d’exemplaires. »
Citation de la brochure Le mouvement est mort… Vive la réforme. 2017

La Zad, c’était notre vaisseau pirate, la mère de toutes les Zads. Elle a émergé dans une époque sans issu et c’était comme si le monde devenait un peu plus supportable. Comme une brève lueur, une possibilité qui faisait irruption dans le brouillard épais et poisseux de notre avenir. Pour nous qui menons des vies mouvementées et hors normes, c’était la conscience qu’il y aurait toujours un endroit pour nous recueillir en cas de cavale. Un endroit où l’état ne viendrait jamais nous chercher. Un lieu où l’on trouverait toujours des allié.e.s pour nous nourrir, nous vêtir, nous dissimuler dans les plis de son bocage.

Et cet état justement, qui nous écrase, nous tue, nous pourchasse, il y a trois ans, la Zad lui a été donné par une poignée d’opportunistes. De celles et ceux qui, hier encore, revendiquaient ce territoire comme étant en « sécession ».

Cette odieuse trahison, qui s’est faite dans le dos de celleux qui affrontaient les gendarmes sur les barricades, ne saurait être oubliée. Encore moins quand le komintern local nous pond un projet d’école des Tritons, pour fêter les trois ans de ce qui leur tient lieu de victoire.

Reconstruire sur les Planchettes alors ? Comment ne pas exulter de rage face à cette énième provocation ? Comment ne pas hurler à la vengeance pour l’Est dévastée ?
Et ce lent glissement qui s’est opéré sur zone pour atterrir dans les bras de l’ennemi ? Il nous faut encore une fois refaire le fil de cette horrible histoire, nous demander encore et encore ce qui aurait pu être fait pour éviter ce fiasco. Depuis, on ne trouve plus grand-chose dans les luttes que l’on croise, comme si on était devenu aveugle après ça.

Voici l’histoire tel que nous l’avons vécu.

Pendant longtemps nous avons cru au récit de l’unité et de la diversité des tactiques, comme on a pu le trouver dans les pamphlets sans âmes de Mauvaise Troupe. Les années filent, la vie à la Zad se ponctue entre les embrouilles qui nous fatiguent, et les rumeurs d’expulsions qui nous tracassent. Pour elle, on part dans les pays du sud s’entraîner, on teste des recettes de cocktails molotov, on enterre des coffres plein de matériel dans la forêt de Rohanne.

Oui les années ont filé depuis César, les histoires de prises de bec avec la ferme de Saint-Jean-Du-Tertre se font de plus en plus persistantes. Peu à peu, le visionnaire sobriquet qui lui est attribué entre dans le langage commun, et vient clore les tirades rageuses. Les conflits qui ont débuté autour de clivages de classes(1) s’affirment. A la veille des expulsions, toute une frange des occupant.e.s les plus privilégié.e.s prend ses distances avec le « zadisme »(2), quitte l’AG des habitant.e.s pour créé l’AG des usages : cette nouvelle instance décisionnelle s’arroge le droit de déterminer l’avenir des terres et intègre au processus des orgas citoyennes et associatives, n’ayant rien à voir avec l’occupation.

Début 2018 le pouvoir annonce l’abandon du projet d’aéroport. A la télé, on aperçoit quelques têtes d’occupant.e.s connues qui s’enjaillent à la Vacherie et posent devant les caméras. Ces mêmes têtes qu’on a vu dans tel journal avec une casquette CGT, dans telle émeute en k-way noir. Ces mêmes têtes qui s’engageront arbitrairement et au nom du mouvement à ré-ouvrir la D281(3), nerf de la guerre d’usure qui a mené à la victoire contre l’opération César.

Au lendemain de l’annonce gouvernementale, on assiste au simulacre d’AG où se joue le destin de la route des chicanes. Un des bureaucrates en chef récemment installé pose les bases du dialogue : les gent.e.s n’habitant pas sur zone n’auront pas voix au chapitre. Toutes celleux qui accourraient depuis 10 ans au moindre sursaut, à la moindre fièvre sur ce territoire, voici que d’entrée de jeu, on leur refuse tout droit d’influer sur le destin et la sauvegarde du vaisseau mère.

L’assemblée n’arrivant pas au consensus sur la question de la route des chicanes, c’est l’odieux Julien Durand qui tranchera pour le démantèlement de force, ce avec l’appui du CMDO(4) et de toute la frange plus privilégiée du mouvement(5). Dans cette vidéo affligeante(6) tournée par le groupe G.R.O.I.X, on peut voir (5’29) le CMDO expulser une cabane à la place de la police. Dans les secondes qui précèdent, l’ignoble Julien Durand nous explique la stratégie en cours.

Le 26 janvier, la sympathique Camille raconte aux caméras que le démantèlement de la D281 est une décision qui a été prise collectivement par l’ensemble du mouvement(7). On la verra quelques mois plus tard trinquer avec la préfète Nicole Klein en visite de reconquête(8), accompagnée de ses amis de la Riotière et de Saint-Jean-Du-Traitre, donc.

C’est tout un appareil de coercition et de normalisation que le gouvernement révèle alors au grand jour, sans même avoir aligné un seul pion sur la zone.

Cette mainmise progressive qui s’est opérée sur la Zad nous laisse un sentiment de déjà-vu :
la construction d’une mythologie fondatrice se réclamant de victoires passées (Plogoff, Larzac), l’incarnation d’un mouvement à travers un « Nous » qui oriente le récit à priori, puisqu’il n’engage que les franges les plus réformistes et fréquentables du mouvement, l’usage d’une novlangue qui ratisse large : les squats sont devenus des communs, le glacial « camarade » a remplacé les « copaines ». Toute une littérature se déploie où l’on parle d’usage plutôt que de propriété, de libération des terres plutôt que de foncier.

Puis, ce visage froid et autoritaire, qui nous semble soudain familier, s’autorise quelques gestes grossiers, peut-être pour faire savoir que la coercition ne prendra pas que les détours de la politique et peut aussi se montrer plus menaçante : en octobre un occupant opposé au démantèlement de la D281 et ayant dégradé un morceau de la route est tabassé, mis dans un coffre et abandonné ligoté devant un hôpital psychiatrique(9). Début novembre le CMDO censure un texte expliquant le départ de radio Klaxon(10) de la Zad.

Mais, tout.e.s celleux qui étaient loin de ses intrigues ont néanmoins accouru aux premiers crissements de bottes sur la zone. Quelle sensation étrange que se battre à nouveau sur la Zad, 6 ans après César, et de n’y trouver qu’une masse uniforme et guerrière apparentée au cortège de tête et stagnant impuissante devant les barricades. Où sont passés les clowns ? Où sont passés les désobeissant.e.s ? Et la vieille dame qui jetait des navets sur les tractopelles ? Esthétiquement, quelque chose s’est appauvri.

Mais ce n’est pas tout, les « soutiens » sont cantonné.e.s dans certains secteurs et maintenu.es dans l’ignorance la plus totale des négociations en cours. Sur les barricades, le CMDO est aux abonnés absent et la Mauvais Troupe semble si préoccupée à l’idée de « Défendre la Zad » qu’elle est en voyage touristique en pays Basque(11). De l’ouest nous parvient la rumeur d’un groupe très important de copaines venu.e.s en découdre qui s’est fait refoulé par les habitant.e.s.

Pas besoin d’être un.e bureaucrate de science Po’ pour comprendre qu’il y a anguille sous roche. Le 20 avril 2018, alors que des centaines de personnes affluent de toute l’europe pour défendre la Zad, croulent depuis deux semaines sous les gaz et les éclats de grenades, le CMDO trahit la lutte et cède à la préfecture les dossiers de normalisations réclamés par l’état, qui ne comprennent que les bâtiments en dur(12).

Les membres du CMDO expliquent alors aux médias avoir fait un pas en avant vers l’état et attendent un pas de sa part en retour. A cela, voici ce que la préfète Nicole Klein répond : « Si vous voulez je me suis dit qu’ils auraient pu faire ça bien avant. Ils ont fait un travail considérable, ils nous ont présenté des tableaux, des noms, des projets, donc ils ont fait le travail. Ca veut dire qu’illes étaient quand même presque prêt. » De là à imaginer que certains lieux auraient négociés leur sauvegarde en amont des expulsions relèverait du complot, n’est-ce pas ?

Dans ce climat délétère, où les masques tombent peu à peu, la palme du retournement de veste revient à l’écrivain Alessi Dell’Umbria, qui au travers du média Lundi Matin nous expliquait le 19 avril : « le scandale que seraient des zadistes se livrant pieds et poings liés aux services administratifs précisément chargés de piloter la liquidation du monde paysan. Se soumettre à leurs normes et leurs procédures ubuesques, faites pour ne laisser subsister qu’agro-industriels »(13). Puis, le 1er mai, cite sans rougir un paysan historique de la lutte : « En toute guerre, les ennemis négocient… C’est l’évidence. »(14) L’évidence ! On a la l’illustration parfaite de la réversibilité de l’autonomie française.

Le 14 mai, le gouvernement annonce que sur les 40 dossiers déposés en préfecture, 15 sont éligibles pour la signature d’un bail précaire. Le 14 septembre, l’état français officialise sa reconquête du territoire perdu de la république(8).

Par la suite le CMDO et consorts largueront les amarres avec l’héritage insurrectionnel sur lequel illes ont fait leur beurre. Mauvaise troupe déploiera un storytelling grossier sur la victoire à Notre-Dame-Des-Landes, à l’intention d’un public composé d’écologistes de la dernière heure et de classes plus aisé.e.s. Public à même de lâcher l’obole qui « libérera la terre » en achetant du foncier(15). Par hasard on découvrira dans un magazine de biocoop un reportage photo où des occupant.e.s posent, sans honte, cagoulé.e.s et jouant du violon devant une barricade(16). Quelques semaines après les expulsions, la désormais grabataire « Maison de la Grève » aura même l’audace de qualifier la zone de « machine de guerre communiste »(17).

Nous savons qu’historiquement, le mode d’organisation et de pensée à l’origine de la compromission avec l’état et l’économie prend racine dans le milieu « appeliste ». Pour autant, nous pensons qu’il est absurde de circonscrire aujourd’hui ces pratiques à ce réseau historique. Si la pensée dominante, au sein de l’autonomie, est de près ou de loin profondément orientée par les imaginaires du comité invisible, on l’a vu ses dernières années se teinter d’un vernis féministe et écologiste pour asseoir ses logiques de recrutement.

Clou de cet authentique fiasco qu’est la défense de la Zad, le CMDO annonce, pour les 3 ans de sa victoire, la construction d’une Ecole des Tritons dans un des lieux historique détruit pendant les expulsions : les Planchettes.

Dans la bataille qui s’est jouée là-bas et qui se joue ailleurs à chacun des instants de nos vies, nous essayons de tisser une réalité pour pouvoir vivre.
Alors que le capitalisme et l’ensemble des systèmes de domination, de leurs côtés façonnent et imposent une trame commune nous obligeant à agir depuis cette réalité, la Zad apparaissait comme un îlot accueillant.
C’est vrai, pour se défaire de la tyrannie de cette bête qui mange les autres réalités, il faut sans doute façonner un univers qui nous soit propre et qui, à l’aide de notre ruse et de notre détermination, ne sera pas englouti.

En premier lieu, ce que nous avons redécouvert à la Zad, sur les Zads, c’est la forêt. Là où certain.es ne percevaient qu’usages et sommes sonnante et trébuchante de ressources pour construire l’autonomie, nous avons de notre côté redécouvert la possibilité d’une vie radicalement autre. Cette vie a été pour nous un apprentissage de la liberté. La Zad est avant tout, pour nous, l’histoire d’une partie du monde occidental redécouvrant la possibilité d’une vie en dehors du principe de civilisation.
Un peu plus loin de la ville, écarté.e.s des injonctions familiales, des obligations militantes, des logiques productivistes que l’on retrouve jusque dans nos soit disant zones libérées, avec ses cortèges de fantasmes et ses figures messianiques, nous avons recommencé à vivre une vie plus pleine et complexe.

Là, nous avons entrevu des possibilités pour nous réfugier et réapprendre, réinventer humblement nos petits mondes de cabanes, façonnant les prémices d’une magie nouvelle, nous cachant aux yeux de celleux qui imposent leurs lois, pour mieux resurgir et attaquer.

D’autres, au contraire, y ont perçus avant tout, la possibilité de nouveaux espaces à réaménager, de calories à extraire du sol. La lutte s’est bientôt traduite dans une logique comptable, de lieux à sauver et de terres à cultiver. Encore une fois, la planification militante et matérialiste a eu raison de la dimension poétique et sensible, qui fait qu’une révolte n’est pas qu’un amas technique à opposer au monde, mais bel et bien une manière de vivre.

Celleux qui stratégisent et planifient froidement les luttes à notre place pourront toujours nous parler de sensible, de recomposition des mondes et d’alliances. Leur regard sur la nature n’est que ce qui se fait de mieux en matière d’écologie dominante : un décalage de point de vue réformiste qui résonne suffisamment dans l’air du temps pour occuper des places et s’imposer comme nouveau système de gouvernementalité.

Il est vrai qu’à l’heure de l’altermondialisme, la domination n’a eu de cesse de progresser en se recomposant. Ce petit combat tranquille, sous couvert d’inclusivité, de reconnaissance mutuelle de médiation, de dialogue, apparaît comme la stratégie contemporaine pour se rapprocher de ce qui était, jusqu’alors, parfaitement différent pour mieux l’atteindre et l’assimiler. L’alliance profite à chacun, la recomposition absorbe et érode le plus fragile.

Rapidement, la frange dominante de la Zad, incarnée par la politique du CMDO, fidèle à la logique partisane de ses membres les plus éminents, s’est érigée en rouleau compresseur politique.
Cette réalité, à l’instar des différents systèmes de domination, n’a eu de cesse de vouloir absorber, dévorer, digérer et dissoudre ce qui ne lui était pas semblable.
Quand un monde stratégise coûte que coûte son essor, optimise et oriente sa croissance sans prendre en compte l’éthique qui était pourtant le ferment de sa révolte, il rejoint le cortège des mondes de mort et d’anéantissement à combattre.

Vous pourrez toujours nous parler de mésanges charbonnières et de renouée du Japon. Vous attendez des plantes et des oiseaux qu’ils réalisent vos propres plans, persuadé.e.s de la légitimité de votre entreprise. Ainsi, vous reconduisez l’aliénation matérialiste des luttes sociales et ouvrières jusque sur les terrains sauvages, prêtant des intentions communes avec ce qui ne vous est pas semblable pour mieux l’assimiler. Mais il est des choses que ni vous, ni les assoiffés de contrôle gouvernementaux ne contrôleront jamais. Tant mieux.

Tout a été fait pour que, de la diversité incroyable des rapports au monde présents à la Zad, ne subsiste que la triomphante vitrine des vainqueurs.
Celleux qui ont organisé le monopole de leur présence en négociant avec l’État, celleux qui regardaient de loin quand les cabanes se faisaient raser par les gendarmes, ont fait émerger dans leur mégalomanie un ensemble de signes, de pratiques et de croyances, pour continuer le travail de colonisation de nos imaginaires.

Bientôt, à nos bivouacs dans la forêt s’est substituée la gestion forestière.
Là où nous tentions de réapprendre des rapports directs aux conflits interindividuels et collectifs, illes parlaient de médiation communautaire.
Les achats fonciers sont devenus dans leur bouche des prises de terre.
Le non-utilitarisme du vivant, a été remplacé par le fait de choisir dans les assemblées quel arbres illes couperaient.
Les tribus de sans terres, sans droit de propriété ont finis terrassés par les collectifs paysans.
La soit disant horizontalité communale a fait voler en éclat la libre association individuelle.

Quoi qu’il en soit pour nous, mieux vaut le feu que leur fausse paix.

Leur écologie de musée est un mensonge. Certain.e.s des vies libérées ont plus appris parmi les haies et les futaies de la zone qu’il n’en sera jamais enseigné sur les bancs auto-construits de leur école.
Les véritables espaces d’apprentissages, illes les ont condamnés. Votre école, comme le reste, n’est qu’un rouage de plus pour fabriquer un monde à votre image.

De notre côté, nous avons appris que bien des écueils et des difficultés peuvent se cacher à travers les voies de l’émancipation, que ce qui nous fait face peut prendre bien des formes et qu’il n’est jamais trop tard pour rendre les coups. Les runes de protection sur les charpentes n’y changeront rien.

Compas zapatistes, écoutez et regardez celleux qui vous accueillent.
Vous saurez sans doute lire, au delà des masques hypocrites, la froideur et le calcul de celleux qui se disent être sorti.e.s de la terreur arbitraire de la domination pour mieux la reconduire selon leurs termes.

A l’image des guerres indiennes, certaines tribus s’allient avec l’envahisseur. Même si la survie d’un peuple impose circonstanciellement un tel choix et qu’il serait compliqué ici d’en débattre, il n’était pourtant sur zone question que d’un peu de terre.

Nul chemin n’est parfait. Certains ont un cœur. D’autres ne sont qu’un souffle d’arrogance et de calcul.

Pour toutes ces raisons nous avons décidé de frapper au coeur de cette logique d’expansion qui domine désormais la Zad et celleux qui s’y associent. La construction d’une Ecole de la terre en plein coeur de l’Est, dévastée par l’abandon du combat, méritait une réponse claire.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, nous nous sommes faufilés entre chien et loup aux Planchettes ou se trouve le chantier de la futur bâtisse. Alors que nous nous attendions à trouver un ouvrage sur le point d’être terminé, nous sommes tombés nez à nez avec une charpente nue scellée dans une dalle de béton. N’ayant pas la possibilité de brûler l’entièreté des lieux, nous avons attaqué les poutres principales en les sciant, avant d’amonceler à leur pieds des amas de bois de construction afin d’y mettre le feu. D’autre part nous avons pris soin de lacérer la totalité des tentes et structures de chantier présentes sur place.
Pendant notre opération, une personne se trouvait dans un habitat à quelques mètres. Cela ne nous a empêché, ni de chier dans leurs chiottes sèches, ni d’accomplir notre vengeance. Nous avons attendu patiemment que sa frontale s’éteigne et avons allumé nos différents incendies avant de nous évanouir dans la nuit.

Nous dédions cette action à toutes les personnes qui ont subit la logique délétère et répressive imposée par le CMDO et son monde.

Des esprits

(1) « A propos de mépris de classe »
(2) « Le mouvement est mort…Vive la réforme »
(3) Conférence de Presse sur la ZAD – 17 janvier 2018
(4) Définition de Zadissidences 2 : « Comité pour le Maintien De l’Occupation » est un regroupement d’occupant-es de divers lieux de la Zad, dont les initiatives sont principalement axées sur l’organisation avec les « composantes du mouvement » pour des évènements spectaculaires contre l’aéroport et pour imaginer un « avenir sans aéroport ». Ce groupe au départ secret s’est peu à peu « autonomisé » du reste de l’occupation, n’acceptant pas les critiques qui pouvaient, une fois son existence connue, leur être faites sur leurs méthodes qui privatisaient avec les autres « composantes » les décisions du mouvement.
(5) Zadissidences 1, voir l’article « Contre l’aéroport – et pour son monde, ou quoi ? »
(6) https://www.youtube.com/watch?v=TMw1dpEeSEE
(7) NDDL: l’ex-« route des chicanes » dégagée
(8) France 3 TV, « Notre Dame des Landes : La reconquête »
(9) ZAD de Notre-Dame-des-Landes : Perquisitions en cours (MAJ du 25/01)
(10) Notre-Dame-des-Landes: Silence Radio. Radio Klaxon est morte… vivent les radios pirates!
(11) 15 mai 2018 « Découvrir Errekaleor, Un quartier intégralement squatté au Pays basque nouvelle brochure de la Mauvaise troupe »
(12) Notre-Dame-Des-landes: 40 projets nominatifs ont été déposés
(13) https://lundi.am/ZAD-pour-l-autodefense-et-la-communalite-par-Alessi-Dell-Umbria
(14) https://lundi.am/ETRE-SUR-ZONE-Par-Alessi-Dell-Umbria
(15) https://encommun.eco/
(16) Magazine Kaizen n°52
(17) Lundi Matin, la Zad est morte, vive la Zad.

Berlin (Allemagne) : Un véhicule de Vonovia incendié

Kontrapolis / lundi 5 juillet 2021

Même si la fumée s’est un peu dissipée, après l’inspection du squat Rigaer 94, cela ne signifie pas que les luttes pour des logements abordables et décents ait cessé, à Berlin et ailleurs. De nombreux.ses autres locataire.trice.s s’inquiètent chaque année pour leur logement et donc pour le centre de leur vie. Les chances de trouver un appartement à peu près abordable dans cette ville tendent au zéro, pour la plupart des personnes ayant un salaire moyen.

La mort de Peter Hollinger, le 31 mai 2021, montre que cette peur peut aussi avoir des conséquences mortelles. Après trois ans de procédure judiciaire infructueuse contre une procédure d’expulsion pour des raisons personnelles, ce musicien de 67 ans, bien implanté à Kreuzberger, s’est suicidé.
Ce n’est pas le premier décès lié à une expulsion. On se souviendra aussi de la mort de Rosemarie F., morte à Berlin, dans un centre d’hébergement pour sans abris, deux jours après son expulsion.
Dans les deux cas, il était clair, même avant l’expulsion, à quelle pression immense et à quel poids psychologique les personnes concernées avaient été exposées et, dans les deux cas, il a été déconseillé d’urgence, pour des raisons médicales, de procéder à l’expulsion. La conséquence mortelle a été acceptée pour une question de propriété privée.

Lorsque, au début de la pandémie de 2020, des voix se sont élevées pour demander aux propriétaires d’être « accommodant.e.s » face aux difficultés de paiement à cause du Coronavirus et pour une suspension des expulsions, nous ne nous sommes pas fait d’illusions sur ce qui allait réellement se passer.
L’expulsion des squats et lieux autogérés Meuterei, Liebig34 et Syndicat, ainsi que les expulsions prévues de la librairie Kisch&Co, du Köpi et du Potse parlent un langage clair. Ce qui est présenté dans les médias comme une lutte des autonomes contre la ville est en réalité la logique d’un marché immobilier dont les victimes ne sont pas sélectionnées en fonction de leur identité politique, mais en fonction de leur valeur économique.
Le fait que le logement soit devenu une marchandise et un objet de spéculation pour des sociétés d’administration de biens cotées en bourse laisse dans une peur permanente pour leur existence toutes les personnes qui sont dans l’incapacité financière de payer des loyers qui augmentent constamment.

C’est la raison pour laquelle la nuit dernière nous avons incendié une voiture de Vonovia, sur Einsteinufer, dans le quartier de Tiergarten.

La pandémie n’a pas nui au marché du logement. En particulier, des entreprises comme Vonovia ont continué à augmenter régulièrement les loyers. Le loyer moyen des appartements de Vonovia est en 2021 presque 3,5 % plus cher qu’il y a un an.
On s’en fiche des beaux discours avec lesquels des entreprises comme Vonovia essayent de dissimuler leur politique de logement inhumaine et orientée vers le profit.
Tant que des sociétés immobilières privées, cotées en bourse et donc orientées vers le profit décideront sur nos logements et donc sur nos vies, nous les attaquerons.

Chaque personne a besoin d’un logement !
Contre la ville des riches !
En mémoire de toutes les personnes qui ont perdu leur vie à cause de cette logique inhumaine de profit !

Héraklion (Grèce) : Les flics attaqués en solidarité avec le squat Rigaer94

Kontrapolis / dimanche 27 juin 2021

Ces derniers temps, sur la place de la Canée, différents types de forces de police (MAT, OPKE, DIAS, etc.) « occupent » l’espace public le soir, avec l’excuse la dissuasion des « fêtes Covid ». Les personnes qui fréquentent cet endroit et y vont pour boire une bière, se relaxer, pour discuter et échanger des points de vue avec d’autres personnes, sont confrontées à ces voyous professionnels, les flics. Il y a quelques jours, les flics ont lancé des grenades assourdissantes contre des personnes qui traînaient sur la place après le couvre-feu, ils les ont poursuivies et frappées, les blessant.

La répression ne connaît pas de frontières. Il y a quelques jours, les flics ont essayé d’expulser le squat Rigaer94, en Allemagne. Aux premières heures du matin, ils ont mis leur plan à exécution, c’est-à-dire qu’ils ont commencé à fermer les rues autour du squat, en isolant les compas dans un « ring » où ils n’y avait qu’elles/eux et les flics. La réponse des compas a été forte, et avec des dizaines de flics blessés et des barricades en feu, ils/elles ont réussi à gagner cette bataille !

En tant que groupe de personnes qui ont une conscience politique et qui détestent les flics, nous avons décidé de notre propre initiative d’attaquer les flics de la place de la Canée, en utilisant des feux d’artifice, des pierres, etc., en solidarité avec le squat Rigaer94 et en réponse au pouvoir de la police sur la place de la Canée.

AUCUNE EXPULSION NE RESTERA SANS RÉPONSE
FLICS HORS DE NOS VIES

initiative autonome

 

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Hambourg (Allemagne) : Des salutations solidaires aux compas du Rigaer94

de.indymedia.org / lundi 21 juin 2021

Lorsque, ces jours-ci, des gens du Rigaer94 luttent, à Berlin, pour leurs espaces autogérées et que des compas se défendent contre les zones rouges, nous nous concentrons, en signe de solidarité, sur l’apparat de la surveillance.

Au petit matin du 21 juin, nous avons attaqué à coups de pierres l’entreprise Eurocommand, dans le quartier de Halstenbek, à Hambourg.
Eurocommand développe, entre autres, des logiciels de surveillance. Un de leurs logiciels a déjà été utilisé en 2017, lors du G20, pour la coordination des interventions des flics.

Contre l’autorité et l’oppression !
Défendons Rigaer94 !

Des salutations solidaires à Lina* !

* Note d’Attaque : antifa de Leipzig arrêtée en novembre 2020, avec la sempiternelle accusation d’« association de malfaiteurs ».

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Leipzig (Allemagne) : Pour l’insurrection, pour Rigaer94 – Incendie à la Maison de la police et du Parquet

Kontrapolis / jeudi 17 juin 2021

Dans nos pensées, pendant que nous mettions le feu à la Maison de la protection judiciaire de la jeunesse [institution où des représentants du Parquet, de la police, de l’assistance judiciaire à la jeunesse et de la Ville travaillent ensemble pour réprimer et prévenir la « délinquance juvénile » ; NdAtt.], la nuit dernière, nous étions aux côtés des courageux.ses combattant.e.s de la zone autonome de la Rigaer Straße. Notre solidarité ira toujours aux personnes qui ne se rendent pas sans combattre.


Les Zones rouges entravent des quartiers entiers et sont l’un des moyens contre-insurrectionnels les plus efficaces. La Maison de la protection judiciaire de la jeunesse, dans le quartier de Reudnitz, à Leipzig, est aussi un acteur de la pacification des individus rebelles, notamment des « délinquants juvéniles habituel.le.s », comme nous. Ici, les flics et le Parquet travaillent main dans la main. Du coup, nous avons pensé que c’était un bon signe de solidarité de mettre le feu à plusieurs pneus devant la Maison de la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu’à sa porte.

La Maison de la protection judiciaire de la jeunesse a été frappée à plusieurs reprises ces dernières années. Ceux qui mettent « Police et Parquet », écrits en gros, sur leur porte d’entrée, seront attaqués !

Beaucoup de force aux gens de Berlin, pour les jours à venir ! Ne laissez pas les flics en paix !

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Berlin (Allemagne) : Un petit compte-rendu des éventements d’aujourd’hui, dans la Rigaer Strasse

Kontrapolis / mercredi 16 juin 2021

Le matin du 16 juin, la Rigaer Straße, y compris la Dorfplatz jusqu’à la Zellestraße, a été occupée par de nombreuses personnes [sous couvert d’une inspection de la sécurité incendie, prévue pour le 17 juin, la Ville de Berlin veut probablement essayer d’expulser ce squat ; pour le 16, la police voulait instaurer une « zone rouge » dans les routes autour ; NdAtt.]. Peu avant 11 heures, de chaque côté ont été érigées des grandes barricades avec des pneus, des fils barbelés, des matériaux de chantier et des poubelles. En même temps, il y avait des pneus en feu de chaque côté. Alors que des importantes forces de police s’approchaient à ce secteur, les grandes barricades ont été incendiées elles aussi. Les gens se sont vite défendu.e.s, avec des pierres et des feux d’artifice lancés contre les petites unités de flics en tenue anti-émeute, à pied. Du coup, ceux-ci ont pour la plupart arrêté leurs avancée. Pendant les deux ou trois heures qui ont suivi, il n’y a eu aucune vraie tentative [de la part des flics ; NdAtt.] de prendre les barricades. Chaque pas en avant de leur part était bloqué dés le départ par le caillassages.

Ce temps a été utilisé par les gens, qui étaient de plus en plus nombreux.ses, pour renforcer les barricades et apporter du matériel en plus pour les défendre. Aussi en dehors de la zone occupée, le nombre de personnes a augmenté et elles ont entonné des slogans solidaires, des batteries de feux d’artifice ont été allumées dans les rues adjacentes et dans d’autres rues aussi du matériel pour faire des barricades a été disposé sur la chaussée. Le décor du quartier Nordkiez a été caractérisé par des nuages de fumée noire et par les éclats des feux d’artifice de la Rigaer Strasse. L’ancien squat Liebig34 était enveloppé d’une fumée noire et certaines des nouvelles fenêtres du bâtiment ont été spontanément brisées.
Tout autour, se ressemblait lentement un contingent de police toujours croissant. Après environ deux heures, les premières unités venant d’en dehors de Berlin, probablement mandatées à l’avance, sont arrivées et peu après, vers 12 heures, on a appris que des canons à eau et des chars pour déblayer la chaussée étaient en route sur la Karl-Marx-Allee. Les positions respectives était devenue statiques, une situation passionnante et rare de ce temps.
Tout cela ne pouvait plus être résolu autrement qu’avec l’utilisation des gros moyens. C’est ce qui s’est passé un peu plus tard. Sous les caillassages, des canons à eau s’approchent des barricades en feu par l’est et l’ouest, éteignant les incendies et refroidissant l’asphalte qui fondait. Puis les blindés en tête ont commencé à pénétrer dans le secteur qui était l’objet du conflit, où quelques balcons de riverains ont encore été arrosés d’eau. Peu après, les troupes à pied, d’habitude si sûres d’elles, sont arrivées, hésitantes, dans le secteur et ont dû lutter avant de pouvoir atteindre les entrées du bâtiment de devant du 94 Rigaer Strasse. Les feux d’artifice ont repris une fois encore, jusqu’à atteindre leur paroxysme, avant que la zone autonome temporaire ne se dissolve complètement et que le quartier ne soit soumis au contrôle total de l’apparat policier, presque au moment prévu par leur calendrier officiel. Selon les premières estimations, personne n’a été arrêté.e. D’autres comptes-rendus des événements à venir dans la zone rouge et lors de la prétendue inspection de sécurité incendie du squat Rigaer94 vont certainement suivre.

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Assemblée contre les expulsions de logement

Dimanche 13 juin, 16 heures, place de la République à Montreuil aura lieu une assemblée afin d’échanger autour de nos galères de logement, réfléchir à quelles actions pour y faire face, et s’organiser contre toutes les expulsions.

Depuis le 1er juin, le bal des expulsions reprend de plus belle, après une trêve hivernale que le pouvoir a dû prolonger face à une situation instable. Celles et ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer, les squatteurs-ses, les habitant-e-s des foyers en restructuration, celles et ceux qui ne sont pas les bienvenu-e-s dans les futurs éco-quartiers, … vont être encore plus vulnérables.

La crise sanitaire a exacerbé nos galères. Moins de taf, moins de thunes, plus isolé-e-s, tandis que les loyers et les charges augmentent et que les conditions demandées sont inatteignables, même pour un logement social. Bref, il est toujours plus difficile de se trouver un toit. La rue est interdite, on est censé-e-s rester chez nous alors même que l’on s’entasse dans des endroits trop petits et en mauvais état, pendant que d’autres peuvent aller dans leur maison secondaire, vide le reste de l’année.

Ils ne vivent pas la crise de la même manière. Multi-propriétaires, huissiers, agents immobiliers, architectes, bailleurs sociaux, mairies, promoteurs, entreprises de bâtiment, continuent de se gaver en échange de ce qui est une nécessité vitale, habiter.

Pour cela, nous sommes quelques-un-e-s à décider de nous bouger pour nous organiser sans chefs ni spécialistes contre les expulsions. Que l’on soit en galère avec son proprio, en recherche de maison, en procédure d’expulsion ou juste solidaire face à ces situations, nous ne voulons pas rester les bras croisés.

Et si, plutôt que chacun-e dans son coin, on cherchait des solutions ensemble ? Et si lorsqu’un propriétaire veut expulser un appart’, tout l’immeuble arrêtait de payer son loyer ? Et si l’huissier ne pouvait plus se balader dans les rues sans qu’on lui dise tout le mal qu’on pense de son sale travail, et si des rassemblements avaient lieu à chaque expulsion ? Et si des belles agences immobilières étaient recouvertes de messages pimentés ? Et si des chantiers qui améliorent la ville sécuritaire et rentable étaient sabotés ?
Et si l’idée même que quelqu’un puisse posséder plusieurs maisons et exploiter la misère d’autres devenait insupportable à tou-te-s ?
Et si on habitait là où on voulait, comme on le voudrait, sans échange d’argent, sans papiers étatiques, sans titres de propriété ?

Les maisons sont pour celles et ceux qui y habitent !

Rendez-vous place de la République à Montreuil à 16h le dimanche 13 juin 2021 afin échanger autour de nos galères de logement, réfléchir à quelles actions pour y faire face, et s’organiser contre toutes les expulsions.

La Vieille Valette : chimère légendaire

La Vieille Valette fait partie des lieux dit alternatifs, connue dans le milieu comme étant une occupation illégale et subversive. Le collectif de la Vieille Valette est locataire depuis des années. Un loyer est versé à l’O.N.F. et toutes les taxes que l’état réclame sont payées. Le fonctionnement de la vieille valette est dysfonctionnel ; les idées d’autonomie, de liberté pour tout-es ne sont qu’illusion depuis des années. Le projet de la vieille valette est détruit par deux hommes.

Le 1er, prenant racine au village, se considère comme le chef du lieux. Il loge les gens sans aucune décision collective, fait subir à tous les occupant-es son comportement paternaliste, sexiste et lourd. Un grand pratiquant du révisionnisme historique, les ancien-nes de la valette vous le prouvent. Il ne supporte pas les femmes indépendantes et s’il vous arrive de vous défendre quand ce colosse vous charge, vous apprendrez alors le terme de « fémi-nazie ». Il ne respecte que les hommes musclés et plus grand que lui.
Mi-dieu mi-maître.

Le 2ème, chapote de l’extérieur. Il gère avidement les comptes bancaires du collectif de son appartement, et s’est servi d’une des caisses de la vieille valette pour ouvrir son propre local à Bessèges.

Tous deux sont des êtres manipulateurs, maltraitants et répugnants.
Ils s’éfforcent de garder leur place de pouvoir au mépris du bien-être des autres et des idées anarchistes que l’on retrouve pourtant dans le projet de la Vieille Valette des années 90.

J’ai quitté la vieille valette parce que je me suis opposée aux comportements patriarcaux de ces mâles aux égos surdimensionnés. Ainsi des menaces physiques m’ont été faites. J’ai vécu dans la peur, dormis avec une gazeuse pendant des semaines. Celui-ci a tiré des coups de fusil la nuit, m’a insulté et a poussé sa fille de 5 ans a faire de même. Ma porte a été fracturée, ma maison retournée. Des comportements dont j’avais été victime seulement auprès des flics. Quand le 1er, ivre, faisait irruption chez moi le soir, uniquement quand j’étais seule ; malgré mes hurlements la nuit personne n’est venu.
Si tu veux garder ta maison à la valette, soit t’es d’accord avec le gourou, soit t’es suisse.

En septembre 2020, nous sommes six personnes a quitté les uns après les autres ce village maudit. Tous menacés, malmenés, c’est la mort dans la l’âme et humilié-es que nous nous sommes resolus à investir notre énergie ailleurs.

Ainti-fa et anarchiste, rougissez si vous y mettez les pieds ; je ne suis pas la seule et encore moins la dernière. Cela fait des années que ça se passe ainsi. J’étais prévenue pourtant, par les ancien-nes, et les nombreux articles parus, notamment « larmes et paillettes » en avril 2019. Je croyais en mes convictions, mais la testostérone et la lacheté du groupe ont eu raison de moi.
La vieille valette est un charmant village vacances, profitez de la piscine, mais un conseil : ne vous y installez pas ! Ne vous y investissez pas : une armée de volontaire a essayé avant vous et s’y sont perdus, cassés les dents.

Si vous décidez de vous rendre aux prochains concerts : ne soyez pas dupe !
Il s’y passe tout ce contre quoi on a envie de lutter.
Boycott ou sabotage, à vous de voir !
Ne soyons plus complice de ces horreurs.
Avec amour,

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Rendez-vous en juin, ou pas !

Partout : Appel international à actions décentralisées en solidarité avec le Köpi

Indymedia Nantes / samedi 1er mai 2021

Appel international à actions décentralisées le 15- 16.05.2021 en solidarité avec le Köpi à Berlin

Nous appelons à deux jours d’actions décentralisées afin d’avoir un moment collectif international de lutte dans les rues et de reprise de la sphère publique pour notre politique d’en bas et nos formes d’auto-organisation.

Nous avons choisi d’ agir pendant l’appel international de Köpi en 15-16 Mai 2021, afin de contre-attaquer et d’intervenir dans la motivation et l’agenda politique de l’État. Pour nous, il n’est jamais légitime d’expulser un lieu en faveur des motivations politiques de l’État et du capital afin d’atteindre leurs objectifs de maintenir et d’établir plus de pouvoir et de profits. Par conséquent, une expulsion est un outil tactique d’une attaque qui est utilisée contre les groupes et les communautés marginalisées, le mouvement antagoniste plus large et nos idéologies rebelles.
Ces journées ne servent pas seulement à réagir mais aussi à attaquer les racines du système politique et judiciaire, à créer et à obtenir plus d’espace collectivement afin de porter nos luttes et nos idées dans les rues et dans nos espaces auto-organisés, et à être créatifs par tous les moyens.

Unissons-nous dans cette lutte et abolissons toute forme d’oppression et de répression à laquelle nous sommes confrontés dans notre vie quotidienne dans cette métropole étouffante et en dehors !

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Athènes (Grèce) : Une galerie d’art vandalisée

reçu par mail / jeudi 11 mars 2021

Dans la nuit du 10 au 11 mars, dans un quartier d’Athènes, une galerie d’art a été vandalisée.

2 vitres en moins pour une galerie qui expose des peintures représentant des émeutes. Notre combat n’est pas un divertissement ou un produit marchand.

Contre la gentrification et la société de spectacle, attaquons la ville des riches!
Solidarité avec la Rigaer 94 à Berlin et avec tous les quartiers rebelles!

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