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Paris-Clichy : Répression post-émeute pour Adama et George Floyd – 4 juin 2020

A la fin de l’énorme manif (interdite) du 2 juin devant le Palais de Justice, de nombreux dégâts avaient été effectués par des petits groupes.
Du côté de Clichy, plusieurs cibles liées aux uniformes ont notamment été attaquées (en plus de spermarchés et autres magasins) : « Plusieurs dizaines de personnes s’y sont en outre attaquées au poste de police municipale de la ville de Clichy, ainsi qu’à un véhicule anti-émeute garé à proximité. Lors de cet épisode, un petit groupe avait même tenté de forcer le rideau de fer et de s’introduire dans les locaux de la police locale. »

Côté répression, sur les sept personnes majeures déférées au parquet de Paris après leur arrestation, une a été condamnée en comparution immédiate, jeudi 4 juin, à huit mois de prison avec mandat de dépôt pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Trois autres personnes sont convoquées pour être jugées le 22 septembre prochain pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique accompagnées ou non de dégradations. Les trois dernières personnes qui étaient en garde à vue ont été déférées devant le délégué du procureur de la République, où elles ont écopé d’un rappel à la loi, avec interdiction de paraître dans le 17e arrondissement de la capitale.

Ce même 4 juin, deux autres jeunes (17 et 19 ans) ont été arrêtés chez eux au petit matin à Clichy suite à l’analyse policière des images de vidésurveillance : « Les deux individus sont accusés d’avoir participé à des dégradations volontaires survenues rue Martre, axe qui relie le pont à la Porte de Clichy. Une rue très passante où [où se trouve le poste de police municipale désormais amoché] un café, un supermarché et du mobilier urbain ont été dégradés. »

[A partir de la presse]

Cayenne (Guyane) : Répression post-mutinerie à la prison de Rémire-Montjoly – 5 juin 2020

On apprend ce 5 juin que diverses enquêtes ont été ouvertes (vol avec violence, association de malfaiteurs, séquestration, port d’arme prohibé…) après la mutinerie du 1er avril à la prison de Rémire-Montjoly.

Dans un premier temps, cinq individus ont été identifiés et à qui ces faits ont été reprochés. Les clés ainsi que les effets du surveillant avaient été retrouvés. Ces individus identifiés avaient donc été déférés « en comparution immédiate le 7 avril puis placés en détention provisoire et jugés le 28 avril, à l’exception d’un détenu dont le jugement a été renvoyé au 23 juin », précise Samule Finielz, procureur de la République de Cayenne. Les quatre détenus ont été condamnés à des peines allant de 2 ans à 3 ans d’emprisonnement ferme, à 5 ans d’interdiction de détention ou de port d’arme et maintenus en détention.

Douze autres détenus avaient aussi été identifiés s’agissant des dégradations par un moyen dangereux pour les personnes, dégradations aggravées, port d’arme prohibée, violences sur des personnes dépositaires de l’ordre publique. Cinq d’entre eux ont reconnu les faits et condamnés, en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité déferrement, à des peines allant de 3 mois à 16 mois d’emprisonnement ferme. Sept autres ont été déférés en comparution immédiate : deux condamnés à des peines de 1 an et 2 ans de prison ferme et un relaxé ; les 4 autres ont été renvoyés à l’audience 3 juillet.
Tous les détenus condamnés « ont fait l’objet de comparutions devant la commission de discipline de l’établissement et ont été sanctionnés de peines de quartier disciplinaire. » Par ailleurs, les dégâts causés ce 1er avril ont été évalués à 110 000 euros. Les détenus ont été reconnus coupables et condamnés à verser des dommages et intérêts. « Les cellules et les zones collectives dégradées ont fait l’objet de travaux et ont été réaffectées à la détention le 20 avril », précise le procureur.

[Repris de France Guyane, 5/6/2020]