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Altena (Allemagne) : des voitures de flics sous les feux de la critique

traduit de l’allemand de chronik, 31 juillet 2021 (extrait)

(Focus). Dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie à Altena, des inconnus ont incendié deux voitures de patrouille de la police dans un parking souterrain vendredi 30 juillet. L’incendie, qui a totalement détruit les deux véhicules, a été découvert vers 12h30. En plus du poste de police, il y a aussi des magasins et des appartements dans le complexe immobilier, qui a été en grande partie évacué par les pompiers pour éteindre le feu. Tous les locataires et utilisateurs de l’immeuble ont pu regagner leurs chambres après extinction.

Cet incendie à Altena, qui a été durement touchée par les inondations catastrophiques il y a quelques semaines, a provoqué de longs embouteillages autour des lieux de l’incendie, bloquant la Lenneuferstraße jusqu’à environ 15 heures. Les responsables estiment le montant des dégâts à plus de 100 000 euros. Aucune information n’a encore pu être donnée sur d’éventuels dommages au parking souterrain. La Sécurité d’Etat de Hagen a ouvert une enquête.


Et de trois…

(Waz.de). Selon les premières informations, une autre voiture de patrouille, une Mercedes Vito, a été incendiée samedi matin 31 juillet – cette fois à proximité immédiate du poste de police d’Altena sur Marktstrasse. L’incendie a été éteint par des policiers munis d’un extincteur avant l’arrivée des pompiers eux-mêmes. Le porte-parole de la police, Christof Hüls, n’a pas encore été en mesure de fournir d’informations sur le montant des dégâts. Vendredi, deux voitures de patrouille avaient déjà été incendiées par des inconnus dans le parking souterrain du Stapel Center. Les dégâts s’élevaient à plus de 100 000 euros.

Melilla (Maroc/Espagne) : nouvel assaut victorieux de la frontière

Espagne : au moins 200 migrants ont pénétré dans l’enclave
de Melilla
AFP, 22 juillet 2021 (extrait)

Plus de 200 migrants provenant d’Afrique subsaharienne ont réussi jeudi 22 juillet au matin à franchir la haute clôture marquant la frontière entre Melilla et le Maroc et à pénétrer dans l’enclave espagnole, l’une des arrivées les plus massives de ces dernières années, ont indiqué les autorités espagnoles. Au total, plus de 300 personnes ont essayé d’escalader la clôture, munis de «crochets», peu avant 7h00 du matin, et 238 hommes sont parvenus à entrer en Espagne.

Trois policiers ont été légèrement blessés et les migrants ont été transférés dans un centre de séjour, où ils resteront en quarantaine en raison de la situation sanitaire, précise un communiqué de la préfecture de Melilla.

Fort-de-France (Martinique) : le retour du couvre-feu ne passe vraiment pas

[Le 12 juillet 2021, quelques heures après que le Président ait annoncé le pass sanitaire sur tout le territoire, et en même temps un retour de l’état d’urgence dès le lendemain pour les colonies françaises de La Réunion et de la Martinique, avec couvre-feu (de 21 h à 5h) et retour des attestations nocturnes, le préfet de la seconde s’est ingénié à le mettre en place. Malgré cela, dès mardi 13 juillet au soir, des manifs se sont déroulées à 21h pour le braver dans la capitale de la Martinique Fort-de-France, continuant parfois en semaine (110 amendes distribuées la nuit de jeudi à vendredi), et samedi 17 juillet elles se sont prolongées en affrontements avec la police toute la nuit : bijouteries pillées, comico défoncé, incendie de voitures et de l’agence EDF, et tentative d’incendie du Palais de Justice…]

Fort-de-France (Martinique), 18 juillet : bijouterie pillée puis incendiée

Heurts à Fort-de-France, où des bijouteries ont été la cible de casseurs
Martinique la 1ère, 18 juillet 2021

Ce dimanche matin (18 juillet 2021), les habitants du centre-ville de Fort-de-France découvrent les effets des affrontements de la nuit entre forces de l’ordre et manifestants opposés au couvre-feu.

Une bijouterie de la rue Lamartine est prise d’assaut peu après 22 heures. Elle a été ouverte, vidée et incendiée vers 2 heures ce dimanche, affirment nos journalistes sur place. Les voisins de l’immeuble de trois étages, ont déménagé pendant la nuit car ils étaient incommodés par les fumées.

Fort-de-France (Martinique), 18 juillet : l’agence EDF entièrement ravagée par les flammes

Plus tard vers 4 heures du matin, un groupe d’au moins quatre personnes a tenté de s’introduire dans une autre bijouterie de la rue Lamartine mais le système de sécurité a résisté [selon la préfecture, en tout ce sont  une bijouterie et deux magasins de téléphones portables, dont le pillage a réussi]. En se repliant loin de la préfecture, des petits groupes qui entendaient en découdre avec les forces de l’ordre ont provoqué des incendies que les sapeurs-pompiers ont pu éteindre sous la protection des policiers et gendarmes.

En outre, certaines vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent une tentative d’incendie du palais de justice. On y voit des personnes en possession d’engins incendiaires… 5 interpellations ont été réalisées par les forces de l’ordre selon le commissariat de Fort-de-France. Par ailleurs 1 policier a été blessé à la main lors de ces affrontements de la nuit à Fort-de-France.


Scènes de désolation à Fort-de-France après une nuit de
violences

France Antilles, 18 juillet 2021

Des fumerolles encore actives, en ce dimanche, aux environs de 7 h. En plusieurs endroits de la ville de Fort-de-France, les braises des incendies de la nuit se consument encore. Partout, des pierres et des restes de bombes lacrymogènes pas encore ramassés témoignent des violents affrontements qui se sont tenus dans la nuit.

Rapidement, aux abords de la préfecture, les choses ont dégénéré, à l’appel d’une nouvelle mobilisation ce samedi soir. Dans la journée, la première manifestation s’était bien déroulée, sans heurt. Plus de 2200 personnes étaient présentes.

« Il y longtemps que je n’avais vu une telle violence à Fort-de-France », commente notre correspondant, sur place cette nuit. Selon lui, au moins 700 personnes auraient été rassemblées, venues des Terres-Sainville, des Hauts du Port ou d’ailleurs pour ceux qui circulaient en moto. « Certains avaient des sacs remplis de pierre ».

Le commissariat a été pris pour cible : plusieurs vitres brisées en étoile, notamment sur les portes d’accueil étaient bien visibles ce matin. Deux policiers ont été blessés dont un sérieusement. Des magasins -notamment des bijouteries- ont été cassés et pillés, notamment vers Perrinon. Des véhicules ont brûlé. Place François Mitterrand, ce sont les bureaux d’EDF qui ont été incendiés.

Fort-de-France, 18 juillet : l’entrée du commissariat central a aussi morflé

Plusieurs dizaines de personnes s’en sont également pris au palais de justice, en tentant d’y mettre le feu, comme le montre une vidéo. Les affrontements de la nuit auraient donné lieu à cinq interpellations.

Fort-de-France (Martinique), 18 juillet : le Palais de Justice sous le feu des critiques (contre la grille, mais aussi derrière, où on peut encore apercevoir les traces de fumée sur sa façade)

Service perturbé à EDF après l’incendie volontaire de son agence clientèle
France Antilles, 18 juillet 2021

L’agence clientèle d’EDF en Martinique, place François Mitterrand, a été totalement incendiée dans la nuit du 17 au 18 mars. « Vers 23h30, en marge des affrontements qui ont eu lieu cette nuit dans Fort-de-France entre manifestants et forces de l’ordre, (elle) a été prise pour cible et a fait l’objet d’un incendie volontaire », précise EDF dans un communiqué.  Et d’ajouter « dénoncer avec la plus grande fermeté ces agissements à l’encontre d’un service public et a porté plainte pour dégradation volontaire par incendie ».

Les dégâts sont importants et les services aux clients seront fortement perturbés dans les jours qui viennent, prévient l’entreprise. L’accueil physique et téléphonique de la clientèle ne pourra être assuré.

Le chiffre du jour : 673

Bron (banlieue lyonnaise), 14 juillet 2021

Nuit du 14 juillet : 673 voitures brûlées, 363 interpellations
Europe1, 15 juillet 2021

Selon les informations d’Europe 1, 673 voitures ont brûlé sur les deux nuits cumulées des 13 et 14 juillet, soit 28,5% de moins que l’an dernier, 942 véhicules avaient été incendiés en 2020. Cette année, 294 véhicules ont été incendiés la nuit du 13 au 14 juillet et 379 dans la nuit du 14 au 15 juillet.

Des incidents ont émaillé tout le territoire. À Paris notamment, il y a eu des jets de mortiers visant les forces de l’ordre dans les 18e et le 20e arrondissements. À Pontault-Combault (77), c’est le commissariat qui a été la cible de jets de projectiles. Toujours en Seine-et-Marne, à Combs-la-Ville, deux policiers ont été pris dans un guet-à-pent ont été blessés par des jets de projectiles. Des poubelles et des voitures ont été brûlées à Besançon, Lyon, Martigues. À Saint-Nazaire, c’est le minibus de la ville qui a été brûlé. [A Bron, c’est un bus des TCL qui a été incendié]. À Dreux un policier a été blessé au visage par un jet de pierre, deux gendarmes ont également été blessés au visage à Vire, dans le Calvados, et à Autun, en Saône-et-Loire.

D’après les informations d’Europe 1, il y a eu 363 interpellations dans la nuit du 14 au 15 juillet – en augmentation de 15 % par rapport à l’an dernier – et on dénombre 13 blessés parmi les policiers et les gendarmes. Le bilan cumulé des deux nuits dernières compte 658 interpellations – en baisse de 4% par rapport à l’an dernier – et 16 blessés parmi les forces de l’ordre.

Melilla (Maroc/Espagne) : à l’assaut victorieux de la frontière

Melilla : 119 migrants arrivent à pénétrer dans l’enclave
espagnole

AFP/Infomigrants, 12 juillet 2021

Vers 4h30 du matin lundi 12 juillet, un groupe d’environ 200 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont tenté d’escalader la clôture métallique séparant le Maroc de Melilla, ont indiqué les autorités espagnoles à l’AFP.

La Garde civile espagnole et la police marocaine se sont rapidement mobilisées pour essayer de les en empêcher, mais 119 personnes ont réussi à forcer le passage et à pénétrer dans l’enclave espagnole. Cinq gardes civils et un migrant ont été blessés lors cette opération.

Les 119 migrants ont immédiatement été conduits au Centre de séjour temporaire (CETI, centre de rétention) et placés dans une zone spéciale afin d’y être soumis à des tests pour le Covid-19.

Des tentatives de passage régulières

Le 15 juin vers 5h30 du matin, près de 150 migrants, en majorité originaires d’Afrique subsaharienne, avaient tenté de pénétrer la frontière sud de Melilla, l’enclave espagnole au Maroc. L’assaut s’était déroulé vers la plage de Dique, non loin du port marocain de Beni Ansar. Selon les forces de l’ordre, l’assaut avait été violent : les migrants armés de bâtons avaient jeté des pierres en direction des policiers, faisant une vingtaine de blessés dans leur rang, mais avaient tout de même été repoussés.

Cependant, les tentatives de passages, bien que quasi-quotidiennes, concernent en général moins de personnes. Elles « se font souvent à une trentaine de personnes », mais rarement au-dessus de 100, expliquait à InfoMigrants une membre du CEAR (Commission espagnole d’aide aux réfugiés).

Le 19 janvier, environ 150 migrants avaient déjà tenté de passer en force la haute clôture séparant l’enclave espagnole de Melilla du nord du Maroc et 87 avaient réussi à la franchir.

Tours (Indre-et-Loire) : des noms et des adresses

« Sale keuf » : la voiture d’un policier municipal de Tours
taguée et dégradée par le feu

France Bleu, 25 juin 2021 (extrait)

Un policier municipal de Tours, vivant à une vingtaine de kilomètres de Tours, est sous le choc depuis la nuit de mercredi à jeudi où l’on a tenté de mettre le feu à sa voiture personnelle, vers 2h du matin. Un « tag » a également été laissé sur son capot, « sale keuf », une inscription « sous forme de rayure avec une clé, ou un tournevis » explique-t-il.

*Rémi dormait lorsque son épouse a été réveillée par des bruits venant de l’extérieur de sa maison, vers 2h du matin. Elle a d’abord aperçu une vive couleur orange, semblable à des flammes. En sortant, *Rémi ne voit personne, mais sent une forte odeur d’essence. Il voit ensuite des traces de tentative d’incendie sur son véhicule, ainsi que des impacts sur la vitre, preuve que la vitre passager a été forcé, sans résultat également.

Sur cette voiture, rien ne rappelle son métier de policier municipal de Tours pourtant, et c’est ce qui l’étonne, lui qui vit dans un petit village. Il pense avoir été suivi pour qu’on sache où il habite : « Vu où j’habite et où je travaille, il y a quand même 20 minutes de trajet en voiture, donc forcément, on m’a suivi« . Ce policier municipal de 39 ans est en arrêt jusqu’à la fin de semaine et a déposé plainte à la gendarmerie pour « tentative ou destruction d’un bien d’autrui par un moyen dangereux » et « dégradation ou détérioration d’un bien d’autrui par inscription, signe ou dessin ».

Calais : pavés et boîtes de conserve pour les CRS

Sept CRS blessés après de violents affrontements avec des migrants à Calais
FranceBleu, 2 juin 2021

« C’est la première fois depuis la fin de la Jungle qu’on atteint un tel niveau de violence » selon la préfecture du Pas-de-Calais. Sept CRS ont été blessés dans la nuit de mardi à mercredi 2 juin à Calais, lors de violents affrontements avec un groupe de migrants.  Les escarmouches ont duré toute la nuit, de 3h à 8h du matin rapporte la Préfecture. A l’origine des tensions : une cinquantaine de migrants ont tenté de s’introduire dans la zone du port. Ils ont été repoussés, ce qui a mis le feu aux poudres. Ils sont revenus, plus nombreux.

Les autorités ont compté au plus fort des tensions une centaine de personnes dans ce groupe. Pour Manuel Vanoeteghem, CRS calaisien du syndicat Alliance Police Nationale, ils étaient 300. « On a eu 32 collègues contusionnés, sept ont dû aller à l’hôpital pour réaliser des examens complémentaires. Au moins un s’est vu prescrire 14 jours d’ITT » s’effare-t-il. Il décrit des exilés « prêts à en découdre », armés de « barres de fer », jetant pavés, boites de conserves pleines et vides sur les forces de l’ordre.  Selon la Préfecture, une personne a été interpellée.

Saint-Denis (Seine St Denis) : retour de pavé pour la shériff

La voiture de l’adjointe à la sécurité de Saint-Denis saccagée
actu IledeFrance, 24 mai 2021

« Après les pneus, le pare brise ». Nathalie Voralek, adjointe à la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en charge de la sécurité et de la tranquillité publique a retrouvé sa voiture avec le pare-brise enfoncé, dimanche 23 mai 2021.

Un acte de vandalisme qui n’est pas le premier puisque l’élue a déjà retrouvé sa voiture avec les pneus crevés. Un entêtement qui ne doit rien au hasard selon elle. « C’est clairement ma qualité d’élue à la sécurité qui est visée. Déjà la mise en place de l’extension des horaires, la brigade cynophile, l’armement, le fait que les policiers municipaux commencent à intervenir dans les cités avaient déjà eu pour conséquence des détériorations sur mon véhicule » , indique-t-elle.

Cette nouvelle dégradation intervient deux jours à peine après l’inauguration vendredi du nouveau centre de supervision urbaine (CSU) de la Ville et ses 93 caméras. Le nouveau CSU participe au développement de la vidéosurveillance à Saint-Denis avec comme objectif 400 caméras d’ici les Jeux Olympiques, en 2024.

Quetigny (Côte-d’Or) : pendant que les gendarmes ont le dos tourné

Quetigny : Une voiture de gendarmes prend feu pendant
une intervention sur un autre incendie

Le Bien Public/France Bleu, 9 mai 2021

Ce dimanche après-midi, vers 17 heures, une voiture de gendarmes a pris feu sur le parking de la salle Nelson-Mandela de Quetigny. C’est l’avant du véhicule qui s’est enflammé et une vitre arrière a été cassée. Les gendarmes étaient stationnés ici car ils intervenaient sur un autre feu de scooter dans la zone.

Quant au Peugeot Partner, il n’a mis que quelques minutes à être ravagé par le feu, selon les enquêteurs. La voiture incendiée a été transportée sur un camion vers 17 h 40. Des techniciens en investigation criminelle vont mener l’enquête pour déterminer les causes de l’incendie. Des investigations sont en cours, la piste criminelle est pour l’instant privilégiée.

Ivry-sur-Seine : l’office HLM sous le feu de la critique

Un incendie dans les bureaux de l’OPH d’Ivry-sur-Seine
actuValdeMarne, 14 avril 2021

Les faits ont eu lieu aux environs de 4 heures du matin. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’incendie, qui a ravagé une centaine de m² de bureaux dans les locaux de l’OPH, situés au centre Jeanne-Hachette d’Ivry-sur-Seine.

L’OPH d’Ivry-sur-Seine a annoncé en conséquence la fermeture de ses services administratifs. Les rendez-vous sont annulés et la ligne téléphonique coupée. L’incendie n’est pas sans conséquences sur les services voisins. La Ville d’Ivry-sur-Seine a annoncé de son côté la fermeture temporaire des locaux des médiateurs et de l’Espace Gérard-Philipe, suite au « déclenchement des systèmes anti-incendie du centre Jeanne-Hachette ».