Close

Limassol (Chypre) : l’épidémie d’incendie d’antennes-relais se répand

résumé de offsite.com.cy, 12 avril 2020

Samedi soir 11 avril, des inconnus ont mis le feu à une antenne de téléphonie mobile à Limassol, la deuxième ville de Chypre, et la police s’est aussitôt jetée sur l’hypothèse d’opposants au réseau 5G, en précisant que leur installation n’était pas encore effective sur l’île.

Puisque mieux vaut prévenir que guérir, comme il est d’usage de dire au temps du covid-19, cet incendie a peut-être été le fruit d’un traitement préventif appliqué au pylône ? Ou alors, tout simplement, il existe beaucoup d’autres raisons pour s’en prendre à ce genre de structures de télécommunication, et la rumeur sur le lien entre 5G et covid n’a rien à voir. Ce qui reste en tout cas certain, c’est que le feu est un bon remède contre tout virus, y compris celui de la pandémie technologique actuelle. Au suivant !

Brèves du Grand Confinement. Sortir pour saisir l’occasion (et inversement)

Berlin (Allemagne) : saboter le jus de l’Institut de tracking du déconfinement

[Le texte original de la revendication du Groupe Vulcain est ici en allemand, et là en anglais. Son début précise : « Nous rejetons la soi-disant Corona-App et avons décidé de prendre des mesures préventives d’action contre elle. Aujourd’hui, afin de contrer tout nouvel affaiblissement des droits fondamentaux et l’expansion des mesures de surveillance, nous avons mis le feu à un regard avec des câbles de communication qui alimentent notamment le «Heinrich Herz Institute ». Les câbles du réseau de Colt, Telekom et autres les fournisseurs ont du être détruits par notre attaque. Le «Heinrich Hertz Institute »(HHI) a été la cible de notre attaque. Nous avons identifié l’ouverture d’un regard dans lequel de nouveaux câbles étaient posés comme ligne d’alimentation du «HHI».  La fermeture à court terme a également touché d’autres entreprises locales, telles que  concessionnaires des tueurs de climat VW, Alfa Romeo, Jeep, Mercedes, Audi,  Porsche etc. Nous nous sommes assurés qu’il n’y avait aucun danger pour la vie humaine« .]

Allemagne: incendie visant un institut travaillant sur le traçage, un groupe d’ultra-gauche suspecté
un site quelconque, 15 avril 2020 (extrait)

Une enquête a été ouverte après un incendie visant l’institut Heinrich Hertz de Berlin, qui travaille actuellement sur une application pour smartphone [pour le compte de l’Etat] dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Un groupe d’extrême-gauche aurait revendiqué l’acte. Dans la nuit du 14 au 15 avril, un incendie s’est déclaré sur un chantier dans le quartier de Charlottenburg à Berlin, faisant des dégâts matériels. Selon des informations des journaux allemands Tagesspiegel et Bild, le message expliquait que l’action avait été menée dans le but de lutter contre le développement d’une application de traçage numérique destinée à identifier les personnes qui se sont trouvées à proximité d’un malade du Covid-19. L’entreprise visée serait l’Institut Fraunhofer pour les télécommunications (également appelé Institut Heinrich Hertz) situé non loin, dont des câbles électriques d’alimentation ont été endommagés par l’incendie, ce qui a engendré une panne de courant dans le quartier.

Un porte-parole de la police locale, cité par le Tagesspiegel, annonce qu’une enquête a été ouverte.

Brèves du Grand Confinement. Sortir pour saisir l’occasion (et inversement)

Bruxelles (Belgique) : Feu -d’artifice- aux prisons

bxl.indymedia.org / lundi 13 avril 2020

En ce lundi de fête familiale, des personnes ont voulu envoyer un message de soutien aux personnes détenues en lançant un feu d’artifice visible depuis les prisons de Saint-Gilles et de Forest. Aux cris de “Solidarité avec les enfermé.e.s” et “Liberté pour toutes et tous”, iels ont voulu soutenir les oublié.e.s de la “crise” Covid-19.

Depuis plus d’un mois, les prisonnier.e.s sont privé.e.s de visites. En plus d’angoisser pour elles, les personnes enfermé.e.s n’ont plus de contact avec leurs proches, n’ont plus de soutien moral et ne peuvent recueillir des informations que par leur accès minime au téléphone.

Cette démonstration fait également écho aux révoltes ayant eu lieu dans pratiquement tous les lieux d’enfermement de belgique. Les revendications sont notamment : la sécurité sanitaire, la libération des prisonnier.e.s et l’accès au téléphone gratuitement afin de préserver le peu de liens qu’iels ont avec l’extérieur.
La libération des personnes enfermées est une évidence afin de protéger ces vies humaines.

Liberté pour tou.te.s ! Détruisons toutes les prisons !

Note : la qualité de la photo ne rend pas la qualité des cris de joie s’étant échappés de ces infâmes geôles

This entry was posted in Anticarcéral, International and tagged Belgique, Bruxelles. Bookmark the permalink.

Morona-Santiago (Equateur) : saisir l’occasion de détruire ce qui nous détruit

[L’Équateur est le pays d’Amérique latine le plus touché en proportion par le coronavirus, le symbole médiatique de la semaine ayant été ces cadavres qui jonchent les rues de Guayaquil, capitale économique et ville la plus peuplée du pays. Le confinement a été décrété mi-mars, un couvre-feu instauré (14h-5h), l’armée déployée en force, touchant de plein fouet une population pauvre qui vit de l’économie informelle. Face à une situation sociale explosive, l’Etat multiplie d’ailleurs la distribution de miettes sous forme de bons alimentaires depuis le 1er avril à 950 000 familles, suite à plusieurs débuts d’émeute.
Le signal de la révolte n’est pourtant pas venu de la ville, mais de la zone amazonienne des Shuars, qui ont attaqué l’immense campement minier de San Carlos-Panantza de 40 000 hectares qui dévaste le territoire et contre lequel ils luttent depuis plus d’une décennie. Pendant que l’armée est suroccupée ailleurs (notamment en ville et à la frontière avec le Venezuela pour empêcher d’autres réfugiés d’arriver), c’était vraiment une bonne occasion à saisir pour frapper fort. Morts pour morts, pourquoi ne pas raser au sol ce qui nous empoisonne de façon très visible, pour qu’il n’y ait aucun retour possible à cet avant déjà si mortifère ?]

Équateur : feu au campement minier !
Indymedia Nantes, 13 avril 2020

Dans la nuit du 28 mars, le campement minier de San Carlos-Panantza de l’entreprise ExplorCobres (EXSA) situé dans la province amazonienne de Morona-Santiago a été attaqué avec des armes à feu et de la dynamite. Les gardiens ont été évacués et tout ce qui était à l’intérieur à été détruit (véhicules, équipements, bâtiments). Les médias parlent de vols de matériel de valeur.

Pour rappel cela fait environ quinze ans que l’extraction minière dans la région rencontre une opposition intransigeante et déterminée par une partie de la population locale appartenant principalement au groupe amérindien Shuar. Plusieurs projets miniers (surtout de cuivre et d’or) se concentrent dans cette région frontalière de la Cordillère du condor, entre le Pérou et l’Équateur, dévastant la forêt et ses habitants avec leurs machines et leurs poisons. En 2006 le campement de San Carlos Panantza avait déjà été délogé et occupé par un groupe de Shuar. La communauté créée à sa place, nommée Nankints, fut délogée 10 ans après par l’armée équatorienne. En novembre 2016, un groupe de Shuar attaque avec des armes à feu et réoccupe le campement (il y a eu un flic tué et plusieurs blessés des deux côtés). Mais cette fois-ci l’occupation ne dure que deux jours suite à l’intervention de l’armée, la proclamation de l’état d’urgence et l’occupation militaire de la région. À cette occasion des familles entières avaient été obligées de se réfugier dans la foret et leurs villages avaient été occupés et pillés par les militaires.

Aujourd’hui avec cette nouvelle action, on voit bien que la lutte n’est pas morte et que des individus déterminés peuvent bloquer l’avancée de ces projets mortifères.

Des solidaires

NB : Pour approfondir, voici le lien de la vidéo « Arriba las lanzas contra las minas » sur les luttes contre les mines dans la Cordillère du Condor des deux côtés de la frontière Pérou-Équateur : https://www.youtube.com/watch?v=u5mbDs3Eqak

Valdivia (Chili) : les confineurs assassins ont des noms et des adresses

[Bien que cette attaque date de la semaine ayant précédé la déclaration de l’état d’exception au Chili au prétexte du covid-19, qui a notamment servi à étouffer la reprise des hostilités qui se faisait jour en mars dans la continuité du soulèvement d’octobre-décembre, elle reste un exemple d’identification de l’ennemi, qui a aussi un nom, une adresse… et des résidences secondaires officielles pour se reposer.]

Valdivia. Engin explosif contre des chalets de la gendarmerie

traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 14 avril 2020

Au petit matin du 9 mars, une forte détonation a secoué la zone de Isla Teja à Valdivia.

L’origine ? Un extincteur rempli de poudre explose à un endroit champêtre, sur la partie arrière des chalets d’été de la gendarmerie, détruisant une partie du mur, soulevant la terre et les arbustes, en plus de lancer des éclats sur un chalet, causant des dégâts mineurs à l’intérieur. Un tract écrit à la main a été trouvé sur place spécifiant : “Pour toutes nos mortes et prisonnières pour lutter, vive celles qui luttent”.

Des agents du LABOCAR et du GOPE se sont rapidement rendus sur les lieux pour effectuer des expertises, sans qu’il n’y ait eu la moindre arrestation. Le lendemain, l’Intendant Régional César Asenjo a porté plainte selon la Loi de Sûreté de l’État.

Contulmo (Chili) : exploser les relais de la pandémie technologique

[Ce n’est pas la première fois que des antennes de téléphonie mobile sont attaquées au Chili. Plusieurs avaient déjà été incendiées en territoire Mapuche en 2018 et 2019, y compris en neutralisant certaines fois leur vigile arme à la main, mais ce fut également le cas de quelques-unes pendant le soulèvement d’octobre dernier à Caldera, Teno, Arica. Si la plupart étaient généralement détruites par incendie ou en saccageant leurs câbles, c’est cette fois la voix de l’explosion qui a parlé : cela ne change rien du côté du pouvoir puisque l’attaque de ces infrastructures critiques bascule de toute façon au Chili sous la loi anti-« terroriste », mais c’est par contre un message clair contre l’invasion de la pandémie technologique qui tisse partout sa toile. Rappelons également que le Chili est sous couvre-feu national depuis le 22 mars (22h-5h) après déclaration de l’état d’exception et re-déploiement de militaires dans la rue, ainsi qu’avec des confinements locaux par municipalités.]

traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 14 avril 2020

La nuit du 26 au 27 mars 2020, de fortes explosions ont secoué la commune de Contulmo, située dans la province de Arauco. Des mains anonymes ont placé des explosifs à la base d’une antenne de télécommunication, en la faisant sauter et s’écraser au sol, et conduisant à ce qu’une seconde antenne soit partiellement endommagée.

L’attaque s’est produite le long de la route p-80r, qui relie les villes de Contulmo à Purén, plus spécifiquement dans la zone de Pata de Gallinas, touchant quasi toutes les télécommunications de la commune. Sur la même route, à peu de distance, trois arbres avaient été sciés pour empêcher la police d’arriver rapidement sur les lieux, en plein couvre-feu national dans le cadre du covid-19 et de la progression du contrôle social.

Sur place sont finalement arrivés le GOPE, le Labocar et l’unité OS-9 (soit le Grupo de Operaciones Policiales Especiales des carabiniers, la police scientifique et la section anti-crime de la PJ des carabiniers). Pour le moment l’action n’a pas été revendiquée et aucun tract n’a été retrouvé sur place. Le gouvernement a annoncé porter plainte selon les dispositions de la loi anti-terroriste.

Bruxelles, Belgique : 100 arrestations pour le week-end anti-keufs [+ Quelques notes sur la soirée incendiaire de samedi 11.04]

A la suite des émeutes qui ont éclaté dans diverses zones de Bruxelles entre la soirée de vendredi 10 et à l’aube du dimanche 12 avril, il y a eu un total de 100 arrestations, selon les autorités. Ces attaques et incendies qui ont brisé la normalité du confinement sont partis d’un énième contrôle mortelle des flics, vendredi dans la soirée.

Dans la nuit de samedi à dimanche, outre l’attaque groupée d’un commissariat à coups de pierres, « du mobilier urbain a été détruit et cinq voitures de particuliers ont été incendiées », nous dit les médias. Mais à y regarder de plus près, notamment en checkant une vidéo des journaflics, on remarque que parmi ces fameuses « voitures incendiées », l’une d’entre elles est en effet bien particulière. Sur sa carrosserie blanche, on y distingue le logo de l’entreprise Engie, connue pour être notamment un rouage de l’enfermement (en plus d’alimenter en énergie ce monde d’oppression). Puisque la domination a tout intérêt à minimiser ou à dissimuler des incendies qui ciblent un ennemi bien identifié, il ne serait pas étonnant que parmi ces quatre autres (peut-être plus, qui sait?) « voitures de particuliers incendiées », on compte également d’autres ordures similaires, toutes aussi nocives pour nos vies les unes que les autres…

Par ailleurs, on apprend que cette nuit-là, y’avait pas que les flics et les pompiers pour [tenter d’] éteindre les flammes de la révolte dans les rues de Bruxelles…. mais aussi des éducateurs de rue en gilet orange, comme Brahim (cf photo ci-contre), qui discute à la fois avec les flics et les habitants du quartier et dit au micro d’RTL: « nous on est vraiment là pour essayer de calmer la situation, apaiser les coeurs […] ». Il finit son intervention en rappelant l’appel au calme de la famille qui jusqu’à présent n’a pas été suivi d’effet. En plus de cette autre face du maintien de l’ordre, des imams publient des vidéos sur youtube pour dire aux jeunes de rester chez eux et de respecter la police, avec leurs sempiternels refrains en faveur d’une justice divine (« remplacer la justice des Hommes par celle de Dieu »). Comme lors d’émeutes en temps « normal », les pacificateurs – laïques républicains comme religieux – sont de sortie, dans les rues comme sur les écrans…

Concernant l’émeute contre la police de samedi après-midi, il y a eu 65 arrestations (et non pas 57, comme dit précédemment). On ignore le nombre exact de garde à vue (la veille on en annonçait 43). Lors d’une attaque d’un véhicule des flics, une arme avait été dérobé à l’intérieur et elle n’a toujours pas été retrouvée.

On apprend également q’il y a eu une tentative de rassemblement dimanche en début d’après-midi, suite à un appel diffusé sur les réseaux sociaux (comme pour la veille). A cette occasion, une trentaine de personnes de plus ont été arrêtées.

Le véhicule utilitaire d’Engie en flammes dans la nuit de samedi à dimanche

Tag à Laeken : « Adil assassiné par la police – Ni oubli ni pardon – ACAB »

[Reformulé de 7sur7.be (Belga), 12.04.20]

Tour d’horizon des révoltes dans les prisons à travers le globe – Mars/Avril 2020

Russie.
Jeudi 9 avril 2020, une mutinerie incendiaire a éclaté dans la prison de la région d’Irkoutsk en Sibérie orientale. Plusieurs prisonniers de la colonie pénitentiaire numéro 15 de la ville d’Angarsk, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Irkoutsk et du Lac Baïkal, ont notamment brisé des caméras de surveillance et attaqué un gardien, selon les services pénitentiaires régionaux. Dans une vidéo publiée vendredi par le comité d’enquête régional, on voit plusieurs bâtiments de la prison en feu, d’impressionnantes flammes et volutes de fumée s’élevant dans la nuit.
Ce sont les prisonniers qui ont allumé le feu. « L’émeute continue depuis la nuit dernière », a indiqué le service de presse du comité d’enquête à l’agence Ria Novosti.

Colombie.
Mutinerie dans la prison de San Juan de Pasto le 7 avril, dans le département de Nariño, suite à la suppression des parloirs au prétexte de l’épidémie de Covid-19. La révolte a débuté à 6h du matin et a duré 2 heures avec incendies et tentative d’évasion. Trois prisonniers et sept matons ont été blessés (dont un envoyé à l’hôpital). Les prisonniers n’ont pas demandé de désengorgement de la prison, forcément partiel et selon des critères arbitraires ou intéressés, mais ont exigé la « Liberté » immédiate par le gouvernement. La police et les forces anti-émeute de l’armée sont intervenues pour mater les révoltés.
Le 21 mars, plusieurs mutineries avaient déjà éclaté dans treize prisons colombiennes, faisant 23 morts et 83 blessés parmi les prisonniers suite à leur écrasement.

Argentine.
Mutinerie lundi 6 avril dans deux ailes de la prison de Bouwer, située à 17km de Córdoba, en raison de l’épidémie de Covid-19. Il y avait déjà eu une mutinerie il y a quelques semaines, suite à la suppression des parloirs le 20 mars. Sans moyens d’hygiène, les prisonniers demandent à être libérés ou assignés à résidence.

Liban.
Mutinerie dans la prison Qoubbeh à Tripoli le 7 avril. Incendies, affrontements avec les forces de sécurité à l’intérieur et à l’extérieur avec des familles de détenus et des soutiens. Parmi les slogans chantés, plusieurs réclament l’amnistie générale.
Par ailleurs, une tentative d’évasion par tunnel a été déjouée dans la prison de Zahle le 6 avril.

Prison de Sheybani

Les 1er et 2 avril, une révolte éclate dans la prison de Sheybani (province du Khuzestan). En deux jours, il y aurait eu au moins 2 tués et 5 évadés.
Le 30 mars, une émeute éclate à la prison d’Adel Abad, la principale prison de la ville de Shiraz. Plusieurs caméras sont détruites et deux sections sont notamment saccagées…
Le 27 mars
, 73 détenus s’évadent de la prison de Saqqez, dans la province du Kurdistan. Dans la foulée, 20 d’entre eux sont rattrapés ou se rendent d’eux-mêmes aux autorités.
Selon l’agence de presse iranienne Irna, trois autres mutineries ont eu lieu depuis le 21 mars dans des prisons de l’ouest du pays, à Hamédan, Tabriz, et Aligoudarz (Lorestan).
Le 20 mars
, premier jour de l’année iranienne, 23 détenus se sont évadés d’une prison de Khorramabad, capitale de la province du Lorestan, à l’occasion d’une mutinerie nocturne pendant que les gardiens recensaient les prisonniers concernés par une mesure de grâce décrétée pour le Nouvel An.

[Résumé rédigé depuis Démesure]


« […] Au Moyen-Orient, le matin du 16 mars, les équipes anti-émeute font irruption dans deux des plus grandes prisons du Liban, à Roumieh et Zahle, pour ramener le calme ; plusieurs témoins parlent de barreaux démontés, de colonnes de fumée, de prisonniers blessés. En Amérique Latine, le 18 mars, une évasion de masse a eu lieu dans la prison de San Carlos (Zulia) au Venezuela, au cours d’une émeute déclenchée là aussi suite à l’annonce des mesures restrictives : 84 prisonniers réussissent à s’évader, 10 sont abattus au cours de la tentative. Le jour d’après, 19 mars, plusieurs prisonniers de la taule de Santiago, au Chili, tentent la fuite. Après avoir pris le contrôle de leur aile, mis le feu au poste de garde, et ouvert les grilles du couloir, ils s’affrontent avec les matons. La tentative d’évasion échoue et est durement réprimée. En Afrique le 20 mars, se produit une nouvelle tentative d’évasion de masse dans la prison Amsinéné de N’Djamena, capitale du Tchad. Encore en Amérique Latine, le 22 mars ce sont les détenus de la prison La Modelo de Bogotà, en Colombie, qui se soulèvent. C’est un massacre : 23 morts et 83 blessés parmi les prisonniers. De nouveau en Europe, le 23 mars, c’est une section de la prison écossaise de Addiewell qui finit aux mains des révoltés et est dévastée. Aux États-Unis, ce même jour, 9 prisonnières s’évadent de la prison pour femmes de Pierre (Dakota du Sud) le jour même où une d’entre elles avait été testée positive au Covid-19 (quatre d’entre elles seront capturées les jours suivants). Toujours le 23 mars, 14 détenus s’évadent d’une prison du comté de Yakima (Washington DC) peu après l’annonce du gouverneur sur l’obligation de rester confiner à la maison. Encore en Asie, la libération « provisoire » de 85 000 prisonniers de droit commun en Iran ne réussit pas à étouffer la rage qui couve dans de nombreuses prisons : le 27 mars, 80 détenus s’évadent de la prison de Saqqez, dans le Kurdistan iranien. Deux jours plus tard, le 29 mars, une autre révolte éclate en Thaïlande dans la prison de Burinam, au nord-est du pays, où plusieurs détenus réussissent à s’échapper. Mais il n’y a pas que les prisons, puisque même les centres où sont enfermés les immigrés sans-papiers s’agitent, comme le démontrent les désordres qui ont éclaté au centre de rétention de Gradisca d’Isonzo, en Italie, le 29 mars. […] »

[Extrait du texte de Finimondo, traduit par Démesure]

Sabotage incendiaire anti-5G, théories du complot et Royaume-Uni

Uk_5g-mast200x300-medium

Depuis les attaques la semaine dernière, au moins 20 attaques auraient eu lieu à travers le pays et des ingénieurs auraient également été pris à partie, harcelés et attaqués par des personnes préoccupées par la 5G. Il est clair que même si le confinement est en cours partout, le déploiement et l’expansion continue de la 5G reste une priorité. Le régime du Royaume-Uni et les entreprises de télécommunications ont été contraintes de publier un communiqué en décrivant les risques de la 5G pour la santé humaine comme « infondés » et en mettant la responsabilité du harcèlement et des attaques sur les « théories conspirationnistes ».

Le réseau social de l’entreprise Facebook a fermé plusieurs pages dédiées à l’enregistrement et qui apparemment incitait à attaquer la 5G et leur société de messagerie en ligne WhatsApp avait aussi limiter la capacité de transmission des messages. Cela fait partie d’une multi-plateforme d’entreprises telles que Twitter, Google, Youtube etc de tenter de coordonner leurs efforts pour censurer et suivre tout contenu décrit comme « désinformation » à propos des origines du Covid19.

Parmi toutes ces idées non autorisées, la plus admise est celle que la 5G a un rapport direct avec la pandémie du Coronavirus, au sens que la 5G a un effet négatif direct sur l’humain, conduisant à un affaiblissement de son système nerveux et de son système immunitaire.

Alors qu’il a déjà été prouvé que les taux de pollution atmosphérique ont un lien direct avec les cas de Covid19 et que pendant des décennies les autorités ont déclaré que le changement climatique était un mythe, nous devrions croire d’emblée leurs affirmations, quand bien même une rapide recherche sur le contexte historique de la 5G révèle les faits.

Sans la 5G, les gouvernements et les entreprises de cette planète ne peuvent pas construire leur monde techno-carcéral pour tous nous contrôler. « L’internet des objets », les « smart cities », la surveillance des données, les robots, les véhicules et les drones automatisés, toutes ces choses requièrent dans leur ensemble la domination totale de la technologie 5G. Si vous ne voulez pas de cela, alors vous vous avez toutes les raisons pour voir d’ores et déjà cette technologie brûlée à même le sol.

En se concentrant sur les récits les plus incongrus, réactionnaires et fascistes qui se trouvent soi-disant derrière la pandémie du Coronavirus (tout en s’engageant dans les arts obscurs de sa propre entité), le régime du Royaume-Uni tente de se défendre dans un moment d’extrême vulnérabilité et de refus des gens d’accepter le véritable coup d’état qui a eu lieu.

Ce dont on ne peut douter, c’est que d’autres acteurs étatiques et non-étatiques continuent d’exploiter la crise pour faire avancer leur propre agenda à travers une guerre silencieuse et non-conventionnelle. Les États du monde entier sont sur le pied de guerre pour lutter ensemble et réprimer leur propre population, des mouvements massifs de troupes et de blindés sont signalés sur la quasi-totalité de la planète, les plans d’urgence sont mis en place et 2 milliards de personnes sont maintenues en confinement.

C’est la théorie du complot – que les riches et les puissants sont main dans la main pour atteindre leurs propres buts – ça l’a toujours été et à moins que nous fassions quelque chose, ça le sera toujours.

Que vive la discorde.

[Traduction de l’anglais de 325.nostate.net, 08.04.2020]

Let’s block ads! (Why?)