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Prison de Santa Maria Capua Vetere (Italie) : Natascia est en grève de la faim depuis le 16 juin

Malacoda / dimanche 20 juin 2021

Natascia a fait savoir, à travers un appel visio de ce matin, que le 16 juin, dès son retour à la prison de Vigevano du tribunal de Turin, après l’audience du procès Scintilla, on lui a pris la température et juste après on l’a mise en isolement. Quand elle a compris qu’elle était sur le point d’être transférée à la taule de Santa Maria Capua Vetere, elle a déclaré qu’elle commençait une grève de la faim, en jetant hors de la cellule sa nourriture, quand les matons l’ont apportée.

Ses demandes d’être transferée dans un autre prison, pour garantir son droit à la défense, étant donné qu’elle ne peut pas suivre les procès où elle est inculpée, à Gênes (Prometeo) et à Turin (Scintilla), ni consulter son avocat, que ce soit au tribunal ou avant, n’ont servi à rien. En plus, la seule demande qu’elle a pu présenter elle-même est partie de la prison de Vigevano, parce que les matons de S. Maria Capua Vetere ne les ont jamais envoyées : ses lettres sont probablement en train de prendre la poussière dans un bureau de la direction de la prison.

Natascia est déterminée à aller jusqu’au bout et à ne pas toucher de la nourriture jusqu’à quand cette situation ne changera pas.

Forte, déterminée, la tête haute, Natascia n’a jamais arrêté de lutter, même en étant enfermée. C’est à nous, dehors, de lutter avec la même force et la même détermination, à ses côtés.
Aux côtés de Natascia, complices et solidaires !

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Italie : Natascia transférée à nouveau à la prison de Santa Maria Capua Vetere

Malacoda / samedi 19 juin 2021

La nuit après la deuxième, et dernière, audience préliminaire du procès Scintilla, qui a eu lieu à Turin le 16 juin, Natascia à été encore une fois réveillée en pleine nuit, dans sa cellule de la prison de Vigevano, et transférée dans une autre taule. Cela a été découvert le matin du 17 juin par la compagnonne qui s’est présentée à l’entrée de la prison de Vigevano pour le parloir : les matons lui ont dit que Natascia n’était plus là, qu’elle avait été transférée dans la nuit.

Comme toujours, Natascia n’a pu prévenir personne, même pas son avocat. On pensait qu’elle avait dû être transférée dans la prison de Santa Maria Capua Vetere, mais là-bas le matons n’ont donné aucune nouvelle à ce propos, même pas à son avocat, jusqu’à ce matin (le 18 juin) quand ils ont confirmé que Natascia est bien là bas.

A ce point, il vaut la peine de parler un peu des parloirs.

Après la transfert de Natascia de la prison de Piacenza à celle se S. Maria Capua Vetere, à la mi-mars, l’autorisation permanente aux parloirs entre Natascia et une compagnonne, accordée par le Juge d’instruction, est devenue l’objet d’interprétations arbitraires de la part de la direction de la prison, qui lui a autorisé une seule heure de parloir par mois (et non plus quatre), plus de deux mois après qu’elle en avait fait la demande et juste avant qu’elle ne soit temporairement transférée à Vigevano, pour lui permettre d’assister à aux audiences préliminaires du procès Scintilla, le 4 et le 16 juin. Dans la prison de Vigevano, la direction a suivi la même logique. Nat a été admise en section (AS3) entre le 12 et le 13 juin, après l’habituel isolement sanitaire de deux semaines. La direction de la prison lui a autorisé une seule heure de parloir par mois et, surtout, a décidé que ce parloir devait absolument avoir lieu le jeudi 17 juin. Face à la demande de l’anticiper au 15 juin (dans cette prison les parloirs ont lieu le mardi et le jeudi, il était donc possible de le faire), étant donné que Natascia était dans cette prison de façon temporaire, jusqu’au 16 juin (même si son avocat a demandé qu’elle puisse rester à Vigevano, pour rapprochement familial), la direction de la prison n’a pas voulu.

La veille, la compagnonne a appelé la prison pour avoir une confirmation du parloir. Non seulement on lui a confirmé qu’il allait avoir lieu, mais ils lui ont dit aussi qu’en cas d’un transfert soudain la prison l’aurait prévenue par appel téléphonique, pour annuler son déplacement, une affirmation à laquelle, clairement, personne n’a donné importance, vu qui l’a faite. Mais bon.

Note : à chaque transfert – trois en trois mois, pour être précis – la prison de départ lui garde son argent, pendant dix jours en moyenne, et la seule manière pour contourner ce problème à été d’envoyer un nouveau virement bancaire à son nom dans la prison d’arrivée, même si elle avait déjà de l’argent sur son compte, mais bloqué par la taule de départ.

La nature dégueulassasse et vexatoire de l’appareil répressif et des structures carcérales ne nous surprend pas. Cependant, nous pensons qu’il est important de réaffirmer que Natascia n’est pas seule et que nous sommes à ses côtés, ce ne seront pas quelque centaine de kilomètres ou un quelconque officier des matons à la vie de merde qui nus feront changer d’avis.

Aux côtés de Natascia et de toutes les autres compagnonnes et compagnons emprisonnés, qui résistent et luttent, a tête haute.

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Pour écrire à Beppe, son inculpé avec elle (et Robert) dans le procès Prometeo :
Giuseppe Bruna
C.C. di Bologna “Dozza”
Via del Gomito, 2
40127 – Bologna (Italie)

Pour participer à leur soutien économique et aux dépenses légales :

compte n° 5333 1710 9103 5440
titulaire : Vanessa Ferrara
IBAN: IT89U3608105138251086351095
(BIC/SWIFT): PPAYITR1XXX

compte n° 5333 1710 8931 9699
titulaire : Ilaria Benedetta Pasini
IBAN: IT43K3608105138213368613377

Opération répressive du 8/12 : Crier notre colère

Comités 8/12 / jeudi 17 juin 2021

Alors que cela fait maintenant plus de 6 mois que 7 de nos camarades sont toujours poursuivi.es et mis.es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes » suite aux arrestations du 8/12, c’est avec horreur que nous venons d’apprendre le renouvellement du maintien à l’isolement de l’un d’entre elleux ! Alors que la prison est déjà en elle-même une terrible mise au ban de la société, destructrice des liens sociaux et implique de graves conséquences pour les enfermé.es et leurs proches, Stéphane Scotto, le Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires, n’hésite pas à en rajouter une couche ! Après consultation du juge, du directeur et du médecin de la prison, celui-ci a rendu sa décision vendredi dernier de prolonger pour 3 mois supplémentaires l’isolement de notre camarade.

« Avant même d’être jugé, je devrais cesser d’exister* »

Nous ne sommes pas dupes ! Outre la barbarie des mesures d’isolement, encore souvent utilisées en fRance alors qu’elles sont pourtant très contestées par plusieurs institutions, ONG et jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui affirme qu’un « isolement social total peut détruire la personnalité et constitue une forme de traitement inhumain qui ne saurait se justifier par les exigences de sécurité ou d’autres raisons », nous tenons à les dénoncer comme des moyens de pression utilisés de la manière la plus vicieuse à l’encontre de notre camarade.

Malgré les chef-d’inculpations, à ce jour, aucun « projet » d’action violente quel qu’il soit, n’a, semble-t-il, été démontré et aucun fait de violence n’est reproché aux mis.es en examen. Ce maintien à l’isolement n’a pas d’autre but que de poursuivre la stigmatisation à l’œuvre, essayer de valider par une bonne couche de mise en scène, le profil dessiné par la DGSI et déstabiliser le camarade alors qu’il doit encore affronter des auditions.

Cette mesure s’ajoute aux autres dispositions particulières toujours subies par les 2 autres inculpés encore en détention provisoire dans l’Affaire du 8/12, à travers le statut de DPS (Détenu Particulièrement Signalé) par exemple, qui implique une surveillance accrue et peut notamment se traduire par un rapport quotidien de la matonnerie sur ce que fait le détenu, un réveil toutes les 2h la nuit (pourtant jugé cruel, inhumain et dégradant par la CEDH, l’OIP et le CPT), ou encore, lors des déplacements internes à la prison, la surveillance par 2 matons+1 supérieur pour un seul détenu ainsi que l’usage de la ceinture abdominale et de la chaîne de conduite (dispositif pourtant prohibé par les règles pénitentiaires européennes).

L’ensemble de ces mesures vise à effacer l’humanité des enfermé.es pour tenter de les présenter comme des entités monstrueuses et dangereuses.

Nous ne les laisserons pas faire ! Les seules violences bien tangibles dans cette affaire, ce sont celles de la DGSI et de la prison envers les inculpé.es, celles d’un monde policé et discriminant où l’a-justice prend toujours le pas sur la justice. Face aux rouleaux compresseurs de la prison, nos moyens sont fragiles mais nous pouvons crier. Faire savoir, hurler au monde. Comment accepter qu’un sadisme de l’administration pénitentiaire et judiciaire puisse venir broyer des vies déjà transformées en cauchemar ? C’est de torture blanche dont on parle ici, alors si monstruosité il y a, où est elle?

Un recours au Tribunal administratif va être demandé par ses avocat.es contre ce renouvellement d’isolement.

Nous, nous continuerons de nous battre pour la fermeture des quartiers d’isolement et des mitards, pour la libération des enfermés du 8/12, pour l’abandon de la qualification “terroriste” et pour la relaxe finale !!!

LIBERTÉ POUR TOUS ET TOUTES!!

Pour soutenir, nous vous invitons à télécharger nos visuels (faites-en ce que vous voulez!)

*Lisez la Lettre du camarade Libre Flot à propos de son isolement à la prison de Bois d’Arcy, publiée le 7 mai dernier dans L’envolée.

Prison de Rancagua (Chili) : Du bordel contre l’isolement et le régime pénitentiaire

Publicacion Refractario / dimanche 13 juin 2021

Le 9 juin 2021, vers midi, la mobilisation, sous forme de grève de la faim, commencée après le transfert à la prison de Rancagua des prisonniers de la CAS et de la Section de sécurité maximale, à cause de la rénovation de la prison où ils étaient, a franchi une nouvelle étape.

Les prisonniers enfermés dans le module 2, c’est à dire ceux transférés de la Section de sécurité maximale, dont le compagnon anarchiste Francisco Solar, ont foutu le bordel, en brûlant des vêtements et des papiers, ce qui a provoqué une grande quantité de fumée à l’intérieur de la prison. Les matons sont arrivés pour tenter de contenir les désordres et est arrivée aussi la Brigade spéciale anti-incendie (BECI), qui les a virés des cellules, ce qui a provoqué, en pratique, la rupture de l’isolement total auquel ils étaient soumis.

Ce acte fait partie de la grève de la faim massive des prisonniers transférés (de la CAS et de la Section de sécurité maximale), contre de l’isolement complet à cause de « quarantaine » (24 heures d’enfermement en cellule et l’interdiction des parloirs avec les avocats), contre le régime alimentaire auquel on veut les soumettre (d’innombrables restrictions aux produits qu’ils peuvent cantiner, le refus de tout ce qui a été acquis à la CAS.) et pour exiger un régime de « portes ouvertes » digne.

SOLIDARITÉ ACTIVE ET COMPLICITÉ AVEC LES PRISONNIERS EN LUTTE ET EN GRÈVE DE LA FAIM !

CONTRE LA PUNITION ET L’ISOLEMENT SOUS EXCUSE DE LA PANDÉMIE !

POUR LA DÉFENSE DE TOUS LES ACQUIS DE LA LUTTE À L’INTÉRIEUR DES PRISONS !

Buscandolakalle
bulletin d’information sur les prisonnier.e.s subversif.ve.s et des anarchistes en lutte dans les prisons chiliennes.

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Portland (USA) : Une attaque pour la Journée de solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes

Rose City Counter-Info / vendredi 11 juin 2021

De de la soi-disante ville de « Portland », dans le territoire Chinook occupé.

Pour célébrer la Journée de solidarité avec les prisonnier.e.s anarchistes, le 11 juin, quelques anarchistes sont descendu.e.s dans la rue pour attaquer des entreprises qui se font des bénéfices avec l’esclavage carcéral. Des vitrines ont été brisées et des messages pour l’abolition des prisons ont été peints sur les murs d’un supermarché Whole Foods et d’un Starbucks, comme représailles pour le fait que ces deux entreprises se servent de l’esclavage carcéral.

Nous envoyons un message à nos compas incarcéré.e.s, dans la langue préférée par les anarchiste: l’attaque !

Pour Gage Halupowski, Marius Mason, Eric King, et tou.te.s celles/ceux qui sont derrière les barreaux : on ne vous oublie pas.

Aux flics et aux capitalistes, aux matons et aux politiciens : nous sommes dans chaque ombre, dans chaque ruelle dérobée, aiguisant nos couteaux derrière votre dos. Vous ne nous attraperez jamais tou.te.s !

Feu aux prisons.

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Chili : Les prisonniers enfermés au CAS transférés à la prison-entreprise de Rancagua

Publicacion Refractario / dimanche 6 juin 2021

Les prisonniers subversifs et anarchistes transférés de la Prison de Haute Sécurité à la prison/entreprise de Rancagua

Aujourd’hui, samedi 5 juin 2021, dans l’après-midi, les prisonniers anarchistes et subversifs Marcelo Villarroel, Juan Aliste, Joaquín García et Juan Flores ont été transférés de Santiago à Rancagua [quelques 90 km au sud de la capitale chilienne ; NdAtt.], du CAS [Cárcel de Alta Seguridad, Prison de haute Sécurité ; NdAtt.] à la prison en gestion privée de cette deuxième ville.


En octobre 2019, avant la révolte, l’Administration pénitentiaire envisageait de fermer l’UEAS [Unidad Especial de Alta Seguridad, Unité spéciale de haute sécurité ; NdAtt.], qui comprend le CAS et la prison pour riches « Capitán Yaber » [Anexo Penitenciario Capitán Yáber, destiné à des « personnalités », comme des politiciens ou des patrons ou bureaucrates accusées de délits financiers ; NdAtt.], afin de la rénover. La révolte et la pandémie ont reporté ces mesures jusqu’à ce qu’elles soient finalement appliquées aujourd’hui.

Les intentions des puissants sont de rétablir le régime de punition original par lequel ce centre d’extermination est né, il y a 27 ans, en février 1994, dans le but de punir des subversifs qui ont combattu la transition démocratique.

Aujourd’hui, les buts des puissants sont de renforcer et d’améliorer le régime de punition et les mesures restrictives de ce centre d’extermination. A l’heure actuelle, le CAS a été complètement vidé, les compagnons/camarades ont été transférés à Rancagua, nous savons qu’ils sont arrivés, qu’ils vont bien et qu’ils sont enfermés tous ensemble dans une section de sécurité maximale.

Au moment où nous écrivons ces lignes, nous n’avons aucune information sur le compagnon Francisco Solar, enfermé jusqu’à là section de sécurité maximale de l’UEAS.

Face aux nouveaux obstacles et aux exigences de cette époque, nous appelons à consolider toutes les initiatives de solidarité et contre la prison qui existent déjà, pour donner forme à une infrastructure de solidarité avec les compagnons qui ont été transférés et en vue des futures luttes contre ce régime de punition renouvelé.

« Ce sera un combat qui prendra du temps, parce que la volonté manifeste du pouvoir est d’augmenter la répression à notre encontre, ainsi que notre isolement, afin d’entraîner la vengeance comme une leçon et un exemple pour ceux/celles qui osent se rebeller. »
Prisonniers subversifs et anarchistes. Octobre 2019, avant le transfert imminent et la fermeture du CAS.

Tissons à nouveau et renforçons les réseaux de solidarité avec les prisonniers subversifs et anarchistes !
Retrait des modifications du Décret-Loi n°321 !
Contre la perpétuité des peines : liberté pour Marcelo Villarroel !
Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !
Mort à l’État et vive l’anarchie !

Buscandolakalle
bulletin d’information sur les prisonnier.e.s subversif.ve.s et des anarchistes en lutte dans les prisons chiliennes.

Saint-Quentin-Fallavier (Isère) : Ils essayent de mettre le feu à la porte de la taule

Le Dauphiné / vendredi 3 juin 2021

Selon les informations du Dauphiné Libéré, plusieurs individus ont fait irruption devant l’établissement vers 0h30. Ils auraient alors déversé et enflammé de l’essence devant la porte de la prison. Cependant, aucun dégât n’a été constaté.

Puis, les mêmes individus s’en sont pris à des voitures stationnées dans l’allée menant à la prison, le parking où les détenus en semi-liberté stationnent leur voiture. L’une a été entièrement brûlée, deux autres partiellement endommagées.
L’incendie a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers tandis qu’un important dispositif de gendarmerie a été déployé sur les lieux et dans le secteur du centre pénitentiaire. Une enquête a été ouverte pour identifier les incendiaires.

Cet incendie intervient après une première voiture incendiée, c’était dans la soirée du 15 mai. Des individus avaient mis le feu à la voiture d’un agent pénitentiaire, stationnée sur le parking réservé au personnel. Cette enquête est toujours en cours pour identifier les auteurs.

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Des mauvais moments pour les bleus (fin mai 2021)

Le François (Martinique) : Pour commémorer la fin de l’esclavage, ils s’en prennent a médias, technologie et distribution centralisée des ressources, qui nous enchaînent tou.te.s

FranceInfo / dimanche 23 mai 2021

Dans la nuit du samedi 22 mai, vers minuit, le préfet du territoire et le maire du François se sont rendus à Cap-Est, afin de constater les dégâts. Il y a eu trois départs de feu à l’entrée du quartier, dans le local poubelle des résidents, dans des coffrets de compteurs d’eau et à Pointe-Cerisier. Des boitiers de télécommunications ont également été endommagés.


C’est dans ce quartier résidentiel que des journalistes de plusieurs médias (Martinique 1ère et RCI) ont été agressés et menacés dans l’exercice de leur mission, en marge de la commémoration du 22 mai qui s’était déroulée plus tôt sur le site de l’habitation Clément (propriété du groupe Bernard Hayot).

De son côté, le maire franciscain déplore lui aussi ces agissements perpétrés par des activistes.  » Ce sont des actes inacceptables qui ont entaché la commémoration du 22 mai. S’en prendre à des installations publiques de téléphonie notamment, c’est irresponsable. S’en prendre au quartier Cap-Est, c’est s’attaquer à une partie de la société martiniquaise et à des citoyens franciscains.  »

Dans un autre communiqué diffusé sur les réseaux sociaux par le groupe DMD « Des Martiniquais Déterminés », ces derniers se disent « satisfaits du moment bèlè et de la marche symbolique du 22 mai 2021 », mais ils déplorent « les violences à l’encontre des journalistes, ainsi que les incendies mineurs mais déplorables, que des personnes inconnues ont provoqué ». […]

Les compteurs d’eau incendiés

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Bordeaux : Lancez 5 fruits ou légumes par jour sur les pandores

France 3 / vendredi 21 mai 2021

Un jeune de 17 ans a été interpellé et un policier a été blessé, à l’issue de cette soirée d’échauffourées. Des épisodes qui se banalisent au détour d’un feu de voiture ou de poubelles, au détriment des habitants.

Tout a commencé en fin d’après-midi, vers 17h30, alors que les policiers interviennent dans la cité pour accompagner l’enlèvement d’une voiture volée qui avait été incendiée. C’est alors que « plusieurs jeunes » les prennent à partie et leur jettent des cailloux. Ils réplique par des gaz lacrymogènes et des tirs de LBD.

[…] Un peu plus tard, vers 21h30, la police intervient à nouveau pour sécuriser les pompiers, venus éteindre des feux de scooter et de poubelles. Ils reçoivent, ensemble, toutes sortes de projectiles lancés par plusieurs dizaines de jeunes, parfois très jeunes. « On a reçu des aliments congelés jetés depuis les immeubles. Des légumes congelés etc… ça leur sert de projectiles. Quand il y a un mouvement en bas des immeubles, des jeunes y participent depuis leur appartement. » explique-t-il.

Lionel Viguier, communication Direction départementale de la sécurité publique 33, explique que vers 21h30 également, les équipes sur place ont également essuyé quelques tirs « de feux d’artifice tirés à tir tendu, c’est ce qu’on appelle des mortiers d’artifice « , « en direction des forces de l’ordre et des pompiers ».

Les échauffourées ont continué environs jusqu’à 22h30, et là, « ça s’est calmé ». Il explique que la police assure alors « une présence pour éviter d’autres attroupements et que ça recommence… »
Une soirée « malheureusement banale » selon Bruno Vincendon. Une agitation qui pourrait bien se reproduire après ce nouveau déconfinement et l’approche de l’été. « On craint un été bordelais très agité. C’est un peu à qui enverra le plus de projectiles (d’un quartier à l’autre, NDLR ). Les quartiers ont été un peu sous cloche pendant le confinement. » d’où cette impression que la tension va monter dorénavant. D’autant que les renforts annoncés par le ministre de l’Intérieur ne seront là qu’en septembre, après l’été. […]

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Rennes : Le couvre-feu transforme la fête en émeute 

Ouest-France / jeudi 20 mai 2021

Ce mercredi 19 mai, à Rennes, environ un millier de personnes ont bravé le couvre-feu, pour poursuivre la fête. À 22 h, la situation a dégénéré sur la place Sainte-Anne, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Passé 21 h, le masque est tombé, souvent. Les forces de l’ordre interviennent une heure plus tard, après qu’un feu a été allumé au cœur de la place, entre l’église et le Couvent des Jacobins, alors que serveurs et gérants de bars plient encore leurs terrasses. Dans le brasier, des palettes de bois et du matériel de chantier trouvé sur le site en cours d’aménagement. Du mobilier de bar brûle dans les flammes également. En réponse, pour disperser la foule, la police use de gaz lacrymogène. Des balles de caoutchouc sont tirées. À 22 h15, la place se vide. « Vous ne pouvez pas rentrer chez vous ? » répète une policière aux personnes encore présentes. Aux balcons, quelques habitants crient leur colère contre les forces de l’ordre. Les pompiers arrivent sur place aux alentours de 22 h 30 pour éteindre le feu. Dans la rue, quelques-uns observent encore la scène, le temps de finir la boisson déjà entamée. Un serveur soupire : « C’est allé trop vite ». Il craint que « ça se répète dans les prochains jours ». Il regarde, impuissant, « une table et deux chaises » partir en fumée.

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Flers (Orne) : La caserne des gendarmes prise pour cible

Ouest-France / samedi 29 mai 2021

Vendredi 28 mai 2021 vers 23 h, des tirs de mortier d’artifice ont visé la caserne de gendarmerie de Flers, ville de 15 000 habitants, dans l’Orne. Avant de toucher les bureaux, les projectiles ont frappé les volets du bâtiment où logent les familles des militaires. « Elles étaient terrorisées et choquées », témoigne un gendarme.
Les malfrats ont pris la fuite, semant la désolation sur leur passage, incendiant des voitures, une tractopelle et un fourgon utilitaire. Neuf véhicules ont été réduits en cendres à Flers et dans la commune voisine de La Selle-la-Forge.


Ce groupe d’une dizaine de personnes a ensuite bloqué l’accès au quartier avec des barres de fer, demandant aux pompiers de « faire demi-tour ». L’un des véhicules a été touché, sans faire de blessé, mais les pompiers ont dû attendre l’arrivée des forces de l’ordre pendant une heure avant de pouvoir intervenir.

Car, de leur côté, les deux policiers venus sur les lieux ont, eux aussi, été contraints de rebrousser chemin en attendant du renfort. « L’attente nécessaire pour ces renforts a joué en faveur des émeutiers », déplore Michaël Métairie, secrétaire départemental du syndicat SGP Police-Force Ouvrière, qui dénonce « le manque de moyens alloués à la police de l’Orne ». Au final, une trentaine de gendarmes et de policiers ont été déployés sur le terrain, jusqu’à 4 h du matin. « C’était un groupe de six à dix personnes, très mobile, qui n’est jamais venu au contact des forces de l’ordre », souligne-t-on à la préfecture.

Trois hommes ont été interpellés au milieu de la nuit. « L’enquête du commissariat de police de Flers pour « dégradation par moyen dangereux » va essayer de déterminer leur éventuelle implication », indique le parquet d’Argentan. Mais faute d’éléments probants, ces trois jeunes majeurs ont été relâchés samedi sans garde à vue.
Reste à savoir ce qui a déclenché cette flambée de violence. Quelques heures auparavant, un Flérien impliqué dans un trafic de stupéfiants avait été incarcéré. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? « Sans que ce soit prouvé, on peut quand même penser qu’il y a un rapport, estime Lori Helloco, premier adjoint de Flers, lui aussi sur le terrain pendant la nuit. L’histoire récente des violences urbaines à Flers montre qu’il y a souvent eu du grabuge à la suite d’une incarcération d’un dealer ou d’un fauteur de troubles… » En 2015, des cocktails molotov avaient été lancés sur la maison du maire et le commissariat et en 2017, quatorze voitures avaient été incendiées en une nuit. Le parquet d’Argentan reste prudent. « C’est une hypothèse plausible, mais sans aucune certitude de lien direct. »

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Argenteuil (Val-d’Oise) : Tensions à un an de la mort d’un jeune

Le Parisien / mardi 18 mai 2021

Épisode de tensions cette nuit à Argenteuil. Plusieurs voitures et poubelles ont été incendiées et des tirs de mortiers d’artifice ont visé les forces de l’ordre, a appris le Parisien d’une source policière. Les violences urbaines ont débuté vers 22h30 lundi soir et se sont poursuivies jusqu’à environ 1h30 du matin tout autour du rond-point de la Dalle dans le quartier du Val-d’Argent Nord.

Ce mardi matin, dès 7 heures, la dizaine de véhicules brûlés, principalement le long de l’allée Guy-de-Maupassant, ont été retirés et les places de stationnement nettoyées. Si bien qu’en milieu de matinée, seules les traces de brûlé subsistaient au sol. Et pourtant, « c’était la guerre sous mes fenêtres, confie une mère de famille. Il y avait le feu partout, tout autour de la dalle. Mon fils était dans la rue avec ses copains et je lui ai dit de remonter tout de suite quand j’ai vu la police. »

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des véhicules en proie aux flammes, dont certains retournés sur le toit. Les pompiers sont à chaque fois intervenus pour éteindre les divers incendies sous la protection des effectifs de police nationale et municipale mobilisés. « On les a vus faire avec le camion, souffle une dame à sa fenêtre. Ils ont cassé le carreau et lancé le jerricane dedans. Je n’avais jamais vu ça de ma vie ».

Aucun blessé n’est à déplorer parmi les forces d’intervention et les différents sinistres ont pu être circonscrits. Aucune interpellation n’avait encore eu lieu ce mardi matin. « Ce sont des individus très mobiles et il est très difficile pour les forces de l’ordre d’appréhender dans de bonnes conditions de sécurité », explique une source au Parisien.

[…] C’est dans ce même quartier que résidait Sabri, décédé il y a un an jour pour jour le 17 mai 2020, sans qu’aucun lien ne soit établi à ce stade entre ce drame et les violences. Le jeune homme de 18 ans, est mort dans un accident de moto survenu à proximité d’une voiture de police dans un autre quartier de la ville.
Pour la majorité des habitants, en revanche, le lien avec le décès du jeune homme ne fait aucun doute : « Tous les gens du quartier ont vu dans les médias que les policiers avaient été blanchis et que les parents avaient déposé plainte. Un policier a même dit à ma voisine hier soir que les jeunes fêtaient l’anniversaire de la mort de Sabri. Le terme n’est pas adapté, pensez aux parents ! Si on faisait ça à mon fils, je serais contente que les jeunes du quartier le défendent », poursuit une habitante croisée à l’arrêt de bus, décidée à participer à la manifestation « pour la Vérité » du samedi 22 mai. […]

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Plougastel-Daoulas (Finistère) : Le flics municipal joue le shérif, mais sa voiture en paye les frais

Le Télégramme / samedi 22 mai 2021

À 21 h 30, soit après le couvre-feu, dans la nuit de jeudi à vendredi, le policier municipal de Plougastel-Daoulas est intervenu sur le chantier de l’école Mona Ozouf. Sur place, deux serrures ont été fracturées et une dizaine de mineurs prennent à partie le représentant de l’ordre. Tandis qu’il se dirige vers le toit du bâtiment afin de vérifier qu’aucun jeune n’y a accédé et constater d’éventuel dégât, les jeunes s’en prennent à son véhicule de service, brisant les vitres à l’aide de parpaings.

Les gendarmes sont prévenus mais, en raison de la restructuration des services, la brigade du Conquet (soit à plus de 40 km de Plougastel) n’interviendra qu’à 23 h 30. En attendant, le policier municipal a pu appréhender l’un des jeunes et obtenu l’identité des autres. Tous ont été verbalisés pour non-respect du couvre-feu et défaut de masque, les parents ont été prévenus.
Une plainte a également été déposée pour outrage à agent et dégradation de matériel de police.

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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : « Après les pneus, le pare brise »

actuSeine-Saint-Denis / lundi 24 mai 2021

« Après les pneus, le pare brise ». Nathalie Voralek, adjointe à la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en charge de la sécurité et de la tranquillité publique a retrouvé sa voiture avec le pare-brise enfoncé, dimanche 23 mai 2021. 

« La loi du plus fort, l’intimidation voilà le mode de fonctionnement de certains » [comme… la police municipale de Saint-Denis, qu’elle dirige, par exemple ! NdAtt.], a-t-elle dénoncé sur twitter en publiant la photo des dégâts. Un acte de vandalisme qui n’est pas le premier puisque l’élue a déjà retrouvé sa voiture avec les pneus crevés.

Un entêtement qui ne doit rien au hasard selon elle. « C’est clairement ma qualité d’élue à la sécurité qui est visée. Déjà la mise en place de l’extension des horaires, la brigade cynophile, l’armement, le fait que les policiers municipaux commencent à intervenir dans les cités avaient déjà eu pour conséquence des détériorations sur mon véhicule« , indique-t-elle.

Une dégradation qui intervient deux jours à peine après l’inauguration du nouveau centre de supervision urbaine (CSU) de la Ville et ses 93 caméras. « Je pense que la visite de la semaine dernière en compagnie du maire, du bailleur et de la police nationale dans mon quartier couplée à l’annonce de l’ouverture du CSU sont les raisons pour lesquelles mon pare brise a été vandalisé dans le but de m’intimider ». […]

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Angers : Dès que les flics pointent le bout du nez…

Ouest-France / mercredi 26 mai 2021

Les locaux de l’association d’aide à la personne Anjou Accompagnement, avenue Jean-XXIII, dans le quartier de La Roseraie à Angers, ont été vandalisés dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 mai. Des vitres ont été brisées, des objets jetés à l’intérieur et des extincteurs vidés ​confirme Eric Bouillard, procureur de la République. Un scooter a également été incendié et les flammes ont noirci la façade du local associatif.

Les pompiers, appuyés par la police, sont intervenus peu avant 23 heures samedi soir. Les forces de l’ordre ont alors été prises à partie. Selon des témoins, des feux d’artifice ont été tirés en direction des policiers et des projectiles ont été lancés dans leur direction depuis les fenêtres des immeubles alentours. Personne n’a été blessé. Une enquête est ouverte pour identifier les auteurs des dégradations contre les locaux d’Anjou accompagnement.

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Montbéliard et environs (Doubs) : Comme une traînée de poudre

L’Est Républicain / samedi 29 mai 2021

[…] À partir de 22 h 30 et telle une traînée de poudre, des voitures qui se trouvaient entre Bethoncourt et Grand-Charmont, à la lisière de Montbéliard, ont été ciblées par une épidémie de gestes mal intentionnés : trois véhicules incendiés d’un côté, huit autres (stationnés dans une même rue à proximité) ont vu leurs pneus être crevés.

Faut-il y voir le geste d’un seul auteur voire d’une même équipe ? Les gendarmes, qui avaient prévu durant la nuit de samedi à dimanche, de redoubler de vigilance pour éviter une nouvelle flambée du genre, tenteront de répondre à cette question. De leur côté, les policiers enquêtent aussi sur des faits de nature similaire. Peu après 22 h 15, une voiture en feu était signalée avenue du 8-Mai, dans le quartier des Champs Montants à Audincourt, puis, peu avant minuit rue du Docteur Flamand. Simple hasard ou première étape d’une série qui a mis forces de l’ordre et pompiers sur le grill ? Les effets néfastes d’une météo rayonnante se font, déjà, ressentir…

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Lyon : « Lapidez les keufs » 

Lyonmag / mardi 18 mai 2018

« Lapidez les keufs » ou encore « Un bon flic est un flic mort ». Ces tags ont été mis à jour en bas de la montée de la Chana et sur le quai Pierre Scize dans le 5e arrondissement de Lyon. Une découverte qui intervient à la veille d’une « Marche citoyenne » pour la police devant l’Assemblée nationale à Paris. A noter que ce slogan visant les patrons, les banques et les fachos fait référence aux paroles d’une chanson de l’artiste « Youri » intitulée « Jour de manif ». […]

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Marseille : Idem !

La Provence / jeudi 20 mai 2021

 Alors même que la journée d’hier était marquée par une marche citoyenne à Paris en soutien aux policiers, une quinzaine de jours après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon, deux tags ont été découverts hier matin à l’angle du quai de Rive-Neuve et de la rue du Chantier (1er). L’un indiquait « un bon flic est un flic mort » et le second « lapidez les keufs ».

Les deux peintures ont été rapidement effacées par les services de la voirie mais la préfecture de police, considérant ces écrits comme « abjects », a saisi, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens. Une enquête a été ouverte au commissariat de Noailles et, selon nos sources, les investigations vont miser beaucoup sur l’exploitation des images captées par les caméras de vidéoprotectio pour tenter de mettre un ou des noms sur les auteurs de ces menaces et provocation à la violence envers les policiers qui pourraient avoir agi en pleine nuit.

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Chalamont (Ain) : « Vous ne nous protégez plus, vous tuez »

extrait du Progrès / dimanche 23 mai 2021

Dimanche matin 23 mai, c’est le maire, Bruno Charvieux, de passage devant la gendarmerie, qui a découvert que les façades de la gendarmerie étaient recouvertes de tags. C’est la troisième fois que cela se produit. […]

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Yssingeaux (Haute-Loire) : Des tags bien inspirés

La commère43 / vendredi 28 mai 2021

Jeudi, plusieurs tags ont été découverts dans le centre-ville d’Yssingeaux. Dans la rue des Fossés, l’avenue de la Marne et jusqu’à l’hôpital, des grilles de commerces et les murs de l’hôpital ont servi de support pour différents tags.

Selon des caméras, on aperçoit trois silhouettes qui agissent vers 3 heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi. Certains tags relevaient d’insultes vis-à-vis des forces de l’ordre. Outre des commerces, l’hôpital a aussi été tagué… ainsi qu’un véhicule. Les services techniques du centre hospitalier ont depuis nettoyé les traces. Une enquête a été ouverte par les gendarmes.

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A l’intérieur des prisons

Maison d’arrêt d’Aiton : Mutinerie en taule

Le Dauphiné / lundi 31 mai 2021

Dix sapeurs-pompiers sont intervenus à la maison d’arrêt d’Aiton pour un début d’incendie, ce lundi après-midi, 31 mai. Tout a commencé par une mutinerie, à 15 heures, avant qu’un feu ne soit déclaré à 17 heures. Un détenu, intoxiqué par les fumées, a été transporté à l’hôpital.

actupenit / lundi 31 mai 2021

Cinq détenus du centre pénitentiaire d’Aiton se sont retrouvés sur le toit de la prison ce lundi après-midi. La direction de la prison a dû faire appel au Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité de Lyon (ÉRIS69) afin de mettre un terme à l’incident.
Arrivées sur place, les hommes de l’unité d’élite de la Pénitentiaire vont procéder à la maitrise des détenus et à leur réintégration.

Prison de Turin (Italie) : Fabiola en grève de la faim

Il Rovescio / mardi 18 mai 2021

Moi, Fabiola, détenue dans la prison des Vallette depuis le 31 décembre 2020, je commence aujourd’hui, 17 mai 2021, une grève de la faim, parce qu’on me refuse les parloirs avec qui que ce soit mis à part mon père et parce qu’on m’a enlevé les appels vidéo avec mon compagnon à cause d’un problème de contrat téléphonique, mais là on ne me permet pas de les passer même si ce problème a déjà été résolu. Les parloirs avec lui me sont refusés malgré la fait que le juge Elena Massucco ait donné son accord le 24 avril. J’ai décidé que depuis ce matin je ne mangerais plus, jusqu’à quand on ne me garantira pas mon droit à mes liens affectifs.

Pour lui écrire:
Fabiola de Costanzo
Casa Circondariale Lorusso e Cutugno
Via Maria Adelaide Aglietta, 35
10151 – Torino (Italie)

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Santiago (Chili) : Attaque explosive contre Sodexo

Contra Info / lundi 17 mai 2021

Notre plus petit commun dénominateur : l’action insurrectionnelle

Depuis le 22 mars, plusieurs prisonnier.e.s subversif.ve.s et anarchistes ont mené une grève de la faim, pour exiger l’abrogation du décret-loi n° 321, la liberation du camarade Marcelo Villarroel et des prisonnier.e.s de la révolte. Face à ce scénario de lutte anti-carcérale, nous signalons :

1. Dans la nuit du 11 de ce Mai Noir, avant le couvre-feu, nous avons fait détoner un engin explosif devant la façade de l’entreprise SODEXO, à cause de sa responsabilité dans la misère quotidienne qui fait souffrir des milliers de prisonniers et e prisonnières dans les prisons de la démocratie chilienne. SODEXO gère en concession les prisons d’Antofagasta, Iquique, La Serena, Rancagua et El Manzano. Le travail conjoint de la Gendarmeria [le corps de surveillants pénitentiaires du Chili ; NdAtt.], de l’État policer chilien et du capital privé constitue une triade qui montre le business lucratif des prisons-entreprises et réduit à néant la dignité de la population carcérale, en fonction de leurs intérêts économiques et de l’ordre social des riches et des puissants.


2. Nous saluons affectueusement les compas qui ont mené une grève de la faim pendant 50 jours, en démontrant que la combativité pendant son emprisonnement est un outil de résistance à la soumission carcérale et qu’en même temps cela répand le germe de l’action dans les rues. Il est vital de maintenir un rythme de lutte qui accompagne les mobilisations à l’intérieur des prison, sachant que la lutte pour la libération de nos prisonnier.e.s et à propos de leurs conditions d’enfermement est un combat long et sans trêve.

3. L’attaque est possible même dans un contexte de contrôle policier et militaire, elle ne dépend que de notre volonté et de notre envie de combattre. En ce sens, le discours selon lequel toute action révolutionnaire est un coup monté ne fait qu’affecter la combativité de ceux/celles qui s’organisent et qui se dressent dignement contre l’ennemi, en dévalorisant une histoire de lutte qui continue, avec des centaines de compas emprisonné.e.s, blessé.e.s et mort.e.s. Si nous ne croyons pas en nos capacités, la construction d’un nouveau monde ne sera qu’une chimère ; nous appelons à organiser l’attaque dans tous les territoires et dans toutes les réalités.

4. Pendant ce Mai Noir, nous nous souvenons de notre compagnon Mauricio Morales, mort il y a 12 ans au cours d’une action, lorsqu’il essayait d’attaquer l’école de la Gendarmeria. Son souvenir reste brûlant dans les rues et dans l’action multiforme, seulement celles/ceux qui oublient meurent.

NOUS CÉLÉBRONS L’OFFENSIVE ET LE SABOTAGE DANS LE WALLMAPU !
NOUS SALUONS LA RÉVOLTE DANS LE TERRITOIRE COLOMBIEN !
REPRENONS LES RUES, POUR ÉCRASER L’ENNEMI ET LE RÉFORMISME !
VOTER CE WEEK-END* SIGNIFIE CAUTIONNER LE PACTE DE LA CLASSE POLITIQUE ET BRADER LE SANG VERSÉ !

Nous gagnerons par l’anarchie, nous vivrons dans l’autonomie.

Cellules révolutionnaires Nicolás Neira

Note : Le compagnon anarkopunk Nicolás Neira, 15 ans, et mort après avoir été touché par une bombe lacrymogène tirée par la police du ESMAD, lors des affrontements du 1er mai en Colombie [note de Contra Info : le 1er mai 2005].

* Note d’Attaque : le 14 et 15 mai 2021 il y a eu au Chili les « élections constituantes », pour élire une assemblée qui dévira rédiger une nouvelle Constitution. C’est le fruit de l’accord entre le gouvernement et la gauche, présenté comme le « résultat » de la révolte explosée en octobre 2021 (il y a quand-même eu une abstention de 59 % des personnes inscrites).

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