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Santiago (Chili) : Attaque explosive contre le 21ème commissariat, à Estación Central

Contra Info / jeudi 31 décembre 2020

Campagne d’attaque et de vengeance contre les bourreaux.

Acte 1 : Attaque à l’explosif contre le 21ème commissariat, à Estación Central [commune limitrophe de Santiago ; NdAtt.].

Nous revendiquons l’attentat à l’explosif mené le 24 décembre 2020 contre le bâtiment du 21ème commissariat, à Estación Central, avec un engin composée de plus d’un demi kilo de dynamite et d’ANFO [mélange de nitrate d’ammonium et de gazole ; NdAtt.], disposé à l’intérieur d’un tuyau renforcé et muni d’un système d’activation mécanique.

Par ce moyen, nous cherchons l’efficacité et de porter le plus grand dommage possible à l’infrastructure de la police, et même d’atteindre à la vie d’un quelque gros bras en uniforme. Nous précisons que notre attaque n’a pas pour but de nuire aux passant.e.s, c’est pourquoi, pour cette action, nous avons pris toutes les mesures de sécurité nécessaires.

Nous acceptons les changements constants que le mouvement a connus à partir du 18 octobre [2019, le début de la révolte qui a secoué le Chili ; NdAtt.]. Maintenant, les rues ne brûlent plus. Nous ne sommes pas nostalgiques d’un moment précis, nous croyons à l’attaque constante, à l’augmentation et au perfectionnement de nos actions. Étant donné que tout changement est transversal, nous ne sommes pas naïf.ve.s et nous savons que les forces de police se sont perfectionnées, que le contrôle social et la surveillance se sont intensifiés, que la peur de la pandémie et les conséquences des actions d’octobre (répression, persécution, prison) essayent de démobiliser et de réprimer toute manifestation de révolte.

Aujourd’hui, nous cherchons ces points de la ville où nous sommes à nouveau invisibles, nous perfectionnons nos méthodes et aussi nos mouvements.

L’attaque du 21ème commissariat est une action de vengeance pour les centaines de mutilé.e.s et de mort.e.s et les milliers de prisonnier.e.s que la répression et ses appareils ont provoqué le long de l’histoire. Ce qui se renforce dans l’impunité la plus complète depuis le 18 octobre.

Avec cette attaque, nous cherchons à rendre une partie des durs coups que nous avons reçu, en démontrant que la vengeance est possible et en rappelant que ce commissariat est responsable de l’éborgnement d’un jeune rebelle de Villa Portales [un quartier d’Estación Central  ; NdAtt.], qui a été la cible de plus de quatre tirs de la part de la police, le 21 décembre 2019, à l’âge de 17 ans. Ils sont également responsables de la torture des marchands ambulants – ne croyez pas que nous l’avons oublié, nous avons une bonne mémoire.

Avec cette action, nous voulons serrer dans nos bras les compas anarchistes Monica Caballero et Francisco Solar, qui risquent de recevoir de longues peines de la part de l’État. Nous épousons leur intrépide détermination face à l’assaut du pouvoir. Que la chaleur de cette action dépasse les murs qui, en ce moment, les enferment.

Il s’agit aussi d’un geste envers celles/ceux qui maintiennent une attaque constante contre l’État et intensifient les actions offensives dans le Wallmapu.

Cette action est également un appel à étendre, à renforcer et intensifier la nouvelle guérilla urbaine anarchiste. A passer à l’offensive, à se protéger et agir avec prudence, en essayant de faire en sorte que nos attaques soient à chaque fois sont plus durs, plus précis, et à montrer en pratique que tout moment est propice pour l’attaque.

Nous saluons, nous embrassons et encourageons tou.te.s celles/ceux qui embrassent le conflit et assument leur vie dans la guerre contre l’État et le capital.

Que les tueurs et les bourreaux ressentent de la terreur, chaque seconde qui passe nous nous rapprochons.
Nos balles chercheront leurs corps, nos bombes feront exploser leurs maisons.

Dix ans après l’incendie de la prison de San Miguel.
Liberté pour les prisonnier.e.s politiques, Mapuches, Anarchistes et Subversif.ve.s.
Dans n’importe quelle partie du monde, la police est une cible.

Avec Claudia Lopez, Jhony Cariqueo, Mauricio Morales et Sebastián Oversluij dans nos souvenirs.
Que la voix de la dynamite parle à nouveau.
VIVE L’ANARCHIE !

Bande informelle VENGEANCE NOIRE

Bruxelles, Belgique : La police est le pire des virus, détruisons les deux – 11 avril 2020

Samedi 11 avril, en plein confinement (1), des émeutes ont éclaté à Anderlecht dans le quartier autour de la station de métro Clémenceau. Elles se sont prolongées dans la soirée, avec notamment l’attaque en règle d’un commissariat de police et plusieurs feux.

Des jeunes de la commune et d’autres quartiers se sont réunis samedi en début d’après-midi suite à un appel à la vengeance lancé sur les réseaux sociaux pour protester contre un meurtre de la police: la veille au soir, un jeune de 19 ans est mort après avoir été pris en chasse par les flics qui cherchaient à le contrôler. Il s’est fait percuter de plein fouet sur le quai de l’Industrie à Anderlecht par un combi de patrouille venu en renfort.

Rapidement, l’émeute a éclaté, les révoltés lançant pierres et projectiles sur la flicaille qui a répondu avec canon à eau et lacrymo. Plusieurs véhicules de police ont été vandalisés. Une vidéo montrait un jeune homme dérober une arme dans le combi en question. A minuit, l’arme n’avait toujours pas été retrouvée.

Vers 22h, les troubles ont repris avec l’attaque d’un commissariat à coups de pierres: plusieurs vitres ont été brisées. Plus tard dans la nuit, divers feux de véhicules et de mobilier urbain ont été allumés. 

Au total 57 personnes auraient été interpellées lors des émeutes de l’après-midi et de la nuit. 43 d’entre elles seraient en garde à vue.

Quatre véhicules avaient déjà été incendiés volontairement à Anderlecht dans la nuit de vendredi à samedi. Le feu a également été bouté à la citerne d’un camion, qui n’était pas remplie de liquide inflammable, vers 2 h 10 du matin, à Anderlecht.

« La police de la zone Bruxelles-Midi était sur le qui-vive depuis samedi matin à la suite d’appels au rassemblement lancés sur les réseaux sociaux. La police est intervenue, les rassemblements étant interdits, et la situation a évolué en émeutes.
Tout le quartier autour de la station de métro Clémenceau a été bouclé par la police. Un dispositif policier très important a été déployé. Un canon à eau a été envoyé, ainsi qu’un hélicoptère. Des renforts venus d’autres zones de police ont été mobilisés. D’après le bourgmestre d’Anderlecht, une centaine de policiers sont sur les lieux. »

Pour dimanche, le bourgmestre explique à RTL: « Le gros du dispositif a été levé, et il est prévu pour dimanche et lundi des pelotons de renfort, qui seront à disposition au cas où ça dégénère. Mais il n’y a pour l’instant plus d’appels sur les réseaux sociaux pour de nouvelles violences ».

« La famille du jeune Adil a déclaré qu’elle n’était en rien responsable des appels au rassemblement et elle appelle au calme dans le quartier », a déclaré à la RTBF Fabrice Cumps, le bourgmestre d’Anderlecht.

A peine quelques minutes après l’explosion de rage contre les confineurs assassins, la famille du jeune tué appelait au calme, son oncle en tête, cherchant à canaliser la colère et à imposer cette paix sociale qui est la pire des violences. Toutefois, on ne peut pas dire que cela ait eu une quelconque influence réelle sur le cours des événements.

Force aux révoltes à Bruxelles et ailleurs !
Pour la propagation de la révolte !
Que crève l’Etat et ses chiens de garde !

Affiche placardée dans Anderlecht, aperçue lors des émeutes (reçue par mail)

[Repris de divers médias belges, 11 et 12.04.20]

Note:
(1) Cela fait quatre semaines que le confinement obligatoire est instauré en Belgique, que les flics se défoulent dans les quartiers les plus pauvres et sur les plus récalcitrants à ce système. Voir une révolte d’une telle ampleur dans ce contexte ouvre des possibilités d’agir un peu partout et de rendre les coups à l’occupation policière, même si les rues des métropoles sont désertées par la population, ce qui de fait a tendance à isoler les révoltés.