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Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) : Les tritons crêtés brûlent l’école des tritons

reçu par mail / jeudi 29 juillet 2021

Les tritons crêtés brûlent l’école des tritons
Pourquoi nous avons attaqué la Zad.

« Je n’avais tout simplement pas vu par ou passerait l’inévitable réformisme, cette fois, discrètement mais sûrement, là où on parle pourtant d’insurrection et d’autonomie par milliers d’exemplaires. »
Citation de la brochure Le mouvement est mort… Vive la réforme. 2017

La Zad, c’était notre vaisseau pirate, la mère de toutes les Zads. Elle a émergé dans une époque sans issu et c’était comme si le monde devenait un peu plus supportable. Comme une brève lueur, une possibilité qui faisait irruption dans le brouillard épais et poisseux de notre avenir. Pour nous qui menons des vies mouvementées et hors normes, c’était la conscience qu’il y aurait toujours un endroit pour nous recueillir en cas de cavale. Un endroit où l’état ne viendrait jamais nous chercher. Un lieu où l’on trouverait toujours des allié.e.s pour nous nourrir, nous vêtir, nous dissimuler dans les plis de son bocage.

Et cet état justement, qui nous écrase, nous tue, nous pourchasse, il y a trois ans, la Zad lui a été donné par une poignée d’opportunistes. De celles et ceux qui, hier encore, revendiquaient ce territoire comme étant en « sécession ».

Cette odieuse trahison, qui s’est faite dans le dos de celleux qui affrontaient les gendarmes sur les barricades, ne saurait être oubliée. Encore moins quand le komintern local nous pond un projet d’école des Tritons, pour fêter les trois ans de ce qui leur tient lieu de victoire.

Reconstruire sur les Planchettes alors ? Comment ne pas exulter de rage face à cette énième provocation ? Comment ne pas hurler à la vengeance pour l’Est dévastée ?
Et ce lent glissement qui s’est opéré sur zone pour atterrir dans les bras de l’ennemi ? Il nous faut encore une fois refaire le fil de cette horrible histoire, nous demander encore et encore ce qui aurait pu être fait pour éviter ce fiasco. Depuis, on ne trouve plus grand-chose dans les luttes que l’on croise, comme si on était devenu aveugle après ça.

Voici l’histoire tel que nous l’avons vécu.

Pendant longtemps nous avons cru au récit de l’unité et de la diversité des tactiques, comme on a pu le trouver dans les pamphlets sans âmes de Mauvaise Troupe. Les années filent, la vie à la Zad se ponctue entre les embrouilles qui nous fatiguent, et les rumeurs d’expulsions qui nous tracassent. Pour elle, on part dans les pays du sud s’entraîner, on teste des recettes de cocktails molotov, on enterre des coffres plein de matériel dans la forêt de Rohanne.

Oui les années ont filé depuis César, les histoires de prises de bec avec la ferme de Saint-Jean-Du-Tertre se font de plus en plus persistantes. Peu à peu, le visionnaire sobriquet qui lui est attribué entre dans le langage commun, et vient clore les tirades rageuses. Les conflits qui ont débuté autour de clivages de classes(1) s’affirment. A la veille des expulsions, toute une frange des occupant.e.s les plus privilégié.e.s prend ses distances avec le « zadisme »(2), quitte l’AG des habitant.e.s pour créé l’AG des usages : cette nouvelle instance décisionnelle s’arroge le droit de déterminer l’avenir des terres et intègre au processus des orgas citoyennes et associatives, n’ayant rien à voir avec l’occupation.

Début 2018 le pouvoir annonce l’abandon du projet d’aéroport. A la télé, on aperçoit quelques têtes d’occupant.e.s connues qui s’enjaillent à la Vacherie et posent devant les caméras. Ces mêmes têtes qu’on a vu dans tel journal avec une casquette CGT, dans telle émeute en k-way noir. Ces mêmes têtes qui s’engageront arbitrairement et au nom du mouvement à ré-ouvrir la D281(3), nerf de la guerre d’usure qui a mené à la victoire contre l’opération César.

Au lendemain de l’annonce gouvernementale, on assiste au simulacre d’AG où se joue le destin de la route des chicanes. Un des bureaucrates en chef récemment installé pose les bases du dialogue : les gent.e.s n’habitant pas sur zone n’auront pas voix au chapitre. Toutes celleux qui accourraient depuis 10 ans au moindre sursaut, à la moindre fièvre sur ce territoire, voici que d’entrée de jeu, on leur refuse tout droit d’influer sur le destin et la sauvegarde du vaisseau mère.

L’assemblée n’arrivant pas au consensus sur la question de la route des chicanes, c’est l’odieux Julien Durand qui tranchera pour le démantèlement de force, ce avec l’appui du CMDO(4) et de toute la frange plus privilégiée du mouvement(5). Dans cette vidéo affligeante(6) tournée par le groupe G.R.O.I.X, on peut voir (5’29) le CMDO expulser une cabane à la place de la police. Dans les secondes qui précèdent, l’ignoble Julien Durand nous explique la stratégie en cours.

Le 26 janvier, la sympathique Camille raconte aux caméras que le démantèlement de la D281 est une décision qui a été prise collectivement par l’ensemble du mouvement(7). On la verra quelques mois plus tard trinquer avec la préfète Nicole Klein en visite de reconquête(8), accompagnée de ses amis de la Riotière et de Saint-Jean-Du-Traitre, donc.

C’est tout un appareil de coercition et de normalisation que le gouvernement révèle alors au grand jour, sans même avoir aligné un seul pion sur la zone.

Cette mainmise progressive qui s’est opérée sur la Zad nous laisse un sentiment de déjà-vu :
la construction d’une mythologie fondatrice se réclamant de victoires passées (Plogoff, Larzac), l’incarnation d’un mouvement à travers un « Nous » qui oriente le récit à priori, puisqu’il n’engage que les franges les plus réformistes et fréquentables du mouvement, l’usage d’une novlangue qui ratisse large : les squats sont devenus des communs, le glacial « camarade » a remplacé les « copaines ». Toute une littérature se déploie où l’on parle d’usage plutôt que de propriété, de libération des terres plutôt que de foncier.

Puis, ce visage froid et autoritaire, qui nous semble soudain familier, s’autorise quelques gestes grossiers, peut-être pour faire savoir que la coercition ne prendra pas que les détours de la politique et peut aussi se montrer plus menaçante : en octobre un occupant opposé au démantèlement de la D281 et ayant dégradé un morceau de la route est tabassé, mis dans un coffre et abandonné ligoté devant un hôpital psychiatrique(9). Début novembre le CMDO censure un texte expliquant le départ de radio Klaxon(10) de la Zad.

Mais, tout.e.s celleux qui étaient loin de ses intrigues ont néanmoins accouru aux premiers crissements de bottes sur la zone. Quelle sensation étrange que se battre à nouveau sur la Zad, 6 ans après César, et de n’y trouver qu’une masse uniforme et guerrière apparentée au cortège de tête et stagnant impuissante devant les barricades. Où sont passés les clowns ? Où sont passés les désobeissant.e.s ? Et la vieille dame qui jetait des navets sur les tractopelles ? Esthétiquement, quelque chose s’est appauvri.

Mais ce n’est pas tout, les « soutiens » sont cantonné.e.s dans certains secteurs et maintenu.es dans l’ignorance la plus totale des négociations en cours. Sur les barricades, le CMDO est aux abonnés absent et la Mauvais Troupe semble si préoccupée à l’idée de « Défendre la Zad » qu’elle est en voyage touristique en pays Basque(11). De l’ouest nous parvient la rumeur d’un groupe très important de copaines venu.e.s en découdre qui s’est fait refoulé par les habitant.e.s.

Pas besoin d’être un.e bureaucrate de science Po’ pour comprendre qu’il y a anguille sous roche. Le 20 avril 2018, alors que des centaines de personnes affluent de toute l’europe pour défendre la Zad, croulent depuis deux semaines sous les gaz et les éclats de grenades, le CMDO trahit la lutte et cède à la préfecture les dossiers de normalisations réclamés par l’état, qui ne comprennent que les bâtiments en dur(12).

Les membres du CMDO expliquent alors aux médias avoir fait un pas en avant vers l’état et attendent un pas de sa part en retour. A cela, voici ce que la préfète Nicole Klein répond : « Si vous voulez je me suis dit qu’ils auraient pu faire ça bien avant. Ils ont fait un travail considérable, ils nous ont présenté des tableaux, des noms, des projets, donc ils ont fait le travail. Ca veut dire qu’illes étaient quand même presque prêt. » De là à imaginer que certains lieux auraient négociés leur sauvegarde en amont des expulsions relèverait du complot, n’est-ce pas ?

Dans ce climat délétère, où les masques tombent peu à peu, la palme du retournement de veste revient à l’écrivain Alessi Dell’Umbria, qui au travers du média Lundi Matin nous expliquait le 19 avril : « le scandale que seraient des zadistes se livrant pieds et poings liés aux services administratifs précisément chargés de piloter la liquidation du monde paysan. Se soumettre à leurs normes et leurs procédures ubuesques, faites pour ne laisser subsister qu’agro-industriels »(13). Puis, le 1er mai, cite sans rougir un paysan historique de la lutte : « En toute guerre, les ennemis négocient… C’est l’évidence. »(14) L’évidence ! On a la l’illustration parfaite de la réversibilité de l’autonomie française.

Le 14 mai, le gouvernement annonce que sur les 40 dossiers déposés en préfecture, 15 sont éligibles pour la signature d’un bail précaire. Le 14 septembre, l’état français officialise sa reconquête du territoire perdu de la république(8).

Par la suite le CMDO et consorts largueront les amarres avec l’héritage insurrectionnel sur lequel illes ont fait leur beurre. Mauvaise troupe déploiera un storytelling grossier sur la victoire à Notre-Dame-Des-Landes, à l’intention d’un public composé d’écologistes de la dernière heure et de classes plus aisé.e.s. Public à même de lâcher l’obole qui « libérera la terre » en achetant du foncier(15). Par hasard on découvrira dans un magazine de biocoop un reportage photo où des occupant.e.s posent, sans honte, cagoulé.e.s et jouant du violon devant une barricade(16). Quelques semaines après les expulsions, la désormais grabataire « Maison de la Grève » aura même l’audace de qualifier la zone de « machine de guerre communiste »(17).

Nous savons qu’historiquement, le mode d’organisation et de pensée à l’origine de la compromission avec l’état et l’économie prend racine dans le milieu « appeliste ». Pour autant, nous pensons qu’il est absurde de circonscrire aujourd’hui ces pratiques à ce réseau historique. Si la pensée dominante, au sein de l’autonomie, est de près ou de loin profondément orientée par les imaginaires du comité invisible, on l’a vu ses dernières années se teinter d’un vernis féministe et écologiste pour asseoir ses logiques de recrutement.

Clou de cet authentique fiasco qu’est la défense de la Zad, le CMDO annonce, pour les 3 ans de sa victoire, la construction d’une Ecole des Tritons dans un des lieux historique détruit pendant les expulsions : les Planchettes.

Dans la bataille qui s’est jouée là-bas et qui se joue ailleurs à chacun des instants de nos vies, nous essayons de tisser une réalité pour pouvoir vivre.
Alors que le capitalisme et l’ensemble des systèmes de domination, de leurs côtés façonnent et imposent une trame commune nous obligeant à agir depuis cette réalité, la Zad apparaissait comme un îlot accueillant.
C’est vrai, pour se défaire de la tyrannie de cette bête qui mange les autres réalités, il faut sans doute façonner un univers qui nous soit propre et qui, à l’aide de notre ruse et de notre détermination, ne sera pas englouti.

En premier lieu, ce que nous avons redécouvert à la Zad, sur les Zads, c’est la forêt. Là où certain.es ne percevaient qu’usages et sommes sonnante et trébuchante de ressources pour construire l’autonomie, nous avons de notre côté redécouvert la possibilité d’une vie radicalement autre. Cette vie a été pour nous un apprentissage de la liberté. La Zad est avant tout, pour nous, l’histoire d’une partie du monde occidental redécouvrant la possibilité d’une vie en dehors du principe de civilisation.
Un peu plus loin de la ville, écarté.e.s des injonctions familiales, des obligations militantes, des logiques productivistes que l’on retrouve jusque dans nos soit disant zones libérées, avec ses cortèges de fantasmes et ses figures messianiques, nous avons recommencé à vivre une vie plus pleine et complexe.

Là, nous avons entrevu des possibilités pour nous réfugier et réapprendre, réinventer humblement nos petits mondes de cabanes, façonnant les prémices d’une magie nouvelle, nous cachant aux yeux de celleux qui imposent leurs lois, pour mieux resurgir et attaquer.

D’autres, au contraire, y ont perçus avant tout, la possibilité de nouveaux espaces à réaménager, de calories à extraire du sol. La lutte s’est bientôt traduite dans une logique comptable, de lieux à sauver et de terres à cultiver. Encore une fois, la planification militante et matérialiste a eu raison de la dimension poétique et sensible, qui fait qu’une révolte n’est pas qu’un amas technique à opposer au monde, mais bel et bien une manière de vivre.

Celleux qui stratégisent et planifient froidement les luttes à notre place pourront toujours nous parler de sensible, de recomposition des mondes et d’alliances. Leur regard sur la nature n’est que ce qui se fait de mieux en matière d’écologie dominante : un décalage de point de vue réformiste qui résonne suffisamment dans l’air du temps pour occuper des places et s’imposer comme nouveau système de gouvernementalité.

Il est vrai qu’à l’heure de l’altermondialisme, la domination n’a eu de cesse de progresser en se recomposant. Ce petit combat tranquille, sous couvert d’inclusivité, de reconnaissance mutuelle de médiation, de dialogue, apparaît comme la stratégie contemporaine pour se rapprocher de ce qui était, jusqu’alors, parfaitement différent pour mieux l’atteindre et l’assimiler. L’alliance profite à chacun, la recomposition absorbe et érode le plus fragile.

Rapidement, la frange dominante de la Zad, incarnée par la politique du CMDO, fidèle à la logique partisane de ses membres les plus éminents, s’est érigée en rouleau compresseur politique.
Cette réalité, à l’instar des différents systèmes de domination, n’a eu de cesse de vouloir absorber, dévorer, digérer et dissoudre ce qui ne lui était pas semblable.
Quand un monde stratégise coûte que coûte son essor, optimise et oriente sa croissance sans prendre en compte l’éthique qui était pourtant le ferment de sa révolte, il rejoint le cortège des mondes de mort et d’anéantissement à combattre.

Vous pourrez toujours nous parler de mésanges charbonnières et de renouée du Japon. Vous attendez des plantes et des oiseaux qu’ils réalisent vos propres plans, persuadé.e.s de la légitimité de votre entreprise. Ainsi, vous reconduisez l’aliénation matérialiste des luttes sociales et ouvrières jusque sur les terrains sauvages, prêtant des intentions communes avec ce qui ne vous est pas semblable pour mieux l’assimiler. Mais il est des choses que ni vous, ni les assoiffés de contrôle gouvernementaux ne contrôleront jamais. Tant mieux.

Tout a été fait pour que, de la diversité incroyable des rapports au monde présents à la Zad, ne subsiste que la triomphante vitrine des vainqueurs.
Celleux qui ont organisé le monopole de leur présence en négociant avec l’État, celleux qui regardaient de loin quand les cabanes se faisaient raser par les gendarmes, ont fait émerger dans leur mégalomanie un ensemble de signes, de pratiques et de croyances, pour continuer le travail de colonisation de nos imaginaires.

Bientôt, à nos bivouacs dans la forêt s’est substituée la gestion forestière.
Là où nous tentions de réapprendre des rapports directs aux conflits interindividuels et collectifs, illes parlaient de médiation communautaire.
Les achats fonciers sont devenus dans leur bouche des prises de terre.
Le non-utilitarisme du vivant, a été remplacé par le fait de choisir dans les assemblées quel arbres illes couperaient.
Les tribus de sans terres, sans droit de propriété ont finis terrassés par les collectifs paysans.
La soit disant horizontalité communale a fait voler en éclat la libre association individuelle.

Quoi qu’il en soit pour nous, mieux vaut le feu que leur fausse paix.

Leur écologie de musée est un mensonge. Certain.e.s des vies libérées ont plus appris parmi les haies et les futaies de la zone qu’il n’en sera jamais enseigné sur les bancs auto-construits de leur école.
Les véritables espaces d’apprentissages, illes les ont condamnés. Votre école, comme le reste, n’est qu’un rouage de plus pour fabriquer un monde à votre image.

De notre côté, nous avons appris que bien des écueils et des difficultés peuvent se cacher à travers les voies de l’émancipation, que ce qui nous fait face peut prendre bien des formes et qu’il n’est jamais trop tard pour rendre les coups. Les runes de protection sur les charpentes n’y changeront rien.

Compas zapatistes, écoutez et regardez celleux qui vous accueillent.
Vous saurez sans doute lire, au delà des masques hypocrites, la froideur et le calcul de celleux qui se disent être sorti.e.s de la terreur arbitraire de la domination pour mieux la reconduire selon leurs termes.

A l’image des guerres indiennes, certaines tribus s’allient avec l’envahisseur. Même si la survie d’un peuple impose circonstanciellement un tel choix et qu’il serait compliqué ici d’en débattre, il n’était pourtant sur zone question que d’un peu de terre.

Nul chemin n’est parfait. Certains ont un cœur. D’autres ne sont qu’un souffle d’arrogance et de calcul.

Pour toutes ces raisons nous avons décidé de frapper au coeur de cette logique d’expansion qui domine désormais la Zad et celleux qui s’y associent. La construction d’une Ecole de la terre en plein coeur de l’Est, dévastée par l’abandon du combat, méritait une réponse claire.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, nous nous sommes faufilés entre chien et loup aux Planchettes ou se trouve le chantier de la futur bâtisse. Alors que nous nous attendions à trouver un ouvrage sur le point d’être terminé, nous sommes tombés nez à nez avec une charpente nue scellée dans une dalle de béton. N’ayant pas la possibilité de brûler l’entièreté des lieux, nous avons attaqué les poutres principales en les sciant, avant d’amonceler à leur pieds des amas de bois de construction afin d’y mettre le feu. D’autre part nous avons pris soin de lacérer la totalité des tentes et structures de chantier présentes sur place.
Pendant notre opération, une personne se trouvait dans un habitat à quelques mètres. Cela ne nous a empêché, ni de chier dans leurs chiottes sèches, ni d’accomplir notre vengeance. Nous avons attendu patiemment que sa frontale s’éteigne et avons allumé nos différents incendies avant de nous évanouir dans la nuit.

Nous dédions cette action à toutes les personnes qui ont subit la logique délétère et répressive imposée par le CMDO et son monde.

Des esprits

(1) « A propos de mépris de classe »
(2) « Le mouvement est mort…Vive la réforme »
(3) Conférence de Presse sur la ZAD – 17 janvier 2018
(4) Définition de Zadissidences 2 : « Comité pour le Maintien De l’Occupation » est un regroupement d’occupant-es de divers lieux de la Zad, dont les initiatives sont principalement axées sur l’organisation avec les « composantes du mouvement » pour des évènements spectaculaires contre l’aéroport et pour imaginer un « avenir sans aéroport ». Ce groupe au départ secret s’est peu à peu « autonomisé » du reste de l’occupation, n’acceptant pas les critiques qui pouvaient, une fois son existence connue, leur être faites sur leurs méthodes qui privatisaient avec les autres « composantes » les décisions du mouvement.
(5) Zadissidences 1, voir l’article « Contre l’aéroport – et pour son monde, ou quoi ? »
(6) https://www.youtube.com/watch?v=TMw1dpEeSEE
(7) NDDL: l’ex-« route des chicanes » dégagée
(8) France 3 TV, « Notre Dame des Landes : La reconquête »
(9) ZAD de Notre-Dame-des-Landes : Perquisitions en cours (MAJ du 25/01)
(10) Notre-Dame-des-Landes: Silence Radio. Radio Klaxon est morte… vivent les radios pirates!
(11) 15 mai 2018 « Découvrir Errekaleor, Un quartier intégralement squatté au Pays basque nouvelle brochure de la Mauvaise troupe »
(12) Notre-Dame-Des-landes: 40 projets nominatifs ont été déposés
(13) https://lundi.am/ZAD-pour-l-autodefense-et-la-communalite-par-Alessi-Dell-Umbria
(14) https://lundi.am/ETRE-SUR-ZONE-Par-Alessi-Dell-Umbria
(15) https://encommun.eco/
(16) Magazine Kaizen n°52
(17) Lundi Matin, la Zad est morte, vive la Zad.

Des mauvais moments pour les bleus (mi-juillet 2021)

14 juillet, faire la fête aux poulets

extrait du Parisien / mercredi 14 juillet 2021

Comme chaque année, la nuit du 13 au 14 juillet a été émaillée par une série d’incidents. Le bilan est toutefois plus mesuré que l’an dernier : au total, 294 voitures ont été brûlées sur l’ensemble du territoire, contre 397 l’an dernier, soit une baisse de 35 %, a indiqué au Parisien une source policière. Dans le détail, 78 véhicules sont partis en fumée à Paris et sa petite couronne, soit une baisse de 39 % par rapport à 2020 [il faut dire qu’il pleuvait… NdAtt.].


Par ailleurs, 249 personnes ont été interpellées en France, dont 201 ont été placées en garde à vue la nuit dernière indique de son côté Franceinfo, qui précise que deux policiers ont été blessés. Enfin, plus de 170 interpellations ont été menées à Paris, nous confirme une source policière.

Comme d’habitude, le ministère de l’Intérieur ne communique plus les bilans chiffrés des violences urbaines durant les célébrations du 14 juillet […].

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Evreux : Le SuperU en feu

La Dépêche d’Evreux / mercredi 14 juillet 2021

[…] Vers 23 h, alors que le traditionnel feu d’artifice résonnait dans le stade municipal d’Évreux, des petits groupes de jeunes ont commencé à se rassembler autour de la place Kennedy. Vêtus de noir, cagoulés et armés de mortiers de feux d’artifice, ils ont commencé par tirer quelques fusées au-dessus des immeubles.

Mêlés à de très jeunes enfants et aux nombreux curieux qui sillonnaient le quartier, ils n’ont pas tardé à allumer des feux au milieu de la chaussée pour tenter de barrer l’accès au secteur de la place Kennedy.

Plusieurs feux de poubelles brûlaient quand les policiers, épaulés par les CRS, les ont dispersés une première fois en tirant quelques grenades lacrymogènes. Le scénario s’est répété jusqu’à ce que, vers 3 h du matin, le quartier redevienne calme.

Vers 2 h, après plusieurs interpellations, un camion nacelle stationné rue de Rugby avait toutefois été incendié par les derniers groupes encore présents dans les rues. Un incendie rapidement maîtrisé par les sapeurs pompiers d’Évreux, intervenus sous la protection de la Police Nationale.

Un peu plus tôt, vers 0 h 45, des jeunes qui circulaient en centre-ville ont mis le feu au local qui abrite les Caddies du Super U, situé boulevard Pasteur. Seize pompiers se sont rendus sur place pour éteindre l’incendie avant qu’il ne se propage à l’ensemble du supermarché. Mercredi matin, après une nuit maîtrisée par les forces de l’ordre, la grande surface a pu ouvrir ses portes, seul sa façade ayant été endommagée.

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Territoire de Belfort et Pays de Montbéliard : Viser les flics, cramer leurs caméras

France Bleu / mercredi 14 juillet 2021

Il y a eu de nouvelles violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi dans le Pays de Montbéliard et dans le Territoire de Belfort. Ces violences se sont produites de 22H40 à 3 heures du matin sur les communes de Grand-Charmont, Valentigney, Montbéliard et Belfort avec des feux de poubelles et des pétards.

Sur Grand-Charmont et Belfort, les gendarmes et les policiers ont même essuyé des tirs de mortier à chaque intervention, mais sans blessés, ni dégâts. Les policiers belfortains ont du intervenir en nombre dans le quartier des Glacis car des individus menaçaient de mettre le feu à la vidéo-surveillance. 

Dans le Territoire de Belfort et en Haute-Saône, les pompiers sont également intervenus une trentaine de fois pour des feux de poubelles, à Delle, Belfort et Héricourt.

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Yvelines : Des voitures en feu pour attirer les bleus

78actu / mercredi 14 juillet 2021

Plus de 25 véhicules détruits et trois blessés. C’est le triste bilan de la nuit dans les Yvelines.

C’est à Mantes-la-Jolie que les heurts ont été les plus nombreux. Tout à commencé peu après minuit. L’incendie de deux véhicules ont déclenché l’intervention des forces de l’ordre, lesquels ont été pris au milieu d’un groupe hostile d’une cinquantaine de personnes. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de leur armement pour disperser les fauteurs de trouble.
Les affrontements se sont ensuite déroulés tout au long de a nuit, jusqu’à 4 heures du matin entre la rue Lavoisier, le boulevard Clemenceau et la rue Pierre de Ronsard, en plein cœur du Val Fourré. A chaque fois, forces de l’ordre et pompiers intervenaient pour des véhicules incendiés.
Des quartiers de Trappes et Sartrouville n’ont pas non plus été épargnés par cette nuit de violences urbaines, malheureusement habituelles lors des festivités de la fête nationale.

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Métropole de Lyon : Des nombreux feux de voitures

Lyon Mag / mercredi 14 juillet 2021

De nombreux feux volontaires ont nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers à Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Meyzieu, Saint-Priest ou encore à Rillieux-la-Pape.

C’est sur cette dernière commune que les incendies volontaires semblent avoir été les plus nombreux. Selon nos informations, ce sont au moins une dizaine de voitures qui ont été réduites en cendres. Comme ailleurs dans l’agglomération lyonnaise, des poubelles ont également été mises à feu.
Des jets de mortiers ont aussi été constatés, notamment du côté de Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, où des lignes TCL ont été déviées dans la soirée pour éviter tout incident.

De quoi laisser craindre une nouvelle flambée de violence dans la nuit de mercredi à jeudi, en marge des festivités de la Fête Nationale. Pour tenter d’empêcher des agissements similaires, la préfecture du Rhône avait annoncé des renforts pour mardi et mercredi, avec au total 450 policiers déployés sur le territoire de la Métropole de Lyon, avec l’appui de 200 sapeurs-pompiers le premier jour et 250 le second.

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Essonne : Une nuit relativement calme

Le Parisien / mercredi 14 juillet 2021

Des voitures et des poubelles incendiées mais aussi des tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre. En Essonne, quelques débordements ont rythmé la nuit du 13 au 14 juillet, principalement à Montgeron, Les Ulis et Sainte-Geneviève-des-Bois et Juvisy-sur-Orge.

À Montgeron, deux personnes ont été interpellées après des tirs de mortiers d’artifice sur les policiers, des feux de poubelles et l’incendie d’une voiture dans le quartier La Forêt. « Des projectiles ont été jetés sur les collègues qui intervenaient, note un policier. Mais il n’y a eu aucun blessé. » Contactée, la maire LR Sylvie Carillon confirme les faits. « La police a patrouillé toute la nuit, explique-t-elle. En prévision, nous avions demandé aux bailleurs et aux habitants de rentrer leurs poubelles et leurs encombrants. Tout est rentré dans l’ordre, les services de la mairie ont tout nettoyé au plus vite. »

Aux Ulis, plusieurs tirs de mortiers ont réveillé les habitants. Trois personnes ont d’ailleurs été interpellées. « Il n’y a ni blessés, ni dégâts matériels, rassure le maire Clovis Cassan (PS). Ces tirs ont eu lieu en centre-ville. Malgré tout, c’est l’un des 14 juillet les plus calmes qu’on ait connus. »

« La nuit a été relativement calme, abonde Christian Toussaint du Wast, du syndicat Alliance Police Nationale. Il y a eu quelques tirs de mortier dans le quartier de La Croix-Blanche à Vigneux-sur-Seine et aux Pyramides à Évry-Courcouronnes. Une voiture a également été brûlée à la Grande Borne à Grigny. Nous souhaitons surtout un prompt rétablissement à l’un de nos collègues qui a été blessé à Brunoy. »

À Juvisy-sur-Orge, des tirs de mortiers et trois voitures incendiées ont été enregistrés. Enfin, à Sainte-Geneviève-des-Bois, les policiers nationaux et municipaux ont été pris à partie par une trentaine de personnes armées de barres de fer et de mortiers. Un policier municipal a été légèrement blessé dans les affrontements. « Concernant les violences urbaines, nous traversons une période plus calme depuis le début de l’été, analyse Guillaume Roux du syndicat Unité-SGP 91. Mais ces récents événements montrent que tout cela reste encore très sensible. »

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Valence : Le feu d’artifice ? Oui, mais sur les keufs

Le Dauphiné / mercredi 14 juillet 2021

Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 juillet, le quartier Fontbarlettes à Valence, a été le théâtre de violences urbaines. Intervenant pour un feu de poubelle et des feux d’artifice sauvages peu après minuit, les policiers valentinois ont été visés par des tirs de mortiers et par différents projectiles. Ces incidents n’ont pas fait de blessé. []

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Les deux premières semaines du mois

Les Sables-d’Olonne (Vendée) : Les flics hors de la plage !

France Bleu / lundi 5 juillet 2021

L’été s’annonce décidément compliqué aux Sables d’Olonne : comme le week-end précédent, de nouveaux affrontements entre bandes de jeunes et policiers se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche. Les renforts de CRS arrivés le vendredi n’y ont rien changé, et pour cause : leur vacation s’arrête à minuit.

Les heurts ont commencé vers 2 heures du matin. 150 jeunes, armés de canettes, pavés ou cailloux, ont décidé de s’en prendre à des policiers en patrouille, en leur jetant divers projectiles. Huit fonctionnaires de police, aidés par des policiers municipaux, ont eu toutes les peines du monde à maîtriser la situation. Ils ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes. Un policier a été légèrement blessé au visage, une voiture de police a été dégradée, ainsi qu’un vitrine. 

C’est seulement vers 5h du matin que le calme est revenu. Deux personnes ont été arrêtées. L’une d’elles n’avait rien à voir avec les faits, mais l’autre, un jeune Nazairien, a été placé en garde à vue. Il a été jugé ce lundi en comparution immédiate et condamné à six mois de prison ferme, avant d’être incarcéré à Fontenay-le-Comte.

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La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) : Fêter la fin du lycée, caillasser du flic… vive la jeunesse !

France Bleu / samedi 10 juillet 2021

Depuis les résultats du baccalauréat, des jeunes se réunissent sur la plage de La Baule en nombre. Ils forment des petits groupes pouvant atteindre un total de plusieurs centaines de personnes. Dans la nuit de vendredi à samedi, ils étaient près de 300 au total selon les forces de l’ordre. La soirée se passait tranquillement jusqu’à ce qu’un groupe d’une vingtaine d’individus essaient de se réfugier sur la terrasse du Punch In Baule, un bar situé près de la plage.

Le gérant refuse alors de les laisser passer. Ce dernier était inquiet de voir un un tel groupe essayer de venir sur sa terrasse. Il fait alors appel à la police pour vérifier que son mobilier ne soit pas endommagé. Vers 3h20, les forces de l’ordre tentent alors de calmer le jeu, ces derniers reçoivent en échange des projectiles et des tirs de feux d’artifices. Dix agents des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) prévus en renfort viennent alors aider des effectifs locaux.

Les fonctionnaires font alors usage de grenades lacrymogène, d’une grenade de désencerclement et d’un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Les 300 jeunes ne se dispersent que peu. L’un d’entre eux est touché par le tir de LBD alors qu’il tirait un feu d’artifice selon les forces de l’ordre. Le projectile rate sa cible et atterrit sur un véhicule quelques mètres derrière les forces de l’ordre, sans causer de dégâts.

Le jeune prend alors la fuite, quelques policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) se lancent à sa poursuite. En pleine fuite, il tombe dans des marches et il est interpellé. Du haut de ses 16 ans, le jeune est sous le coup d’une mesure d’éloignement du territoire. Il a été placé en garde à vue et doit être auditionné dans la journée. Le reste des fêtards est totalement dispersé aux alentours de 4h du matin.

Il s’agit de la seconde nuit de violences à La Baule. Déjà ce jeudi soir, deux groupes de jeunes voulaient en venir aux mains avant l’intervention de quelques CRS. Ces derniers se sont retrouvés comme cible principale des deux groupes. Un des fonctionnaires a été frappé à la tête par un coup de selle de vélo. Il a eu plusieurs points de suture. []

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Aix-les-Bains (Savoie) : Un dent contre les divertissements des riches (et ceux qui les défendent)

L’Essor Savoyard / lundi 12 juillet 2021

Les faits se sont déroulés tôt dans la nuit du samedi 10 juillet. Vers 2 heures du matin, un homme s’en prend à une porte du Casino Grand Cercle à Aix-les-Bains. La police est appelée pour intervenir.
Lorsqu’elles arrivent sur place, les forces de l’ordre interpellent le suspect. Visiblement non-content de la tournure des événements, celui-ci brise à coup de tête la vitre d’un des véhicules de police. L’individu a été arrêté et est poursuivi pour dégradations volontaires.

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Angers : La prison pour personne !

Ouest-France / jeudi 8 juillet 2021 

Il y a eu quelques échauffourées, mercredi soir 7 juillet vers 23 heures, aux environs du palais de justice d’Angers, à l’énoncé du délibéré sur l’affaire du « point de deal » de la rue Abel-Chantreau, dans la Doutre à Angers.

Six jeunes, âgés de 18 à 23 ans étaient poursuivis pour avoir monté, entre janvier et juin 2021, une sorte de drive où il était possible d’acheter de la drogue sans même quitter sa voiture.
Au prononcé des peines, mercredi soir 7 juillet à 22h45, entre 3 ans de prison dont 6 avec sursis probatoire et 18 mois dont 10 avec sursis, il y a eu de vives protestations dans la salle, majoritairement acquise à la cause des prévenus.
L’ambiance s’est dégradée à l’extérieur du palais de justice, près du sas où sortaient les escortes qui ramenaient les intéressés vers la maison d’arrêt.
Un groupe d’une trentaine de personnes est soudain devenu plus menaçant à l’endroit des forces de l’ordre qui ont dû user de gaz lacrymogène. Les policiers annoncent deux blessés légers dans leurs rangs. Le calme est rapidement revenu ensuite.

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Arras : Des tags contre les flics

La Voix du Nord / samedi 10 juillet 2021

Une vingtaine de tags incitant à la haine et à la violence contre les forces de l’ordre sont apparus dans plusieurs lieux d’Arras dans la nuit de vendredi à samedi, notamment aux abords du stade Degouve. [article payant ; NdAtt.]

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Contre les yeux de la police et ceux qui les installent

Creil (Oise) : Retour de flamme pour ceux qui installent des caméras de vidéosurveillance

ActuOise / vendredi 9 juillet 2021

Entre le 7 et le 8 juillet, un incendie a obligé les sapeurs-pompiers à intervenir toute la nuit à Creil (Oise). C’est dans le bâtiment de Suez, la Lyonnaise des eaux, que le feu s’est déclaré. Selon Jean-Claude Villemain, maire de la commune, ce feu pourrait être d’origine criminelle.

En effet, des caméras venaient d’être installées dans ce secteur touché par le trafic de stupéfiants. Pour l’édile, si elle est avérée, cette action viserait à ralentir le déploiement de la vidéosurveillance dans la commune. « La ville de Creil ne reculera pas et le programme prévu sera maintenu », a-t-il assuré.

Des tirs de mortiers d’artifices avaient déjà été signalés dans la journée du mercredi 7 juillet. Pour éviter une résurgence des scènes de violence, Jean-Claude Villemain a demandé le soutien des services de l’Etat.

D’une part en accélérant l’arrivée des renforts de police prévus. D’autre part en mobilisant une compagnie de CRS sur le territoire.

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Belfort : La troisième fois sera la bonne !

L’Est Républicain / samedi 10 juillet 2021 

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juillet, pompiers et policiers sont intervenus rue de Moscou dans le quartier des Résidences à Belfort.
Pour le deuxième soir de suite, des individus ont tenté d’incendier une caméra de vidéosurveillance. Le début d’incendie a été rapidement maîtrisé.
Plus tard dans la nuit, ce sont des pneus qui ont été brûlés au milieu de la chaussée. Sans danger, ce deuxième feu n’a entraîné aucune intervention.
Une enquête a été ouverte par la police pour retrouver les auteurs de ces dégradations.

Guérande (Loire-Atlantique) : et les billets se mirent à voler dans les airs

Guérande. Un distributeur de billets détruit par une bombe
artisanale
Ouest France, 18 juin 2021

Un acte de vandalisme a provoqué la destruction d’un distributeur automatique de billets (DAB), situé au 1, rue Saint-Exupéry, à la Madeleine. L’explosion d’une bombe artisanale a eu lieu vers 2 h du matin, vendredi 18 juin, soufflant le bâtiment abritant le distributeur automatique de billets et les toilettes publiques, à côté de la mairie annexe de La Madeleine.

L’explosion a provoqué une fuite d’eau au niveau des toilettes publiques détruites. Intervenus à 2 h 12 sur le lieu de l’explosion, les six sapeurs-pompiers mobilisés ont procédé à l’extinction de quelques foyers résiduels après l’explosion. Ils ont confié la gestion de la coupure d’eau à la Saur-Sepig. Les nombreux billets répandus sur la chaussée à la suite de la destruction du DAB ont été laissés à disposition de l’enquête de gendarmerie.

Des mauvais moments pour les bleus (mi-mai 2021)

Rive-de-Gier (Loire) : En plein dans le mille !

Le Parisien / vendredi 14 mai 2021

L’équipage s’était initialement déplacé pour un tapage nocturne, puis la situation a dégénéré. Victime d’un jet de projectile dans la nuit de jeudi à vendredi à Rive-de-Gier (Loire), un policier se trouve actuellement en réanimation. Son pronostic vital est engagé, a précisé ce vendredi Cédric Esson, le directeur départemental de la sécurité publique de la Loire, lors d’une conférence de presse. Les auteurs de l’agression, eux, sont en fuite.

Ce fonctionnaire de police âgé de 50 ans est intervenu vers 00h20 à Rive-de-Gier, avec des collègues, afin de constater la présence d’un groupe de perturbateurs sur la voie publique. Ces derniers étaient accusés de tapage nocturne, dans le quartier du Grand pont, selon Vincent Bony, le maire PCF de Rive-de-Gier, qui a dit auprès de l’AFP « condamner fermement cette agression inacceptable ».

Le petit groupe composé d’une quinzaine de personnes a vivement réagi à l’arrivée des policiers, composé d‘un équipage de trois fonctionnaires du commissariat de Saint-Chamond chargés de veiller à l’application du couvre-feu. Visiblement « alcoolisés », selon Cédric Esson, ces individus leur ont lancé des projectiles, notamment des bouteilles, morceaux de parpaings et canettes en aluminium, en les prenant à partie. Les fonctionnaires ont riposté en utilisant des grenades lacrymogènes, indique une source policière au Parisien.

Selon le procureur adjoint de la République de Saint-Etienne, André Merle, également sollicité par l’agence de presse, « les individus ont dans un premier temps refusé de partir, invoquant l’Aïd (la fête musulmane qui marque la fin du ramadan), puis lancé des projectiles en direction des policiers ».

C’est au milieu de ces heurts que le brigadier-chef, qui aurait tenté de rejoindre son véhicule pour se mettre à l’abri, a reçu un projectile, au niveau de la pommette droite, provoquant une perte de connaissance. Ses collègues, qui allaient amorcer un repli, l’ont trouvé inerte, allongé au sol.

[…] Souffrant d’un hématome sous-dural, le policier a été transféré à l’hôpital Nord de Saint-Etienne et se trouve aujourd’hui dans un service de réanimation. « Il a subi dans la nuit une intervention au service neurologique du CHU de Saint-Etienne », a précisé à l’AFP un représentant du syndicat Unité SGP Police-FO. […]

Les auteurs présumés du jet de bouteille, quant à eux, ont pris la tangente juste après les violences. Une enquête pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été ouverte, mais aucune arrestation n’a été effectuée pour le moment. L’auteur du tir qui a blessé le fonctionnaire de police risque dix ans de prison, a rappelé le procureur adjoint de la République de Saint-Etienne.

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Saint-Quentin-Fallavier (Isère) : La voiture d’un maton incendiée

Le Dauphiné Libéré / samedi 15 mai 2021

C’est le mirador qui a donné l’alerte. Vers 22 h 30 ce samedi 15 mai, l’agent en poste a aperçu un départ de feu derrière le mess réservé au personnel du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. Il a rapidement été établi qu’il s’agissait d’une voiture incendiée, celle d’un agent, stationnée sur le parking clôturé qui est réservé aux membres du personnel.

Les sapeurs-pompiers de Saint-Quentin-Fallavier sont aussitôt intervenus afin d’éteindre le feu et d’éviter sa propagation à d’autres véhicules ou même au bâtiment du mess.
Les gendarmes se sont également rendus sur place pour procéder aux premières investigations. Les enquêteurs ont ainsi constaté qu’un second véhicule avait été roulotté.

Selon les informations du Dauphiné Libéré, cet incident survient au lendemain d’une agression. Vendredi 14 mai, en fin de journée, des individus encagoulés sont arrivés aux abords de ce même parking du centre pénitentiaire, caillassant des agents et leurs véhicules, avant de prendre aussitôt la fuite. Prévenus, les gendarmes étaient intervenus pour là aussi faire les constatations et recueillir les témoignages de deux agents, très éprouvés.

Alors que les investigations ne font que débuter, un important dispositif de gendarmerie a été déployé pour la nuit autour du centre pénitentiaire, ainsi que sur les différents axes routiers.

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Paris : Si je ne peux pas caillasser les bleus, c’est pas ma fête !

Le Parisien / dimanche 2 mai 2021

La « rave party » n’aura pas duré longtemps. Samedi soir, 300 fêtards se sont retrouvés au parc de Bercy, sono crachotante, bière à la main et masque sous le menton. Mais la fête sauvage a rapidement été interrompue par l’intervention des forces de l’ordre.
Des échauffourées ont rapidement éclaté entre les deux camps. Des projectiles ont été lancés en direction des policiers qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des tirs de LBD. « Les forces policières, c’est que de la violence. Ils sont armés et nous non », s’indigne un participant, dénonçant une intervention « démesurée ». « On revendique juste la fête libre », assène-t-il.
Trois personnes ont été interpellées dont l’organisatrice présumée de l’événement. La jeune femme a été placée en garde à vue. Le matériel sono a été saisi.

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Haut-Corlay (Côtes-d’Armor) : Teufeurs contre flics

France Bleu / samedi 1er mai 2021

La rave-party aura finalement duré deux heures. Après une installation vers 23 heures vendredi 30 avril sur la commune du Haut-Corlay (Côtes-d’Armor), la musique a été coupée vers 1 heure du matin. Plus de 500 teufeurs étaient présents sur place. Du matériel a été saisi mais aucune personne n’a été interpellée. « On attendait beaucoup plus de personnes, probablement plusieurs milliers« , réagit Hélène Croze, directrice de cabinet du préfet des Côtes d’Armor, « pour prévenir la venue de nouveaux participants, les gendarmes sont intervenus sur site pour saisir le son vers 1h30« .

Sept gendarmes ont été agressés durant un affrontement avec des teufeurs, cinq d’entre eux ont été blessés et transportés à l’hôpital de Saint-Brieuc, avec, parmi eux, un colonel de gendarmerie. « Ils ont été pris pour cible par les participants et violemment attaqués« , poursuit Hélène Croze. 300 infractions Covid ont été réalisées sur place mais également quatre infractions pour détention de stupéfiants et deux délits de conduite sous stupéfiants. « 65 gendarmes restent présents sur site, et des contrôles sont effectués sur les axes en amont pour s’assurer qu’aucun nouveau participant ne tente de venir sur le site occupé » ajoute la directrice de cabinet. 

Au total, 500 fêtards se sont réunis vers 23 heures après un jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. Un cortège de dizaines de voitures, fourgon et camping-cars s’était élancé vers 19 heures depuis Langueux, près de Saint-Brieuc. Les jeunes conducteurs venaient du Gers, des Pyrénées Atlantique et de tout l’Ouest de la France.

Après plusieurs heures à tenter de semer les forces de l’ordre, ils ont fait un premier arrêt à Cohiniac, à une vingtaine de kilomètres au sud de Saint-Brieuc, vers 21 heures. Sur un place, un agriculteur qui surveillait son champ avait déposé un amas de lisier. Les teufeurs ont ensuite repris la route avant de s’installer sur la commune du Haut-Corlay, malgré des contrôles de gendarmerie.  […]

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Cannes (Alpes-Maritimes) : Barbecue au poste de la municipale

20 Minutes / lundi 10 mai 2021

La tension ne semble pas vouloir retomber. Depuis la soirée de jeudi, particulièrement agitée à la Frayère après des saisies de cannabis et l’interpellation d’un dealer présumé, ce quartier sensible de l’ouest de Cannes vit au rythme de nouveaux incidents. Après de nouveaux jets de pierre, samedi sur des véhicules des forces de l’ordre, dimanche soir, plusieurs feux de containers ont nécessité l’intervention des secours. L’un d’eux avait été positionné juste devant le poste de police municipale dont la façade a été calcinée.

« Ça a commencé dès 20 h 30, avec un groupe d’individus masqués ou cagoulés qui ont mis le feu à plusieurs poubelles, a raconté à 20 Minutes, ce lundi matin sur place, Yves Daros, le directeur de la police municipale de Cannes. Pour notre poste de police, on va appliquer ‘la théorie du carreau cassé’. On va tout de suite passer un coup de karcher et un coup de peinture et ce sera terminé dans la journée ».

Ces dernières heures, on ne parle en tout cas que de ça dans ce quartier de la cité des festivals, à quelques kilomètres de la Croisette, qui bénéficie, depuis 2018, d’une « opération de requalification urbaine » d’envergure, portée notamment par la ville et la communauté d’agglomération. « C’était redevenu tranquille, soupire cette habitante. Il y a toujours des trafics, on le sait. Mais c’est malheureux de voir éclater toute cette violence. »

Jeudi soir, certains évoquaient des scènes dignes d’une « guérilla urbaine ». Plusieurs poubelles étaient incendiées sur l’avenue des Buissons-ardents, qui longe le quartier, des véhicules de police ont été caillassés et une caméra de vidéosurveillance a été détériorée. Depuis le début, trois policiers nationaux ont été blessés, selon le syndicat Alliance 06. […]

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Fréjus (Var) :

France Info / samedi 9 mai 2021

Fréjus se réveille ce dimanche 9 mai après une nouvelle nuit de chaos. Les échauffourées ont duré jusqu’à 3 heures du matin avant que le calme ne revienne dans ce quartier situé à cheval sur la commune de Saint-Raphaël (Var).
Bilan : 4 policiers légèrement blessés, des voitures brûlées, du mobilier urbain dégradé, une dizaine de vitrines de magasins brisées. Mais pas d’autres blessés à déplorer d’après les pompiers.
Un véhicule de la police municipale incendié était garé et vide, en marge de l’artère où se sont concentrées les violences et a été incendié au moment de la dispersion des fauteurs de trouble.
La police scientifique est sur place pour constater les dégâts. […]

Que s’est-il passé ? Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs dizaines d’hommes cagoulés et masqués, environ une soixantaine, ont participé à ces violences dans le quartier de la Gabelle à Fréjus (Var).
Un véhicule de la police municipale incendié était garé et vide, en marge de l’artère où se sont concentrées les violences. La voiture a été incendiée au moment de la dispersion des fauteurs de trouble, d’après la police.
Certains habitants ont filmé les scènes. Dans cette vidéo prise du haut d’un appartement, on distingue une rue presque complètement barrée par les flammes, des véhicules sont incendiés et du mobilier urbain.
Lassés par ces nuisances sonores, certains habitants ont appelé la police qui a été prise à partie.
Sur place, les fonctionnaires de police ont essuyé des jets de projectiles. Ils ont dû appeler des renforts pour faire face à ce déchaînement de violences urbaines.
Dans ces différentes vidéos prises la nuit dernière et partagées sur YouTube, on entend des tirs d’artifices, on voit également des feux de poubelles, des voitures en flammes, des vitrines de magasins fracassées. […]

D’après le procureur de Draguignan, Patrice Camberou, contacté ce dimanche matin, ce sont des répliques à des actions de lutte contre le trafic de drogue.
Le magistrat précise que les caméras de vidéosurveillance sont systématiquement détruites depuis quelques semaines dans ce secteur. Des violences récurrentes à Fréjus : les 16 et 25 avril derniers, ainsi qu’en mars, ce quartier avait déjà subi des actes similaires. […]

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Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) : Si, les vidéos mettent des gens dans la merde

France Bleu / jeudi 6 mai 2021

En marge d’une manifestation de lycéens, ce mercredi devant la cité scolaire de Saint-Nazaire, une femme de 38 ans a tagué un véhicule de police. Surprise par les forces de l’ordre, cette Nazairienne a alors tenté de retourner la bombe aérosol contre un agent avant de le frapper « violemment au tibia« . Elle a finalement été interpellée quelques heures avant un lycéen, soupçonné d’avoir jeté des projectiles sur les policiers.

La trentenaire arrêtée par les enquêteurs de la sûreté urbaine, rue Pierre de Coubertin, a été dans un premier temps placée en garde à vue avant d’être déférée en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. Soupçonnée de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique et de dégradations volontaires de bien public, cette femme a finalement obtenu un délai d’un mois de la Justice pour préparer sa défense.

Au lendemain de ces violences, une autre personne a été interpellée. Accusé d’être l’auteur « de violences répétées par des jets de projectiles » en direction des forces de l’ordre, un lycéen majeur a été placé en garde à vue. L’homme, déjà connu des services de police, avait été filmé par un témoin de la scène. La vidéo s’était ensuite retrouvée sur les réseaux sociaux et avait été reprise par la chaîne d’information en continu, CNews.

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Quetigny (Côte-d’Or) : Les gendarmes vont voir les scooters en feu et… leur bagnole brûle !

France Bleu / dimanche 9 mai 2021

Une voiture de la gendarmerie a été retrouvée consumée par les flammes à Quetigny (Côte-d’Or), ce dimanche 9 mai 2021. Les gendarmes ont été appelés pour un feu de scooter près de l’avenue du Cromois, vers 17 heures. C’est trois minutes après être sortis du véhicule qu’ils le découvrent en train de brûler.

Aucun gendarme n’a été blessé. Quant au Peugeot Partner, il n’a mis que quelques minutes à être ravagé par le feu, selon les enquêteurs. Des investigations sont en cours, la piste criminelle est pour l’instant privilégiée. Aucun lien n’est établi, à ce jour, avec les violences qui ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans les quartiers dijonnais des Grésilles et de Junot, ainsi qu’à Chenôve.

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Yvelines : Aucune trêve pour les flics !

Le Parisien / lundi 10 mai 2021

Aucune trêve sur le front des violences urbaines. Ce dimanche et la nuit qui a suivi ont été émaillés de violences contre les forces de l’ordre à plusieurs endroits du département, suivant la tendance bien établie depuis plusieurs mois.

Aux Mureaux, un major de police a été blessé après que le véhicule dans lequel il se trouvait a été visé par des jets de projectiles dans le quartier des Musiciens. Il a été touché au visage. Selon le rapport rédigé par les fonctionnaires, leurs agresseurs étaient âgés d’une dizaine d’années…

À Poissy, en plein après-midi, une équipe de la police municipale a été attaquée à deux pas du centre-ville alors qu’elle intervenait pour une affaire banale au domicile d’un riverain.

Un peu plus tard dans la soirée, les tirs de mortier d’artifice ont éclaté. À Élancourt, peu avant minuit, des inconnus ont visé une voiture de police en se positionnant sur le toit d’un immeuble. Grâce à la portée de ces engins qui peuvent grièvement brûler ou blesser leurs victimes, les auteurs ont eu le temps de s’enfuir avant que les policiers ne grimpent sur le toit.

Puis, vers 0h30, c’est une équipe de la Bac qui a subi une salve de mortiers alors qu’elle sécurisait l’intervention des pompiers square Wallon. Il n’y a pas eu de blessé.

Depuis plusieurs mois, les policiers sont confrontés à des violences urbaines qui font rage quasiment toutes les nuits, notamment dans le secteur de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une situation difficilement explicable qui suscite la lassitude et la colère dans les rangs des forces de l’ordre, déjà plombées par un contexte national difficile.

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Val-d’Oise : Tout le monde se rue sur les bleus

Le Parisien / samedi 9 mai 2021

Des représentants des forces de l’ordre ont été malmenés ces derniers jours dans le Val-d’Oise. Un quotidien malheureusement récurrent mais contre lequel le gouvernement a décidé de se mobiliser. Dimanche en fin d’après-midi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est venu rencontrer des policiers d’Herblay et de Sarcelles, réunis pour l’occasion à Cergy. Ces agents, sous le choc, avaient été la cible de menaces dans des circonstances complètement différentes.

Vendredi soir tout d’abord, un équipage est venu en renfort dans le quartier des Doucettes, afin d’assister des collègues chargés d’intervenir dans un dossier de garde d’enfants. Il s’agissait de mettre en sécurité des petits faisant l’objet d’une mesure de placement. Les policiers du commissariat de Sarcelles, venus en soutien ont été les cibles de tirs de mortiers peu avant minuit. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, assortie d’appels à la violence. Une enquête a été ouverte. Les fonctionnaires n’ont pas été blessés mais leur véhicule est endommagé.

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3 heures du matin, c’est à Herblay-sur-Seine qu’une autre attaque se déroulait. Alors qu’ils tentaient de contrôler une voiture occupée par deux femmes, des policiers voient le véhicule prendre la fuite. Ils le prennent en chasse jusqu’au secteur dit du « Trou-Poulet », sur un terrain occupé par la communauté des gens du voyage. Les deux femmes se garent et descendent de voiture. Les policiers les suivent alors à pied mais ils sont aussitôt pris à partie par une vingtaine de personnes. Les fonctionnaires se replient à l’intérieur de leur véhicule. Ce qui n’arrête pas vraiment les violences puisque la voiture sera secouée, frappée et caillassée. Usant de moyens de désencerclement, la patrouille réussira finalement à éloigner les agresseurs et à quitter les lieux. Un seul agent a été légèrement blessé mais tous sont très choqués par la scène. Sur place, un homme de 26 ans, particulièrement actif dans l’agression, a pu être interpellé. Il a été déféré dimanche devant le parquet du tribunal de Pontoise et placé en détention préventive pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique. […]

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Rillieux-la-Pape (métropole de Lyon) : Les flics tombent dans un traquenard

Le Progrès / dimanche 9 mai 2021

Les policiers ont de nouveau été pris pour cible à Rillieux-la-Pape, lors de deux incidents survenus samedi et dans la nuit de samedi à dimanche. Il était 18 h 30 lorsqu’un premier incident s’est produit au niveau de l’avenue du Général-Leclerc. Deux équipages, l’un de la police nationale, l’autre de la police municipale, ont essuyé des jets de projectiles. Les voitures des forces de l’ordre ont été sérieusement abîmées mais aucun policier n’a été blessé. Les policiers ont riposté en utilisant des grenades lacrymogène et de désencerclement.

Dans un second temps, il était 1 h 30 lorsque la police a reçu un appel signalant des dégradations en cours commises sur une voiture, rue Michelet, dans le quartier des Alagniers. Un équipage de police municipale s’est rendu sur place. Mais il s’agissait en fait d’un guet-apens.
À leur arrivée, les policiers ont été bloqués par un véhicule mis en travers de leur chemin. Ils se sont retrouvés face à une dizaine de personnes armées de barres de fer et ont essuyé des jets de pierres. L’une des pierres a brisé une vitre de leur véhicule et blessé un des trois policiers de l’équipage au genou. Il s’est vu délivrer une ITT (Incapacité temporaire de travail) de 5 jours. Des effectifs de la police nationale ainsi qu’une section de CRS ont été appelés en renfort pour sécuriser le quartier.

Des tags anti-police ont été découverts sur les murs de la MJC située à proximité. Tracées à la peinture indélébile, ces inscriptions comportaient des menaces nominatives envers des policiers de Rillieux.

Enfin, pour parachever la nuit, deux véhicules ont été brûlés, l’un sur un parking situé en face du 10, rue André-le-Notre et l’autre, secteur Mont-Blanc. […]

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Corbeil-Essonnes (Essonne) : Les bleus sont toujours l’équipe adverse

Le Parisien / lundi 3 mai 2021

Ce samedi soir, les habitants de Corbeil-Essonnes ont entendu de nombreux pétards et fumigènes près du stade des Tarterêts. Les spectateurs du tournoi de foot amateur de la coupe d’Afrique interquartiers (appelée « CAN ») fêtaient la victoire de leur équipe dans le match Côte d’Ivoire-Algérie. Mais vers 21 heures, les pétards se sont dirigés vers un groupe de policiers à proximité.

Quelques minutes plus tôt, deux voitures de la brigade spécialisée de terrain (BST) de Corbeil-Essonnes contrôlent un suspect au niveau du 29, avenue Léon-Blum, près d’un point de deal connu. Deux numéros plus loin, au 27, un autre homme commence à jeter des projectiles sur les policiers pour gêner l’intervention. Il prend la fuite vers le stade de foot où se joue la CAN et harangue la foule.

Les policiers le suivent. Ils font alors face à près de 200 spectateurs qui se retournent contre eux. « Et ce malgré l’intervention de deux médiateurs sur place qui essaient de les raisonner… » souffle une source policière. Ces médiateurs auraient eux-mêmes subi les réprobations de la foule.

Les spectateurs hostiles tirent au mortier et lancent des pierres sur les fonctionnaires, qui répliquent avec des grenades lacrymogènes et des tirs de lanceur de balles de défense. Ils parviennent à reculer jusqu’au parc Aimé-Césaire avant de quitter le quartier. Le calme reviendra grâce à l’arrivée de renforts. Aucune interpellation n’a eu lieu et aucun fonctionnaire n’a été blessé. […]

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Les Ulis (Essonne) : Flics et politiciens hors du quartier !

Le Parisien / mercredi 5 mai 2021

Pendant plusieurs heures, mardi soir, le quartier des Amonts aux Ulis (Essonne) a été enfumé par les gaz lacrymogènes. La soirée a été émaillée d’affrontements entre une soixantaine de personnes et les policiers, dans le secteur du Berry et des Bergères.
« Certains immeubles ont dû être évacués tellement il y avait de gaz, raconte une habitante du secteur. Les pompiers sont venus car certains ont cru à un incendie à cause de la fumée. Une famille a même dû dormir ailleurs ! » Sur les réseaux sociaux, une autre habitante se plaint d’avoir reçu une cartouche de flash-ball dans sa véranda.

Les heurts ont fait suite à l’interpellation d’un trafiquant de drogue présumé, vers 18 heures, par la brigade anticriminalité (BAC) des Ulis. Une intervention « violente », selon une habitante, qui affirme que « les policiers ont porté des coups de poing pour le faire plier dans leur voiture ».
Une heure et demie plus tard, les effectifs reviennent pour une perquisition. La situation se tend, car une vingtaine de jeunes les attendent au pied de l’immeuble.
Selon une source policière, le groupe leur aurait lancé des pierres, des parpaings et leur aurait tiré dessus au mortier d’artifice. « Les jeunes se sont interposés car la descente de police avait été musclée », nuance une habitante.

Le maire (PS), Clovis Cassan, et trois élus de la majorité municipale se trouvaient également sur place en fin de journée ce mardi pour tenter d’apaiser la situation. Ils se sont assez rapidement retrouvés encerclés par les lacrymogènes et les policiers. […]

La violence monte crescendo et atteint son apogée peu après 20 heures. Une bonne cinquantaine d’émeutiers fait désormais face aux policiers. Pour contenir la foule, une cinquantaine d’agents sont appelés en renfort.
Sur des vidéos du quartier, que nous avons pu visionner, on peut voir de nombreux policiers arriver casqués et accompagnés de chiens. Ils sont visés directement par des tirs de mortier qui explosent à leurs pieds.
« Deux policiers ont été blessés par des jets de pavés, indique une source policière. L’un s’est vu délivrer 10 jours d’ITT pour une fissure au coude. Ses muscles et ses tendons sont touchés ». L’autre a été blessé à l’avant-bras. Aucune interpellation n’a eu lieu lors de ces incidents. Le pare-brise d’un véhicule de police a été brisé. Une enquête a été ouverte et confiée à la sûreté urbaine de Palaiseau. […]

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Lyon : Voilà la cavalerie antikeufs !

extrait de Lyon Capitale / vendredi 30 avril 2021

[…] Mais quelques instant plus tard, deux motos surgissent, montées chacune par deux individus : un à l’avant, l’autre à l’arrière. Il n’y a plus qu’un seul policier dans la voiture de police. Les autres sont allés chercher une autre moto susceptible d’avoir été abandonnée suite à un rodéo dans le bois du boulevard de Balmont. Tout de suite, le policier reconnaît l’un d’eux : il s’agit du même qui les provoquait juste avant. Il est à présent à bord d’une autre moto.

Mais la situation dérape complètement quand les deux passagers arrières des motos allument des mortiers d’artifices… et les lancent sur le véhicule de police. S’ensuit une course poursuite où la police est traquée et ciblée par les tirs de mortier. L’un des tirs, lancé à moins d’un mètre, touche la vitre passager de la voiture. Après plusieurs manœuvres, les motos s’échappent. Bilan : un véhicule de police endommagé. Le policier n’a pas été blessé précise un communiqué des forces de l’ordre.

Le lendemain des faits, la BAC intervient aux adresses connues de l’individu reconnu : il n’est pas chez lui. Se sachant recherché, il s’est présenté lui-même au commissariat du 9e arrondissement mercredi 29. Il est placé en garde à vue immédiatement, et ne reconnaît que la conduite de la moto sans rodéos. Il est présenté à la police ce vendredi 30 avril. Les trois autres conducteurs courent toujours dans la nature, et ne peuvent aujourd’hui pas être identifiés, précise la police.

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Amiens : Le conteneur à poubelles pour bloquer la rue

Le Courrier Picard / samedi 15 mai 2021

La soirée du vendredi 14 mai a de nouveau connu un moment de tension quartier Sud-Est à Amiens.
Un conteneur à poubelles a été incendié au beau milieu de la rue Marcel-Paul, en arrivant par la rue de Cagny.
Les pompiers d’Amiens venus de la caserne Ferry toute proche sont intervenus. Ils n’ont pas confirmé une information faisant état d’un accueil par des jets de cailloux, mais l’intervention bien que de « routine » était toutefois tendue a-t-on appris.
Samedi 15 mai, tôt dans la matinée, les services de la Ville avaient déjà nettoyé la chaussée.

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Villefranche-sur-Saône : Et même si les flics sont allés le chercher chez lui…

Lyon Mag / dimanche 16 mai 2021

Un jeune de 16 ans s’est évadé du tribunal à Villefranche-sur-Saône ce samedi, alors qu’il allait être déféré devant un juge pour enfants rapporte Le Progrès.
L’adolescent, déjà connu des services de police, est suspecté d’avoir mis le feu à un container dans la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier de Belleroche. Il avait été interpellé à son domicile le lendemain.
Le mineur, qui a pris la fuite par une grille de sortie utilisée le week-end selon le quotidien, est toujours recherché par les forces de l’ordre. Une enquête a été ouverte.

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Dijon : ACAB

Le Bien Public / vendredi 7 mai 2021

« Je déplore et je condamne », déclare ce vendredi le pasteur Landry-Ogoula, de l’église évangélique Assemblée de Dieu à Dijon.
Dans la matinée, il a découvert que contre le rideau métallique du lieu, rue Tabourot-des-Accords, avait été tagué. Ceci avec la mention « Acab […]

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Contre les yeux de la police

Reims : Le poteaux métalliques d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’autrefois…

France Info / lundi 3 mai 2021

C’est une vidéo hallucinante qu’a envoyé un internaute à France 3 Champagne-Ardenne. Dimanche 2 mai, un individu cagoulé a tronçonné un poteau portant une caméra de surveillance, au coeur du quartier Wilson, à Reims.

La vidéo ne dure que vingt-sept secondes. On y voit un homme, cagoulé, déplacer une poubelle avant de s’attaquer, à l’aide d’une tronçonneuse, à un poteau portant à son sommet une caméra de vidéo-surveillance. Quelques instants plus tard, le poteau s’écrase au sol et l’homme se dirige vers un autre individu, cagoulé lui aussi, et qui tournait autour de la scène en scooter. […]

Selon le voisin auteur de la vidéo, « ce n’est pas la première fois que cela arrive. La caméra a été installée en décembre et ils avaient déjà fait tomber le poteau une première fois. Cette caméra gêne leur trafic de drogue ».

De son côté, Xavier Albertini, l’adjoint à la sécurité de la Ville de Reims est lui bien loin de tomber de sa chaise. « Nous avons 217 caméras de vidéo-surveillance à Reims et cela nous arrive une, deux voire trois fois par an. C’est le procédé habituel, ils utilisent une tronçonneuse thermique parce qu’il faut savoir que le mat est renforcé. C’est bien la preuve que ces caméras filment des images qui dérangent », explique-t-il. Et d’ajouter: « il y a des détecteurs de vibrations sur les caméras, tout a été filmé et même si les individus étaient cagoulés, cela nous donnera des indications. Nous avons déposé plainte et une enquête a été ouverte par la Police Nationale. De notre côté, nous réinstallerons bien sûr au plus vite cette caméra. Il faut savoir que la réinstallation de l’ensemble coûte quand même entre 7.000 et 10.000 euros. » […]

Nantes (Loire-Atlantique) : la CGT à coups de masse

Nantes. Les locaux de l’Union départementale CGT cibles de dégradations
Ouest France/France Bleu, 6 mai 2021 (extrait)

À Nantes, les locaux syndicaux de la CGT de Loire-Atlantique, à la Maison des syndicats, boulevard de la Prairie-au-Duc, ont subi des dégradations dans la nuit du 3 au 4 mai. Des impacts de projectiles ont été relevés sur les vitres ainsi qu’un tag « collabo » sur un mur.

Pochoir d’il y a quelques années…

Trois impacts sont visibles sur la vitrine, comme si des grosses pierres avaient été lancées. Le syndicat a porté plainte contre X. Plusieurs autres organisations syndicales ont apportés leur soutien (CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires et UNSA) condamnant « ces pratiques malveillantes et violentes ».

Ailleurs et autrement, Paris 1er mai 2021, vitre brisée d’une camionnette CGT et tag « CGT collabos » lors de la prise à partie de son service d’ordre par des manifestants

Carquefou (Loire-Atlantique) : pendant que dorment les gendarmes

Carquefou. Une voiture volontairement incendiée dans
l’enceinte de la gendarmerie

Ouest France, 23 mars 2021

Un incendie a détruit une voiture stationnée dans l’enceinte de la brigade de gendarmerie de Carquefou, dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 mars. Il ne s’agit pas d’un véhicule de service mais de la voiture personnelle d’un militaire.

Le feu a pris vers 3 h du matin. Le caractère intentionnel du sinistre ne fait guère de doute, selon un proche de l’enquête confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Nantes. Le ou les incendiaires se seraient introduits sur le parking de la caserne avant de mettre le feu : les rétroviseurs de la voiture brûlée mais aussi ceux d’un autre véhicule stationné à proximité ont été cassés.

Le 9 mars dernier, en pleine nuit déjà, un véhicule de la gendarmerie avait été incendié sur le parking de la brigade de Savenay. Les flammes s’étaient propagées à un véhicule civil.

Savenay (Loire-Atlantique) : coup de chaud à la brigade

Savenay. Des véhicules incendiés à la gendarmerie
Ouest France/France Bleu, 10 mars 2021

Deux voitures, dont une de la gendarmerie, ont été incendiées dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 mars, à la brigade de Savenay. Aucun blessé n’est à déplorer. L’expertise est en cours et la piste criminelle visant l’institution est privilégiée.

Le feu s’est déclaré vers 4h du matin ce mardi. L’incendie a été rapidement éteint mais les flammes ont abîmé une voiture garée à proximité, appartenant à l’un des militaires de la caserne.

L’an dernier, quatre véhicules ont été incendiés en mai au sein de la caserne de gendarmerie de Saint-Brévin. Deux autres ont été détruits par les flammes en juillet à Pornic. Fin juillet, un suspect, un homme de 21 ans a été interpellé et écroué. Il nie les faits mais les enquêteurs ont retrouvé son ADN sur place. À noter que la brigade de Savenay comptait 5 véhicules et il ne lui reste qu’un seul.

Savenay (Loire-Atlantique) : Les gendarmes perdent un utilitaire

Ouest-France / mardi 9 mars 2021

Vers 4 h du matin, ce mardi 9 mars, un véhicule de la gendarmerie a pris le feu à l’intérieur de la cour de la brigade territoriale de Savenay. L’incendie a été vite circonscrit avant qu’un véhicule mitoyen appartenant à un des militaires s’enflamme. Ce dernier est malgré cela hors service. L’expertise est en cours et la piste criminelle visant l’institution est privilégiée.


Pas de blessé. À noter que la brigade de Savenay comptait, un temps, cinq véhicules et il ne lui reste que quatre.

France Bleu, même date

Un véhicule de gendarmerie, un Peugeot Partner, a été complètement détruit par un incendie dans la cour de la caserne de Savenay. Le feu s’est déclaré vers 4h du matin ce mardi. L’incendie a été rapidement éteint mais les flammes ont abîmé une voiture garée à proximité, appartenant à l’un des militaires de la caserne. Un expert est attendu sur place dans la journée. L’origine du sinistre n’est pas déterminée pour l’instant.

L’an dernier, quatre véhicules ont été incendiés en mai au sein de la caserne de gendarmerie de Saint-Brévin. Deux autres ont été détruits par les flammes en juillet à Pornic. Fin juillet, un suspect, un homme de 21 ans a été interpellé et écroué. Il nie les faits mais les enquêteurs ont retrouvé son ADN sur place.

Nantes : filmez donc, puisque ça arrange les flics…

Nantes. Lors d’une manif, il avait dégradé une caméra de surveillance : le suspect interpellé
Ouest France, 23 février 2021 (extrait)

La scène s’est passée le 16 janvier 2021, lors d’une manifestation contre la loi de sécurité globale, à Nantes. Un homme, visage masqué, était monté sur un mât support d’une caméra du Centre de supervision urbain (CSU), place du Pont-Morand, dans le centre-ville. Et l’a dégradée à coups de poing. En redescendant, il a été interpellé par la brigade anticriminalité, qui a tenté de le menotter.

Mais l’homme s’est rebellé, et a reçu l’aide d’un groupe de Black Blocs. Une vingtaine d’individus ont jeté des projectiles sur des policiers – pierres, bouteilles –, les obligeant à lâcher le suspect. L’homme a été extirpé par les Black Blocs puis a pris la fuite à pied. Quatre policiers ont déposé plainte, ainsi que la Ville de Nantes, pour dégradations sur la caméra. Le préjudice a été estimé à 1 200 €.

L’enquête avait alors été confiée à la Sûreté départementale. Le suspect, âgé de 26 ans, a été identifié par les enquêteurs, après l’exploitation de plusieurs images de vidéosurveillance et des réseaux sociaux. Il a été arrêté sur son lieu de travail, le 16 février, puis placé en garde à vue. Il sera convoqué devant la justice le 17 novembre 2021.

Bouguenais (Loire-Atlantique) : Contre la maire et ses caméras

Ouest-France / lundi 8 février 2021

Des tags anti-police, anti-gendarmes et anti-prêtres avaient déjà fleuri en mars dernier, au premier confinement, sur un mur de l’église du bourg de Bouguenais, ainsi que sur des bâtiments publics et privés, semant la consternation dans la population. Des vitrines de commerçants avaient également été brisées, des voitures brûlées. Plus récemment, le week-end du 30 janvier, des projectiles ont atterri sur les portes de la mairie et du CCAS (centre communal d’action sociale) de Bouguenais.

Des tags insultants sont apparus de nouveau dans le bourg le week-end dernier. Ils ne visent plus seulement les forces de l’ordre ou la justice, ils désignent également Sandra Impériale, maire DVD de la commune, ainsi que sa politique. Plusieurs tags font référence au volet sécuritaire que la nouvelle maire veut renforcer : des caméras de surveillance vont notamment être installées dans la commune. […]

Une nouvelle plainte a été déposée par la municipalité, ce lundi 8 février. « Les tags n’ont pas été effacés car l’enquête est en cours », tient à préciser la maire.