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Teplice (République Tchèque) : Explosions et feux dans la zone de confort des riches

boháči & policajti, táhněte! / vendredi 16 juillet 2021

La police protège les riches. Elle défende leur pouvoir et les propriétés qu’ils possèdent parce qu’ils exploitent les travailleur.euse.s.


La police se comporte durement contre les pauvres. Elle les garde dans l’obéissance et la pauvreté par la violence et la menace. Parfois la polie tue. Comme ça a été le cas pour Stanislav Tomáš, à Teplice.

Le 12 juillet 2021, nous avons intentionnellement allumé des incendies, dans la zone de confort des riches, à la périphérie de Teplice. Ce matin, des claquements au milieu des villas ont marqué de petites explosions et des flammes.

C’est une colère dirigée contre les riches et leur police.
C’est une agitation qui est provoquée par la brutalité policière.
C’est un cauchemar qui perturbe leur sommeil.

La police est une bande mafieuse planétaire, qui terrorise les populations pauvres et déracinées. Mais, à travers le monde, on assiste à des réactions inspirées contre leur brutalité. A Portland, au Chili, à Brême, à Bruxelles, au Mexique, à Athènes, à Kiev, en France, à Berlin, à New York, à Bristol, à Patras, aux États-Unis…

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Des mauvais moments pour les bleus (mi-juillet 2021)

14 juillet, faire la fête aux poulets

extrait du Parisien / mercredi 14 juillet 2021

Comme chaque année, la nuit du 13 au 14 juillet a été émaillée par une série d’incidents. Le bilan est toutefois plus mesuré que l’an dernier : au total, 294 voitures ont été brûlées sur l’ensemble du territoire, contre 397 l’an dernier, soit une baisse de 35 %, a indiqué au Parisien une source policière. Dans le détail, 78 véhicules sont partis en fumée à Paris et sa petite couronne, soit une baisse de 39 % par rapport à 2020 [il faut dire qu’il pleuvait… NdAtt.].


Par ailleurs, 249 personnes ont été interpellées en France, dont 201 ont été placées en garde à vue la nuit dernière indique de son côté Franceinfo, qui précise que deux policiers ont été blessés. Enfin, plus de 170 interpellations ont été menées à Paris, nous confirme une source policière.

Comme d’habitude, le ministère de l’Intérieur ne communique plus les bilans chiffrés des violences urbaines durant les célébrations du 14 juillet […].

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Evreux : Le SuperU en feu

La Dépêche d’Evreux / mercredi 14 juillet 2021

[…] Vers 23 h, alors que le traditionnel feu d’artifice résonnait dans le stade municipal d’Évreux, des petits groupes de jeunes ont commencé à se rassembler autour de la place Kennedy. Vêtus de noir, cagoulés et armés de mortiers de feux d’artifice, ils ont commencé par tirer quelques fusées au-dessus des immeubles.

Mêlés à de très jeunes enfants et aux nombreux curieux qui sillonnaient le quartier, ils n’ont pas tardé à allumer des feux au milieu de la chaussée pour tenter de barrer l’accès au secteur de la place Kennedy.

Plusieurs feux de poubelles brûlaient quand les policiers, épaulés par les CRS, les ont dispersés une première fois en tirant quelques grenades lacrymogènes. Le scénario s’est répété jusqu’à ce que, vers 3 h du matin, le quartier redevienne calme.

Vers 2 h, après plusieurs interpellations, un camion nacelle stationné rue de Rugby avait toutefois été incendié par les derniers groupes encore présents dans les rues. Un incendie rapidement maîtrisé par les sapeurs pompiers d’Évreux, intervenus sous la protection de la Police Nationale.

Un peu plus tôt, vers 0 h 45, des jeunes qui circulaient en centre-ville ont mis le feu au local qui abrite les Caddies du Super U, situé boulevard Pasteur. Seize pompiers se sont rendus sur place pour éteindre l’incendie avant qu’il ne se propage à l’ensemble du supermarché. Mercredi matin, après une nuit maîtrisée par les forces de l’ordre, la grande surface a pu ouvrir ses portes, seul sa façade ayant été endommagée.

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Territoire de Belfort et Pays de Montbéliard : Viser les flics, cramer leurs caméras

France Bleu / mercredi 14 juillet 2021

Il y a eu de nouvelles violences urbaines dans la nuit de mardi à mercredi dans le Pays de Montbéliard et dans le Territoire de Belfort. Ces violences se sont produites de 22H40 à 3 heures du matin sur les communes de Grand-Charmont, Valentigney, Montbéliard et Belfort avec des feux de poubelles et des pétards.

Sur Grand-Charmont et Belfort, les gendarmes et les policiers ont même essuyé des tirs de mortier à chaque intervention, mais sans blessés, ni dégâts. Les policiers belfortains ont du intervenir en nombre dans le quartier des Glacis car des individus menaçaient de mettre le feu à la vidéo-surveillance. 

Dans le Territoire de Belfort et en Haute-Saône, les pompiers sont également intervenus une trentaine de fois pour des feux de poubelles, à Delle, Belfort et Héricourt.

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Yvelines : Des voitures en feu pour attirer les bleus

78actu / mercredi 14 juillet 2021

Plus de 25 véhicules détruits et trois blessés. C’est le triste bilan de la nuit dans les Yvelines.

C’est à Mantes-la-Jolie que les heurts ont été les plus nombreux. Tout à commencé peu après minuit. L’incendie de deux véhicules ont déclenché l’intervention des forces de l’ordre, lesquels ont été pris au milieu d’un groupe hostile d’une cinquantaine de personnes. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de leur armement pour disperser les fauteurs de trouble.
Les affrontements se sont ensuite déroulés tout au long de a nuit, jusqu’à 4 heures du matin entre la rue Lavoisier, le boulevard Clemenceau et la rue Pierre de Ronsard, en plein cœur du Val Fourré. A chaque fois, forces de l’ordre et pompiers intervenaient pour des véhicules incendiés.
Des quartiers de Trappes et Sartrouville n’ont pas non plus été épargnés par cette nuit de violences urbaines, malheureusement habituelles lors des festivités de la fête nationale.

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Métropole de Lyon : Des nombreux feux de voitures

Lyon Mag / mercredi 14 juillet 2021

De nombreux feux volontaires ont nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers à Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Meyzieu, Saint-Priest ou encore à Rillieux-la-Pape.

C’est sur cette dernière commune que les incendies volontaires semblent avoir été les plus nombreux. Selon nos informations, ce sont au moins une dizaine de voitures qui ont été réduites en cendres. Comme ailleurs dans l’agglomération lyonnaise, des poubelles ont également été mises à feu.
Des jets de mortiers ont aussi été constatés, notamment du côté de Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, où des lignes TCL ont été déviées dans la soirée pour éviter tout incident.

De quoi laisser craindre une nouvelle flambée de violence dans la nuit de mercredi à jeudi, en marge des festivités de la Fête Nationale. Pour tenter d’empêcher des agissements similaires, la préfecture du Rhône avait annoncé des renforts pour mardi et mercredi, avec au total 450 policiers déployés sur le territoire de la Métropole de Lyon, avec l’appui de 200 sapeurs-pompiers le premier jour et 250 le second.

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Essonne : Une nuit relativement calme

Le Parisien / mercredi 14 juillet 2021

Des voitures et des poubelles incendiées mais aussi des tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre. En Essonne, quelques débordements ont rythmé la nuit du 13 au 14 juillet, principalement à Montgeron, Les Ulis et Sainte-Geneviève-des-Bois et Juvisy-sur-Orge.

À Montgeron, deux personnes ont été interpellées après des tirs de mortiers d’artifice sur les policiers, des feux de poubelles et l’incendie d’une voiture dans le quartier La Forêt. « Des projectiles ont été jetés sur les collègues qui intervenaient, note un policier. Mais il n’y a eu aucun blessé. » Contactée, la maire LR Sylvie Carillon confirme les faits. « La police a patrouillé toute la nuit, explique-t-elle. En prévision, nous avions demandé aux bailleurs et aux habitants de rentrer leurs poubelles et leurs encombrants. Tout est rentré dans l’ordre, les services de la mairie ont tout nettoyé au plus vite. »

Aux Ulis, plusieurs tirs de mortiers ont réveillé les habitants. Trois personnes ont d’ailleurs été interpellées. « Il n’y a ni blessés, ni dégâts matériels, rassure le maire Clovis Cassan (PS). Ces tirs ont eu lieu en centre-ville. Malgré tout, c’est l’un des 14 juillet les plus calmes qu’on ait connus. »

« La nuit a été relativement calme, abonde Christian Toussaint du Wast, du syndicat Alliance Police Nationale. Il y a eu quelques tirs de mortier dans le quartier de La Croix-Blanche à Vigneux-sur-Seine et aux Pyramides à Évry-Courcouronnes. Une voiture a également été brûlée à la Grande Borne à Grigny. Nous souhaitons surtout un prompt rétablissement à l’un de nos collègues qui a été blessé à Brunoy. »

À Juvisy-sur-Orge, des tirs de mortiers et trois voitures incendiées ont été enregistrés. Enfin, à Sainte-Geneviève-des-Bois, les policiers nationaux et municipaux ont été pris à partie par une trentaine de personnes armées de barres de fer et de mortiers. Un policier municipal a été légèrement blessé dans les affrontements. « Concernant les violences urbaines, nous traversons une période plus calme depuis le début de l’été, analyse Guillaume Roux du syndicat Unité-SGP 91. Mais ces récents événements montrent que tout cela reste encore très sensible. »

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Valence : Le feu d’artifice ? Oui, mais sur les keufs

Le Dauphiné / mercredi 14 juillet 2021

Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 juillet, le quartier Fontbarlettes à Valence, a été le théâtre de violences urbaines. Intervenant pour un feu de poubelle et des feux d’artifice sauvages peu après minuit, les policiers valentinois ont été visés par des tirs de mortiers et par différents projectiles. Ces incidents n’ont pas fait de blessé. []

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Les deux premières semaines du mois

Les Sables-d’Olonne (Vendée) : Les flics hors de la plage !

France Bleu / lundi 5 juillet 2021

L’été s’annonce décidément compliqué aux Sables d’Olonne : comme le week-end précédent, de nouveaux affrontements entre bandes de jeunes et policiers se sont produits dans la nuit de samedi à dimanche. Les renforts de CRS arrivés le vendredi n’y ont rien changé, et pour cause : leur vacation s’arrête à minuit.

Les heurts ont commencé vers 2 heures du matin. 150 jeunes, armés de canettes, pavés ou cailloux, ont décidé de s’en prendre à des policiers en patrouille, en leur jetant divers projectiles. Huit fonctionnaires de police, aidés par des policiers municipaux, ont eu toutes les peines du monde à maîtriser la situation. Ils ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes. Un policier a été légèrement blessé au visage, une voiture de police a été dégradée, ainsi qu’un vitrine. 

C’est seulement vers 5h du matin que le calme est revenu. Deux personnes ont été arrêtées. L’une d’elles n’avait rien à voir avec les faits, mais l’autre, un jeune Nazairien, a été placé en garde à vue. Il a été jugé ce lundi en comparution immédiate et condamné à six mois de prison ferme, avant d’être incarcéré à Fontenay-le-Comte.

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La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) : Fêter la fin du lycée, caillasser du flic… vive la jeunesse !

France Bleu / samedi 10 juillet 2021

Depuis les résultats du baccalauréat, des jeunes se réunissent sur la plage de La Baule en nombre. Ils forment des petits groupes pouvant atteindre un total de plusieurs centaines de personnes. Dans la nuit de vendredi à samedi, ils étaient près de 300 au total selon les forces de l’ordre. La soirée se passait tranquillement jusqu’à ce qu’un groupe d’une vingtaine d’individus essaient de se réfugier sur la terrasse du Punch In Baule, un bar situé près de la plage.

Le gérant refuse alors de les laisser passer. Ce dernier était inquiet de voir un un tel groupe essayer de venir sur sa terrasse. Il fait alors appel à la police pour vérifier que son mobilier ne soit pas endommagé. Vers 3h20, les forces de l’ordre tentent alors de calmer le jeu, ces derniers reçoivent en échange des projectiles et des tirs de feux d’artifices. Dix agents des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) prévus en renfort viennent alors aider des effectifs locaux.

Les fonctionnaires font alors usage de grenades lacrymogène, d’une grenade de désencerclement et d’un tir de lanceur de balles de défense (LBD). Les 300 jeunes ne se dispersent que peu. L’un d’entre eux est touché par le tir de LBD alors qu’il tirait un feu d’artifice selon les forces de l’ordre. Le projectile rate sa cible et atterrit sur un véhicule quelques mètres derrière les forces de l’ordre, sans causer de dégâts.

Le jeune prend alors la fuite, quelques policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) se lancent à sa poursuite. En pleine fuite, il tombe dans des marches et il est interpellé. Du haut de ses 16 ans, le jeune est sous le coup d’une mesure d’éloignement du territoire. Il a été placé en garde à vue et doit être auditionné dans la journée. Le reste des fêtards est totalement dispersé aux alentours de 4h du matin.

Il s’agit de la seconde nuit de violences à La Baule. Déjà ce jeudi soir, deux groupes de jeunes voulaient en venir aux mains avant l’intervention de quelques CRS. Ces derniers se sont retrouvés comme cible principale des deux groupes. Un des fonctionnaires a été frappé à la tête par un coup de selle de vélo. Il a eu plusieurs points de suture. []

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Aix-les-Bains (Savoie) : Un dent contre les divertissements des riches (et ceux qui les défendent)

L’Essor Savoyard / lundi 12 juillet 2021

Les faits se sont déroulés tôt dans la nuit du samedi 10 juillet. Vers 2 heures du matin, un homme s’en prend à une porte du Casino Grand Cercle à Aix-les-Bains. La police est appelée pour intervenir.
Lorsqu’elles arrivent sur place, les forces de l’ordre interpellent le suspect. Visiblement non-content de la tournure des événements, celui-ci brise à coup de tête la vitre d’un des véhicules de police. L’individu a été arrêté et est poursuivi pour dégradations volontaires.

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Angers : La prison pour personne !

Ouest-France / jeudi 8 juillet 2021 

Il y a eu quelques échauffourées, mercredi soir 7 juillet vers 23 heures, aux environs du palais de justice d’Angers, à l’énoncé du délibéré sur l’affaire du « point de deal » de la rue Abel-Chantreau, dans la Doutre à Angers.

Six jeunes, âgés de 18 à 23 ans étaient poursuivis pour avoir monté, entre janvier et juin 2021, une sorte de drive où il était possible d’acheter de la drogue sans même quitter sa voiture.
Au prononcé des peines, mercredi soir 7 juillet à 22h45, entre 3 ans de prison dont 6 avec sursis probatoire et 18 mois dont 10 avec sursis, il y a eu de vives protestations dans la salle, majoritairement acquise à la cause des prévenus.
L’ambiance s’est dégradée à l’extérieur du palais de justice, près du sas où sortaient les escortes qui ramenaient les intéressés vers la maison d’arrêt.
Un groupe d’une trentaine de personnes est soudain devenu plus menaçant à l’endroit des forces de l’ordre qui ont dû user de gaz lacrymogène. Les policiers annoncent deux blessés légers dans leurs rangs. Le calme est rapidement revenu ensuite.

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Arras : Des tags contre les flics

La Voix du Nord / samedi 10 juillet 2021

Une vingtaine de tags incitant à la haine et à la violence contre les forces de l’ordre sont apparus dans plusieurs lieux d’Arras dans la nuit de vendredi à samedi, notamment aux abords du stade Degouve. [article payant ; NdAtt.]

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Contre les yeux de la police et ceux qui les installent

Creil (Oise) : Retour de flamme pour ceux qui installent des caméras de vidéosurveillance

ActuOise / vendredi 9 juillet 2021

Entre le 7 et le 8 juillet, un incendie a obligé les sapeurs-pompiers à intervenir toute la nuit à Creil (Oise). C’est dans le bâtiment de Suez, la Lyonnaise des eaux, que le feu s’est déclaré. Selon Jean-Claude Villemain, maire de la commune, ce feu pourrait être d’origine criminelle.

En effet, des caméras venaient d’être installées dans ce secteur touché par le trafic de stupéfiants. Pour l’édile, si elle est avérée, cette action viserait à ralentir le déploiement de la vidéosurveillance dans la commune. « La ville de Creil ne reculera pas et le programme prévu sera maintenu », a-t-il assuré.

Des tirs de mortiers d’artifices avaient déjà été signalés dans la journée du mercredi 7 juillet. Pour éviter une résurgence des scènes de violence, Jean-Claude Villemain a demandé le soutien des services de l’Etat.

D’une part en accélérant l’arrivée des renforts de police prévus. D’autre part en mobilisant une compagnie de CRS sur le territoire.

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Belfort : La troisième fois sera la bonne !

L’Est Républicain / samedi 10 juillet 2021 

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 juillet, pompiers et policiers sont intervenus rue de Moscou dans le quartier des Résidences à Belfort.
Pour le deuxième soir de suite, des individus ont tenté d’incendier une caméra de vidéosurveillance. Le début d’incendie a été rapidement maîtrisé.
Plus tard dans la nuit, ce sont des pneus qui ont été brûlés au milieu de la chaussée. Sans danger, ce deuxième feu n’a entraîné aucune intervention.
Une enquête a été ouverte par la police pour retrouver les auteurs de ces dégradations.

Nantes : ACAB’s day

Indymedia Nantes / samedi 3 juillet 2021

Vendredi soir on a fait une petite trouvaille quartier Motte Rouge à nantes; un pick-up rutillant, noir, vitres teintées énorme et surement très cher. Un détail a attiré notre attention. Le centre de ses jantes étaient à l’effigie de the punisher (tête de mort noire sur fond rouge), sorte d’anti-héros facho par exellence (sa devise est un truc du genre « dieu seul jugera mes ennemis, j’organise la rencontre »), ça faisait froid dans le dos. Y a un flic de S1-herblain qui le porte parfois en mission, et les flics-états-uniens l’ont aussi adopté pour leur mouvement réactionnaire blue-lives-matter.

On a cherché ce qu’on avait sous la main et par chance le purin pour le jardin était déjà bien avancé. On en a prit un bon litre dans le circuit de refroidissement de la bagnole juste pour que ces gens, identifiables par leur plaque BQ-454-JR trempent dans un jus aussi noséabond que leur idole et ses principes. En plus on avait pas eu le temps de fêter l’ACAB’s day en décembre dernier, c’est chose faite!

À bas la fRance, ses flics et ses fachos! ACAB

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Portland (USA) : Une action en réponse à un meurtre de la part de la police

Rose City Counter-Info / 1er juillet 2021

En réponse au meurtre de Michael Ray Townsend par la police de Portland, le 24 juin, un parking avec des nombreuses voitures du Portland Police Bureau a été attaqué. Un trou a été percé dans la clôture de fil barbelé et une douzaine de véhicules ont été frappés. Toutes les voitures ont eu leurs vitres, leurs pare-brise, leurs phares et leurs rétroviseurs brisés, des messages pour l’abolition de la police et des messages anarchiste ont été peints sur leurs carrosseries. Un extincteur rempli de peinture a été utilisé pour recouvrir complètement plusieurs voitures d’intervention, aussi à l’intérieur.

Chaque jour, les keufs transforment nos espaces publics en prisons à ciel ouvert. Nous appelons tous les personnes qui sont pour l’abolition de la police à prendre en main le dé-financement et le désarmement des keufs.

Soyez audacieux.ses ! Le sabotage est amusant !

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Des mauvais moments pour les bleus (fin juin 2021)

Redon (Ille-et-Vilaine) : Pas de fête ? Alors l’émeute !

Le Parisien / samedi 19 juin 2021

De violents affrontements ont éclaté entre 1500 teufeurs qui tentaient d’installer une free party dans un champ et la gendarmerie, dans la nuit de vendredi à samedi à Redon (Ille-et-Vilaine). Ce samedi, des centaines de participants étaient encore sur place. Une intervention des forces de l’ordre avec des gaz lacrymogènes pour évacuer le site a commencé vers 17 heures. « Les militaires de la gendarmerie mettent tout en œuvre pour préserver la sécurité des participants en les invitant à évacuer la zone dans le calme », précise la gendarmerie nationale dans un tweet.

Un épais nuage de gaz lacrymogène a recouvert le site où des affrontements avaient eu lieu dans la nuit entre gendarmes et teufeurs. Au moins 25 cars de gendarmes mobiles et de CRS étaient positionnés aux abords du principal accès au site. L’évacuation s’est terminée vers 19 heures a annoncé la préfecture. Il y a eu, « une dizaine d’interpellations », six blessés légers parmi les forces de l’ordre et un blessé léger côté participant, en plus de ceux de la nuit.

Ce Teknival avait été annoncé sur les réseaux sociaux et faisait l’objet d’un arrêté préfectoral d’interdiction. Quelque 1500 fêtards ont malgré tout tenté de s’installer près de Redon vendredi soir. Ils ont jeté leur dévolu sur un parking de supermarché, puis se dont dirigés vers le secteur de l’hippodrome de cette ville. Les gendarmes étaient sur place pour empêcher et disperser ce rassemblement. Mais des tensions ont rapidement éclaté avec les forces de l’ordre, visées par divers projectiles : boules de pétanque, morceaux de parpaing, pétards…

Le journaliste Rémy Buisine évoque lui l’utilisation, côté forces de l’ordre, de nombreux gaz lacrymogènes pour évacuer les lieux.

Les affrontements ont duré toute la nuit, « pendant plus de 7 heures », avance le préfet d’Ille-et-Vilaine. 400 gendarmes ont été mobilisés.

Ces affrontements particulièrement tendus ont fait sept blessés, selon un premier bilan. Soit cinq gendarmes, dont deux ont été transférés à l’hôpital de Redon, et deux fêtards, dont l’un, âgé de 22 ans, a été grièvement atteint puisqu’il a perdu une main, dans des circonstances qui restent à déterminer. Le procureur de la République de Rennes a indiqué que ce jeune homme, inconnu de la justice, « subit actuellement une intervention chirurgicale tendant à une amputation ». Une enquête a été ouverte pour « blessures involontaires avec ITT supérieure à 3 mois », confiée à la Section de recherches de Rennes, qui « doit permettre de déterminer les circonstances exactes et l’origine de ces blessures ».

Cinq hommes âgés de 20 à 37 ans ont été placés en garde à vue, a aussi annoncé samedi après-midi le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc. Un seul a des antécédents judiciaires. Une enquête a été ouverte liée aux « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique », et une autre relative à l’organisation de la free party.

[…] La situation s’est apaisée ce samedi matin, mais plusieurs escadrons de gendarmes sont encore sur place pour évacuer les lieux. « Les opérations d’évacuation sont en cours. L’objectif, c’est qu’on puisse évacuer la zone sans déplorer de nouveaux blessés » rapporte la porte-parole de la gendarmerie nationale.
De nombreux participants à la rave-party sont encore sur place ce samedi matin.

Le maire de la ville évoque en « un millier de personnes » encore sur place, le préfet d’Ille-et-Vilaine en évoque « plusieurs centaines ». « Je demande de façon très claire aux participants de quitter les lieux », enjoint-il.

« Il est possible qu’il y ait une suite d’événements, il faut être très prudents, ce qui explique cette présence forte de la gendarmerie. Les pompiers sont en base retranchée au cas où », précise le maire, qui souligne aussi le travail des services de la ville, qui ont « disposé des blocs de béton ». […]

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21 juin : la musique, pas les keufs

Le Parisien / lundi 21 juin 2021

Déconfinés, libérés du masque et du couvre-feu, certains Français ont pu profiter à fond de la Fête de la musique, ce lundi soir. Des milliers de fêtards – surtout des jeunes – se sont réunis autour de la musique, faisant fi des mesures sanitaires. Un parfum de goût d’avant alors que l’épidémie recule. Invitée sur BFM ce mardi matin, Roselyne Bachelot a évoqué « certains débordements », « dans l’extase de la fête ». Mais la ministre de la Culture a surtout appelé à « la responsabilité » de chacun après avoir « lâché les freins ».

À Paris, notamment dans le centre de la capitale, ce sont des rues bondées qui ont accueilli les fêtards. Les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises pour disperser des rassemblements de plusieurs centaines de personnes, notamment devant l’Hôtel de Ville et au niveau du jardin des Invalides. À 23 heures, les quais de Seine étaient pleins de milliers de personnes, sans masque ni distanciation sociale.

Plusieurs centaines de jeunes s’étaient aussi retrouvés en début de soirée dans le Jardin des Tuileries (Ier arrondissement) avant d’être dispersées par la police. La foule a ensuite pris la direction de l’Hôtel de Ville (IVe arrondissement), avant d’être une nouvelle fois évacuée.

Le protocole sanitaire de la Fête de la musique prévu par le gouvernement interdisait « de créer un attroupement à plus de 10 personnes dans l’espace public », empêchant de fait la tenue de concert à l’extérieur, comme c’est le cas d’habitude. Seuls les concerts à l’intérieur des bars et restaurants, sous réserve de respecter la jauge, et les concerts assis en extérieur étaient autorisés [en gros, était autorisé seulement ce qui était lié à la consommation marchande ; NdAtt.].

Au final, 25 personnes ont été interpellées pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique et outrage », et « vol et participation à un groupement en vue de commettre des violences ». 46 établissements se sont vus dresser des procès-verbaux pour mise en demeure, a-t-on ajouté.

À Nantes (Loire-Atlantique), la Fête de la musique a rapidement dégénéré. Après une marche pacifique d’un millier de personnes en hommage à Steve Maia Caniço, tombé dans la Loire durant une intervention policière lors de la Fête de la musique en 2019, un autre rassemblement était organisé en son honneur plus tard dans la soirée. Cette manifestation, place du Bouffay, s’est finalement transformée en une free party autour d’une centaine de personnes. Des heurts ont éclaté entre les teufeurs et les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes.

En Haute-Savoie, France Bleu évoque de son côté des « scènes d’émeutes » à Annecy, en marge de la Fête de la musique, où le préfet a qualifié les faits d’« inadmissibles et lamentables », sur les ondes de la radio locale. Un regroupement de « collégiens et lycéens » qui a débuté vers 21 heures au bord du lac d’Annecy, au niveau de l’esplanade du Pâquier et du centre Bonlieu, où ils étaient « plus de 2000 », a précisé à l’AFP la Direction départementale de la sécurité publique de la Haute-Savoie, a effectivement dégénéré. « Au début, c’était un pique-nique dans une très bonne ambiance et puis, petit à petit, ils ont fait des battles de danse qui ont dégénéré visiblement. S’en sont suivi des altercations », a-t-on ajouté.

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Aubervilliers (Seine-Sait-Denis) : Caillassage solidaire

France Bleu / mardi 22 juin 2021

Plusieurs agents de la police municipale d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, ont été attaqués, ce mardi 22 juin 2021. L’un d’entre eux est blessé.
L’équipe, composé de quatre agents, intervenait à la sortie du métro du Fort d’Aubervilliers, pour demander à des vendeurs de brochettes de quitter les lieux. C’est à ce moment-là, qu’un « groupe de jeunes », qui n’ont rien à voir avec les vendeurs a priori et qui se trouvaient à côté, s’est approché., selon la mairie. Une dizaine d’individus ont lancé plusieurs projectiles, notamment des palettes, sur les policiers.
L’un des agents municipaux a été blessé à la tête, affirme la maire Karine Franclet (UDI). Des agents de la police nationale, qui étaient à proximité, sont intervenus en renfort et ont réussi à interpeller une personne. La mairie annonce qu’elle va déposer plainte.

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Tours : « Sale keuf »

France Bleu / vendredi 25 juin 2021

[…] Un policier municipal de Tours, vivant à une vingtaine de kilomètres de Tours, est sous le choc depuis la nuit de mercredi à jeudi où l’on a tenté de mettre le feu à sa voiture personnelle, vers 2h du matin. Un « tag » a également été laissé sur son capot, « sale keuf », une inscription « sous forme de rayure avec une clé, ou un tournevis » explique-t-il. *Rémi dormait lorsque son épouse a été réveillée par des bruits venant de l’extérieur de sa maison, vers 2h du matin. Elle a d’abord aperçu une vive couleur orange, semblable à des flammes. En sortant, *Rémi ne voit personne, mais sent une forte odeur d’essence. Il voit ensuite des traces de tentative d’incendie sur son véhicule, ainsi que des impacts sur la vitre, preuve que la vitre passager a été forcé, sans résultat également. […]

Ce policier municipal de 39 ans est en arrêt jusqu’à la fin de semaine et a déposé plainte à la gendarmerie pour « tentative ou destruction d’un bien d’autrui par un moyen dangereux » et « dégradation ou détérioration d’un bien d’autrui par inscription, signe ou dessin ».
*Son prénom a été changé pour des raisons d’anonymat, au même titre que la ville qui n’est pas précisée.

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Grigny (Essonne) : La mairie perd trois véhicules

Le Parisien / samedi 19 juin 2021

[…] Dans la nuit de vendredi à samedi, deux voitures utilisées par la mairie de Grigny dans l’Essonne ont été volontairement incendiées sur le parking de la Ferme Neuve. Selon la mairie, « l’un de ces véhicules livre tous les jours les repas dans les écoles et l’autre est dédié aux fêtes et aux cérémonies ». « Ce véhicule sert également à la municipalité pour accomplir sa mission de service public auprès des retraités ou pour des animations en direction des familles » précise la municipalité.

Une enquête a été ouverte suite à ces incendies, « dont l’origine semble manifestement criminelle », note la mairie de Grigny. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un autre véhicule municipal avait été incendié, toujours sur le parking de la Ferme Neuve.

La municipalité dénonce un « acte d’intimidation envers les agents du service public » pour « semer la terreur et les faire renoncer à accomplir leur mission de service public ». Les véhicules brûlés ont notamment été utilisés pour le portage de repas à domicile et la livraison de 130 000 masques durant la crise du Covid-19.

Ces incendies volontaires pourraient être liés à de multiples rénovations urbaines dans les quartiers sensibles de Grigny 2 et de la Grande Borne. La mairie met actuellement en place de la vidéo-protection et développe sa police municipale. « Certains vieux démons resurgissent », remarque-t-on en mairie.

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Calais (Pas-de-Calais) : Contre les frontières et leurs larbins

La Voix du Nord / 18 juin 2021

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les locaux de la police municipale basés dans le parc Saint-Pierre au centre-ville de Calais ont été tagués. On peut y lire des insultes à la police mais également des références à l’abolition des frontières. [article payant ; NdAtt.]

Héraklion (Grèce) : Les flics attaqués en solidarité avec le squat Rigaer94

Kontrapolis / dimanche 27 juin 2021

Ces derniers temps, sur la place de la Canée, différents types de forces de police (MAT, OPKE, DIAS, etc.) « occupent » l’espace public le soir, avec l’excuse la dissuasion des « fêtes Covid ». Les personnes qui fréquentent cet endroit et y vont pour boire une bière, se relaxer, pour discuter et échanger des points de vue avec d’autres personnes, sont confrontées à ces voyous professionnels, les flics. Il y a quelques jours, les flics ont lancé des grenades assourdissantes contre des personnes qui traînaient sur la place après le couvre-feu, ils les ont poursuivies et frappées, les blessant.

La répression ne connaît pas de frontières. Il y a quelques jours, les flics ont essayé d’expulser le squat Rigaer94, en Allemagne. Aux premières heures du matin, ils ont mis leur plan à exécution, c’est-à-dire qu’ils ont commencé à fermer les rues autour du squat, en isolant les compas dans un « ring » où ils n’y avait qu’elles/eux et les flics. La réponse des compas a été forte, et avec des dizaines de flics blessés et des barricades en feu, ils/elles ont réussi à gagner cette bataille !

En tant que groupe de personnes qui ont une conscience politique et qui détestent les flics, nous avons décidé de notre propre initiative d’attaquer les flics de la place de la Canée, en utilisant des feux d’artifice, des pierres, etc., en solidarité avec le squat Rigaer94 et en réponse au pouvoir de la police sur la place de la Canée.

AUCUNE EXPULSION NE RESTERA SANS RÉPONSE
FLICS HORS DE NOS VIES

initiative autonome

 

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Madrid (Espagne) : Deux revendications d’attaques

Sabotage de l’École de police

barcelona_imc / jeudi 24 juin 2021

On a scellé la porte et lancé de la peinture sur l’École de police, dans le centre de Madrid.
Mort à la police et vive l’anarchie !

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Attaque d’une agence d’Iberdrola

barcelona_imc / jeudi 24 juin 2021

La semaine dernière, on a détruit les vitres d’une agence d’Iberdrola [entreprise espagnole qui produit et distribue électricité et gaz ; NdAtt.]. Contre la dévastation de la terre et l’augmentation des factures de l’électricité.

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Des mauvais moments pour les bleus (mi-juin 2021)

Calais (Pas-de-Calais) : La rage contre les frontières et leurs shérifs

France Bleu / mardi 2 juin 2021

« C’est la première fois depuis la fin de la Jungle qu’on atteint un tel niveau de violence » selon la préfecture du Pas-de-Calais. Du côté du syndicat Alliance Police Nationale, on constate la même chose. Sept CRS ont été blessés dans la nuit de mardi à mercredi 2 juin à Calais, lors de violents affrontements avec un groupe de migrants. 

Les escarmouches ont duré toute la nuit, de 3H à 8H du matin rapporte la Préfecture. A l’origine des tensions : une cinquantaine de migrants ont tenté de s’introduire dans la zone du port. Ils ont été repoussés, ce qui a mis le feu aux poudres. Ils sont revenus, plus nombreux. Les autorités ont compté au plus fort des tensions une centaine de personnes dans ce groupe. Pour Manuel Vanoeteghem, CRS calaisien du syndicat Alliance Police Nationale, ils étaient 300.

« On a eu 32 collègues contusionnés, sept ont dû aller à l’hôpital pour réaliser des examens complémentaires. Au moins un s’est vu prescrire 14 jours d’ITT » s’effare-t-il. Il décrit des exilés « prêts à en découdre », armés de « barres de fer », jetant pavés, boites de conserves pleines et vides sur les forces de l’ordre.

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Paris : Quand les flics viennent gâcher la fête…

France Info / dimanche 13 juin 2021

Rebelotte. La police est intervenue, samedi 12 juin au soir, plus d’une heure avant le couvre-feu, pour disperser des centaines de jeunes fêtards agglutinés pour la deuxième soirée consécutive sur l’esplanade des Invalides, à Paris. Les forces de l’ordre, intervenues pour « non-respect des règles sanitaires », ont été la « cible de jets de projectiles », a indiqué la préfecture de police sur Twitter. La préfecture de police a annoncé, sur Twitter, que trois personnes avaient été interpellées, à 23 heures.

A l’heure du début du couvre-feu, seules restaient sur place de petites grappes de jeunes qui repartaient progressivement alors que l’esplanade était entourée de camions de police. Violette, 16 ans, a raconté à l’AFP être venue des Hauts-de-Seine avec ses amis, pour une nouvelle soirée Projet X (du nom d’un film américain de 2012 centré sur une fête de jeunes qui tourne mal) à laquelle participaient, selon elle, plus de 1 000 jeunes. « Je suis venue parce que l’année dernière c’était vraiment pas mal, ça remplace les festivals. Mais (…) ce [samedi] soir, ça a vraiment tourné court », déplorait-elle.

Vendredi soir, entre 1 500 et 2 000 jeunes s’étaient déjà rassemblés sur l’immense pelouse des Invalides, après l’annonce sur les réseaux d’une soirée Projet X. Les policiers étaient intervenus vers 23 heures et avaient déjà été la cible de projectiles, selon une source policière. Il n’y avait eu vendredi soir ni interpellations ni blessés.

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Sens (Yonne) :  Magasins et voitures pris pour cible

France Bleu / dimanche 6 juin 2021

Vitrines cassées, poubelles et voitures brûlées… c’est la scène découverte par les habitants et les commerçants du quartier des Chaillots à Sens ce dimanche 6 juin, après une nouvelle nuit de violences urbaines. Déjà en mars dernier, le quartier avait été le théâtre de saccages. Cette fois-ci, ce sont trois magasins – un salon de coiffure (déjà visé en mars), une station-service et un magasin d’antennes et télésurveillance -, des poubelles et cinq voitures qui ont été pris pour cible par une trentaine de jeunes, avec notamment des tirs de mortiers, entre minuit et 3 heures. Il n’y a pas eu de blessé.
« Tout est cassé à l’intérieur, les vitrines, les ordinateurs, même le garage a été visé », raconte la gérante de la station-service, dépitée. C’est la première fois qu’elle fait face à une telle violence. Les jeunes sont même allés jusqu’à scier un poteau de caméra de vidéo-surveillance. Elle avait justement remplacée et placée en hauteur après les violences d’il y a trois mois.
Arrivées sur place, les forces de l’ordre ont été accueillies par des jets de pierres.
« Tout est prémédité, des cailloux, une scie, tout ça ne se ramasse pas sur la route », estime Jean Pierre Crost, adjoint à la sécurité à la mairie de Sens. La sous-préfecture évoque même un guet-apens. Comme en mars dernier, la préfecture annonce des renforts de police dès ce dimanche soir et dans la semaine. Mais du côté de la mairie, on espère surtout des renforts à plus long terme. De son côté, le syndicat de police Alliance déplore de nouveau dans un communiqué un manque d’effectifs.
Pour l’heure, il n’y a eu aucune interpellation mais une enquête a été ouverte par le parquet d’Auxerre et a été confiée à la police de Sens.

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Vaulx-en-Velin (Métropole de Lyon) : Ils attirent les flics dans un piège

Lyon Mag / dimanche 13 juin 2021

Aux alentours de minuit ce vendredi à Vaulx-en-Velin, plusieurs personnes ont incendié des poubelles ainsi que des véhicules dans le quartier de La Soie-La Balme. Lorsque les policiers sont arrivés sur place, ils ont été visés par des projectiles, notamment par des mortiers d’artifice, comme on peut le voir sur une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. […]

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Lyon : Voir les choses en grand

Lyonmag / vendredi 30 avril 2021

Ce jeudi soir, un homme âgé de 25 ans a été interpellé peu après 18h sur les berges de Saône, au niveau du quai Saint-Vincent dans le 1er arrondissement de Lyon.
Selon nos informations, l’individu a été appréhendé par deux policiers municipaux à moto alors qu’il était en train de réaliser un immense tag sur les murs des bords de la rivière. Son message, d’après des témoins, était sans équivoque : « ACAB », pour “All cops are bastard » ou en français « tous les policiers sont des bâtards » (sic).
L’individu a été ramené au commissariat du 1er arrondissement et placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour dégradation et outrage.

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Saint-Vaast-la-Hougue (Manche) : Vague de tags anti-police

Ouest-France / mercredi 16 juin 2021

Surprise, lundi matin, pour quelques riverains de la gendarmerie et alentour quand ils ont découvert des tags sur les murs et portes extérieurs de leurs habitations. Des slogans insultants et menaçants plus ou moins bien orthographiés vis-à-vis des forces de l’ordre. « C’est inadmissible d’écrire de telles médiocrités. Il n’y a plus aucun respect des institutions ; il va falloir remettre de l’ordre dans tout cela », déclare un groupe d’habitants. Pour Gilbert Doucet, maire, bien qu’aucuns bâtiments communaux n’aient eu à subir les méfaits des tagueurs, ces tags sont inacceptables. « C’est du vandalisme. C’est nettement orienté contre la gendarmerie. Il y a entre six à sept maisons de particuliers concernées ainsi que le mur de la gendarmerie », insiste le maire. Lundi, la gendarmerie enregistrait les plaintes des propriétaires. Une enquête est en cours pour retrouver le ou les tagueurs nocturnes.

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Contre les yeux de la police

Les Hautes-Rivières (Ardennes) : Les lampadaires-caméras sciés

L’Ardennais / dimanche 6 juin 2021

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux lampadaires supports de caméras ont été sciés à Newet. C’est le troisième acte de vandalisme depuis mai. [article payant ; NdAtt.]

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Charleville-Mézières : Quatre caméras abattues, le maire dans tous ses états

France Info / lundi 31 mai 2021

Quelques heures après les actes de vandalisme à Charleville-Mézières, l’enquête avance. Des caméras de vidéosurveillance ont été vandalisées et des poubelles incendiées dans le quartier Manchester. Les policiers ont interpellé cinq personnes à Ronde Couture pour des dégradations de caméras, là encore lundi. Elles ont été placées en garde à vue. Comme espéré par le maire, le préfet des Ardennes a demandé le renfort de CRS et de patrouilles mobiles.

Le quartier de Manchester à Charleville-Mézières a connu dimanche 30 mai dans l’après-midi un épisode de violence. Plusieurs caméras de vidéosurveillance ont été découpées par une bande de jeunes cagoulés. Les poteaux avec des caméras de surveillance ont été sciés, et des poubelles brûlées au rond-point de la route de Warcq. Un épisode violent qui amène la mairie à réagir, en augmentant dès ce lundi la présence policière. Des feux de poubelles ont également été signalés, laissant des traces sur le bitume.

Contacté, lundi 31 mai le maire (LR) Boris Ravignon, de Charleville-Mézières fulmine contre ces actes. « Cela n’a rien de classique, c’est un scandale. Des équipes cagoulées ont découpé quatre dispositifs en plein jour avec des disqueuses, de manière successive, des caméras principales du quartier. Il s’agit d’un défi lancé à la loi républicaine. Le message c’est : on ne veut plus que vous sachiez ce qui se passe. C’est inacceptable, on va s’organiser et essayer de regagner ce terrain et affirmer la loi ». […]

Ils s’en tirent bien, même s’ils se balancent les uns les autres

extraits de France Info / mercredi 2 juin 2021

Le quartier de Manchester à Charleville-Mézières a connu dimanche 30 mai et lundi 31 mai deux épisodes de violence. Plusieurs caméras de vidéosurveillance ont été découpées par une bande de jeunes dissumulés derrière leur capuche. Les poteaux sur lesquels étaient installées les caméras ont été sciés à l’aide d’une disqueuse, et des poubelles ont été brûlées, rue des Mésanges et du 11 novembre.

Cinq individus avaient été interpellés, mais seuls, trois d’entre-eux étaient convoqués devant la justice ce mercredi après-midi en comparution immédiate pour « des dégradations aggravées » par deux circonstances. Un 4ème auteur a été arrêté. Il est mineur et a été présenté à ce titre au juge des enfants. Des mesures éducatives devraient être prononcées à son encontre. Un cinquième individu, interpellé lundi à 14 heures en même temps que les autres, a été mis hors de cause.

[…] Selon le procureur, leur action était préparée. Ils avaient prévu des tenues de rechange, ils ont laissé leur véhicule et leurs effets personnels de côté pour ne pas être identifiables et pour faciliter leur fuite. Ils portaient des casquettes et des capuches pour ne pas être reconnus. Ils n’avaient sur eux, ni carte identité, ni téléphone, ni sacoche pour ne pas être identifié lors de la commission des faits. Leur voiture étaient garée plus loin avec à bord leurs effets personnels mais aussi des tenues de rechange. 

[…] Finalement, le tribunal a déclaré les trois jeunes prévenus coupables de l’ensemble des infractions qui leur étaient reprochées, à savoir les dégradations aggravées et la participation à une association de malfaiteurs. En conséquence, ils ont été condamnés à 210 heures de travail d’intérêt général à effectuer en 18 mois, ce qu’avait requis le procureur. Si ce TIG n’est pas effectué, ils écoperont de 6 mois d’emprisonnement. […]

Des mauvais moments pour les bleus (fin mai 2021)

Le François (Martinique) : Pour commémorer la fin de l’esclavage, ils s’en prennent a médias, technologie et distribution centralisée des ressources, qui nous enchaînent tou.te.s

FranceInfo / dimanche 23 mai 2021

Dans la nuit du samedi 22 mai, vers minuit, le préfet du territoire et le maire du François se sont rendus à Cap-Est, afin de constater les dégâts. Il y a eu trois départs de feu à l’entrée du quartier, dans le local poubelle des résidents, dans des coffrets de compteurs d’eau et à Pointe-Cerisier. Des boitiers de télécommunications ont également été endommagés.


C’est dans ce quartier résidentiel que des journalistes de plusieurs médias (Martinique 1ère et RCI) ont été agressés et menacés dans l’exercice de leur mission, en marge de la commémoration du 22 mai qui s’était déroulée plus tôt sur le site de l’habitation Clément (propriété du groupe Bernard Hayot).

De son côté, le maire franciscain déplore lui aussi ces agissements perpétrés par des activistes.  » Ce sont des actes inacceptables qui ont entaché la commémoration du 22 mai. S’en prendre à des installations publiques de téléphonie notamment, c’est irresponsable. S’en prendre au quartier Cap-Est, c’est s’attaquer à une partie de la société martiniquaise et à des citoyens franciscains.  »

Dans un autre communiqué diffusé sur les réseaux sociaux par le groupe DMD « Des Martiniquais Déterminés », ces derniers se disent « satisfaits du moment bèlè et de la marche symbolique du 22 mai 2021 », mais ils déplorent « les violences à l’encontre des journalistes, ainsi que les incendies mineurs mais déplorables, que des personnes inconnues ont provoqué ». […]

Les compteurs d’eau incendiés

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Bordeaux : Lancez 5 fruits ou légumes par jour sur les pandores

France 3 / vendredi 21 mai 2021

Un jeune de 17 ans a été interpellé et un policier a été blessé, à l’issue de cette soirée d’échauffourées. Des épisodes qui se banalisent au détour d’un feu de voiture ou de poubelles, au détriment des habitants.

Tout a commencé en fin d’après-midi, vers 17h30, alors que les policiers interviennent dans la cité pour accompagner l’enlèvement d’une voiture volée qui avait été incendiée. C’est alors que « plusieurs jeunes » les prennent à partie et leur jettent des cailloux. Ils réplique par des gaz lacrymogènes et des tirs de LBD.

[…] Un peu plus tard, vers 21h30, la police intervient à nouveau pour sécuriser les pompiers, venus éteindre des feux de scooter et de poubelles. Ils reçoivent, ensemble, toutes sortes de projectiles lancés par plusieurs dizaines de jeunes, parfois très jeunes. « On a reçu des aliments congelés jetés depuis les immeubles. Des légumes congelés etc… ça leur sert de projectiles. Quand il y a un mouvement en bas des immeubles, des jeunes y participent depuis leur appartement. » explique-t-il.

Lionel Viguier, communication Direction départementale de la sécurité publique 33, explique que vers 21h30 également, les équipes sur place ont également essuyé quelques tirs « de feux d’artifice tirés à tir tendu, c’est ce qu’on appelle des mortiers d’artifice « , « en direction des forces de l’ordre et des pompiers ».

Les échauffourées ont continué environs jusqu’à 22h30, et là, « ça s’est calmé ». Il explique que la police assure alors « une présence pour éviter d’autres attroupements et que ça recommence… »
Une soirée « malheureusement banale » selon Bruno Vincendon. Une agitation qui pourrait bien se reproduire après ce nouveau déconfinement et l’approche de l’été. « On craint un été bordelais très agité. C’est un peu à qui enverra le plus de projectiles (d’un quartier à l’autre, NDLR ). Les quartiers ont été un peu sous cloche pendant le confinement. » d’où cette impression que la tension va monter dorénavant. D’autant que les renforts annoncés par le ministre de l’Intérieur ne seront là qu’en septembre, après l’été. […]

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Rennes : Le couvre-feu transforme la fête en émeute 

Ouest-France / jeudi 20 mai 2021

Ce mercredi 19 mai, à Rennes, environ un millier de personnes ont bravé le couvre-feu, pour poursuivre la fête. À 22 h, la situation a dégénéré sur la place Sainte-Anne, nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Passé 21 h, le masque est tombé, souvent. Les forces de l’ordre interviennent une heure plus tard, après qu’un feu a été allumé au cœur de la place, entre l’église et le Couvent des Jacobins, alors que serveurs et gérants de bars plient encore leurs terrasses. Dans le brasier, des palettes de bois et du matériel de chantier trouvé sur le site en cours d’aménagement. Du mobilier de bar brûle dans les flammes également. En réponse, pour disperser la foule, la police use de gaz lacrymogène. Des balles de caoutchouc sont tirées. À 22 h15, la place se vide. « Vous ne pouvez pas rentrer chez vous ? » répète une policière aux personnes encore présentes. Aux balcons, quelques habitants crient leur colère contre les forces de l’ordre. Les pompiers arrivent sur place aux alentours de 22 h 30 pour éteindre le feu. Dans la rue, quelques-uns observent encore la scène, le temps de finir la boisson déjà entamée. Un serveur soupire : « C’est allé trop vite ». Il craint que « ça se répète dans les prochains jours ». Il regarde, impuissant, « une table et deux chaises » partir en fumée.

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Flers (Orne) : La caserne des gendarmes prise pour cible

Ouest-France / samedi 29 mai 2021

Vendredi 28 mai 2021 vers 23 h, des tirs de mortier d’artifice ont visé la caserne de gendarmerie de Flers, ville de 15 000 habitants, dans l’Orne. Avant de toucher les bureaux, les projectiles ont frappé les volets du bâtiment où logent les familles des militaires. « Elles étaient terrorisées et choquées », témoigne un gendarme.
Les malfrats ont pris la fuite, semant la désolation sur leur passage, incendiant des voitures, une tractopelle et un fourgon utilitaire. Neuf véhicules ont été réduits en cendres à Flers et dans la commune voisine de La Selle-la-Forge.


Ce groupe d’une dizaine de personnes a ensuite bloqué l’accès au quartier avec des barres de fer, demandant aux pompiers de « faire demi-tour ». L’un des véhicules a été touché, sans faire de blessé, mais les pompiers ont dû attendre l’arrivée des forces de l’ordre pendant une heure avant de pouvoir intervenir.

Car, de leur côté, les deux policiers venus sur les lieux ont, eux aussi, été contraints de rebrousser chemin en attendant du renfort. « L’attente nécessaire pour ces renforts a joué en faveur des émeutiers », déplore Michaël Métairie, secrétaire départemental du syndicat SGP Police-Force Ouvrière, qui dénonce « le manque de moyens alloués à la police de l’Orne ». Au final, une trentaine de gendarmes et de policiers ont été déployés sur le terrain, jusqu’à 4 h du matin. « C’était un groupe de six à dix personnes, très mobile, qui n’est jamais venu au contact des forces de l’ordre », souligne-t-on à la préfecture.

Trois hommes ont été interpellés au milieu de la nuit. « L’enquête du commissariat de police de Flers pour « dégradation par moyen dangereux » va essayer de déterminer leur éventuelle implication », indique le parquet d’Argentan. Mais faute d’éléments probants, ces trois jeunes majeurs ont été relâchés samedi sans garde à vue.
Reste à savoir ce qui a déclenché cette flambée de violence. Quelques heures auparavant, un Flérien impliqué dans un trafic de stupéfiants avait été incarcéré. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? « Sans que ce soit prouvé, on peut quand même penser qu’il y a un rapport, estime Lori Helloco, premier adjoint de Flers, lui aussi sur le terrain pendant la nuit. L’histoire récente des violences urbaines à Flers montre qu’il y a souvent eu du grabuge à la suite d’une incarcération d’un dealer ou d’un fauteur de troubles… » En 2015, des cocktails molotov avaient été lancés sur la maison du maire et le commissariat et en 2017, quatorze voitures avaient été incendiées en une nuit. Le parquet d’Argentan reste prudent. « C’est une hypothèse plausible, mais sans aucune certitude de lien direct. »

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Argenteuil (Val-d’Oise) : Tensions à un an de la mort d’un jeune

Le Parisien / mardi 18 mai 2021

Épisode de tensions cette nuit à Argenteuil. Plusieurs voitures et poubelles ont été incendiées et des tirs de mortiers d’artifice ont visé les forces de l’ordre, a appris le Parisien d’une source policière. Les violences urbaines ont débuté vers 22h30 lundi soir et se sont poursuivies jusqu’à environ 1h30 du matin tout autour du rond-point de la Dalle dans le quartier du Val-d’Argent Nord.

Ce mardi matin, dès 7 heures, la dizaine de véhicules brûlés, principalement le long de l’allée Guy-de-Maupassant, ont été retirés et les places de stationnement nettoyées. Si bien qu’en milieu de matinée, seules les traces de brûlé subsistaient au sol. Et pourtant, « c’était la guerre sous mes fenêtres, confie une mère de famille. Il y avait le feu partout, tout autour de la dalle. Mon fils était dans la rue avec ses copains et je lui ai dit de remonter tout de suite quand j’ai vu la police. »

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des véhicules en proie aux flammes, dont certains retournés sur le toit. Les pompiers sont à chaque fois intervenus pour éteindre les divers incendies sous la protection des effectifs de police nationale et municipale mobilisés. « On les a vus faire avec le camion, souffle une dame à sa fenêtre. Ils ont cassé le carreau et lancé le jerricane dedans. Je n’avais jamais vu ça de ma vie ».

Aucun blessé n’est à déplorer parmi les forces d’intervention et les différents sinistres ont pu être circonscrits. Aucune interpellation n’avait encore eu lieu ce mardi matin. « Ce sont des individus très mobiles et il est très difficile pour les forces de l’ordre d’appréhender dans de bonnes conditions de sécurité », explique une source au Parisien.

[…] C’est dans ce même quartier que résidait Sabri, décédé il y a un an jour pour jour le 17 mai 2020, sans qu’aucun lien ne soit établi à ce stade entre ce drame et les violences. Le jeune homme de 18 ans, est mort dans un accident de moto survenu à proximité d’une voiture de police dans un autre quartier de la ville.
Pour la majorité des habitants, en revanche, le lien avec le décès du jeune homme ne fait aucun doute : « Tous les gens du quartier ont vu dans les médias que les policiers avaient été blanchis et que les parents avaient déposé plainte. Un policier a même dit à ma voisine hier soir que les jeunes fêtaient l’anniversaire de la mort de Sabri. Le terme n’est pas adapté, pensez aux parents ! Si on faisait ça à mon fils, je serais contente que les jeunes du quartier le défendent », poursuit une habitante croisée à l’arrêt de bus, décidée à participer à la manifestation « pour la Vérité » du samedi 22 mai. […]

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Plougastel-Daoulas (Finistère) : Le flics municipal joue le shérif, mais sa voiture en paye les frais

Le Télégramme / samedi 22 mai 2021

À 21 h 30, soit après le couvre-feu, dans la nuit de jeudi à vendredi, le policier municipal de Plougastel-Daoulas est intervenu sur le chantier de l’école Mona Ozouf. Sur place, deux serrures ont été fracturées et une dizaine de mineurs prennent à partie le représentant de l’ordre. Tandis qu’il se dirige vers le toit du bâtiment afin de vérifier qu’aucun jeune n’y a accédé et constater d’éventuel dégât, les jeunes s’en prennent à son véhicule de service, brisant les vitres à l’aide de parpaings.

Les gendarmes sont prévenus mais, en raison de la restructuration des services, la brigade du Conquet (soit à plus de 40 km de Plougastel) n’interviendra qu’à 23 h 30. En attendant, le policier municipal a pu appréhender l’un des jeunes et obtenu l’identité des autres. Tous ont été verbalisés pour non-respect du couvre-feu et défaut de masque, les parents ont été prévenus.
Une plainte a également été déposée pour outrage à agent et dégradation de matériel de police.

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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) : « Après les pneus, le pare brise »

actuSeine-Saint-Denis / lundi 24 mai 2021

« Après les pneus, le pare brise ». Nathalie Voralek, adjointe à la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en charge de la sécurité et de la tranquillité publique a retrouvé sa voiture avec le pare-brise enfoncé, dimanche 23 mai 2021. 

« La loi du plus fort, l’intimidation voilà le mode de fonctionnement de certains » [comme… la police municipale de Saint-Denis, qu’elle dirige, par exemple ! NdAtt.], a-t-elle dénoncé sur twitter en publiant la photo des dégâts. Un acte de vandalisme qui n’est pas le premier puisque l’élue a déjà retrouvé sa voiture avec les pneus crevés.

Un entêtement qui ne doit rien au hasard selon elle. « C’est clairement ma qualité d’élue à la sécurité qui est visée. Déjà la mise en place de l’extension des horaires, la brigade cynophile, l’armement, le fait que les policiers municipaux commencent à intervenir dans les cités avaient déjà eu pour conséquence des détériorations sur mon véhicule« , indique-t-elle.

Une dégradation qui intervient deux jours à peine après l’inauguration du nouveau centre de supervision urbaine (CSU) de la Ville et ses 93 caméras. « Je pense que la visite de la semaine dernière en compagnie du maire, du bailleur et de la police nationale dans mon quartier couplée à l’annonce de l’ouverture du CSU sont les raisons pour lesquelles mon pare brise a été vandalisé dans le but de m’intimider ». […]

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Angers : Dès que les flics pointent le bout du nez…

Ouest-France / mercredi 26 mai 2021

Les locaux de l’association d’aide à la personne Anjou Accompagnement, avenue Jean-XXIII, dans le quartier de La Roseraie à Angers, ont été vandalisés dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 mai. Des vitres ont été brisées, des objets jetés à l’intérieur et des extincteurs vidés ​confirme Eric Bouillard, procureur de la République. Un scooter a également été incendié et les flammes ont noirci la façade du local associatif.

Les pompiers, appuyés par la police, sont intervenus peu avant 23 heures samedi soir. Les forces de l’ordre ont alors été prises à partie. Selon des témoins, des feux d’artifice ont été tirés en direction des policiers et des projectiles ont été lancés dans leur direction depuis les fenêtres des immeubles alentours. Personne n’a été blessé. Une enquête est ouverte pour identifier les auteurs des dégradations contre les locaux d’Anjou accompagnement.

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Montbéliard et environs (Doubs) : Comme une traînée de poudre

L’Est Républicain / samedi 29 mai 2021

[…] À partir de 22 h 30 et telle une traînée de poudre, des voitures qui se trouvaient entre Bethoncourt et Grand-Charmont, à la lisière de Montbéliard, ont été ciblées par une épidémie de gestes mal intentionnés : trois véhicules incendiés d’un côté, huit autres (stationnés dans une même rue à proximité) ont vu leurs pneus être crevés.

Faut-il y voir le geste d’un seul auteur voire d’une même équipe ? Les gendarmes, qui avaient prévu durant la nuit de samedi à dimanche, de redoubler de vigilance pour éviter une nouvelle flambée du genre, tenteront de répondre à cette question. De leur côté, les policiers enquêtent aussi sur des faits de nature similaire. Peu après 22 h 15, une voiture en feu était signalée avenue du 8-Mai, dans le quartier des Champs Montants à Audincourt, puis, peu avant minuit rue du Docteur Flamand. Simple hasard ou première étape d’une série qui a mis forces de l’ordre et pompiers sur le grill ? Les effets néfastes d’une météo rayonnante se font, déjà, ressentir…

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Lyon : « Lapidez les keufs » 

Lyonmag / mardi 18 mai 2018

« Lapidez les keufs » ou encore « Un bon flic est un flic mort ». Ces tags ont été mis à jour en bas de la montée de la Chana et sur le quai Pierre Scize dans le 5e arrondissement de Lyon. Une découverte qui intervient à la veille d’une « Marche citoyenne » pour la police devant l’Assemblée nationale à Paris. A noter que ce slogan visant les patrons, les banques et les fachos fait référence aux paroles d’une chanson de l’artiste « Youri » intitulée « Jour de manif ». […]

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Marseille : Idem !

La Provence / jeudi 20 mai 2021

 Alors même que la journée d’hier était marquée par une marche citoyenne à Paris en soutien aux policiers, une quinzaine de jours après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon, deux tags ont été découverts hier matin à l’angle du quai de Rive-Neuve et de la rue du Chantier (1er). L’un indiquait « un bon flic est un flic mort » et le second « lapidez les keufs ».

Les deux peintures ont été rapidement effacées par les services de la voirie mais la préfecture de police, considérant ces écrits comme « abjects », a saisi, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens. Une enquête a été ouverte au commissariat de Noailles et, selon nos sources, les investigations vont miser beaucoup sur l’exploitation des images captées par les caméras de vidéoprotectio pour tenter de mettre un ou des noms sur les auteurs de ces menaces et provocation à la violence envers les policiers qui pourraient avoir agi en pleine nuit.

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Chalamont (Ain) : « Vous ne nous protégez plus, vous tuez »

extrait du Progrès / dimanche 23 mai 2021

Dimanche matin 23 mai, c’est le maire, Bruno Charvieux, de passage devant la gendarmerie, qui a découvert que les façades de la gendarmerie étaient recouvertes de tags. C’est la troisième fois que cela se produit. […]

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Yssingeaux (Haute-Loire) : Des tags bien inspirés

La commère43 / vendredi 28 mai 2021

Jeudi, plusieurs tags ont été découverts dans le centre-ville d’Yssingeaux. Dans la rue des Fossés, l’avenue de la Marne et jusqu’à l’hôpital, des grilles de commerces et les murs de l’hôpital ont servi de support pour différents tags.

Selon des caméras, on aperçoit trois silhouettes qui agissent vers 3 heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi. Certains tags relevaient d’insultes vis-à-vis des forces de l’ordre. Outre des commerces, l’hôpital a aussi été tagué… ainsi qu’un véhicule. Les services techniques du centre hospitalier ont depuis nettoyé les traces. Une enquête a été ouverte par les gendarmes.

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A l’intérieur des prisons

Maison d’arrêt d’Aiton : Mutinerie en taule

Le Dauphiné / lundi 31 mai 2021

Dix sapeurs-pompiers sont intervenus à la maison d’arrêt d’Aiton pour un début d’incendie, ce lundi après-midi, 31 mai. Tout a commencé par une mutinerie, à 15 heures, avant qu’un feu ne soit déclaré à 17 heures. Un détenu, intoxiqué par les fumées, a été transporté à l’hôpital.

actupenit / lundi 31 mai 2021

Cinq détenus du centre pénitentiaire d’Aiton se sont retrouvés sur le toit de la prison ce lundi après-midi. La direction de la prison a dû faire appel au Équipes Régionales d’Intervention et de Sécurité de Lyon (ÉRIS69) afin de mettre un terme à l’incident.
Arrivées sur place, les hommes de l’unité d’élite de la Pénitentiaire vont procéder à la maitrise des détenus et à leur réintégration.

San Luis Potosí (Mexique) : Attaque incendiaire d’une camionnette d’une entreprise de sécurité privée

AMWEnglish / dimanche 30 mai 2021

Le matin du 18 mai, une camionnette appartenant à l’entreprise de sécurité privée « SEPSA S.A de C.V » a été incendiée, dans la ville de San Luis Potosí. Sans avoir besoin d’en faire tout un spectacle, nous sommes allés et nous avons simplement attaqué le véhicule de ces larbins, et il y a eu un grand raffut quelques instants après que notre dispositif incendiaire ait fait effet.

Alors que tout le monde parle d’un court-circuit, combien de fois des attaques non revendiquées sont-elles passées pour des banales court-circuits ? Étant de plus en plus proches de la date d’un nouveau cirque électoral, nous avons voulu profiter de notre position. À ce stade de la domination, il semble plutôt éphémère de « frapper là où ça fait mal à la mégamachine ». Dans la guerre sociale diffuse, les objectifs sont divers, donc se focaliser sur un seul, a la fin devient absurde. Il suffit de dire que nous profitons des angles morts des métropoles, demain, l’après-midi ou la nuit. Ils ne peuvent pas surveiller tout en même temps.

Nous saluons tous les prisonnier.e.s anarchistes et celles/ceux qui participent à la révolte en Colombie, ainsi que tou.te.s les compas en cavale, qui ridiculisent l’autorité et ses lèche-bottes, ainsi que tou.te.s celles/ceux qui combattent l’État-capital, jour après jour, en motivant ainsi différentes individualités ou cellules à agir. Ce n’est pas facile, il suffit juste d’un petit coup de pouce.

Commando d’exécution du 25 mai 1910*

*Le 25 mai 1910, un groupe de révolutionnaires du Parti libéral mexicain a tendu une embuscade au train de Porfirio Díaz, en faisant exploser de la dynamite et en affrontant les militaires qui escortaient le tyran ; bien que la mission ait échoué, elle a montré qu’il n’était pas « inatteignable », mais fait en chair et os et donc vulnérable.

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