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Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) : mutinerie et triple évasion au centre de rétention

Mesnil-Amelot, nuit du 28 au 29 juillet : restes de draps utilisés pour franchir les barbelés du centre de rétention

Seine-et-Marne: des évasions et des incidents au centre de rétention du Mesnil-Amelot
Le Parisien, 29 juillet 2021

Ils ont profité des troubles pour prendre la poudre d’escampette. Trois ou quatre étrangers enfermés au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot ont réussi à s’évader dans la nuit de mercredi à jeudi. Dans ce centre, le plus grand de France, situé à seulement quelques centaines de mètres des pistes de l’aéroport de Roissy, un début de mutinerie a éclaté peu avant 22h30.

Environ 95 sans-papiers étaient regroupés et ont commencé à s’en prendre aux forces de l’ordre, en leur jetant des projectiles. Ils ont également allumé quelques feux. Certains sont même montés sur les toits. Selon une source policière, l’un de ces étrangers en situation irrégulière aurait été légèrement blessé en chutant de plusieurs mètres de haut et un autre aurait été blessé par une branche.

Des renforts de police sont arrivés : des fonctionnaires du commissariat d’agglomération de Villeparisis, des effectifs de la Direction départementale de la sécurité publique ainsi que la Brigade anti-criminalité (BAC) de nuit de Seine-Saint-Denis ont été envoyés sur place.

Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades de désencerclement ainsi que des lacrymogènes pour rétablir le calme, notamment parce que certaines de leurs collègues du CRA se trouvaient en difficulté. Le calme a été rétabli au cours de la nuit. « Depuis plusieurs jours, des personnes retenues tentent de s’enfuir. La situation est tendue », a déclaré à l’AFP Mathilde Godoy, responsable Île-de-France de la Cimade, association de soutien aux migrants et réfugiés, disposant d’une antenne sur place.

Le 20 janvier, dans ce CRA de Seine-et-Marne, des étrangers avaient déclenché un incendie pour protester contre une décision de justice les maintenant en rétention car ils avaient refusé un test PCR, nécessaire à leur expulsion du territoire français.

Dammarie-lès-Lys (Seine-et-Marne) : Facile comme ouvrir une armoire de la fibre optique

EvasionFM / mardi 15 juin 2021

La ville de Dammarie-lès-Lys se penche sur la sécurité des armoires de rues dans lesquelles se trouve le dispositif pour alimenter le réseau Internet en fibre optique. Leur ouverture facile favoriserait le vandalisme, ce qui pourrait expliquer les pannes importantes qui touchent certains secteurs, comme en ce moment au niveau de l’avenue Anatole France. Et ce n’est pas le seul. Le manque de soins de certains réparateurs lors d’interventions pourrait aussi expliquer le phénomène.

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Seine-et-Marne : Une tour de chasse abattue

Bite Back / vendredi 4 juin 2021

Fin juin [mai ; NdAtt] 2021, en France, dans le département de la seine-et-marne (77), nous, activistes antispécistes, avons détruit une tour de chasse en plein jour.

Quelques jours avant le début des tueries autorisées par l’Etat, nous avons décidé de venir en aide aux habitant.e.s de la fôret contre celleux qui voudraient les voir perdre la vie au bout de leur fusil. Pour cela nous avons essayer de localiser les miradors sur les zones de chasse qui seront autorisées à partir du 1er juin…

Après quelques heures de recherches nous en avons aperçu un. Nous nous sommes approché.e.s en cherchant les éventuels pièges photos sur les arbres aux alentours. Il n’y en avait pas. Arrivé.e.s en bas de cette solide tour de plus de 3 mètres de haut, nous avons compris qu’il faudrait scier les 4 pieds et tenter de la faire basculer. Après quelques minutes de travail, la tour était par terre. Nous espérons que cet acte de solidarité avec les habitant.e.s de la forêt permettra de leur sauver la vie. Nous le savons, sans leur tour de chasse, les tireurs et tireuses sont moins efficaces et plus vulnérables face aux ripostes défensives de nos camarades non-humain.e.s.

L’objectif de ce sabotage est de réduire la capacités des chass-eurs.euses à tuer, leurs finances, leur temps disponible et leur moral. Détruire ce qui sert à ces assassin.e.s permettra de leur retirer ce qui les rend puissant.e.s tant matériellement que moralement… alors prennez vos scies, vos clés à molette, et vos coupe-boulons… et luttez aux côtés des habitant.e.s de la forêt !

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Réau (Seine-et-Marne) : régler les questions sans intermédiaire

un site de matons, 22 mars 2021

Vers 14h00 ce lundi, une douzaine d’individus se sont introduits en voiture sur le domaine pénitentiaire de Réau pour prendre des nouvelles de l’un de leur ami détenu et actuellement hospitalisé, ce dernier faisant l’objet de problèmes de santé chroniques selon le syndicat FO Pénitentiaire. [Selon ce site de matons, c’est en effet une « procédure habituelle concernant les hospitalisations de détenus » que de garder ce genre d’info secrète vis-à-vis des proches, « afin d’éviter de transformer les hôpitaux publics en parloir géant »].

Les individus se sont positionné devant la porte d’entrée principale de l’établissement, empêchant le personnel d’y accéder et multipliant les menaces. « Dissimulés derrière des masques, lunettes de soleil et capuches, c’est en toute impunité qu’ils sont venus s’en prendre au personnel » rapporte le syndicat. Un surveillant sera pris à partie par un homme. Il sera frappé de plusieurs coups de poing. Hospitalisé, il lui sera attribué 3 jours d’ITT.

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Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) : mutinerie au CRA, deux bâtiments incendiés

Une émeute éclate au centre de rétention administrative
du Mesnil-Amelot

Franceinfo/Le Parisien, 20 janvier 2021 (extrait)

Une émeute a éclaté ce mercredi matin au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne [juste à côté de l’aéroport de Roissy], a confirmé une source policière. Cette dernière précise qu’il y a 70 émeutiers.

À 11h10 ce mercredi, un incendie a démarré dans deux bâtiments du centre de rétention administrative n°3, le plus grand de France. Ces bâtiments ont « brûlé » et ils sont désormais « inutilisables », assure la Cimade contactée par franceinfo. Une vingtaine de chambres ont été détruites ou sont inhabitables. Des salles TV ont également été endommagées. Pour le moment, les occupants ont été dispatchés dans d’autres bâtiments du CRA. Deux enquêtes, confiées à la Police aux frontières, ont été ouvertes pour les incendies et pour les incidents qui s’en sont suivis. Sept retenus ont été placés en garde à vue.

Ces personnes se sont révoltés « contre l’imposition d’un test PCR. Leur expulsion étant conditionnée à la présentation d’un test négatif récent ». Le feu a été maîtrisé par les pompiers vers 12h30. Des renforts de police ont été envoyés sur place: une demi compagnie de CRS, soit 40 hommes, trois équipages locaux et trois équipages de la Police aux frontières (PAF) de Roissy.

Saint-Germain-sur-Morin (Seine-et-Marne) : Facile comme couper la fibre optique

La Marne / jeudi 14 janvier 2021

Depuis le 19 décembre 2020, les habitants de Saint-Germain-sur-Morin rencontrent de grandes difficultés à se connecter sur leur réseau internet. La raison ? Les câbles électriques de l’armoire qui permet de connecter les Saint-Germinois à la fibre ont été découpés, de manière nette et claire. Le maire de la commune, Gérard Gourovitch, penche pour l’hypothèse criminelle.

 » Je suis presque sûr que c’est volontaire. La façon dont les fils ont été tranchés ne laisse aucun doute. Mais qui voudrait nous faire du mal ? « 
Gérard Gourovitch, Maire de Saint-Germain-sur-Morin

Pour l’instant, les potentiels responsables de cet acte n’ont pas été identifiés. La commune s’attelle en priorité au rétablissement du réseau dans tous les foyers.

La mairie et les habitants commencent à perdre patience et espèrent obtenir des réponses et surtout une solution au plus vite. Jérôme Richard, conseiller municipal à Saint-Germain-sur-Morin pointe du doigt l’importance économique que représente la fibre aujourd’hui.

 » Nous avons besoin de la fibre pour beaucoup de choses. Ce n’est pas seulement pour regarder la télé le soir dans son canapé. « 
Jérôme Richard, Conseiller municipal

Et le maire d’ajouter : « En ce moment, dans la situation dans laquelle le pays se trouve depuis des mois, bon nombre de nos concitoyens sont en télétravail et ont besoin de connexion pour pouvoir exercer leur profession. »

Des mauvais moments pour les bleus (fin décembre 2020)

Fort-de-France : Les bleus battent en retraite 

France Info / lundi 21 décembre 2020

Le faits se se déroulés au quartier Texaco à Fort-de-France dans la nuit de dimanche 20 au lundi 21 décembre 2020. Alors que les policiers intervenaient à la suite de l’incendie de 2 véhicules, ils sont tombés dans un véritable guet-apens.
Des individus les attendaient cachés, ils les ont accueillis « à coups de pierre, de feu d’artifice et de mortiers », selon la direction de la police nationale.
Au cours de ce déferlement de violence, deux policiers ont été blessés. L’un au front (6 points de suture lui ont été nécessaires), l’autre au genou. Ils ont été transportés à l’hôpital Pierre Zobda Quitman à Fort-de-France.

Les policiers ont dû battre en retraite. Les auteurs ne sont pas encore identifiés.

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Cluses (Haute-Savoie) : Une surprise bien préparée pour la maréchaussée

France Bleu / jeudi  24 décembre 2020

L’attaque a été minutieusement préparée. Ce mardi 22 décembre, à la nuit tombante, après 17 heures, un appel est passé à la gendarmerie de Cluses (Haute-Savoie), pour alerter sur des violences intrafamiliales. Une femme serait en danger. Les militaires se rendent alors rapidement à l’adresse donnée, allée du Parc, quartier des Ewües.
Arrivés sur place, ils tombent dans une véritable embuscade. Ils sont dans une impasse ; et des caddies sont érigés en barrage derrière la voiture de gendarmerie. Les trois hommes à bord essuient alors des jets de pierres et des tirs de mortiers d’artifice. Il n’y a aucun blessé. Une fois les tirs stoppés, trois individus sont aperçus en train de prendre la fuite. Au moins un de ceux-là avait filmé la scène, et l’a diffusé sur internet. « Ils ont voulu se faire mousser », mais « leurs exactions auraient pu avoir de graves conséquences » commente la gendarmerie. Le même jour en Savoie à Aix-les-Bains, ce sont des policiers en patrouille qui se sont fait tirer dessus au mortier [voir ci-dessous ; NdAtt.].

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Emerainville (Seine-et-Marne) : Un cadeau de Noël enflammé pour la municipale

Le Parisien / vendredi 25 décembre 2020

Une voiture de la police municipale d’Emerainville, stationnée devant le poste de police, rue du Lapin Vert, dans le quartier du Clos d’Emery, est partie en fumée jeudi, en fin d’après-midi.
Vers 18 heures, quatre personnes vêtues tout de noir, le visage dissimulé, ont en effet cassé la vitre du véhicule vide de tout occupant, avant de jeter un objet incendiaire à l’intérieur. L’enquête a été confiée au commissariat d’agglomération de Noisiel. Pour le moment, personne n’a été interpellé. […]

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Marly (Nord) : Le Père Noël s’est trompé de cheminée

France Bleu / samedi 26 décembre 2020

A minuit 50, une alerte incendie retentit dans le commissariat voisin , à Valenciennes, dans la nuit de vendredi 25 à samedi 26 décembre. Les fumées, dégagées par des poubelles enflammées posées juste devant la porte, s’infiltrent dans les locaux de la police nationale de Marly. Ils sont vides à cette heure de la nuit.

Les pompiers valenciennois maîtrisent rapidement les flammes, une enquête est ouverte pour incendie volontaire. Le seul dégât, c’est la porte d’entrée, gondolée sous l’effet de la chaleur. Elle a été remplacée dans la journée.

« Des poubelles ne s’enflamment pas toutes seules devant une porte, on peut supposer un acte malveillant » nous explique une personne présente sur place. Pour l’instant, les policiers valenciennois viennent de commencer leurs investigations, supervisées par le parquet de Valenciennes. Mais pour éviter tout incident, des patrouilles vont tourner dans ce secteur samedi soir selon une source policière. « On verra ce weekend si c’est calme… »
Pas de lien pour l’instant avec les agents agressés

Car la concordance des temps fait tiquer : c’est à Marly que deux policiers se sont fait agresser par une quinzaine de personnes, alors qu’ils intervenaient sur un rodéo urbain, deux semaines auparavant. Trois suspects sont en détention provisoire en attendant leur jugement. Pour l’instant, il n’y a pas de liens établis entre ces deux affaires.

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Étampes (Essonne) : Comment préparer la rentrée en s’amusant

Le Parisien / lundi 28 décembre 2020

La situation est inquiétante : en trois jours, deux écoles d’Etampes ont pris feu. Après Louise-Michel durant le réveillon de Noël, c’est Jean-de-La Fontaine, dans le quartier de la Croix-de-Vernailles, qui a été la proie des flammes ce dimanche soir. L’incendie est parti d’une salle de classe et s’est propagé à deux autres.

Si l’origine du sinistre n’est pour l’heure pas formellement déterminée, des éléments de contexte laissent à penser qu’il s’agissait d’un guet-apens destiné aux policiers. « Nos effectifs étaient attendus », soupire une source proche de l’enquête.

Les forces de l’ordre avaient été initialement appelées pour la chute d’un arbre sur la chaussée. A leur arrivée dans le quartier de la Croix-de-Vernailles, ils se rendent compte que l’obstacle a été volontairement mis sur la route. Ils voient alors des flammes sortir de l’école. Au même moment, une quinzaine de jeunes surgissent et caillassent les fonctionnaires. Personne n’a été blessé, seule une voiture de police a été dégradée.
Les élèves ne pourront pas être accueillis lundi prochain

Finalement, les pompiers interviennent et arrivent à circonscrire l’incendie. « Est-ce qu’on voulait s’en prendre à la ville ? A un édifice républicain ? Je ne sais pas du tout, toutes les hypothèses vont être étudiées, assure Franck Marlin, maire (LR). Ce n’est pas la première fois qu’un bâtiment communal est mis à feu. Nous allons renforcer nos moyens pour éviter qu’un tel événement ne se reproduise. »

L’école elle ne pourra pas accueillir les élèves lundi prochain. Un travail va être mené en lien avec l’Education nationale pour savoir comment assurer les cours. « Les enfants pourraient être dispatchés dans les autres établissements scolaires de la commune, indique l’élu. Nous allons y travailler dès aujourd’hui pour voir ce qu’il est possible de mettre en place. »

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Aix-les-Bains (Savoie) : Fallait pas entrer

France Bleu / mardi 22 décembre 2020

Ce mardi après-midi, aux alentours de 15 heures, quatre policiers patrouillent cité Franklin-Roosevelt à Aix-les-Bains (Savoie), et entrent dans un immeuble de l’allée du Galion, pour contrôler les parties communes. Lorsqu’ils en ressortent, ils essuient alors des tirs de mortier d’artifice.
Les policiers se réfugient derrière des piliers de béton, pour se protéger de près de quinze tirs de mortier, que sont en train de lancer sept jeunes, à quelques dizaines de mètres d’eux. Ceux-là prennent ensuite la fuite. L’un des agresseurs est rapidement identifié, et retrouvé deux heures plus tard, vers 17 heures, dans la cité. Il s’agit d’un jeune homme de 17 ans. Il est placé en garde à vue, pour violences volontaires aggravées avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Aucun policier n’a été blessé.

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Bethune (Pas-de-Calais ) : ACAB

La Voix du Nord / mardi 22 décembre 2020

ACAB. «  Tous les policiers sont des…  » C’est le message qui a été tagué sur un mur du commissariat de Béthune dans la nuit de samedi à dimanche, rue Gaston-Defferre. «  Une enquête est ouverte  », nous affirme-t-on au commissariat.
Des dégradations similaires ont été constatées sur le bâtiment voisin de la caisse primaire d’assurance maladie, place du 73e, rues Fernand-Bar et… […]

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Faire tomber les yeux des flics

Toulouse : 20 000 euros de dégâts à la caméra 

La Dépêche du Midi / mercredi 23 décembre 2020

Deux hommes à scooter s’en sont pris au mât d’une caméra de vidéoprotection, dimanche, vers 19 heures, chemin de Lestang dans le quartier de la Reynerie à Toulouse. Munis d’une scie circulaire thermique, ils se sont attaqués à leur besogne.

L’arrivée des policiers de la brigade spécialisée de terrain du Mirail a mis fin à leurs desseins. Ils ont abandonné leur outil mais aussi leur scooter et ont pris la fuite en courant. Ils ont vite été interpellés et placés en garde à vue. Parallèlement, les policiers se sont aperçus que le scooter était volé. L’auteur de ce vol avait menacé sa victime avec un pistolet d’alarme la veille.

Les deux découpeurs, âgés de 17 ans et 19 ans, tous deux déjà connus de la justice, ont été placés en garde à vue. À l’issue, le mineur a reçu une convocation pour réparation pénale. Le majeur, lui, sera jugé au mois de février. Leur balade dominicale risque de leur coûter cher puisque le préjudice est estimé à 20000€. Le voleur du scooter âgé de 16 ans a également écopé d’une convocation devant la justice.

Les mâts des caméras de vidéoprotection sont régulièrement la cible de dégradations car elles gênent les trafiquants de drogue dans leurs activités. Vendredi soir, déjà, dans le quartier d’Empalot, le même scénario s’était produit.

Emerainville (Seine-et-Marne) : la municipale illumine la nuit de Noël

Emerainville : une voiture de la police municipale incendiée le soir de Noël
Le Parisien, 25 décembre 2020 (extrait)

Une voiture de la police municipale d’Emerainville, stationnée devant le poste de police, rue du Lapin Vert, dans le quartier du Clos d’Emery, est partie en fumée jeudi, en fin d’après-midi.

Vers 18 heures, quatre personnes vêtues tout de noir, le visage dissimulé, ont en effet cassé la vitre du véhicule vide de tout occupant, avant de jeter un objet incendiaire à l’intérieur. L’enquête a été confiée au commissariat d’agglomération de Noisiel. Pour le moment, personne n’a été interpellé.

Des mauvais moments pour les bleus (mi-décembre 2020)

Strasbourg : Aller chercher les poulets chez eux

Dernières Nouvelles d’Alsace / vendredi 11 décembre 2020

En fin d’après-midi, deux policiers se trouvaient dans un bureau du commissariat de secteur lorsqu’ils ont été surpris par un jet de pierre sur leur fenêtre. Quelques secondes plus tard, ils ont assisté impuissants à des jets de cocktails incendiaires et de mortiers contre la façade et la vitre du bureau. L’une des bouteilles enflammées a explosé entre les véhicules de fonction. Un fonctionnaire a dû intervenir en urgence afin d’éviter que les flammes se propagent aux véhicules.

Les auteurs de violences urbaines ont ensuite pris la fuite. L’un des policiers souffre depuis d’acouphènes. Il a été mis en arrêt jusqu’à vendredi prochain.

Les CRS ont été déployés sur place dans la soirée. Ils ont assisté les policiers effectuant des relevés sur place. Alors que la police technique et scientifique opérait, un petit groupe de jeunes est revenu à la charge pour en découdre, au niveau du 38 boulevard Victor-Hugo, visant les policiers avec des mortiers. Les CRS ont répliqué par des tirs de cougar (lance-grenades) pour éloigner la foule hostile. Pour l’heure, les policiers n’ont procédé à aucune interpellation. Une enquête est en cours. […]

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Marly (Nord) : Pour une fois, les rôles se renversent…

La Voix du Nord / lundi 14 décembre 2020

La vidéo de moins de 40 secondes qui circule depuis ce lundi matin sur les réseaux ne montre que le début de la scène de violences perpétrée dimanche vers 16 heures dans le quartier de la Briquette, côté Marly, autour de la place des Vosges.

« Tout le monde était à la fenêtre (des immeubles HLM), dont des familles, qui ont été choquées, témoigne un jeune riverain. Deux policiers ont d’abord ouvert le dialogue avec le groupe de jeunes, mais ça a dégénéré quand (un des fonctionnaires) a voulu saisir une motocross dans une petite allée ». De décrire des « poussettes puis des coups de poing et de pied » à l’encontre de cet agent, tandis que son collègue était aux prises avec d’autres individus. « Ils étaient une dizaine, peut-être une quinzaine de jeunes sur eux, avec des mineurs oui. D’autres observaient ou filmaient ».

Le véhicule de police sur la place des Vosges a aussi été pris pour cible : à déplorer, des jets de pierre, mais aussi le vol d’effets personnels. D’après notre témoin, les renforts sont ensuite vite intervenus, alors que les fauteurs de trouble s’évaporaient dans la nature. Rappelons que l’un des fonctionnaires a été hospitalisé durant quelques heures, dimanche, pour de multiples hématomes. […]

« L’enquête avance rapidement », selon le syndicaliste. Le soir même, plusieurs véhicules ont été saisis. Les images de vidéosurveillance sont en cours d’exploitation pour identifier les auteurs, de même que les vidéos qui ont pu circuler sur Internet. « Ils n’étaient pas très malins de se filmer le visage découvert », commente encore le délégué syndical. Un premier individu aurait été placé en garde à vue ce lundi. D’autres interpellations devaient intervenir.

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Cholet (Maine-et-Loire) : Bienvenues, les pandores !

Ouest-France / dimanche 6 décembre 2020

Trois agents de police ont été attirés dans un guet-apens, rue Saint-Vincent-de-Paul à Cholet, vers 21 h 45, samedi 5 décembre. Appelés pour un différend, ils se sont rendus sur place et ont été attaqués par des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles. Une quinzaine d’individus, les visages dissimulés sous des cagoules et des capuches, les attendaient visiblement. Les policiers ont réembarqué dans leur véhicule et appelé des renforts, mais lorsqu’ils sont revenus en nombre suffisant, le groupe s’était dispersé. Deux agents sont blessés légèrement, au pied et une coupure au menton.
Pour l’heure, il n’y a pas eu d’arrestation, mais une enquête est en cours, à partir des projectiles et feux de Bengale récupérés sur place, ainsi que l’analyse de vidéos.

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Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) : Le poste de la municipale pris pour cible

Le Parisien / jeudi 3 décembre 2020

La scène a immédiatement inquiété les riverains du square Vitlina. […] Certains se sont même alarmés d’avoir entendu des coups de feu. Selon nos informations, il s’agit en fait de tirs de mortiers d’artifice, qui visaient notamment le poste de police municipale installé au 38, boulevard Antoine-Giroust.

En tout, six tirs auraient été directement dirigés vers le poste des policiers municipaux par un groupe d’une vingtaine de jeunes. Personne n’a été blessé, hormis un homme extérieur au groupe qui, en sortant de sa voiture, a vu un mortier d’artifice lui passer juste au-dessus du crâne et lui brûler en partie les cheveux. Légèrement blessé, il se réserve le droit de porter plainte.

A l’arrivée des effectifs de police nationale de la circonscription d’agglomération de Lagny-sur-Marne/Chessy, les jeunes se sont dispersés mais les forces de l’ordre ont tout de même réussi à interpeller deux participants supposés aux faits, des mineurs de 17 ans. L’un des deux habite à Bussy-Saint-Georges, l’autre à Guermantes. Ils sont déjà connus des services de police et ont été placés en garde à vue. Celle-ci a été prolongée ce jeudi soir.

L’enquête se poursuit, alors que la cause de ces violences reste à l’heure actuelle un mystère. Des vidéos, diffusées sur le réseau social Snapchat dès mercredi soir, pourraient notamment servir aux enquêteurs à identifier d’autres participants. […]

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Somme : Il choppe la matonne quand elle est seule

Le Parisien / vendredi 11 décembre 2020

Jeudi soir, une surveillante de la prison de Liancourt a été violemment agressée devant son domicile, dans un village du sud de la Somme, alors qu’elle rentrait de son travail. Celle-ci a été prise à partie par un individu qui l’a frappée au niveau du crâne à plusieurs reprises. Hospitalisée, elle était toujours en observation ce vendredi matin mais « ses jours ne sont pas en danger », précise le syndicat SNP-FO.

« Nous n’écartons aucune hypothèse, mais pour le moment, la piste privilégiée est celle d’une agression en lien avec sa fonction de surveillante de prison car ce n’est pas un acte gratuit », indique Alexandre de Bosschère, procureur de la République d’Amiens, qui évoque « une agression extrêmement grave ».
Une enquête a été confiée aux gendarmes de la brigade de recherche de Montdidier. Aucune interpellation n’a eu lieu pour le moment.

Si, selon le magistrat, les circonstances de cette attaque restent à éclaircir, notamment sur l’arme utilisée, le syndicat SNP-FO mentionne « un coup de barre de fer ». « Elle aurait été d’abord aspergée d’un liquide non identifié, puis aurait reçu plusieurs coups de poing et un coup de barre de fer au niveau du crâne », relate le délégué syndical Jérémy Jeanniot.
Son agresseur a été mis en fuite par le mari de la victime [maton lui aussi, selon le Courrier Picard ; NdAtt.] qui l’a entendue crier. L’individu est ensuite monté dans une voiture où au moins une autre personne l’attendait. […]

Les blessures de la victime, âgée de 35 ans, ont nécessité la pose de 16 agrafes sur le crâne.

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A l’intérieur des prisons

Prison de Beauvais : Comment cuisiner le maton

France 3 / vendredi 11 décembre 2020

Deux agents du centre pénitentiaire de Beauvais, dans l’Oise, ont été transférés au centre hospitalier après l’agression violente d’un détenu, a-t-on appris ce vendredi auprès du syndicat Force Ouvrière.
Alors que les personnels venaient d’ouvrir sa cellule (dans un but encore inconnu), ce matin, l’homme leur aurait jeté une casserole d’eau bouillante à la figure avant de les frapper.
Un agent serait brûlé au visage, au cou et aux bras. « Le médecin ne s’est pas encore prononcé sur la gravité des brûlures et les mesures de chirurgie plastique éventuellement à prendre« , rapporte Julien Stievenard, représentant syndical.
L’autre agent aurait reçu des coups au visage, marqué de plusieurs contusions. […]

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Prison de Liancourt : La protestation des port-clés rend la vie impossible pour les détenus, qui refusent de rentrer de la promenade 

extraits d’actuOise / mardi 15 décembre 2020

Depuis ce lundi 14 décembre, le centre pénitentiaire de Liancourt est bloqué par les agents. À l’intérieur, des détenus protestent à leur tour. Des négociations sont en cours.

Le blocage de la prison de Liancourt (Oise) est reconduit « au minimum » jusqu’à mercredi, annonce Jérémy Jeanniot, délégué syndical SLP-FO de l’établissement. Ce mouvement de soutien à Nini, la surveillante pénitentiaire agressée devant chez elle, se greffe dans une action nationale de protestation contre les agressions régulières dont les surveillants sont victimes. […]

Peu avant midi, une quarantaine de détenus ont refusé de réintégrer leur cellule après la promenade. Ils protestent à leur tour, mais contre ce blocus qui leur supprime la cantine et l’accès au tabac, d’après le délégué syndical. Des négociations sont en cours. […]

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Maison d’arrêt de Digne : Le maton a bobo

La Provence / mercredi 2 décembre 2020

Le 13 novembre, un détenu de la Maison d’arrêt de Digne s’est livré à des violences, entraînant un jour d’ITT, sur un gardien au moment où celui-ci avait ouvert sa cellule. Un de ses collègues a dû intervenir et fait l’objet de propros outrageants du détenu. Le mis en cause a été extrait mardi 1er décembre de sa cellule pour être auditionné et a nié les faits. L’audience qui devait avoir lieu ce même jour a été reporté au 12 janvier. Le détenu est retourné en maison d’arrêt mais cette fois-ci, celle de Gap.

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Maison centrale de Saint-Maur : Un détenu bricoleur, un matons blessé

La Nouvelle République / vendredi 4 décembre 2020

Un détenu de la Maison centrale de Saint-Maur comparaissait, ce jeudi 3 décembre, pour différents délits perpétrés ces dernières semaines. Notamment des recels de stupéfiants, de téléphone et clef USB ; mais aussi des menaces de mort à l’encontre de surveillants. Et puis, « il y a eu ce récent passage à l’acte, regrette le président, Emmanuel Goyon, avec des coups portés à l’aide d’une barre de fer artisanale à l’encontre de trois surveillants ». L’un d’eux a eu trois jours d’interruption totale du travail. Le procureur de la République a évoqué, de son côté, « des violences graves contre des agents de la pénitentiaire » de la part de cet homme originaire de Guadeloupe.
Ce dernier – en accord avec son avocate, Me Delphine Durançon – a demandé, hier et comme lui permet la loi, un délai pour assurer sa défense. Son procès a donc été reporté au jeudi 7 janvier.

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Établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault : Le maton-punching-ball

Ouest-France / samedi 12 décembre 2020

Il refusait d’aller en cours, après avoir refusé de se rendre en consultation médicale. Alors, un surveillant est allé chercher cet adolescent, détenu à l’Établissement pour mineurs d’Orvault. C’était vendredi 11 décembre, peu avant 9 heures.
Le jeune garçon aurait alors exigé d’aller à l’infirmerie. Seulement, le rendez-vous avait été annulé. Il n’aurait rien voulu entendre et se serait approché de l’agent pour l’agresser. Après avoir réussi à le repousser, le surveillant a finalement essuyé un coup de poing à la tempe, rapporte le syndicat pénitentiaire Force Ouvrière. Les collègues du blessé sont intervenus et le jeune détenu a été placé au quartier disciplinaire. […]

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Saboter les yeux de la police

Compiègne (Oise) : La méthode précise, à la carabine

Le Courrier Picard / jeudi 10 décembre 2020

Mardi 8 décembre, vers 21 heures, un homme a tiré avec une carabine en direction des caméras de vidéosurveillance, installées place Baudelaire, dans le quartier du Clos-des-Roses. Il en a détruit une, située sur un bâtiment, juste au-dessus du marché alimentaire.
La caméra était reliée au centre de supervision urbain intercommunal et venait d’être installée depuis seulement un mois, lors du passage du quartier de deux à cinq caméras. […]

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Chambéry (Savoie) : La méthode « fêtes de Noël », avec le caddy enflammé

Le Dauphiné / mercredi 2 décembre 2020

Dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 décembre, vers 1 h 30 du matin, les sapeurs-pompiers de Chambéry et la police nationale sont intervenus au centre social et d’animation du Biollay (Csab) et sur le square Louis Franchet d’Esperey pour des départs d’incendies. Dans les deux cas, le ou les auteurs ont utilisé des chariots de supermarché remplis de tissus. Au Csab, le chariot a été posé à l’angle du bâtiment, sous la caméra fixée vers le toit. Le feu a attaqué les matières isolantes, la façade ayant été refaite il y a peu de temps. Aucun dégât n’a été constaté à l’intérieur, où une forte et tenace odeur de fumée persiste. Au square, le pylône qui soutient la caméra est placé au centre. Le chariot, également rempli d’objet divers, a été posé contre le poteau.

Des mauvais moments pour les bleus (mi-novembre 2020)

Oyonnax (Ain) : Le reconfinement met le feu aux poudres

extraits du Parisien / samedi 7 novembre 2020

Des violences urbaines ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi à Oyonnax (Ain), avec incendies de voitures et de poubelles, ainsi que des tirs de mortiers d’artifice qui ont blessé des policiers, selon la préfecture.
Six voitures et une trentaine de poubelles ont été incendiées, nécessitant une intervention des pompiers sous escorte policière. Les forces de l’ordre ont alors essuyé des tirs de mortiers d’artifice qui ont blessé trois policiers, dont l’un s’est vu prescrire 30 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). […]

« La situation était plutôt calme depuis plusieurs mois. L’élément déclencheur de ces violences, on ne l’a pas, même si l’on sait que le confinement peut être propice », a-t-on commenté à la préfecture. […]

Le Progrès / samedi 7 novembre 2020

Un premier incident a éclaté à 18 h 30, à Niermes, avec des jets de mortier en direction d’une patrouille de police. Puis, vers 20 h 15, en trois lieux et quasi simultanément, des feux de poubelles et des tirs d’artifice ont animé une ville sous silence, en raison du confinement. Au fil de la soirée, les policiers ont été pris à partie à plusieurs reprises, notamment rue Normandie-Niemen par une cinquantaine d’individus.

Au total, 35 policiers et gendarmes ont été engagés, avec le renfort des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Bourg et de Valserhône notamment. Quelques policiers ont été blessés et devaient passer des examens pour déterminer la gravité de leurs blessures. Escortés, les sapeurs-pompiers sont intervenus à 17 adresses différentes, sur plusieurs feux : 6 voitures, un scooter et une trentaine de poubelles. Le retour à la normale n’a eu lieu qu’après 2 h 30. […]

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Ain : Vous avez dit  » propagation  » ?

France 3 / samedi 14 novembre 2020

Selon nos informations, les incidents et incivilités se multiplient dans le département de l’Ain, avec des feux de voitures, des tirs de mortiers d’artifice et des dégradations de mobilier urbain.

Vendredi 13 novembre au soir, des incidents ont été signalés à Valserhône, Saint-Maurice-de-Beynost, Bellegarde-sur-Valserine et Saint-Genis-Pouilly.

Dans le détail, plusieurs poubelles ont été incendiées à Valserhône, et quelques tirs de mortiers d’artifice en l’air, sans faire de blessés. Une personne a été interpellée, pour rébellion suite à un contrôle.

Au-moins deux voitures ont été incendiées à Saint-Maurice-de-Beynost. Et enfin un autre feu de voiture a été éteint à Saint-Genis-Pouilly.

La semaine dernière des violences avaient secoué la ville d’Oyonnax, avant le même phénomène à Bourg-en-Bresse. Dans la journée d’hier, la préfecture a publié un arrêté pour tenter de contenir ces violences. […]

Selon la préfecture, un dispositif de « sécurisation renforcé sera déployé dans l‘ensemble du département, en particulier dans les villes d’Oyonnax et de Bourg-en-Bresse, grâce à des renforts extradépartementaux« . Les autorités rappellent dans un communiqué que le confinement est toujours d’actualité, « tout déplacement dérogatoire doit donc continuer à être dûment justifié. Des contrôles seront à nouveau conduits durant tout le week-end, notamment en soirée. Alors que le virus poursuit sa circulation active et meurtrière sur notre territoire, chacun doit plus que jamais se montrer responsable et respecter les règles édictées afin de garantir la sécurité du plus grand nombre et d’éviter par-dessus tout que ce confinement se prolonge. »

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Valserhône (Ain) : D’abord les gendarmes, puis Emmaüs et les équipements municipaux

La Tribune Républicaine / jeudi 12 novembre 2020

[…] Dans la nuit du 11 au 12 novembre, les troubles à l’ordre public ont commencé par des tirs de mortier d’artifices, à 17 h et 19h ; une pratique qui semble devenir de plus en plus courante en ville depuis quelque temps.

Vers 20h45, rue des Usines, Michel Bron, président de l’association Emmaüs, apercevait trois individus en train de mettre le feu dans une poubelle qu’ils avaient apportée à proximité du local de l’association, local non loin duquel il habite. Il parvenait à éteindre l’incendie, tout en donnant l’alerte.

Plus tard dans la nuit, des poubelles ont été incendiées en cinq points différents de la ville, notamment rue Marius Pinard et rue Voltaire, à l’angle de l’avenue Maréchal-Leclerc. A 2h48 du matin, un incendie s’est déclenché pour de bon, cette fois, dans les locaux d’Emmaüs, nécessitant une grosse intervention des pompiers : une centaine de mètres carrés de stockages divers ont été la proie de flammes, les pompiers parvenant à sauver l’extrémité sud du bâtiment. Pas de blessés à déplorer, mais de gros dégâts, même si une partie des objets, livres, meubles, vêtements, chaussures a été épargnée, que les bénévoles, dépités, effarés, s’efforçaient dans la matinée tant soit peu de mettre à l’abri, sans polluer la scène du sinistre promise à expertise.
Pour eux, pas de doute, l’incendie est volontaire, d’autant plus qu’outre la tentative précédente, un bungalow de stockage, à l’arrière des vestiaires du Concordia FC, était dans le même temps réduit en cendres au stade Roger Petit. […]

Cette regrettable poussée de fièvre est d’autant plus inquiétante pour les autorités, la municipalité, et les habitants de la ville que mardi soir 10 novembre, déjà, une voiture de gendarmerie a été prise pour cible de tirs de mortier d’artifices, au Crédo.
« Ce soir-là, explique la gendarmerie dans un communiqué, peu après 22h, un groupe d’une quinzaine d’individus a tiré des feux d’artifice au quartier du Crédo. Immédiatement, un premier dispositif armé par la compagnie de Gex, dont le Peloton de Surveillance et d’intervention (Psig) de Valserhône, a été engagé sur place pour faire cesser ces troubles. Après avoir mis pied à terre, les militaires ont été la cible de tirs de mortiers d’artifices, heureusement sans provoquer de blessure. Dans la foulée, le groupement de gendarmerie départementale de l’Ain est monté en puissance avec la mise en place d’un contrôle de zone, associant des unités de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) et des patrouilles du Dispositif de gestion de l’évènement (DGE) Ce dispositif opérationnel a permis de ramener le calme dans le quartier dès minuit. Enfin, une vague de ratissage a amené la découverte et la saisie pour enquête d’un certain nombre de mortiers usagés. Plusieurs contrôles ont été effectués. Les occupants d’un véhicule qui se trouvait sur place au moment des faits, ont par ailleurs été verbalisés pour le non-respect des mesures liées à la crise sanitaire. »

Mercredi soir, en conséquence une trentaine de gendarmes patrouillaient pourtant dans les rues de Bellegarde. « Visiblement, certains ne respectent pas le confinement et le font savoir, explique le commandant Mottet. Pas facile de les cerner, car ils sont très mobiles et disparaissent dès que nous apparaissons en nombre. Néanmoins, ils peuvent être certains que nous n’allons rien lâcher ! […]

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Bron (métropole de Lyon) : Guerrilla urbaine… bien organisée !

Le Progrès / lundi 9 novembre 2020

Selon les premières informations recueillies par Le Progrès, les sapeurs-pompiers ont été contactés ce lundi soir vers 20h30 pour un feu de voiture à proximité de la rue Pierre Brossolette, dans le quartier de Terraillon.
Mais un groupe d’individus bloque l’accès au quartier. Les pompiers se sont rendus en premier lieu au commissariat, le temps que les forces de l’ordre sécurisent les lieux.
Sur des vidéos capturées par des habitants du quartier, on peut constater des tirs de feux d’artifices ainsi qu’un incendie à proximité d’un jardin. Des témoins sur place décrivaient, dans la soirée, une sorte « de guérilla urbaine. »

Samedi, déjà, un incendie a ravagé un local commercial de 500m2 place Jean-Moulin, dans ce même quartier. La piste criminelle est privilégiée. Les faits pourraient être en effet des représailles après une importante saisie de stupéfiants quelques jours auparavant. […]

D’après des riverains, les échauffourées ont commencé à l’angle de l’avenue Pierre-Brossolette et de la rue Romain-Rolland. Les actions étaient «très organisées» : le véhicule incendié devait servir de voiture bélier afin de détruire une caméra de vidéo surveillance. […]

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Mâcon : L’incendie de voiture ? Un piège à poulets (et à pompiers)

Le Journal de Saône et Loire / samedi 14 novembre 2020

Des incidents graves ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Mâcon. Vers 22 heures, un premier feu de poubelles a eu lieu dans le quartier des Saugeraies, suivi par un feu de voiture et d’autres feux de poubelles, rue Nelson Mandela, impasse Calmette ou encore rue Simone Weil…
Si les sapeurs-pompiers ont été alertés pour intervenir, ils ont reçu un accueil violent de la part d’individus du quartier qui les ont attirés dans des guet-apens. Venus les épauler, des policiers ont été caillassés par ces mêmes individus.
Entre temps, des renforts étaient arrivés de Chalon-sur-Saône avec le capitaine en charge de la nuit sur le département.
Vers minuit, les policiers, qui avaient laissé brûler une poubelle car aucun danger ne se présentait de prime abord et parce que les individus les attendaient encore pour les agresser, ont tenté de rentrer dans la rue Nelson Mandela pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers. […]

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Compiègne (Oise) : Encore un 14 juillets…

extrait du Courrier Picard / jeudi 5 novembre 2020

[…] Dans la nuit, des affrontements ont éclaté entre forces de l’ordre et jeunes. Des heurts avaient déjà eu lieu dans l’après-midi, dans la foulée d’une opération anti-stups (notre édition d‘hier).

Vers minuit, les policiers du commissariat de Compiègne, situé à quelques rues du Clos-des-Roses étaient alertés, suite à des feux de poubelle. Ils se sont rendus sur place avec le renfort d’effectifs de Creil et de Beauvais et le soutien de la police municipale. Les jeunes ont visé les forces de l’ordre avec des mortiers d’artifice, les policiers fait usage de lanceurs de balles de défense (LBD) et de gaz lacrymogène.

Les fonctionnaires ont essuyé environ 70 tirs, selon le commissaire de Compiègne, Pierryck Boulet. Les faits ont duré environ deux heures. Deux arrêts de bus ont été saccagés, dans les rues Alexandre-Dumas et Anatole-France ; de nombreuses poubelles ont été brûlées. Aucun blessé n’est à déplorer. Il n’y a pas eu d’interpellation.

« Je viens de revivre mon 14 juillet », commente un Compiégnois sur les réseaux sociaux, faisant allusion aux bruits retentissants des mortiers et aux feux d’artifice. « Personne n’a dormi », grommelle un riverain. « Cela faisait boum boum boum », enchaîne une résidente. Elle poursuit : « Ce sont des jeunes qui sont perdus. C’est un problème de fond qu’il faut régler. Ils sont en échec scolaire, ils ne trouvent pas de travail. Moi j’ai de la chance, j’ai les moyens de scolariser mes enfants en dehors, dans le privé. » Elle n’en apprécie pas moins le quartier : « Ici, les gens sont solidaires. » Et d’ajouter : « Ils ne sont pas méchants, ne visent pas les voitures ni les maisons. » […]

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Valence et Romans-sur-Isère (Drôme) : Du rififi anti-flic

France Bleu / samedi 7 novembre 2020

Ce vendredi, des nouvelles violences ont éclaté dans la Drôme. Une fois de plus, les forces de l’ordre sont intervenues dans le quartier du Polygone à Valence pour des feux de voitures vers 21 heures. En tout, six véhicules ont brûlé avenue de Romans et avenue de Yser.

Un peu plus tôt dans la journée, les policiers ont été appelés dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère. Aux alentours de 17 heures 30, la patrouille sur place a été la cible de jets de pierres. Les agents venaient faire retirer un scooter volé. L’un des auteurs présumés du caillassage a été interpellé. Un mineur âgé de 16 ans, actuellement en garde-à-vue.

Ces secteurs avaient été marqués par une série de tensions pendant les vacances de la Toussaint, ils étaient globalement redevenus calmes depuis la rentrée.

À Tournon-sur-Rhône en Ardèche, où ces incidents sont beaucoup moins fréquents, une voiture a également été incendiée cette nuit. Dans le quartier des Goules derrière le Carrefour market. Le véhicule situé à côté de conteneurs à poubelles a brûlé pendant plusieurs heures selon des témoins sur place. Les secours ont été alertés vers 2 heures du matin, quatre pompiers ont été engagés pour éteindre le feu.

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La Mée-sur-Seine (Seine-et-Marne) : Contre les flics, contre le reconfinement

extrait du Parisien / lundi 2 novembre 2020

Les policiers ont été pris à partie en marge du tournage sauvage d’un clip de rap, dimanche soir, au Mée-sur-Seine (Seine-et-Marne). Il est environ 18 heures lorsque les forces de l’ordre interviennent allée de la Gare.
Les agents sont face à une cinquantaine de personnes et essuient une pluie de mortiers. Parmi les fauteurs de trouble, les policiers identifient un individu et tentent de l’interpeller mais celui-ci se rebelle violemment, tout en incitant ses copains à s’opposer aux policiers. Les jeunes gens reviennent donc à la charge.
Le mis en cause est finalement maîtrisé mais lors de son interpellation, il porte des coups de genou à un policier et tord les doigts d’un autre, mais tous deux ne sont pas blessés. Il est ensuite placé en garde à vue au commissariat. Il a été libéré au cours de la journée pour des raisons médicales mais l’enquête se poursuit en préliminaire.

Au cours de la soirée, les policiers ont dû faire usage de grenades de désencerclement pour maîtriser l’attroupement. La situation serait revenue au calme vers 21h15. Il n’y a pas eu d’autres heurts dans la nuit. Selon une source proche de l’enquête, « le clip de rap avait pour objectif de mettre en scène et de filmer des violences urbaines ! L’enquête permettra de déterminer si les protagonistes avaient ou non la volonté initiale d’y faire participer les policiers ». Les investigations se poursuivent notamment au niveau des organisateurs du clip de rap.

De son côté, Alliance 77, le syndicat majoritaire de la police, dénonce « des faits de violences urbaines ». « Ça a commencé à être chaud, dès 15-16 heures, avec des regroupements de jeunes rue Gustave-Courbet au Mée-sur-Seine », raconte Christophe Gonzalez, secrétaire régional d’Alliance 77.
Selon lui, il y avait « des hurlements » et les jeunes gens criaient « Non au confinement ici, on n’en veut pas! », comme on a pu l’entendre dans d’autres rassemblements contre les mesures prises par le gouvernement à partir de jeudi minuit.
À l’arrivée des premières patrouilles de police de la circonscription d’agglomération de Melun/Moissy, les fonctionnaires ont ensuite essuyé les tirs de mortiers. « Ils avaient plein de sacs de mortiers, sortis de coffres de voiture », souffle Christophe Gonzalez, qui s’interroge : « Clip de rap ou pas ? » [rien à f…, au final, non ? NdAtt.]

Le lendemain, on finit le mortiers sur le poste de la municipale

extrait du Parisien / mardi 3 novembre 2020

Après des violences urbaines au cours d’un tournage de clip de rap, dimanche dans la soirée, Allée de la gare, au Mée-sur-Seine, un nouvel incident s’est produit, lundi soir vers 22 h 40. Une dizaine de mortiers ont été lancés sur la façade du poste de la police municipale de la commune, avenue Maurice Dauvergne.

Il n’est pas encore établi que les deux événements soient liés, mais il est possible que les jeunes gens qui ont semé le trouble la veille aient cherché à terminer leur important stock de mortiers en s’en prenant cette fois au poste de police municipale.

Dimanche soir, toujours est-il que des vidéos avaient circulé sur le réseau social Snapchat, montrant les violences urbaines. Les jeunes affirmaient qu’ils ne souhaitaient pas du confinement… Un suspect, interpellé dimanche soir, a été remis en liberté pour des raisons de santé. L’enquête se poursuit pour ces premiers faits.

Durant ce nouvel incident, il n’y a heureusement pas eu de blessés, ni parmi les policiers, ni parmi les citoyens, et les dégâts matériels ont été limités à une dizaine d’impacts noirâtres sur la façade du bâtiment dont certains sur sa partie vitrée. Il n’y a pas eu d’interpellation. […]

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Montbéliard (Doubs) : Quand il n’y a pas les keufs, on peut viser les travaux d’urbanisme !

L’Est Républicain / lundi 9 novembre 2020

« Nous étions à une dizaine de mètres du camion. D’un coup, on a vu de la fumée qui s’échappait entre la cabine et la benne », raconte un salarié de la société de BTP SOGEA FC [filiale du bien connu groupe Vinci ; NdAtt.]. Ce lundi, vers 13 h 45, à Montbéliard, dans le quartier de la Petite-Hollande, un engin de chantier a pris feu. Les ouvriers de l’entreprise baumoise s’affairaient rue Debussy au tirage d’une ligne haute tension pour le compte d’Enedis. Le sinistre les a tous surpris. Un tronçon de cet axe – situé juste en face d’un centre de contrôle technique ravagé par les flammes le 9 octobre dernier- avait été fermé à la circulation en raison des travaux sur le réseau. […]

Une armada de policiers a été mobilisée pour éviter, sans doute, des attroupements, un acte volontaire étant privilégié.
Une plainte sera déposée par l’entreprise qui travaillait sur le site depuis mercredi. « Jusqu’ici, il n’y avait eu aucun problème. Nous stoppons le chantier car nous ne sommes plus en sécurité », précise Valentin Troncin, apprenti conducteur travaux. […]

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Argenton-sur-Creuse (Indre) : La gendarmerie redécorée

La Nouvelle République / lundi 2 novembre 2020

Dès six heures ce lundi 2 novembre, les gendarmes de la communauté de brigade d’Argenton-sur-Creuse n’ont pu que constater la dégradation.  » Traîtres, collabos » ont été écrits à la bombe de peinture, sur la façade de la gendarmerie.

Une enquête a déjà été ouverte tandis qu’une plainte sera déposée par le propriétaire des bâtiments, la communauté de commune. C’est la seconde fois, en moins d’une semaine, que des tags insultants envers les gendarmes sont relevés dans la commune. Dans la nuit du 29 au 30 octobre, la façade de logements de gendarmes avait aussi été dégradée, les inscriptions « Acab », (« All cops are bastards », expression anglaise signifiant « tous les flics sont des bâtards ») et des « A » cerclés, symbole de l’anarchie, avait été tracés. Les logements des militaires n’étaient pas les seuls visés, un car « Remy » a aussi été dégradé. Là aussi, une enquête a été ouverte.

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Lisieux (Calvados) : Sur la cathédrale, il y a un petit mot pour les poulets

Le Pays d’Auge / lundi 2 novembre 2020

Samedi 31 octobre 2020, dans la matinée, lors d’une mission de sécurisation aux abords de la cathédrale de Lisieux (Calvados), des policiers ont découvert des tags sur les murs de l’édifice religieux. Des tags qui insultent… des policiers. […]

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Derrière les murs des prisons

Prison de Condé-sur-Sarthe : Un problème avec l’autorité

France Bleu / vendredi 6 novembre 2020

Le premier incident a eu lieu lundi midi. Alors que son repas lui est amené dans le sas qui sépare le couloir de la cellule, le détenu réclame des couverts. Il frappe un premier surveillant qui rentre dans le sas, puis un deuxième et le troisième qui intervient reçoit un coup de genou dans le ventre. Le détenu est finalement maîtrisé. Nouvel incident ce jeudi soir, toujours au moment du repas. Le détenu attrape un surveillant par le bras et un second se prend un coup de poing. Bilan quatre blessés en quatre jours.

« Trop c’est trop, dénonce le secrétaire local du syndicat Force Ouvrière, ce détenu multiplie les provocations« . L’homme est doté d’une imposante stature, il mesure plus de 2 mètres. « Il a manifestement un problème avec l’autorité » poursuit le syndicaliste qui réclame des moyens pour intervenir dans des quartiers spécifiques de détention comme le quartier disciplinaire. « FO réclame depuis longtemps des tasers et des bâtons téléscopiques, nous espérons enfin être entendus« .

Après l’agression de cinq surveillants le 16 octobre 2020, le détenu avait été placé pour 30 jours au quartier disciplinaire. Il y reste donc dans l’attente d’une éventuelle nouvelle sanction. Âgé de 29 ans, il est libérable en 2024.

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Prison de Saintes : « Un bulldozer »

Sud-Ouest / mardi 10 novembre 2020

Un détenu de la maison d’arrêt de Saintes a dévasté deux cellules de l’établissement dimanche 8 novembre. L’homme a été transféré au centre de détention de Poitiers-Vivonne (Vienne) par une Equipe régionale d’intervention et de sécurité (Eris), l’équivalent du GIGN pour la pénitentiaire, dans la nuit de dimanche à lundi.

« C’est un bulldozer » lâche un surveillant, effaré, qui a pu constater les dégâts. Deux cellules ont été entièrement détruites : lavabos, chauffages, lits, etc. Enfermé dans une première cellule, le détenu a réalisé un trou dans une cloison afin d’entrer dans une seconde cellule, vide de tout occupant. Dans la journée de dimanche, son comportement en promenade avait alerté les surveillants. Il avait notamment pris une douche alors qu’il portait ses vêtements, se promenant également en slip. Le détenu a refusé de regagner sa cellule dans un premier temps.

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Prison de Maubeuge : Maton, un travail qui vaut des crachats

extrait de La Voix du Nord / 7 novembre 2020

Vendredi, un détenu a été condamné à cinq mois de prison. Tout comme il devra payer 500 € pour préjudice moral à un surveillant blessé et 100 € par fonctionnaire de la prison outragé. Les faits remontent au 2 novembre à 12 heures 30. Un détenu fait l’objet d’une fouille dans sa cellule. Un Iphone est découvert. L’homme se met alors à invectiver cinq agents pénitenciers dont l’un plus encore que les quatre autres. Vendredi, jour du procès, blessé à la main, le surveillant explique avoir été frappé. Son masque a été arraché. Pire, le détenu lui a craché au visage. […]