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Turin (Italie) : Début du procès en première instance pour l’opération Scintilla

Il Rovescio / mercredi 21 juillet 2021

Les trois audiences préliminaires pour le procès issu de l’opération Scintilla sont terminées et le Juge d’instruction a confirmé l’ensemble des charges et la mise en accusation des 18 inculpés, pour l’ensemble des chefs d’inculpation.


Bien entendu, l’accusation de provocation aux crimes et délits et celle d’association subversive (article 270 bis du Code pénal) ont été confirmées. Les délits précis, liés à l’association n’ont pas changé non plus. Il s’agit donc du placement de deux jerrycans devant deux distributeurs de billets de la Poste, de la dégradation par incendie, en collaboration avec des détenus, du Centre de Rétention Administrative de Turin et de l’envoi d’un colis incendiaire à l’entreprise Ladisa, qui gérait la cantine de la structure de Corso Brunelleschi.

La prochaine audience du procès est fixée pour le 7 octobre, au tribunal de Turin. Nous rappelons que Carla, après presque un an et demi de cavale et 8 mois de prison, est toujours aux arrestations domiciliaires (depuis un peu plus d’une semaine elle n’a plus de restrictions [elle peut donc recevoir de la visite et communiquer avec des personnes autres que ses colocs ; NdAtt.]. En revanche, toutes les mesures restrictives mineures liées à cette procédure judiciaire sont tombées.

Nous profitons de cette mise à jour pour rappeler que Natascia a été transférée à la prison de Rebibbia. Inculpée dans le procès de l’opération Prometeo, elle est également accusée d’association subversive dans le procès de l’opération Scintilla.

Nous en profitons pour envoyer une pensée chaleureuse à ceux qui restent enfermés.
Liberté pour toutes et tous !

Pour écrire à Natascia :
Natascia Savio
C.C. di Roma Rebibbia femminile
Via Bartolo Longo, 92
00156 – Roma (Italie)
(elle parle aussi français)

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Italie : Aux côtés de Natascia !

Il Rovescio / mardi 29 juin 2021

Aux cotés de tous les détenus et les détenues de la prison de Santa Maria Capua Vetere !
Natascia, prisonnière anarchiste, a commencé une grève de la faim le 16 juin, pour s’opposer à son transfert à la prison de SMVC.

A partir de son arrestation, en mai 2019, elle a été transférée à maintes reprises, en plus d’avoir subi la censure du courrier et des nombreuses autres formes de pression interne à la prison. Il y a une claire volonté, de la part de ses juges et geôliers, de l’éloigner et de l’isoler de la solidarité de ceux qui la soutiennent depuis l’extérieur, ainsi que d’affaiblir sa détermination.
Ce dernier transfert est encore plus révélateur, parce qu’il a eu lieu presque en contemporaine avec le début du procès pour l’opération Prometeo, dans lequel Natascia est inculpée, avec deux autres compagnons : ils sont accusés de l’envoi de colis piégés au directeur de l’époque de l’Administration pénitentiaire et aux deux Procureurs Sparagna et Rinaldo.
En fait, ils veulent lui rendre impossible l’organisation de sa défense, étant donné que son avocat est à 1000 km de la prison et qu’ils ont le droit à 10 minutes de communication téléphonique par mois.

Depuis toujours, l’éloignement et l’isolement sont des instruments utilisés par les geôliers pour épuiser l’esprit de ceux qui, malgré l’enfermement, ne veulent pas se plier aux chantages carcéraux ni se soumettre à aucune forme de repentance.

L’éloignement de Natascia des lieux où elle vit a un caractère punitif évident, à cause des limitations que cela impose et aussi à cause du choix de la prison où elle a été envoyée.
A Santa Maria Capua Vetere, les conditions de détention ont toujours été très dures ; un exemple en est l’absence, depuis toujours, d’eau courante : la taule n’est pas raccordée au réseau de l’eau potable.
En avril de l’année dernière a eu lieu l’ainsi-dit « carnage de la Semaine sainte* » : le lendemain des protestations contre l’absence de mesures pour éviter de tomber malades de Covid, plus de 300 matons, cagoulés et équipés en anti-émeute, ont effectué une expédition punitive. Les détenus ont été sorti des cellules, déshabillés et sauvagement tabassés, jusqu’à leur provoquer des lésions graves, comme des traumatismes crâniens, des dents et des os cassés. Selon les dires de l’Administration pénitentiaire et du Commissaire aux prisons pour la région Campanie, les but de cette action était de donner une leçon à ceux qui avaient osé se révolter. Après plus d’un an, à cause de cela 52 matons sont en prison, aux arrestations domiciliaires ou soumis à d’autres mesures.

Contre l’isolement et l’éloignement des prisonniers et des prisonnières !
Contre les prisons spéciales et les régimes de détention différenciés !

Rassemblement solidaire
dimanche 4 juillet, à 14h00
prison de Santa Maria Capua Vetere

* Note d’Attaque : le 5 avril 2020 il y a eu une révolte, rapidement rentrée, dans la prison de Santa Maria Capua Vetere. Entre le 15 et le 16 avril, peu avant Pâques, 300 matons supplémentaires, dont les GOM (les ERIS italiens), arrivent dans la taule pour une « perquisition extraordinaire » et commencent à tabasser systématiquement et à torturer tous prisonniers. L’un d’eux meurt quelques jours plus tard, dans une cellule du mitard.

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Prison de S. Maria Capua Vetere (Italie) : Quelques mots de Natascia, en solidarité avec la grève de la faim des prisonniers anarchistes au Chili

Il Rovescio / dimanche 27 juin 2021

J’écris ce lignes pendant mon dixième jour de grève de la faim, en solidarité avec les compagnons chiliens qui sont à nouveau en grève de la faim : vous n’êtes pas seuls.

Une accolade fraternelle pour chaque compagnon enfermé.
Pour une solidarité active et révolutionnaire, partout.

Natascia, prisonnière anarchiste
26 juin 2021

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

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Prison de S. Maria Capua Vetere (Italie) : Une lettre de Natascia sur sa grève de la faim

Malacoda / lundi 21 juin 2021

Heureusement qu’en Campanie on mange bien !

17 juin 2021

Salut les gars !
Voici deux mots de mise à jour, vite fait.

Sans perdre une minute, la nuit après la dernière audience préliminaire de l’opération Scintilla, on m’a embarquée sur un avion pour me renvoyer dans cet endroit de merde : S. Maria Capua Vetere. Je savais que mon transfert dans l’Italie du Nord n’était que temporaire, mais je pensais sincèrement que j’aurais eu un peu plus temps et j’espérais, naïvement, qu’ils auraient au moins lu les différentes demandes que moi et mon avocat avons présentées, pour que je sois envoyée dans une autre taule.

Depuis le jour où on m’a transférée ici, il y a trois mois, je n’ai plus eu la possibilité de communiquer dignement avec mon avocat ; maintenant il y a à nouveau la possibilité de faire des parloirs, du coup il n’y a plus d’appels visio, ni d’appels sur la demande de l’avocat ; il y a un appel par mois, de 10 minutes, même pour les personnes qui sont inculpées dans un procès, même pour les personnes qui sont à 1000 km de chez elles ou du lieu de leur procès. Le directeur peut concéder, s’il est d’humeur, un deuxième appel, extraordinaire, au cours du mois, mais, bien entendu, il n’est pas obligé de le faire et, en tout cas, il est hors de question de dépasser les deux appels par mois. Vingt minutes par mois, dans une petite pièce étouffante, à l’heure et le jour établis, en espérant que ton avocat soit au bureau ce jour-là. Vingt minutes par mois, à partir d’un mois et demi avant le début du procès et jusqu’à aujourd’hui, quand le débat au tribunal est essentiellement clos. Il ne reste plus que deux audiences avant le réquisitoire, deux audiences au cours desquelles on aurait dû raisonner à propos des déclarations des inculpés, de l’examen et du contre-examen, mais apparemment il me faudra raisonner toute seule. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il semble qu’on fasse le possible pour m’empêcher une défense « digne »… même, pour m’empêcher toute défense… il ne faut surtout pas que le grandiloquent et un peu morbide château de cartes de l’accusation perde de pièces. C’est bien mieux si cette possibilité, ma défense au tribunal, est réduite au minimum. Je ne vais pas m’étendre ici sur le fait que le procès en visioconférence se marie parfaitement avec cette stratégie, quelque chose dont on a déjà beaucoup (même si peut-être pas assez) discuté. On le sait, en étant mauvaise langue, souvent on devine. Parmi les 20 jours que j’ai passé à la taule de Vigevano, j’ai été 15 jours en isolement sanitaire et un au tribunal, deux autres à préparer mes affaires, entre allée et retour… bref, cela non plus n’a pas été une occasion pour parler avec mon avocat, étant donné que les personnes en isolement ne peuvent pas faire de parloirs. Inutile d’ajouter qu’en ce moment je suis à nouveau en quarantaine.

Bref, trêve de bavardages, je suis lucidement consciente de la stratégie punitive (et préventive ?) que l’Administration pénitentiaire met en place à mon encontre et au même temps je suis prise par la rage et le dégoût, du coup j’ai décidé que, même si je n’ai pas de moyens pour m’opposer concrètement à leurs logiques de vengeance, j’ai au moins la possibilité de ne pas leur laisser faire avec ma collaboration. Quand j’ai appris de mon retour à S. Maria Capua Vetere, le 16 juin à 18h, j’ai immédiatement communiqué le début d’une grève de la faim de durée indéterminée. Je sais que certaines décisions n’appartiennent pas à la direction de la prison, mais je ne vais plus rien manger dans cet endroit de merde. Dommage, parce que les autres femmes enfermées ici font des pizzas superbes… mais je n’ai vraiment plus faim !
A ce jour, aucun médecin ne m’a visitée ni pesée.
Les autres femmes qui sont ici pensent que c’est une bêtise, un signe d’obstination de ma part, d’ailleurs ici il y a des personnes qui risquent des condamnations à PERPÉTUITÉ et qui s’adaptent à ces conditions… mais ça c’est une autre histoire.
Je sais que certains d’entre vous n’ont jamais arrêté de réfléchir aux questions de l’isolement et de la dispersion des prisonniers loin de chez eux… je suis désolée de ne pas pouvoir fournir des nouvelles approches ou des idées « innovantes », mais en ce moment, ayant décidé de façon instinctive de me lancer dans ce nouveau défi, je n’ai pas réussi à penser à rien de mieux qu’à utiliser à nouveau mon corps, en jeûnant.

Je vous ai écrit ces quelques mots d’un trait, dans le même état d’âme qui m’a envahie en voyant à nouveau ces murs de merde : un dégoût absolu.
J’espère de ne pas avoir été trop confuse.

Je vous donne l’accolade, à tout le monde, avec beaucoup de force !
Le ventre vide et la tête haute,
Salud y Anarquia,

Nat

P.S. : une petite remarque quant au tract d’appel pour le rassemblement du 13 juin à Vigevano. Pour mal qu’on puisse se trouver dans une section AS3, où les conditions sont punitives, je ne ferais pas de comparaisons avec le régime 41bis, pour respect avec les personnes qui y sont vraiment soumises. A mon avis, ce parallèle était un peu déplacé. J’espère que personne ne s’offusque de ma remarque et en tout cas, ça a été très beau de vous entendre !

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Prison de Santa Maria Capua Vetere (Italie) : Natascia est en grève de la faim depuis le 16 juin

Malacoda / dimanche 20 juin 2021

Natascia a fait savoir, à travers un appel visio de ce matin, que le 16 juin, dès son retour à la prison de Vigevano du tribunal de Turin, après l’audience du procès Scintilla, on lui a pris la température et juste après on l’a mise en isolement. Quand elle a compris qu’elle était sur le point d’être transférée à la taule de Santa Maria Capua Vetere, elle a déclaré qu’elle commençait une grève de la faim, en jetant hors de la cellule sa nourriture, quand les matons l’ont apportée.

Ses demandes d’être transferée dans un autre prison, pour garantir son droit à la défense, étant donné qu’elle ne peut pas suivre les procès où elle est inculpée, à Gênes (Prometeo) et à Turin (Scintilla), ni consulter son avocat, que ce soit au tribunal ou avant, n’ont servi à rien. En plus, la seule demande qu’elle a pu présenter elle-même est partie de la prison de Vigevano, parce que les matons de S. Maria Capua Vetere ne les ont jamais envoyées : ses lettres sont probablement en train de prendre la poussière dans un bureau de la direction de la prison.

Natascia est déterminée à aller jusqu’au bout et à ne pas toucher de la nourriture jusqu’à quand cette situation ne changera pas.

Forte, déterminée, la tête haute, Natascia n’a jamais arrêté de lutter, même en étant enfermée. C’est à nous, dehors, de lutter avec la même force et la même détermination, à ses côtés.
Aux côtés de Natascia, complices et solidaires !

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Italie : Natascia transférée à nouveau à la prison de Santa Maria Capua Vetere

Malacoda / samedi 19 juin 2021

La nuit après la deuxième, et dernière, audience préliminaire du procès Scintilla, qui a eu lieu à Turin le 16 juin, Natascia à été encore une fois réveillée en pleine nuit, dans sa cellule de la prison de Vigevano, et transférée dans une autre taule. Cela a été découvert le matin du 17 juin par la compagnonne qui s’est présentée à l’entrée de la prison de Vigevano pour le parloir : les matons lui ont dit que Natascia n’était plus là, qu’elle avait été transférée dans la nuit.

Comme toujours, Natascia n’a pu prévenir personne, même pas son avocat. On pensait qu’elle avait dû être transférée dans la prison de Santa Maria Capua Vetere, mais là-bas le matons n’ont donné aucune nouvelle à ce propos, même pas à son avocat, jusqu’à ce matin (le 18 juin) quand ils ont confirmé que Natascia est bien là bas.

A ce point, il vaut la peine de parler un peu des parloirs.

Après la transfert de Natascia de la prison de Piacenza à celle se S. Maria Capua Vetere, à la mi-mars, l’autorisation permanente aux parloirs entre Natascia et une compagnonne, accordée par le Juge d’instruction, est devenue l’objet d’interprétations arbitraires de la part de la direction de la prison, qui lui a autorisé une seule heure de parloir par mois (et non plus quatre), plus de deux mois après qu’elle en avait fait la demande et juste avant qu’elle ne soit temporairement transférée à Vigevano, pour lui permettre d’assister à aux audiences préliminaires du procès Scintilla, le 4 et le 16 juin. Dans la prison de Vigevano, la direction a suivi la même logique. Nat a été admise en section (AS3) entre le 12 et le 13 juin, après l’habituel isolement sanitaire de deux semaines. La direction de la prison lui a autorisé une seule heure de parloir par mois et, surtout, a décidé que ce parloir devait absolument avoir lieu le jeudi 17 juin. Face à la demande de l’anticiper au 15 juin (dans cette prison les parloirs ont lieu le mardi et le jeudi, il était donc possible de le faire), étant donné que Natascia était dans cette prison de façon temporaire, jusqu’au 16 juin (même si son avocat a demandé qu’elle puisse rester à Vigevano, pour rapprochement familial), la direction de la prison n’a pas voulu.

La veille, la compagnonne a appelé la prison pour avoir une confirmation du parloir. Non seulement on lui a confirmé qu’il allait avoir lieu, mais ils lui ont dit aussi qu’en cas d’un transfert soudain la prison l’aurait prévenue par appel téléphonique, pour annuler son déplacement, une affirmation à laquelle, clairement, personne n’a donné importance, vu qui l’a faite. Mais bon.

Note : à chaque transfert – trois en trois mois, pour être précis – la prison de départ lui garde son argent, pendant dix jours en moyenne, et la seule manière pour contourner ce problème à été d’envoyer un nouveau virement bancaire à son nom dans la prison d’arrivée, même si elle avait déjà de l’argent sur son compte, mais bloqué par la taule de départ.

La nature dégueulassasse et vexatoire de l’appareil répressif et des structures carcérales ne nous surprend pas. Cependant, nous pensons qu’il est important de réaffirmer que Natascia n’est pas seule et que nous sommes à ses côtés, ce ne seront pas quelque centaine de kilomètres ou un quelconque officier des matons à la vie de merde qui nus feront changer d’avis.

Aux côtés de Natascia et de toutes les autres compagnonnes et compagnons emprisonnés, qui résistent et luttent, a tête haute.

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Pour écrire à Beppe, son inculpé avec elle (et Robert) dans le procès Prometeo :
Giuseppe Bruna
C.C. di Bologna “Dozza”
Via del Gomito, 2
40127 – Bologna (Italie)

Pour participer à leur soutien économique et aux dépenses légales :

compte n° 5333 1710 9103 5440
titulaire : Vanessa Ferrara
IBAN: IT89U3608105138251086351095
(BIC/SWIFT): PPAYITR1XXX

compte n° 5333 1710 8931 9699
titulaire : Ilaria Benedetta Pasini
IBAN: IT43K3608105138213368613377

Turin (Italie) : Le procès pour l’opération Scintilla est commencé le 4 mai

Il Rovescio / jeudi 6 mai 2021

La première des audiences préliminaires – l’habituel rite bureaucratique des formalités – a été une occasion pour rencontre Carla, actuellement aux arrestations domiciliaires avec toutes les restrictions [ce qui signifie, en plus de l’interdiction de sortir de chez elle, l’interdiction de tout contact avec quiconque, mis à part les personnes qui habitent dans la même maison ; NdAtt.], et Natascia, qui, contre toute attente, a été ramenée ici depuis la prison de Santa Maria Capua Vetere.

Nat aurait été ramenée ici, à l’insu même de son avocat, parce que les audiences auront lieu dans une salle du tribunal de Turin qui n’est pas équipée pour la visioconférence.
Selon ce qu’on a pu savoir, elle a été réveillée à 2h du matin, chargée sur un avion pour Milan Linate, où elle est arrivée à 9h20, puis a été escortée au tribunal, arrivant avec une heure de retard par rapport au début du procès.
Malgré les insistances de son avocat pour qu’elle puisse s’asseoir à côté de lui, le chef de l’escorte (une équipe de 4 matons de S. Maria Capua Vetere) n’a pas permis à Nat de sortir de la cage et n’a pas arrêté de menacer ceux/celles qui essayaient d’échanger deux mots avec elle.
Malgré les vitres, les barreaux et ces brutes, les personnes présentes dans la salle ont pu lancer quelques cris pour lui passer le bonjour. Nat semblait éprouvée par ce voyage, mais malgré tout elle était en forme.
L’avocat a profité de cette audience pour demander, encore une fois, son rapprochement aux tribunaux où sont actuellement en cours les procès où elle est inculpée, Turin et Gênes [pour l’opération Prometeo ; NdAtt.]. A priori, après l’audience Natascia a refait le voyage en arrière vers Santa Maria Capua Vetere, où elle devrait rester en isolement sanitaire pendant deux semaines, à cause de ce déplacement.

Nous profitons de cette nouvelle pour relayer l’adresse où lui écrire, pour la soutenir [elle parle français ; NdAtt.] :

Natascia Savio
C. C. di Santa Maria Capua Vetere “Francesco Uccella”
S. S. Appia, 7-bis
80155 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)

Liberté pour Natascia !
Liberté pou Carla !
Feu aux prisons et aux CRA !