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[Portugal] Camp en défense du Barroso, 13-18 Août

La population du Barroso [région à l’intérieur nord du Portugal] se bat pour la défense du territoire et de son mode de vie face à la menace de l’exploitation minière [surtout du lithium]. Depuis que nous avons perçu que la compagnie minière Savannah Resources veut faire une grande mine à ciel ouvert ici, nous nous sommes organisé.e.s et mobilisé.e.s pour suivre le courant. Nous sommes de plus en plus vigilant.e.s, engagé.e.s et conscient.e.s qu’il faut arrêter ce projet de destruction.

– Nord du Portugal –
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Non aux mines, oui à la vie !

La mine de Savannah est le projet d’extraction de minéraux de lithium le plus avancé au Portugal. C’est la première de plusieurs mine que l’État Portugais a l’intention de développer, certaines ici dans la région du Barroso, mais aussi dans d’autres parties du pays. Bientôt, si l’Agence portugaise de l’Environnement [APA] donne un avis favorable au développement du projet, quels que soient les impacts négatifs qu’il portera, ça ouvrira la porte à la destruction de plusieurs territoires.

Nous sommes dans un combat inégal et nous le savons. Parfois, nous nous sentons impuissants face aux desseins du pouvoir politique et économique et nous avons le sentiment que notre voix est étouffée et n’a aucune force pour se faire entendre. Mais nous pensons que grâce à la solidarité et au soutien mutuel, nous pouvons contrer ce sentiment. Joignez votre voix à la nôtre jusqu’à ce que le cri assourdi le pouvoir qui insiste à ne pas nous entendre.

Savannah Resources a son siège social au Royaume-Uni et est cotée sur l’Alternative Investment Market (AIM), un sous-marché de la Bourse de Londres pour les petites entreprises. Elle a des liens privilégiés avec des groupes d’intérêt de l’Union Européenne et du gouvernement portugais, dans le cadre de l’Alliance Européenne pour les Batteries, un lobby de l’industrie automobile au sein de la Commission européenne. Dans l’autre mine qu’elle entend développer au Mozambique, Savannah s’est associée à Rio Tinto, une société minière responsable de plusieurs attaques environnementales et sociales.

Bien qu’elle soit présentée comme faisant partie de la solution à la mobilité durable au niveau européen, la mine de Savannah poursuit une logique d’extraction qui nous prive de terres, met en péril les moyens de subsistance, aggrave la qualité de vie et aggrave encore le problème de déstabilisation auquel nous sommes confrontés. Elle menace également la classification du Patrimoine Agricole Mondial dont nous sommes si fièr.e.s en tant que peuple Barrosão. Et, comme si cela ne suffisait pas, elle met toujours en danger les populations vivant sur les rives des fleuves Beça, Tâmega et Douro.

Nous devons agir, et nous devons le faire ensemble ! Les gens de Barroso, les gens d’autres territoires menacés, au Portugal et dans le monde, et tous ceux qui veulent sympathiser avec cette lutte. Nous vous invitons à camper à Covas do Barroso, entre le 14 et le 18 août 2021. Nous campons pour faire connaître notre lutte et notre mode de vie, afin que nous puissions partager et apprendre des expériences d’ailleurs. Pour qu’ensemble, nous puissions organiser des actions futures. Rejoignez-nous !

Bienvenue au Barroso !

Site officiel du campement : https://barrososemminas.org

Fil d’infos Telegram : https://t.me/minanao

La nasse de nuit

Cette année, la marche de nuit féministe s’est transformée en nasse et menace de nuit. Récit non exhaustif des évènements.

Toulouse, le 5 mars 2021.

Comme le veut la tradition féministe toulousaine, nous avions prévu de manifester, la nuit, à l’occasion du week-end du 8 mars, et de pousser la chansonnette en battant le pavé. Cette année, malgré le couvre-feu, nous avions décidé de maintenir la coutume, en nous retrouvant, plus tôt que d’habitude, à 17h30. En arrivant, la place était parsemée de groupes de bleus, prêts à intervenir dès que l’une d’entre nous avait l’audace de faire tomber le masque en dessous de la narine.

Nous étions tout de même une centaine à braver l’interdit préfectoral. Et nous avions devant nous, en tout légalité, au moins 30 minutes pour chanter, danser, crier, et jeter Darmanin dans la Garonne. Pourtant, aux alentours de 17h42, en plein échauffement vocal, la maréchaussée décide de nous encercler, et de constituer une nasse. Le groupe est alors scindé en deux, interdisant toute sortie, mais acceptant bien volontiers de nouvelles recrues.

C’est alors que commence une attente interminable. Seules les personnes qui présentent leurs papiers d’identité peuvent quitter les lieux. Au même moment ont lieu plusieurs événements : la frappe – batucada féministe toulousaine – se fait arrêter et confisquer ses instruments, tandis qu’un petit groupe extérieur à la nasse se fait gazer à bout portant. Il est alors 17h53, et la possibilité d’un voyage au poste se profile de plus en plus clairement.

Au total, une trentaine de personnes fera le déplacement, non sans avoir entendu, pendant une heure, les blagues et réflexions graveleuses de la milice fasciste. Ainsi, lorsque le camion arrive au commissariat, les brillants soldats, voyant qu’un rassemblement de soutien a lieu devant l’établissement, déclarent « HAHAHAHAHAHA, ELLES SONT VENUES POUR NOUS, ON LEUR PLAÎT TROP !!! ». Hum. Certes. Perplexité. La situation serait comique si nous n’avions pas à subir par la suite un contrôle d’identité, dans le gymnase de l’hôtel de police.

Finalement, la plupart d’entre nous sortent, saines et sauves, sans rappel à la loi, et sans amende – à priori, car il est possible que nous les recevions plus tard -. A cette heure-ci, deux personnes sont en garde à vue, sans que l’on ait plus de détails sur leurs chefs d’inculpations, ni sur les conditions de leur arrestations. Force et soutiens à ielles !

Tout ceci était une démonstration de force, mais l’effet dissuasif n’a pas marché :

On a l’attaque des louves et la rage des chiennes, fières, vénères, pas prêtes à se taire !!!

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La nasse de nuit – pdf

Carnaval sauvage et populaire à Toulouse

LE 7 MARS 2021
GRAND CARNAVAL SAUVAGE ET POPULAIRE
RDV à 14H30 AU PARC DE BONNEFOY
DANS LA DETER ET LA BONNE HUMEUR 🙂

GRAND CARNAVAL SAUVAGE ET POPULAIRE

La crise, le virus, le confinement, le couvre-feu, le travail,
le télétravail, des interdictions, des fermetures à tout va,
c’est ce qui forge notre quotidien depuis maintenant des mois.
Ça nous isole, ça nous déprime
et pour beaucoup, ça écorche à vif notre santé mentale.

Le Carnaval c’est l’inversion des normes,
des règles mornes qui régissent nos vies,
c’est remettre des paillettes et des couleurs dans la ville,
revivre un moment de liesse populaire
pour les petits et les grands.

Se réapproprier la rue l’espace d’un instant.

Ce qui hier nous paraissait si simple et aujourd’hui si loin.

A l’heure où les espaces de liberté son réduits
à la taille de nos appartements,
les lieux de rassemblement aux rayons du supermarché.
Bosser, consommer, ça vous a fatigués ?

Alors faisons subir à Monsieur Carnaval la vindicte populaire.
Car monsieur carnaval est de ceux qui nous contraignent.
Il pourrait être ton patron, le maire qui ferme les lieux alternatifs,
ton mec jaloux, le relou qui klaxonne au feu rouge,
ton propriétaire qui te harcèle,
les flics qui te dressent un procès verbal,
l’assureur qui mise sur tes emmerdes.

Bref, tu te sens confiné, stressé, à deux doigts d’exploser ?

Le 7 MARS, arrête ton char, ramène ton char,

tes casseroles, tes instrus, ton accoutrement le plus bariolé,
invente un masque qui te ressemble,
oublie tes papiers et viens faire du bruit dans la rue !!!

DesConfettisDeconfines@riseup.net

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PDF - 1.5 Mo

On pourra se rencontrer le dimanche 28 fevrier à 16H dans le parc de Bonnefoy.
Les chars, battucadas, fanfares, sont les bienvenues 🙂

Manif de nuit en mixité choisie (sans mec-cis)

Marche de nuit en non-mixité sans mecs cis à 17h30 (lieu à préciser)
Malgré le couvre-feu, nous proposons de nous retrouver cette année encore pour manifester de nuit dans les rues de Toulouse.
Nous pensons qu’il est important de nous réapproprier collectivement l’espace publique après 18h, parce que le couvre-feu qui nous est imposé pèse chaque jour sur nos vies.

Après 18h, les violences ne sont pas mises en pause.
Après 18h, on rentre du travail et on en commence un autre : il faut s’occuper des enfants, du repas, du ménage.
Après 18h, on sort de cours et on s’enferme parfois dans des familles violentes, lesbophobes ou transphobes.
Après 18h, on est seul-e avec nous-même, nos angoisses et le poids des violences et de l’exploitation que nous subissons tous les jours.
Après 18h, on commence à ne plus se souvenir de la vie d’avant.

Et pourtant, la vie d’avant, ce n’était pas non plus le rêve !

Si nous avions plus de liberté et de vie sociale, nous n’oublions pas qu’en tant que femmes et minorités de genre, l’espace public ne nous appartenait déjà pas.
Celleux d’entre-nous qui entretiennent des relations non-hétérosexuelles se cachent dans la rue, par peur d’être agressé-e-s.
Celleux d’entre-nous qui sont des personnes trans ou non-binaire calculent leur trajet, lieu de destination, et heure de sortie.
Celleux d’entre-nous qui sont des femmes ou perçues comme telles subissent du harcèlement sexuel quotidien, partout, ne peuvent prendre un transport en commun ou aller dans un bar sans risquer d’être insulté-e-s ou agressé-e-s.
Celleux d’entre-nous qui sont racisé-e-s subissent constamment du racisme, sont exotisé-e-s, insulté-e-s, dévalorisé-e-s.

Si nous reprenons la rue le 5 mars au soir, malgré le couvre-feu, ce n’est pas pour réclamer un retour à la normale.

Nous voulons qu’avant comme après 18h, l’espace public soit débarrassé de toute marque de privatisation par le marketing capitaliste et ne soit plus le territoire de prédation du machisme, et qu’il appartienne à toustes, qu’il soit un lieu de créations, de solidarités, d’entraide et de vie collective !

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Carnaval sauvage et populaire à Toulouse

LE 7 MARS 2021
GRAND CARNAVAL SAUVAGE ET POPULAIRE
RDV à 14H30 AU PARC DE BONNEFOY
DANS LA DETER ET LA BONNE HUMEUR 🙂

GRAND CARNAVAL SAUVAGE ET POPULAIRE

La crise, le virus, le confinement, le couvre-feu, le travail,
le télétravail, des interdictions, des fermetures à tout va,
c’est ce qui forge notre quotidien depuis maintenant des mois.
Ça nous isole, ça nous déprime
et pour beaucoup, ça écorche à vif notre santé mentale.

Le Carnaval c’est l’inversion des normes,
des règles mornes qui régissent nos vies,
c’est remettre des paillettes et des couleurs dans la ville,
revivre un moment de liesse populaire
pour les petits et les grands.

Se réapproprier la rue l’espace d’un instant.

Ce qui hier nous paraissait si simple et aujourd’hui si loin.

A l’heure où les espaces de liberté son réduits
à la taille de nos appartements,
les lieux de rassemblement aux rayons du supermarché.
Bosser, consommer, ça vous a fatigués ?

Alors faisons subir à Monsieur Carnaval la vindicte populaire.
Car monsieur carnaval est de ceux qui nous contraignent.
Il pourrait être ton patron, le maire qui ferme les lieux alternatifs,
ton mec jaloux, le relou qui klaxonne au feu rouge,
ton propriétaire qui te harcèle,
les flics qui te dressent un procès verbal,
l’assureur qui mise sur tes emmerdes.

Bref, tu te sens confiné, stressé, à deux doigts d’exploser ?

Le 7 MARS, arrête ton char, ramène ton char,

tes casseroles, tes instrus, ton accoutrement le plus bariolé,
invente un masque qui te ressemble,
oublie tes papiers et viens faire du bruit dans la rue !!!

DesConfettisDeconfines@riseup.net

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On pourra se rencontrer le dimanche 28 fevrier à 16H dans le parc de Bonnefoy.
Les chars, battucadas, fanfares, sont les bienvenues 🙂