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assemblée publique contre les expulsions

Face aux spéculateurs, aux agences immobilières aux huissiers, aux bailleurs sociaux & leur défenseurs…

La gestion du covid-19 n’a fait qu’accentuer les inégalités & la précarité déjà existantes. Les galères à payer le loyer en sont une conséquence logique. Dans ce contexte, le gouvernement a choisi de décaler la trève hivernale de deux mois. Il gagne ainsi du temps face à cette bombe à retardement que représenteraient des milliers de personnes expulsées.

Les squats font l’objet de campagne de mensonges et de dénigrement dans les médias et le lien avec les expulsions locatives est clair : il s’agit de faire peur et de diviser pour empêcher cette pratique et expulser.

Cela alors qu’on est de plus en plus à ne pas pouvoir payer son loyer, ses crédits.

Mais face aux collectionneurs de m² inhabités pourquoi devrions nous accepter qu’ils nous virent de « leurs » propriétés sous prétexte qu’elle sont privées ?

En effet, le capitalisme et l’Etat érige la propriété privée en valeur sacrée et intouchable dans la tête des individus pour pouvoir maintenir cette logique absurde : des maisons vides et des gens à la rue, pour maintenir les prix haut. C’est le cas pour les maisons, pour la nourriture, pour n’importe quoi : pour maximiser les bénéfices sur la vente ou la location des marchandises, les possèdants organisent le gachis systématique, jettent ou laissent se dégrader les biens s’ils ne peuvent en tirer profit.

Bien sûr, quand la situation devient trop dure et que le risque de révolte est grand, on nous propose la charité. Les associations distribuent un peu des invendus, on obtient des relogements précaires… Mais la gestion caritative de la pauvreté ne nous jette que des miettes pour maintenir l’ordre. Elle nous divise et nous isole.

On ne veut pas quémander, mais lutter, pas la charité mais l’entraide. On ne veut pas créer un groupe d’avocats ou d’experts, ou un soutien extérieur.Mais un collectif de lutte, un comité d’action.

Contre les expulsions de logements, par des piquets devant les maisons expulsables, des affichages dans le quartiers, des actions diverses…

RDV Dimanche 28 mars a 14h
Dans les jardins du pavillon sauvage
35 Avenue Jean Dagnaux

assemblée publique contre les expulsions

Face aux spéculateurs, aux agences immobilières aux huissiers, aux bailleurs sociaux & leur défenseurs…

La gestion du covid-19 n’a fait qu’accentuer les inégalités & la précarité déjà existantes. Les galères à payer le loyer en sont une conséquence logique. Dans ce contexte, le gouvernement a choisi de décaler la trève hivernale de deux mois. Il gagne ainsi du temps face à cette bombe à retardement que représenteraient des milliers de personnes expulsées.

Les squats font l’objet de campagne de mensonges et de dénigrement dans les médias et le lien avec les expulsions locatives est clair : il s’agit de faire peur et de diviser pour empêcher cette pratique et expulser.

Cela alors qu’on est de plus en plus à ne pas pouvoir payer son loyer, ses crédits.

Mais face aux collectionneurs de m² inhabités pourquoi devrions nous accepter qu’ils nous virent de « leurs » propriétés sous prétexte qu’elle sont privées ?

En effet, le capitalisme et l’Etat érige la propriété privée en valeur sacrée et intouchable dans la tête des individus pour pouvoir maintenir cette logique absurde : des maisons vides et des gens à la rue, pour maintenir les prix haut. C’est le cas pour les maisons, pour la nourriture, pour n’importe quoi : pour maximiser les bénéfices sur la vente ou la location des marchandises, les possèdants organisent le gachis systématique, jettent ou laissent se dégrader les biens s’ils ne peuvent en tirer profit.

Bien sûr, quand la situation devient trop dure et que le risque de révolte est grand, on nous propose la charité. Les associations distribuent un peu des invendus, on obtient des relogements précaires… Mais la gestion caritative de la pauvreté ne nous jette que des miettes pour maintenir l’ordre. Elle nous divise et nous isole.

On ne veut pas quémander, mais lutter, pas la charité mais l’entraide. On ne veut pas créer un groupe d’avocats ou d’experts, ou un soutien extérieur.Mais un collectif de lutte, un comité d’action.

Contre les expulsions de logements, par des piquets devant les maisons expulsables, des affichages dans le quartiers, des actions diverses…

RDV Dimanche 28 mars a 14h
Dans les jardins du pavillon sauvage
35 Avenue Jean Dagnaux

Le Festival MAP Toulouse, la photo au service du Grand Matabiau

feu aux complices de la gentrification

Du 18 juin au 11 juillet aura lieu dans le quartier Bonnefoy le Festival de photo MAP Toulouse.
Ce festival est organisé en partenariat avec Europolia, la société créée par Toulouse Métropole pour diriger l’amménagement du parc des expositions d’Aussonne, mais surtout du futur quartier d’affaires Grand Matabiau Quais d’Oc.

Le lancement de ce festival se fait le même jour que l’ouverture du restaurant Museau Musette dans les locaux de l’ancienne maison des éclusiers, après qu’elle ait été totalement rénovée par Europolia (donc avec l’argent « public). Le local où travaillaient les éclusiers remplacé par une guinguette pour les bobos.

À la carte : jambon, burrata, frites, grillades, ceviche et jambon.

Les gérants -qui d’après la presse locale possèdent déjà plusieurs « affaires » à Toulouse- déclarent être « tombés amoureux du cadre, avec ce côté champêtre, bucolique, au bord de l’eau, en pleine ville« . Ils ajoutent qu’ils croient au « renouveau du quartier, dans le cadre du projet Grand Matabiau, quais d’Oc »

« Renouveau du quartier« , ça sonne bien mieux que « une fois les pauvres virés du quartier avec leurs tacos et kebabs on va pouvoir attirer une clientèle aisée et s’en mettre plein les poches ».

Le fait que le lancement du festival et l’ouverture du restaurant aient lieu le même jour n’est bien évidemment pas le fruit du hasard. En effet un des gérants du restaurant raconte à la presse locale que :

Un parcours sera proposé tout le long de l’avenue de Lyon, avec un départ à la Maison éclusière. Des habitations ont été préemptées à cet endroit pour effectuer des démolitions. Il y aura des affiches collées sur les ouvertures murées. Chaque bâtiment sera dédié à un artiste, avec un petit texte explicatif sur la démarche artistique.

Le festival de photo et le restaurant qui se font mutuellement de la pub, une belle opération chapeautée par Europolia. Un festival qui compte donc afficher ses photos sur des habitations « préemptées » (c’est plus sympa qu’expropriées) et dédier chaque bâtiment non pas aux personnes expulsées mais à un·e photographe !

Voici ce que déclare Europolia :

En lien avec les habitants des quartiers historiques parties prenantes de Grand Matabiau, quaisd’Oc, Europolia souhaite proposer des projets d’urbanisme transitoire. Le premier partenariat a été conclu avec le festival MAP. En 2021, cet événement populaire et ouvert à tous se déroule du 18 juin au 11 juillet au cœur du quartier Bonnefoy et de ses pépites, le jardin Michelet, mais aussi la place Arago et la Maison éclusière au bord du canal du Midi qu’Europolia vient de rénover pour la ville de Toulouse

C’est vrai que « les habitants des quartiers historiques parties prenantes de Grand Matabiau », c’est plus inclusif que « les prolétaires chassé·es de leurs lieux de vie par l’augmentation des loyers, par les expropriations et les expulsions, la démolition d’un des derniers quartiers populaires du centre-ville et son remplacement par un quartier d’affaires pour les riches ».

Et puis « évènement populaire et ouvert à tous » c’est bien plus woke que « évènement culturel élitiste destiné à faire découvrir et à vendre aux bourges et aux bobos leur futur quartier, pendant qu’il y reste encore un peu de pauvres pour le coté authentique ».

Le foutage de gueule a bien trop duré. Nous refusons de jouer les figurant·es dans notre propre quartier. Nous dénoncerons ce festival et les autres initiatives « culturelles » ou « artistiques » de cet acabit comme ce qu’elles sont : le cheval de Troie de la gentrification. Nous dénoncerons les artistes qui y participent comme ce qu’iels sont : des mercenaires de la bourgeoisie. Nous nous attaquerons à leurs expositions, à leurs « oeuvres », dans la rue ou dans leurs galleries et autres résidences d’artistes.

« Lieu Commun », les artistes-gentrificateurs contre la gentrification

Ou comment la sécheresse se plaint de l’incendie

Lieu Commun, Artist Run Space est une résidence d’artistes et un lieu d’exposition d’art « contemporain », qui occupe les locaux d’une ancienne usine textile [1] en plein coeur du faubourg Bonnefoy [2].

Ouvert en 2007 par la mairie de Toulouse et Jean-Cul Moudenc, l’alternance à « gauche » en 2008 n’aura pas remis en cause le soutien de la ville au Lieu Commun. [3], ni le retour de Jean-Cul en 2014. Gageons également que si la liste Archipel Citoyen avait gagné les élections de 2020, le Lieu Commun aurait continué d’être soutenu (et financé) par la mairie.

Voici une liste des partenaires financiers du Lieu Commun :

  • DRAC – Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie
  • Conseil Régional Occitanie Pyrénées – Méditerranée
  • Conseil Départemental de la Haute-Garonne
  • Mairie de Toulouse
  • Agence du Service Civique

Depuis le premier confinement, le Lieu Commun a ouvert sa chaîne youtube pour pallier à l’interdiction d’acceuillir du public. On retrouve sur cette chaîne plusieurs vidéos qui dénoncent la gentrification du quartier Matabiau-Bonnefoy. On peut en voir ici un exemple.

La dénonciation de la gentrification se retrouve aussi dans des vidéos qui ne sont à priori pas « politiques », comme par exemple ici dans cette vidéo de la street artiste mondialement connue Mademoiselle Kat. On la voit déambuler de nuit dans le faubourg, collant ses oeuvres sur les murs, et faisant « non » du doigt aux peleteuses qui détruisent les immeubles avenue de Lyon.

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la gentrification c’est pas bien !
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pratique d’être une collabo de moudenc on se fait même pas arrêter par les flics en plein collage !

On retrouve cette dénonciation de la gentrification chez un autre artiste affilié au Lieu Commun, « El MootMoot » et ses fameux chats, qui sont parfois agrémentés d’un nique teso, voire même d’acab ou de 1312.

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« nike teso » mais pas trop quand même

Que les choses soient claires :
Si la mairie et les pouvoirs publics ont installé le Lieu Commun dans cette usine, c’est pour deux raisons : éviter que des personnes l’occupent illégalement (un squat), et … gentrifier le quartier.
A Paris, à New York, à Istanbul, Nantes ou Toulouse, la recette est la même, elle est bien connue : installer des artistes (de préference d’art « contemporain » ou de « street art ») pour faire grimper les prix du quartier, le rendre « attractif », et une fois la gentrification terminée, virer les artistes pour donner leurs locaux aux promoteurs immobiliers. C’est exactement ce qui est en train d’arriver à Mix-Art Myris [4]. Dans cette tambouille là, les artistes sont à la fois complices et victimes de la gentrification. Mais surtout complices.

A ce stade là, une question s’impose : les artistes du Lieu Commun sont-iels des imbéciles, ou se foutent-iels de nos gueules ? J’ose espérer que la première hypothèse est la bonne, parceque s’il s’agit de se foutre de nos gueules, nous qui sommes viré·es du quartier où nous sommes né·es, où nous avons vécu, où nous avons nos souvenirs, nos ami·es, notre famille, ce serait vraiment grave.

Vous voulez lutter contre la gentrification ? CASSEZ VOUS. Et laissez nous vos locaux, nous saurons en faire bon usage.


[1] les chemises d’Armagnac

[2] au 25 rue d’Armagnac

[3] en 2007 il s’agissait de 3 structures qui depuis ont fusionné pour donner donc « Lieu Commun »

[4] cheh

Le quartier est infesté d’artistes-gentrificateurs, citons par exemple l’Atelier TA au 32 rue des Jumeaux, et l’Atelier L’Imagerie au 33 bis rue Arago (à deux pas du Lieu Commun). Ces trois ateliers/galleries d’artistes-gentrificateurs ont pour point commun d’être installées dans d’anciennes usines textiles, mais seul le Lieu Commun prétend lutter contre la gentrification.

Contre tous les enfermements

En mai et juin, à Toulouse, plusieurs journées pour analyser, apprendre et réflechir ensemble aux moyens de lutter contre toutes les formes d’enfermement.

DISCUSSION : L’ENFERMEMENT EN TEMPS DE COVID

Dimanche 16 mai – 16h – Parc de la Salade
(38 avenue de Fronton. Metro Barrière de Paris)

Qu’est ce que cette période est venue changer dans les conditions d’enfermement ? Comment continuer à se montrer solidaire des personnes enfermées, d’autant plus dans cette période qui a rendu des conditions de vie déjà horribles encore plus trash ? Comment refuser la normalisation de mesures présentées comme exceptionnelles jusqu’à présent ?

Plus d’infos ici

APREM CONTRE L’ENFERMEMENT PSYCHIATRIQUE

Samedi 22 mai – 13h à 20h – 45 avenue de Fronton

Avec des partages d’infos sur les hospitalisations sous contrainte, des lectures / discussions, un infokiosque, des écoutes radiophoniques, de la bouffe, des boissons sans alcool, des coins chill.

Plus d’infos ici

DISCUSSION SUR L’OUTIL ANTITERRORISTE

Vendredi 28 mai – 18h – 45 avenue de Fronton

A partir d’un bref retour sur l’origine du terme et de son déploiement dans la loi et les esprits, on fera quelques hypothèses sur les raisons et les avantages que donnent aux Etats l’outil antiterroriste. On échangera autour de cas concrets afin d’envisager des pistes de réflexions quand aux possibles solidarités lorsque la répression antiterroriste touche les luttes.

LUTTER CONTRE LA CONTRUCTION DE NOUVELLES PRISONS

Samedi 29 mai – 13h – 45 avenue de Fronton

Comment et pourquoi lutter contre la construction de nouvelles prisons ? On veut dans un premier temps s’interroger sur la notion de punition et voir à quoi elle fait référence, à quoi elle répond de manière symbolique et sociale et de quelle façon l’apparition de la prison en tant que peine en soi a été présentée comme une amélioration par l’institution judiciaire.
A partir de là, on reviendra brièvement sur les différents plans prisons depuis les années 60 en france, et plus précisement sur le plan prison actuel, annoncé depuis 2016. Ce sera aussi l’occasion de parler de la réforme de la justice qui l’accompagne.
Puis, dans un deuxième moment, on reviendra sur des récits de luttes contre la construction de prisons. Tout cela dans le but de questionner nos pratiques actuelles ou à venir, le contexte national et enfin essayer de voir les façons qui nous paraissent les plus pertinentes pour s’attaquer a ce monde de prisons !

Crève la taule !

LA REPARTITION GENREE DU SOUTIEN AUX PRISONNIER.ES

Samedi 29 mai – 18h – 45 avenue de Fronton

PROJECTION d’un montage audio et vidéos.
Ce sont majoritairement des femmes qui assurent le soutien aux personnes qui sont en taule notamment à travers les parloirs, les lettres, les démarches administratives, les mandats, le soutien émotionnel …

Suivi d’une bouffe

TATTOO, PIERCINGS, INFOKIOSQUES ET AUTRES SUPRISES

Samedi 29 mai et Dimanche 30 mai – de 13h à 20h – 45 avenue de Fronton

PERSONNES TRANS EN PRISON

Samedi 5 juin – 14h30 à 19h – lieu à venir

Une après-midi de partage d’informations, discussions, lectures, écoutes sur le sujet, et aussi un goûter et un moment d’écriture de lettres pour des personnes trans en prison. Il y aura certaines discussions en mixité sans personnes cis (personnes qui s’identifient au genre qui leur a été assigné à la naissance).

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Fly / Affiche à diffuser

assemblée publique contre les expulsions

Face aux spéculateurs, aux agences immobilières aux huissiers, aux bailleurs sociaux & leur défenseurs…

La gestion du covid-19 n’a fait qu’accentuer les inégalités & la précarité déjà existantes. Les galères à payer le loyer en sont une conséquence logique. Dans ce contexte, le gouvernement a choisi de décaler la trève hivernale de deux mois. Il gagne ainsi du temps face à cette bombe à retardement que représenteraient des milliers de personnes expulsées.

Les squats font l’objet de campagne de mensonges et de dénigrement dans les médias et le lien avec les expulsions locatives est clair : il s’agit de faire peur et de diviser pour empêcher cette pratique et expulser.

Cela alors qu’on est de plus en plus à ne pas pouvoir payer son loyer, ses crédits.

Mais face aux collectionneurs de m² inhabités pourquoi devrions nous accepter qu’ils nous virent de « leurs » propriétés sous prétexte qu’elle sont privées ?

En effet, le capitalisme et l’Etat érige la propriété privée en valeur sacrée et intouchable dans la tête des individus pour pouvoir maintenir cette logique absurde : des maisons vides et des gens à la rue, pour maintenir les prix haut. C’est le cas pour les maisons, pour la nourriture, pour n’importe quoi : pour maximiser les bénéfices sur la vente ou la location des marchandises, les possèdants organisent le gachis systématique, jettent ou laissent se dégrader les biens s’ils ne peuvent en tirer profit.

Bien sûr, quand la situation devient trop dure et que le risque de révolte est grand, on nous propose la charité. Les associations distribuent un peu des invendus, on obtient des relogements précaires… Mais la gestion caritative de la pauvreté ne nous jette que des miettes pour maintenir l’ordre. Elle nous divise et nous isole.

On ne veut pas quémander, mais lutter, pas la charité mais l’entraide. On ne veut pas créer un groupe d’avocats ou d’experts, ou un soutien extérieur.Mais un collectif de lutte, un comité d’action.

Contre les expulsions de logements, par des piquets devant les maisons expulsables, des affichages dans le quartiers, des actions diverses…

RDV Dimanche 28 mars a 14h
Dans les jardins du pavillon sauvage
35 Avenue Jean Dagnaux

La nasse de nuit

Cette année, la marche de nuit féministe s’est transformée en nasse et menace de nuit. Récit non exhaustif des évènements.

Toulouse, le 5 mars 2021.

Comme le veut la tradition féministe toulousaine, nous avions prévu de manifester, la nuit, à l’occasion du week-end du 8 mars, et de pousser la chansonnette en battant le pavé. Cette année, malgré le couvre-feu, nous avions décidé de maintenir la coutume, en nous retrouvant, plus tôt que d’habitude, à 17h30. En arrivant, la place était parsemée de groupes de bleus, prêts à intervenir dès que l’une d’entre nous avait l’audace de faire tomber le masque en dessous de la narine.

Nous étions tout de même une centaine à braver l’interdit préfectoral. Et nous avions devant nous, en tout légalité, au moins 30 minutes pour chanter, danser, crier, et jeter Darmanin dans la Garonne. Pourtant, aux alentours de 17h42, en plein échauffement vocal, la maréchaussée décide de nous encercler, et de constituer une nasse. Le groupe est alors scindé en deux, interdisant toute sortie, mais acceptant bien volontiers de nouvelles recrues.

C’est alors que commence une attente interminable. Seules les personnes qui présentent leurs papiers d’identité peuvent quitter les lieux. Au même moment ont lieu plusieurs événements : la frappe – batucada féministe toulousaine – se fait arrêter et confisquer ses instruments, tandis qu’un petit groupe extérieur à la nasse se fait gazer à bout portant. Il est alors 17h53, et la possibilité d’un voyage au poste se profile de plus en plus clairement.

Au total, une trentaine de personnes fera le déplacement, non sans avoir entendu, pendant une heure, les blagues et réflexions graveleuses de la milice fasciste. Ainsi, lorsque le camion arrive au commissariat, les brillants soldats, voyant qu’un rassemblement de soutien a lieu devant l’établissement, déclarent « HAHAHAHAHAHA, ELLES SONT VENUES POUR NOUS, ON LEUR PLAÎT TROP !!! ». Hum. Certes. Perplexité. La situation serait comique si nous n’avions pas à subir par la suite un contrôle d’identité, dans le gymnase de l’hôtel de police.

Finalement, la plupart d’entre nous sortent, saines et sauves, sans rappel à la loi, et sans amende – à priori, car il est possible que nous les recevions plus tard -. A cette heure-ci, deux personnes sont en garde à vue, sans que l’on ait plus de détails sur leurs chefs d’inculpations, ni sur les conditions de leur arrestations. Force et soutiens à ielles !

Tout ceci était une démonstration de force, mais l’effet dissuasif n’a pas marché :

On a l’attaque des louves et la rage des chiennes, fières, vénères, pas prêtes à se taire !!!

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La nasse de nuit – pdf

Dégringole La Taule – Samedi 27/02

APREM DE PROJECTION EN SOUTIEN AUX ENFERMÉ.E.S

mais keskon va faire pendant l’aprem Dégringole La Taule ?

12h : Ouverture des portes et cantine prix libre
14h : Projection du documentaire de Trouble « Inside-Out »
15h : Petite pause pour discutailler
16h : Projection du documentaire « Faites sortir l’accusé »
18h : Fin de l’aprem

Et tout le long :

  • Miam miam & glouglou en soutien aux enfermé.e.s
  • Stand de l’Envolée
  • Infokiosque anti carcéral prix libre
  • Atelier d’écriture aux prisonnier.e.s ( si tu n’as pas fini ta magnifique lettre à paillettes, l’atelier continue le dimanche au même endroit)
  • Espace d’écoute de podcast anti carcéral

Fais marcher ton rézo, tends l’oreille et tu trouveras où c’est 😉

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Roland, les squatteurs et les médias

L’emballement des médias autour du squat d’une des propriétés de monsieur Roland commence il y a 10 jours. La Dépêche du Midi raconte que Roland venait « une fois par semaine » dans cette propriété depuis plusieurs mois, pour se « reposer et entretenir la maison ». En septembre l’aide-ménagère (ou l’agence censée vendre la maison selon l’une ou l’autre des deux versions relatées dans les médias) remarque que des précaires s’y sont installés. Le propriétaire lance une procédure d’expulsion. Quelques semaines plus tard, le 23 octobre le jugement tombe : l’expulsion aura lieu à la fin de la trêve hivernale. Mais le lundi 1 er février, l’annonce de la prolongation de la trêve hivernale par la ministre du logement pousse Roland et sa famille à médiatiser l’affaire et à agiter les réseaux sociaux afin d’obtenir une expulsion hors cadre légal. En effet, Roland veut vendre sa maison, et doit attendre deux mois de plus. Il ne le supporte pas. L’affaire est rapidement reprise par l’extrême droite locale et les réactionnaires de tous bords qui n’ont pas hésité à semer la confusion en reprenant une version fallacieuse et à attirer une compassion nationale sur une version tronquée de l’histoire. Le relais médiatique de Roland s’organise, et dès le mardi, plusieurs rassemblements de soutien se succèdent jusqu’à ce que les occupants décident de quitter les lieux jeudi soir.

Nous, collectif d’entraide entre squats sur Toulouse existant depuis maintenant près de dix ans, tenons à revenir sur certains points de cette affaire. Notamment d’une part, sur les approximations, les fausses vérités, l’instrumentalisation médiatique, l’emballement irrationnel des réseaux sociaux et d’autre part, afin de réaffirmer notre positionnement politique – qui tranche avec le malaise palpable de certains de « nos camarades ».

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Contrevérités dans l’affaire Roland

Tout d’abord, non, monsieur Roland n’est pas le « pauvre petit propriétaire » dépeint par les médias. Cette maison estimée à 600 000€ n’est pas son seul bien. Il possède au moins un autre appartement à Albi. Selon nos informations, il aurait également vendu une autre de ses propriétés dernièrement. Déroulant un récit misérabiliste, la machine médiatique a mis en avant que la maison était remplit de souvenirs et qu’il y avait du passage régulier. Il est clair que tout cela est mensonger : cette maison est vide d’occupant depuis plusieurs années et a même été squattée dans le passé ! Déjà à l’époque, la maison n’abritait rien, si ce n’est quelques vieux meubles, et en aucun cas « des souvenirs d’enfance » (propos vérifiés par les vidéos post-expulsion mise en ligne sur ladepeche.fr le 13 février). La mise en vente de la maison avait même été entravée par un refus de la mairie à l’automne 2019 afin d’éviter que ce bien ne revienne à des promoteurs immobiliers qui voulaient la raser pour y construire un immeuble. Rien à voir donc avec une vente urgente nécessaire à la survie de la famille du propriétaire. Nous ne sommes pas les seuls à faire ce constat puisque que la justice elle-même en a tiré les mêmes conclusions. Confirmé par plusieurs sources dont RTL et La Dépêche (12 février), l’urgence imminente à la vente de ce bien a été écartée au regard des revenus plus que confortables du couple Roland. On est bien loin de l’image du miséreux qui se retrouve à la rue face aux méchants squatteurs, image à laquelle de nombreuses personnes plongées dans une précarité rampante ont pu alors s’identifier. Bien évidement, tous les propriétaires ne sont pas riches, nous ne connaissons que trop bien les réalités des travailleurs pauvres s’éreintant à payer les traites d’une vie, mais ce n’est absolument pas le cas ici.

D’un point de vue strictement juridique, et comme dans chaque épisode médiatique de ce genre, de nombreuses approximations, d’erreurs manifestes, voire de mensonges délibérés ont été érigés comme vérités.

En premier lieu, beaucoup d’aberrations ont été dites portant sur les délais de procédure. La maison est occupée à partir de septembre, et le jugement d’expulsion est rendu le 23 octobre. France 3 dans son article datant du 10 février « Voici ce que dit la loi » explique la procédure à opérer mais oublie de préciser que les expulsions de squat sont traitées en référé par le Tribunal judiciaire, c’est-à-dire en urgence, ce qui est loin d’une procédure « longue et onéreuse ». À Toulouse, et ce depuis plus de dix ans, ces procédures sont quasi automatiquement traitées avec un zèle légendaire et exceptionnel dans le paysage national. 45 jours pour délivrer une sommation de quitter les lieux, assigner au tribunal, avoir une audience et obtenir une ordonnance d’expulsion, relève presque du miracle administratif et judiciaire ! Et tout cela en période de crise sanitaire mondiale qui évidemment ralentit les procédures.

Ici et là, on entend dire qu’en bout de course les préfectures rallongent les délais en tardant à accorder le concours de la force publique. Mais pour ce qui est de nos expériences communes, la préfecture de Toulouse assure une veille assidue : elle expulse autant qu’elle peut et dès qu’elle le peut. Sur la dernière décennie, nous avons même constaté une accélération impressionnante des accords de concours à la force publique. À titre d’exemple, lorsque le concours de la force publique est demandé par l’huissier de justice, la direction des services du cabinet et des sécurités délivre cet accord en quelques heures seulement. Le lendemain de la fin de la trêve hivernale 2020, trois squats ont été expulsés préfigurant le rythme ordonné par la préfecture jusqu’au 31 octobre.

Pour deuxième point, il a été déclaré à plusieurs reprises que monsieur Roland a perdu son procès. Alimentant un imaginaire fantasmé et diffusé par la machine médiatico-répressive, nous avons même lu sur certains sites d’information de nos camarades que la juge aurait refusé l’expulsion. Maître Serdan, fameux avocat du bailleur social Toulouse Habitat – qui n’hésite pas à expulser des centaines de personnes chaque année dont des familles avec enfants, affirme même avec aplomb dans la Dépêche du 9 février qu’« obtenir une expulsion devient difficile ». Mettons-les choses au clair : l’expulsion des occupants est toujours ordonnée. Les propriétaires gagnent toujours leurs procès. Pour le dire d’une autre manière, 100% des procédures d’expulsion finissent par une expulsion. Il n’existe aucune jurisprudence donnant gain de cause aux squatteurs.

Si des occupants sont toujours là plusieurs mois après un jugement d’expulsion, c’est parce qu’il existe des délais légaux pouvant être obtenus en fonction de la situation des deux parties. Ils empêchent une expulsion en pleine trêve hivernale ou avant un délai de deux mois après la signification d’un commandement de quitter les lieux. La trêve hivernale, contrairement à cette fausse vérité largement relayée par les politiques et les médias, peut tout à fait s’appliquer au squat. Nous sommes pleinement conscients qu’il ne s’agit pas là de cadeaux, ce ne sont que les cadres qui permettent de contenir l’explosion de la misère sociale. Si la trêve hivernale a été rallongée au 1er juin ce n’est pas parce que le gouvernement de Macron a changé de cap, c’est uniquement parce que nous nous trouvons dans une situation où la question sociale du pays frôle le débordement. Notre président a sans doute encore en mémoire ce qu’une gronde populaire peut faire. Ces sursis à l’expulsion évitent que des familles soient trop fréquemment jetées à la rue en hiver, comme à Bordeaux jeudi dernier ou, en décembre à Angers.

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Ces décisions de justice peuvent faire l’objet d’un recours. Si monsieur Roland n’était pas satisfait des délais légaux accordés aux occupants, pourquoi il n’a-t-il pas exercé ce recours ? Parce que tout simplement le tribunal lui a donné raison, et a ordonné une expulsion, sans compter l’indemnité d’occupation qui lui a été accordée à hauteur de 500€ par mois. Il est clair que le déchainement autour de cette situation est le fruit de l’instrumentalisation des médias ainsi que de l’extrême droite dont les idées nauséabondes traversent l’ensemble du spectre politique actuel. Personne n’en veut à Roland et sa famille. Personne non plus ne squatte par plaisir. Il faut être bien loin de ces situations pour croire le contraire. Il nous semble bon de rappeler certaines vérités afin d’avoir une vision plus cohérente avec la réalité des faits : il ne s’agit en rien de la « lutte » d’un petit papi pauvre aspirant seulement à rejoindre son épouse en maison de retraite versus les méchants anarchistes sans vergogne. Il est urgent d’ouvrir les yeux sur ces évidences.

Réactions politiques à l’affaire Roland

Par ailleurs, nous prenons à témoin chacun des acteurs politiques locaux à qui nous sommes confrontés depuis de nombreuses années. Vous connaissez parfaitement la situation alarmante de l’hébergement d’urgence et du logement à Toulouse. Or vous choisissez délibérément de raconter de la merde en profitant de la lumière médiatique de cette histoire.

En pole position : Jean-Luc Moudenc, en sa qualité de maire de Toulouse. Il a tweeté « Lors du dernier #ConseilMunicipales de Toulouse, un vœu pour permettre aux maires d’être à leurs côtés en justice [les propriétaires] a été voté. ». Il démontre une nouvelle fois son incompétence manifeste à régler les questions sociales de la ville. Administrateur de la veille sociale du 115, il connaît que trop bien la saturation de l’hébergement d’urgence sur Toulouse et malgré ça il choisit de soutenir mordicus les propriétaires sans un mot pour celles et ceux qui n’ont rien. Sans grande surprise car on sait que la mairie de Toulouse n’hésite pas à mettre des familles à la rue, peu importe si vous êtes malade, si vous avez des enfants ou si c’est l’hiver – comme en février 2019.

Autre champion en la matière, l’adjoint Daniel Rougé, en charge des politiques de solidarités et des affaires sociales. C’est lui qui a fièrement envoyé des « médiateurs » pour négocier avec les occupants de la maison de monsieur Roland. Ils ont été parfaitement inutiles. Daniel Rougé a pourtant conscience qu’ils n’ont aucune marge de manœuvre puisque la mairie ne propose pas de solution adaptée face à la précarité au logement. Depuis près de 3 ans, cet adjoint s’entête, malgré le refus de l’ensemble des collectifs de réquisition, à recenser les personnes sans-abris sur Toulouse, dont les squatteurs font partie. À part pondre des statistiques indicatives, ces opérations ne servent strictement à rien car aucune solution de relogement n’a jamais été proposée. Les associations, les travailleurs sociaux du 115 de Toulouse et leurs mouvements de grève passés, dénoncent par ailleurs sans cesse le manque de moyens et peinent à être entendus.
De plus, c’est avec certaine stupéfaction que nous avons constaté à quel point cette affaire a semé la confusion.

Un élu de l’opposition cette fois, pourtant ancien porte-parole du DAL 31, s’est pris à crier avec les loups. Il apporte son soutien à Roland et tweete « se faire expulser de son logement est toujours un drame ». On marche carrément sur la tête ! Ceux qui se sont fait expulser ici, ce sont les occupants de la maison, pas Monsieur Roland ! Ces déclarations politicardes sont franchement indigestes et vont à l’encontre de la solidarité qu’il est censé exprimer aux occupants.

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Le squat est politique

Il existe différentes stratégies au sein du mouvement d’occupation. De nombreuses associations demandent des réquisitions d’Etat, d’autres somment les pouvoirs publics de reloger chaque occupant. Notre position est plus simple. Dans la logique capitaliste, la propriété privée prévaut sur le droit d’usage et la solidarité. A l’inverse, certains pays font le choix d’instituer une « fonction sociale de la propriété » : ce qui prime, c’est uniquement de savoir si la terre et ses constructions ont bien une utilité véritable, c’est-à-dire où le droit individuel à la propriété n’écrase ni l’intérêt commun ni la justice sociale. Dans notre logique, qui sort des intérêts de la bourgeoisie, de l’État et du capital : des bâtiments sont vides, des gens sont à la rue, l’équation est vite résolue. Parmi nous, des galérien.ennes, des sans-toit, des sans-travail, des privé.e.s de papiers, des étudiant.e.s, des travailleurs.euses précaires, des gens qui en ont marre de ce système, des gens solidaires… qui vivent et s’organisent ensemble. Ce qui nous anime et rassemble c’est l’idée de justice sociale, la volonté de vivre dignement et par tous les moyens nécessaires. Nous prenons notre droit à l’autodétermination de nos vies, dans un contexte où la loi française est incroyablement accrochée au concept de propriété.

Nous avons décidé d’occuper des bâtiments qui sont vides depuis des années, abandonnés aux spéculations immobilières, des maisons vouées à la destruction au profit de la gentrification globale de nos villes, ou des fois simplement des lieux oubliés. On ne squatte jamais de maisons habitées, ça n’existe pas. Il ne s’agit que d’une légende relayée par la presse pour entretenir la peur de l’autre – la peur du pauvre qui s’installerait chez vous quand vous êtes en vacances. Ce genre d’histoire à scandale, ça n’arrive pas dans la vraie vie. Et si parfois les propriétaires de lieux squattés se trouvent être des particuliers, il s’agit souvent de multipropriétaires ayant déserté leurs murs ou de maisons qui ne plus utilisées par personne depuis longtemps. Des personnes, des familles entières dorment dehors alors que des millions de logements sont vides. À Toulouse, le dernier taux de refus enregistré au 115 est de 90%. Tous les soirs, des dizaines de familles qui les appellent se retrouvent sans solution, sans compter ceux qui n’appellent plus, fatigués de s’entendre dire qu’il n’y a pas de place. Pour y faire face, elles vivent en squat, dans leurs bagnoles ou dans leurs tentes, été comme hiver. C’est bien dans l’ensemble de ces vérités que se trouvent la véritable « honte » de la France.

À ceux qui veulent justifier le déferlement de haine et la pression qu’ont subi les habitants du squat de Roland pour les contraindre à partir par le fait qu’ils soient « seuls, jeunes ou étudiants », nous répondons que si la veille sociale refuse des places à des personnes malades et à des enfants (censés être prioritaires), vous pensez bien qu’il y en a encore moins pour des gens tout seuls ! Quand il y en a, ce sont des solutions totalement inadaptées. L’hébergement d’urgence à Toulouse se résume dans la majorité des cas à attribuer des chambres d’hôtels miteuses souvent infestées de punaises de lit, pour une durée incertaine. Rien n’est fait pour accompagner vers un logement pérenne ni chercher une solution en adéquation avec les choix des personnes. Les fonds alloués par l’état chaque année se résument à dépenser des millions d’euros – plus de 10 à Toulouse, dans des nuitées d’hôtel au lieu de créer et construire des projets de vie adaptés à chacun. Des fonds littéralement jetés par la fenêtre, payés par nos impôts. Alors que la crise sociale et économique s’enracine, alors qu’on voit des fils d’étudiants faisant la queue pour obtenir un repas gratuit, alors qu’il y a un million de pauvres en plus,

À ceux qui veulent les mépriser en parlant de simples « squats politiques », nous répondons que le squat est forcément politique car il va, de fait, à l’encontre de toutes les structures libérales et racistes. Alors que la crise sociale et économique s’enracine, la liste des pauvres s’allonge de jour en jour. Il devient évident que ce genre de pratiques tend à s’étendre. Il est de notre survie de défendre nos pratiques d’auto-organisation.
Les raisons qui nous amènent à squatter sont parfois différentes. Mais ce que nous savons tous, c’est que sous prétexte de discréditer une occupation singulière, c’est en réalité une attaque de fond qui a lieu. Dans les discours critiques que l’on entend, on ne se demande plus qui se fait squatter, par qui et dans quel contexte : on en vient juste à s’insurger contre le seul principe du squat, soit une remise en cause totale de notre existence au profit d’une sacralisation aveugle de la propriété immobilière. Nous savons que si nous ne défendons pas l’ensemble des occupations, il nous sera bientôt reproché notre propre misère.

Nous, membres de la CREA, qui nous organisons par et pour nous-mêmes pour faire face à la galère quotidienne, apportons sans réserve toute notre solidarité de fond à tous les squats et leurs habitants. Nous ne disparaîtrons pas tant que la misère existera, ni à coups de tonfa magique ni à coups d’alertes BFM !

Tout pour tou.t.es
Pouvoir au peuple !

La CREA – Toulouse, 15 février 2021.

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Retour de bâton pour la milice anti-squat

Avant-hier soir, les habitant·e·s du 83 avenue de Fronton à Toulouse quittaient le squat sous la menace de différents groupes faisant passer la propriété privée avant la nécessité de dormir sous un toit.

Le soir même un des chefs autoproclamés de cette milice, Vin’s Ken sur Facebook, appelait à un apéro au parking de Sesquières samedi après-midi pour « fêter cette putain de victoire » et créer des groupes capables de virer n’importe quel squat, partout en France. Il concluait sa vidéo, entrecoupée d’insultes homophobes, par « Vive la France, nique les squatteurs ! ».

Cette après-midi, un comité d’accueil attendait ces sous-flics qui ont mangé quelques coups et de la gazeuse.

À bas La Dépêche, vive les squatteureuses !