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Cayenne (Guyane) : Répression post-mutinerie à la prison de Rémire-Montjoly – 5 juin 2020

On apprend ce 5 juin que diverses enquêtes ont été ouvertes (vol avec violence, association de malfaiteurs, séquestration, port d’arme prohibé…) après la mutinerie du 1er avril à la prison de Rémire-Montjoly.

Dans un premier temps, cinq individus ont été identifiés et à qui ces faits ont été reprochés. Les clés ainsi que les effets du surveillant avaient été retrouvés. Ces individus identifiés avaient donc été déférés « en comparution immédiate le 7 avril puis placés en détention provisoire et jugés le 28 avril, à l’exception d’un détenu dont le jugement a été renvoyé au 23 juin », précise Samule Finielz, procureur de la République de Cayenne. Les quatre détenus ont été condamnés à des peines allant de 2 ans à 3 ans d’emprisonnement ferme, à 5 ans d’interdiction de détention ou de port d’arme et maintenus en détention.

Douze autres détenus avaient aussi été identifiés s’agissant des dégradations par un moyen dangereux pour les personnes, dégradations aggravées, port d’arme prohibée, violences sur des personnes dépositaires de l’ordre publique. Cinq d’entre eux ont reconnu les faits et condamnés, en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité déferrement, à des peines allant de 3 mois à 16 mois d’emprisonnement ferme. Sept autres ont été déférés en comparution immédiate : deux condamnés à des peines de 1 an et 2 ans de prison ferme et un relaxé ; les 4 autres ont été renvoyés à l’audience 3 juillet.
Tous les détenus condamnés « ont fait l’objet de comparutions devant la commission de discipline de l’établissement et ont été sanctionnés de peines de quartier disciplinaire. » Par ailleurs, les dégâts causés ce 1er avril ont été évalués à 110 000 euros. Les détenus ont été reconnus coupables et condamnés à verser des dommages et intérêts. « Les cellules et les zones collectives dégradées ont fait l’objet de travaux et ont été réaffectées à la détention le 20 avril », précise le procureur.

[Repris de France Guyane, 5/6/2020]

Los Angeles, Etats-Unis : Incendie d’une camionnette d’Amazon, rouage de la machine à expulser

Suite à l’appel pour un 1er mai autonome et décentralisé, nous avons mis le feu à une camionnette d’Amazon, dans le comté de Los Angeles.

Nous ne pouvions pas rester les bras croisés à regarder la propagation du Covid-19 transformer les centres de rétention pour sans-papiers de l’ICE en véritables camps de la mort.

Amazon fournit les serveurs Cloud qui hébergent le système de gestion des dossiers d’enquête, la base de données utilisée par l’ICE [1] et d’autres agences fédérales afin de collecter des données publiques et privées permettant de suivre et d’expulser les migrant.e.s. Amazon joue un rôle dans chaque rafle, chaque séparation de famille et chaque décès aux mains de l’ICE. Le but de cette action était d’augmenter les enjeux pour les entreprises qui, comme Amazon, fournissent une infrastructure essentielle pour l’application des lois anti-immigration.

En solidarité avec les migrant.e.s actuellement en grève de la faim, dans les centres de l’ICE de tout le pays. En solidarité avec les travailleur.euse.s des entrepôts et des magasins, qui se sont impliqué.e.s dans des grèves sauvages pour le 1er mai.

Contre l’imposition des frontières et la prolifération de l’État de surveillance

Feu anarchiste


NdT:
[1] Immigration and Customs Enforcement: la police aux frontières des Etats-Unis

[Traduit d’Anarchists Worldwide par attaque.noblogs.org, 4 mai 2020]

La Haye, Pays-Bas : Solidarité avec la révolte à la prison de Lelystad – 12 avril 2020

Hier soir (13.04.2020), nous avons accroché une banderole à La Haye avec le texte : Solidarité avec la révolte à la prison de Lelystad.

Dimanche 12 avril, une mutinerie a éclaté à la prison de Lelystad. Un groupe de 40 à 50 prisonniers s’est rebellé contre les mesures en lien avec le coronavirus qui leur étaient imposées. Les personnes détenues ne peuvent plus recevoir de visites depuis les mesures prises pour endiguer le coronavirus. Ils ne sont plus autorisés à faire du sport et toutes les activités en groupe sont interdites. Dans les faits, cela signifie que tout le monde est à l’isolement.

En fin d’après-midi, le groupe a organisé une manifestation dans la cuisine de la prison. Au bout de quelques minutes, les matons ont rempli la cuisine de gaz lacrymo, après quoi les prisonniers ont cassé deux fenêtres pour respirer de l’air frais.

Des soulèvements dans les prisons contre ces nouvelles mesures se sont déjà produits dans plusieurs pays. Par exemple, au début du mois de mars en Italie, des mutineries avaient éclaté dans 27 prisons, avec des occupations de toits, destructions, etc… Des révoltes ont éclaté dans le monde entier, comme en Colombie, aux Etats-Unis et en Espagne. 

Solidarité avec les révoltés à l’intérieur comme à l’extérieur des murs. Contre les prisons et le monde qui en a besoin.

Quelques anarchistes.

[Traduit du néerlandais d’indymedia NL, 14.04.2020]

Besançon (Doubs) : Quatre matons fracassés – 24 avril 2020

Ce 24 avril, quatre matons de la Maison d’Arrêt de Besançon ont subi l’assaut surprise de deux codétenus.
L’attaque a laissé de sévères traces du côté des geôliers : dent déchaussée, côtes cassées, douleurs cervicales, main enflée…

Selon l’Est Républicain, « tout serait parti d’une vidéo diffusée sur l’application Snapchat, tournée depuis une cellule bisontine grâce à un téléphone clandestin. Une opération de fouille a effectivement permis la découverte de deux appareils, cachés dans la cellule des demi-frères. Conformément aux règles internes de l’établissement pénitentiaire, il avait été décidé de séparer les deux trublions en guise de sanction. C’est à cette occasion que les codétenus ont tenté de se rebeller. […]
Depuis mi-mars, la maison d’arrêt de Besançon est soumise à de fortes restrictions, destinées à diminuer le risque de propagation du Covid-19. Ces nouvelles mesures comprennent notamment la suspension des parloirs et de toutes les activités collectives. […]

Bologne, Italie : Parloir sauvage à la prison de la Dozza – 16 avril 2020

Le 16 avril au matin, en réponse à l’appel des proches de détenus de Rome et des gens solidaires qui les ont soutenus pour retourner publiquement à la prison de Rebibbia, une dizaine de compas ont atteint les murs de la prison de la Dozza, à Bologne, pour saluer les prisonniers et apprendre de leur bouche comment évolue la situation entre les murs, plus d’un mois après la révolte.

Les compas ont réussi à parler à quelques personnes enfermées : certaines d’entre elles se trouvent dans la section AS3 qui, après la mort de Vincenzo par le covid-19 le 2 avril, a dû être fermée pour faire de la place aux détenus de la section judiciaire (celle dévastée au cours de la révolte). Les transferts prévus pour vider l’AS3 ont été interrompus probablement après l’annonce des contaminations qui ont suivi. En effet, au cours des dernières semaines, plus de 30 détenus ont été transférés dans les prisons de San Gimignano et de Tolmezzo. Pour ces prisons, il est impossible d’imaginer une amélioration des conditions d’incarcération (si on arrive seulement à les imaginer). Les détenus ont été testés positifs au virus alors que les transferts avaient déjà eu lieu, et en toute logique, cela a déclenché la colère des autres personnes emprisonnées. Quel protocole suivent le DAP [Département de l’Administration Pénitentiaire] et compagnie pour protéger la santé des détenus pendant les transferts ? Aucun, évidemment, parce que préserver la santé des détenus n’est pas une chose importante pour ces messieurs : nous le savions déjà et nous ne sommes pas étonnés.

Depuis l’intérieur, les voix ont remercié pour la présence et ont parlé de conditions désespérées. Les détenus ont signalé que nombre d’entre eux étaient malades et qu’ils n’avaient pas encore reçu de masque. Par ailleurs, nous savions déjà que Roberto Ragazzi, chef de la médecine pénitentiaire du Secteur de la Santé de la province bolognaise, dans une circulaire interne du 24 février, avait donné comme instruction à tous les professionnels de santé de ne pas utiliser de masque lors des visites aux détenus, à l’infirmerie et dans les cabinets médicaux de la Dozza, de peur de générer des inquiétudes et des tensions au sein de l’établissement. De l’intérieur, les prisonniers ont signalé aussi qu’ils sont tous privés de promenade depuis des semaines, qu’ils n’ont pas accès à des appels vidéo pour remplacer les parloirs mais seulement à un appel téléphonique de 10 minutes par semaine – à leur frais.

Après 15 minutes environ, le groupe de compas a été rejoint par un déploiement disproportionné de la Digos, de matons, voitures et flics anti-émeutes. Les compas ont tous et toutes été contrôlés et fouillées, avec en prime une amende pour violation du décret (les compas avec des gants et des masques, les flics sans la distance de sécurité, décidément moins soucieux de la « prévention ») . Ce contrôle a eu lieu à un endroit visible depuis les cellules : c’est pourquoi un soutien de la part des détenus s’est manifesté avec des cris et des insultes contre les flics, en inversant les rôles dont nous avons l’habitude.

ON NE CESSERA PAS DE LE RÉPÉTER AUJOURD’HUI : LA SEULE SÉCURITÉ, C’EST LA LIBERTÉ !

– Texte publié sur roundrobin.info, le 18 avril 2020

[Traduction reçue par mail]

Bruxelles, Belgique : 100 arrestations pour le week-end anti-keufs [+ Quelques notes sur la soirée incendiaire de samedi 11.04]

A la suite des émeutes qui ont éclaté dans diverses zones de Bruxelles entre la soirée de vendredi 10 et à l’aube du dimanche 12 avril, il y a eu un total de 100 arrestations, selon les autorités. Ces attaques et incendies qui ont brisé la normalité du confinement sont partis d’un énième contrôle mortelle des flics, vendredi dans la soirée.

Dans la nuit de samedi à dimanche, outre l’attaque groupée d’un commissariat à coups de pierres, « du mobilier urbain a été détruit et cinq voitures de particuliers ont été incendiées », nous dit les médias. Mais à y regarder de plus près, notamment en checkant une vidéo des journaflics, on remarque que parmi ces fameuses « voitures incendiées », l’une d’entre elles est en effet bien particulière. Sur sa carrosserie blanche, on y distingue le logo de l’entreprise Engie, connue pour être notamment un rouage de l’enfermement (en plus d’alimenter en énergie ce monde d’oppression). Puisque la domination a tout intérêt à minimiser ou à dissimuler des incendies qui ciblent un ennemi bien identifié, il ne serait pas étonnant que parmi ces quatre autres (peut-être plus, qui sait?) « voitures de particuliers incendiées », on compte également d’autres ordures similaires, toutes aussi nocives pour nos vies les unes que les autres…

Par ailleurs, on apprend que cette nuit-là, y’avait pas que les flics et les pompiers pour [tenter d’] éteindre les flammes de la révolte dans les rues de Bruxelles…. mais aussi des éducateurs de rue en gilet orange, comme Brahim (cf photo ci-contre), qui discute à la fois avec les flics et les habitants du quartier et dit au micro d’RTL: « nous on est vraiment là pour essayer de calmer la situation, apaiser les coeurs […] ». Il finit son intervention en rappelant l’appel au calme de la famille qui jusqu’à présent n’a pas été suivi d’effet. En plus de cette autre face du maintien de l’ordre, des imams publient des vidéos sur youtube pour dire aux jeunes de rester chez eux et de respecter la police, avec leurs sempiternels refrains en faveur d’une justice divine (« remplacer la justice des Hommes par celle de Dieu »). Comme lors d’émeutes en temps « normal », les pacificateurs – laïques républicains comme religieux – sont de sortie, dans les rues comme sur les écrans…

Concernant l’émeute contre la police de samedi après-midi, il y a eu 65 arrestations (et non pas 57, comme dit précédemment). On ignore le nombre exact de garde à vue (la veille on en annonçait 43). Lors d’une attaque d’un véhicule des flics, une arme avait été dérobé à l’intérieur et elle n’a toujours pas été retrouvée.

On apprend également q’il y a eu une tentative de rassemblement dimanche en début d’après-midi, suite à un appel diffusé sur les réseaux sociaux (comme pour la veille). A cette occasion, une trentaine de personnes de plus ont été arrêtées.

Le véhicule utilitaire d’Engie en flammes dans la nuit de samedi à dimanche

Tag à Laeken : « Adil assassiné par la police – Ni oubli ni pardon – ACAB »

[Reformulé de 7sur7.be (Belga), 12.04.20]

Tour d’horizon des révoltes dans les prisons à travers le globe – Mars/Avril 2020

Russie.
Jeudi 9 avril 2020, une mutinerie incendiaire a éclaté dans la prison de la région d’Irkoutsk en Sibérie orientale. Plusieurs prisonniers de la colonie pénitentiaire numéro 15 de la ville d’Angarsk, à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Irkoutsk et du Lac Baïkal, ont notamment brisé des caméras de surveillance et attaqué un gardien, selon les services pénitentiaires régionaux. Dans une vidéo publiée vendredi par le comité d’enquête régional, on voit plusieurs bâtiments de la prison en feu, d’impressionnantes flammes et volutes de fumée s’élevant dans la nuit.
Ce sont les prisonniers qui ont allumé le feu. « L’émeute continue depuis la nuit dernière », a indiqué le service de presse du comité d’enquête à l’agence Ria Novosti.

Colombie.
Mutinerie dans la prison de San Juan de Pasto le 7 avril, dans le département de Nariño, suite à la suppression des parloirs au prétexte de l’épidémie de Covid-19. La révolte a débuté à 6h du matin et a duré 2 heures avec incendies et tentative d’évasion. Trois prisonniers et sept matons ont été blessés (dont un envoyé à l’hôpital). Les prisonniers n’ont pas demandé de désengorgement de la prison, forcément partiel et selon des critères arbitraires ou intéressés, mais ont exigé la « Liberté » immédiate par le gouvernement. La police et les forces anti-émeute de l’armée sont intervenues pour mater les révoltés.
Le 21 mars, plusieurs mutineries avaient déjà éclaté dans treize prisons colombiennes, faisant 23 morts et 83 blessés parmi les prisonniers suite à leur écrasement.

Argentine.
Mutinerie lundi 6 avril dans deux ailes de la prison de Bouwer, située à 17km de Córdoba, en raison de l’épidémie de Covid-19. Il y avait déjà eu une mutinerie il y a quelques semaines, suite à la suppression des parloirs le 20 mars. Sans moyens d’hygiène, les prisonniers demandent à être libérés ou assignés à résidence.

Liban.
Mutinerie dans la prison Qoubbeh à Tripoli le 7 avril. Incendies, affrontements avec les forces de sécurité à l’intérieur et à l’extérieur avec des familles de détenus et des soutiens. Parmi les slogans chantés, plusieurs réclament l’amnistie générale.
Par ailleurs, une tentative d’évasion par tunnel a été déjouée dans la prison de Zahle le 6 avril.

Prison de Sheybani

Les 1er et 2 avril, une révolte éclate dans la prison de Sheybani (province du Khuzestan). En deux jours, il y aurait eu au moins 2 tués et 5 évadés.
Le 30 mars, une émeute éclate à la prison d’Adel Abad, la principale prison de la ville de Shiraz. Plusieurs caméras sont détruites et deux sections sont notamment saccagées…
Le 27 mars
, 73 détenus s’évadent de la prison de Saqqez, dans la province du Kurdistan. Dans la foulée, 20 d’entre eux sont rattrapés ou se rendent d’eux-mêmes aux autorités.
Selon l’agence de presse iranienne Irna, trois autres mutineries ont eu lieu depuis le 21 mars dans des prisons de l’ouest du pays, à Hamédan, Tabriz, et Aligoudarz (Lorestan).
Le 20 mars
, premier jour de l’année iranienne, 23 détenus se sont évadés d’une prison de Khorramabad, capitale de la province du Lorestan, à l’occasion d’une mutinerie nocturne pendant que les gardiens recensaient les prisonniers concernés par une mesure de grâce décrétée pour le Nouvel An.

[Résumé rédigé depuis Démesure]


« […] Au Moyen-Orient, le matin du 16 mars, les équipes anti-émeute font irruption dans deux des plus grandes prisons du Liban, à Roumieh et Zahle, pour ramener le calme ; plusieurs témoins parlent de barreaux démontés, de colonnes de fumée, de prisonniers blessés. En Amérique Latine, le 18 mars, une évasion de masse a eu lieu dans la prison de San Carlos (Zulia) au Venezuela, au cours d’une émeute déclenchée là aussi suite à l’annonce des mesures restrictives : 84 prisonniers réussissent à s’évader, 10 sont abattus au cours de la tentative. Le jour d’après, 19 mars, plusieurs prisonniers de la taule de Santiago, au Chili, tentent la fuite. Après avoir pris le contrôle de leur aile, mis le feu au poste de garde, et ouvert les grilles du couloir, ils s’affrontent avec les matons. La tentative d’évasion échoue et est durement réprimée. En Afrique le 20 mars, se produit une nouvelle tentative d’évasion de masse dans la prison Amsinéné de N’Djamena, capitale du Tchad. Encore en Amérique Latine, le 22 mars ce sont les détenus de la prison La Modelo de Bogotà, en Colombie, qui se soulèvent. C’est un massacre : 23 morts et 83 blessés parmi les prisonniers. De nouveau en Europe, le 23 mars, c’est une section de la prison écossaise de Addiewell qui finit aux mains des révoltés et est dévastée. Aux États-Unis, ce même jour, 9 prisonnières s’évadent de la prison pour femmes de Pierre (Dakota du Sud) le jour même où une d’entre elles avait été testée positive au Covid-19 (quatre d’entre elles seront capturées les jours suivants). Toujours le 23 mars, 14 détenus s’évadent d’une prison du comté de Yakima (Washington DC) peu après l’annonce du gouverneur sur l’obligation de rester confiner à la maison. Encore en Asie, la libération « provisoire » de 85 000 prisonniers de droit commun en Iran ne réussit pas à étouffer la rage qui couve dans de nombreuses prisons : le 27 mars, 80 détenus s’évadent de la prison de Saqqez, dans le Kurdistan iranien. Deux jours plus tard, le 29 mars, une autre révolte éclate en Thaïlande dans la prison de Burinam, au nord-est du pays, où plusieurs détenus réussissent à s’échapper. Mais il n’y a pas que les prisons, puisque même les centres où sont enfermés les immigrés sans-papiers s’agitent, comme le démontrent les désordres qui ont éclaté au centre de rétention de Gradisca d’Isonzo, en Italie, le 29 mars. […] »

[Extrait du texte de Finimondo, traduit par Démesure]