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Visite nocturne à la mairie de Villepinte contre le projet de nouvelle prison

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le samedi 24 octobre 2020 à 00:05 |

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Le 16 octobre était prévu à la mairie de Villepinte une permanence de la commissaire enquêtrice liée au projet d’agrandissement de la prison de Villepinte sur la commune voisine de Tremblay-en-France, avec 700 nouvelles places. L’idée d’un nouveau lieu d’enfermement et tout le vernis démocratique qui l’entoure nous insupportent, alors on a décidé de participer à l’enquête publique, mais à notre manière.

Le  16 octobre était prévu à la mairie de Villepinte une permanence de la commissaire enquêtrice liée au projet d’agrandissement  de la prison de Villepinte sur la commune voisine de Tremblay-en-France, avec 700 nouvelles places. L’idée d’un nouveau lieu d’enfermement et tout le vernis démocratique qui l’entoure nous insupportent, alors on a décidé de participer à l’enquête publique, mais à notre manière.

La veille, nous avons saboté les serrures de plusieurs portes ( super glue + étain), et redécoré les murs du bâtiment (dont la façade) :

« Pas de nouvelle prison, déjà tant à détruire »

« On dialogue pas avec les commissaires »

« Trrremblay, contructeurs de prisons ! »

« Crève la taule »

« Feu aux prisons »

Ce projet de taule n’en est qu’à ses débuts, ça laisse plein d’occasions pour l’attaquer !

Cette taule s’inscrit dans un plan de construction de nouvelles prisons un peu partout en France.

Pour toute personne malintentionnée, un aperçu des projets en cours par ceux qui les commandent : http://www.apij.justice.fr/

Faisons les trramblay !

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Paris : Pillage organisé au Naturalia !

Indymedia Nantes / jeudi 22 octobre 2020

Dans la journée du 25 Septembre, nous avons volé en masse et tout.e.s ensemble un Naturalia, chaîne de magasin Bio, situé près des Buttes Chaumont à Paris.

Pillage organisé au Naturalia !

Dans la journée du 25 Septembre, nous avons volé en masse et tout.e.s ensemble le Naturalia, chaîne de magasin Bio, situé près des Buttes Chaumont à Paris.
Voler nous permet de sortir du rôle assigné, quotidien et passif devant ces rayons remplis de centaines de produits qu’on ne pourra jamais se payer. Voler permet de s’en extirper, aux yeux des autres mais aussi dans notre propre tête. Quoi de plus grisant que de déborder de ce cadre qui nous broie et d’apercevoir les visages choqués des bourgeois quand tu sors sans payer, le sac plein de bouffe. Voler redonne un peu de prise sur nos vies souvent dans l’urgence de la débrouille. Et le faire ensemble intensifie tout ça. Si nous avons choisi de nous organiser ensemble pour ce pillage et non d’aller voler chacun-e dans notre coin, c’est parce que nous ne sommes pas égales face au vol, à la traque des vigiles en terme d’apparence ou de charge mentale. Et nous trouvons qu’il est fortement politique de créer un rapport de force qui ne repose pas sur les aptitudes individuelles.

Nous avons choisi Naturalia parce que voler bio nous a paru une bonne vengeance. Tous ces produits qu’on nous présente comme « bon pour la santé et la planète », si tant est qu’on leur reconnaisse ces qualités, ne sont accessibles qu’aux personnes friquées. C’est une entorse aux convenances quand nous débarquons, en prenant ce qui ne nous est pas destiné. Nous aussi voulons nous faire plaisir et manger des produits qui sortent de l’ordinaire. Sans vouloir prôner une consommation plus accessible car ce n’est pas le monde qu’on veut. En attendant les magasins bio contribuent à la gentrification des quartiers, participant toujours à exclure les pauvres. Sans parler des conditions de travail dans ces magasins à l’image dorée, où ces employé.e.s sont obligé.e.s en plus de leur taf de base de convaincre les client.e.s de l’éthique de la marque et avec le sourire ! Ajoutons les techniques managériales qui poussent à a la dépression, la démission, l’aspect colonial de l’économie et de la production de produits issus de ressources volées et importés de l’autre bout du monde ou encore les quantités inimaginables de bouffe jetée à la poubelle chaque jour. Une pensée chaleureuse aux grévistes des biocoops. Le prix de la bouffe bio c’est le prix payé pour s’acheter une bonne conscience et l’argument moralisateur de la consommation éthique est toujours assez proche quand on parle bio.

Nous encourageons à organiser des expropriations et à filer les marchandises à des évènements politiques qui nous tiennent à cœur, à redistribuer où tout garder pour nous pour toutes les raisons qu’on peut imaginer.
Et parce que chaque chaîne de magasin est une cible potentielle quand bien même il serait moins coûteux d’y faire ses courses, et que nous partageons les motivations à s’attaquer à la propriété privée, nous soutenons les attaques d’un Lidl à Athènes, en juillet (1) et septembre (2) dernier, en soutien à l’expulsion su squat Tera incognita à Thessalonique et à la future intervention contre la Liebig 34 à Berlin, « des vitrines coûteuses. Rien que des miettes dans leur bilan, jusqu’à ce que ce genre d’action soit réalisée fréquemment ».
Nous pensons aussi à ces personnes qui ont fait de la taule, pour avoir volé du pain en République tchèque et partageons l’appel du Magpie project (3) à faire des auto-réduction en masse. Car partout le vol est réprimé, qu’il soit individuel, spontané lors d’une émeute ou organisé comme celui-là.  » Nous ne paierons pas ce qui nous a été volé » La guerre de classe fait rage et nous savons pertinemment depuis quel camp nous nous situons.
Exproprions, exproprions, exproprions !

1 https://actforfree.nostate.net/?p=38388
2 https://attaque.noblogs.org/post/2020/09/22/athenes-grece-revendication-de-la-degradation-dun-supermarche-lidl/
3 https://magpie.noblogs.org/

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Chili : Tamara Sol est complètement libre

Publicacion Refractario / mercredi 21 octobre 2020

En octobre 2019, après avoir passé près de six ans en prison, accusée de l’attaque du vigile d’une banque, Tamara Sol a pu sortir de la taule de Llancahue, à Valdivia, pour passer en « liberté conditionnelle ».

En octobre 2020, après avoir été soumise pendant un an à diverses mesures restrictives, mais dehors, la compagnonne Tamara Sol a réussi a en finir avec cette « mesure alternative », ayant purgé la totalité de sa peine.

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Chili : Communiqué de prisonnier-es de la guerre sociale d’hier et d’aujourd’hui pour la destruction de la société carcérale

Indymedia Nantes / jeudi 22 octobre 2020

Communiqué de prisonnier-es de la guerre sociale d’hier et d’aujourd’hui pour la destruction de la société carcérale.

A toutes celles et ceux qui luttent contre ce monde d’oppression et de misère.

«La réalité des prisonnier-e-s en guerre dans les prisons chiliennes ne peut être falsifiée. Il y a la lutte au quotidien, pas le silence et encore moins l’oubli. Différentes générations de subversif/ve-s qui se retrouvent avec des visions similaires dans ce présent de lutte.»
(Appel de prisonnier-e-s en guerre 2015)

«La taule est un autre lieu de lutte de plus sur le chemin de la confrontation, pour moi l’affrontement anti-autoritaire ne s’est pas terminé, il a juste changé de forme.»
-Mónica Caballero Sepúlveda

1. Depuis toujours pour la Révolte permanente

«Les expériences de défaites passées restent vivantes… palpitantes et grandiront de telle manière que nous parviendrons à encercler complètement ceux qui, lors une bataille passée, nous ont vaincu-e-s».
-Pablo Bahamondes Ortiz

La révolte qui a débuté le 18 octobre 2019 a été, entre autres choses, la cristallisation des luttes protéiformes et anti-autoritaires qui se sont succédé sur ce territoire au cours des dernières décennies, en partie, une démonstration incontestable de la continuité d’un chemin antagoniste et subversif.

L’inexistence d’une plate-forme revendicative commune et d’une direction centralisée démontre clairement le sens anti-autoritaire de la révolte qui a trouvé sa principale force dans sa multiplicité, fissurant l’ordre établi, le pouvoir et toute institutionalité.

Nous reconnaissons la capacité créatrice de la révolte, de la violence et le caractère fertile de l’action subversive multiple qui s’est déchaînée et répandue au cours de ces mois-là sur tout le territoire, mais nous ignorons la notion d’«Explosion Sociale» en tant que point culminant, métaphore de la cocotte-minute, d’un instant, qui caractérise la révolte comme un phénomène volatile, dont la durée se prolonge le temps du bruit d’une explosion ou de la lumière de son éclair. La révolte met en tension des individualités et génère des ruptures; dans l’activité collective la marge fictive de ce qu’auparavant nous croyions impossible se déplace, tant de rêves et de réflexions conspiratrices ont échappé à leur prison obsessionnelle pour se concrétiser dans de belles images de liberté, tant d’individualités ont fait ces pas décisifs dont on ne revient pas, qui nous construisent et nous font prendre position dans l’antagonisme contre ce monde et son ordre. Pendant des mois, la maxime anarchiste a pris vie dans l’activité, après tout la passion destructrice est aussi une passion créatrice.

Mais la politique aux manettes a cherché à canaliser ces énergies vers des voies institutionnelles avec un nouveau plébiscite qui ne vise qu’à sauver le système lui-même, leur propre ordre.

Notre meilleur instrument sera toujours la réflexion,l’analyse, la vision personnelle et consciente qui se décante dans l’activité quotidienne, reflet de ce que nous sommes, dans notre manière d’être et nos attentes. Le battement continu de la confrontation directe, la torture, l’enfermement, la mort et la vie sont le présent actif dans lequel nous associons dans les prisons, dans une transversalité d’ oxygène libertaire contre l’État, sa violence militaire, policière, politique et économique.

«Çà valait la peine? Impossible de répondre avec un simple «oui», parfois si sec, vide et auto-complaisant, il y a beaucoup plus de choses à mettre sur la balance. Mais il est indéniable que chaque expérience à la recherche de la liberté vaut la peine; prendre en charge son existence avec toutes ses victoires, ses défaites, ses joies et ses peines, ce sont ces expériences qui n’ont pas de prix que les personnes soumises ne pourront jamais connaître».
-Joaquín García Chanks.

2.- Ni gauche, ni droite, comme hier ni votes ni bottes ; seulement la lutte !

Nous prenons part aux urgences de la lutte, rompant avec la normalité, démasquant les comportements de guides et de leaders qui s’arrogent les intentions de contenir dans des élections, des candidats ou des organisations, la rage, la rébellion et l’énergie de la révolte.

Nous rejetons la totalité de la politique fonctionnelle et mercenaire, l’ensemble de son éventail avec le folklore pamphlétaire rance dont l’objectif pourri est de corrompre et de contrôler des vies. Il ne s’agit pas d’un changement pour le changement, il ne s’agit pas de nouvelles formes, Ce n’est pas du progressisme citoyen, ce n’est pas une nouvelle constitution, et pas des réformes du capital non plus. C’est la possibilité palpable d’être libres: femmes, hommes, dissidences; enfants et ancien-ne-s avec une aube où la misère pestilentielle de l’État, du pouvoir, leurs castes et leurs luxes tombaient en pièces.

La décision reste de se soulever, de se rebeller et de cesser de danser au son de la soumission, de donner du poids à la tendresse de l’amour en guerre, d’affronter la violence de l’État avec le plomb, la poudre et le feu autonome et subversif. Nous renforcer en apprenant dans la résistance offensive, chacun-e avec ses singularités et ses capacités.

Il s’agit de donner une opportunité définitive à la confrontation avec le monde du pouvoir, ses défenseurs et ses faux critiques.

Nous avons beaucoup attendu et ce moment unique de profond discrédit de l’illusion démocratique du capital nécessite ce flux incontrôlé de liberté qui se surgit, revitalisé à partir de différents espaces de la réalité et à travers une infinité de formes d’organisation dans le combat pour la libération totale.

Comme à la fin des années 80, nous n’avons rien à voir avec le show électoral, les referendums et les remaniements bourgeois destinés au maintien maquillé de l’ordre existent, notre seul choix reste d’attiser le feu rebelle de la Révolte.

«Toute loi fait partie de la domination, mais ne fait pas taire ma voix, ce que je pense, ce que je dis. Leurs prisons, leurs collèges, leurs boulots existent pour soutenir leurs privilèges. Leur argent et leur marchandise, leur pouvoir et leur famille alimentent ma conviction de me battre pour l’Anarchie »
-Marcelo Villarroel Sepúlveda.

3. La prolongation de la persécution, la répression et l’enfermement comme raison d’État

Sur ce parcours, nous avons eu à fréquenter et à affronter la prison, entre autres réalités, comme faisant partie intégrante, assumées quoique non souhaitées, de la lutte subversive.

Enfermé-e-s aux mains d’un État et de sa démocratie pour préserver leur paix sociale qui soutient leur violente opulence.

Ainsi, nous avons eu à vivre la prison depuis la fin des années 80 et à connaître à la première personne toutes les modifications de l’engrenage juridique, politique, policier pénitentiaire: nous avons été mineur-e-s sous contrôle du sename, mis-e-s en examen par des parquets militaires et des ministres en visite, nous avons connu la torture des flics, disparaissant des jours durant dans leurs casernes nauséabondes, nous avons été condamnés dans des procès truffés d’irrégularités sous leurs lois antiterroristes et leurs réformes de procédures pénales, nous avons vu la collaboration servile entre journalistes, flics et procureurs pour soutenir des farces de procès ainsi que la vengeance bureaucratique et pratique des matons et leurs isolements dans des systèmes d’enfermement de haute sécurité et de sécurité maximale dans lesquels nous avons été placé-e-s pour des décennies.

Ni le victimisme, ni l’assistencialisme, ni le protagonisme vide et auto-affirmatif ne font partie de nos pratiques de vie.

Nous avons été voué-e-s à une incertitude juridique affirmée dans la macabre raison d’état qui, en ce moment, atteint le comble de l’illégalité dans le cadre de leur propre légalité avec la situation de notre compagnon Marcelo Villarroel Sepúlveda, maintenu en prison sans tenir compte des années déjà passées en taule afin de lui faire purger 40 ans d’enfermement effectif, sous couvert d’un changement connu comme le décret 321 relatif aux libertés conditionnelles.

Nous nous faisons écho de l’appel urgent à diffuser sa situation et à mettre en lumière la vengeance de l’État.

Cela fait déjà 25 ans qu’il est enfermé et cela ne peut continuer à se prolonger, aussi nous unissons nos efforts dans la lutte pour que Marcelo et tou-te-s les prisonnier-e-s de la guerre sociale reviennent dans la rue le plus tôt possible.

«Dans la création de complicités, dans la conspiration et dans l’action nous ôtons des maillons de nos chaînes, nous expérimentons, quoiqu’ils soient fugaces, de petits instants de liberté. La décision de détruire tout ce qui est imposé se prend à la première personne, c’est-à-dire que c’est une décision individuelle librement assumée avec tous les risques qu’elle implique.»
-Francisco Solar Domínguez.

À un an de la révolte qui a secoué octobre, nous nous rebellons contre tout début et toute fin, nous rejetons l’idée d’une date commémorative qui se dissoudrait dans les eaux de l’Histoire et dont on ferait périodiquement usage comme d’un trophée que l’on dépoussière pour rappeler et vivre, toujours au passé, l’aspect supposément ponctuel de la subversion et la segmentation d’un antagonisme réel. Loin des options du pouvoir et de sa voie institutionnelle pour se relégitimer, la seule chose qui reste, qui n’a pas de prix et n’est pas quantifiable, c’est l’expérience de projeter et de se projeter dans des chemins de négation antagonique à un monde de mensonges, de domination, de misère et de lois.

L’appel est d’aiguiser et d’intensifier l’affrontement qui se traduirait par la qualité toujours plus grande de l’offensive, par la multiplication des groupes d’action et par la coordination de ceux-ci.

Des coordinations qui permettent de générer des dialogues élargissant les visions et fortifiant les positions, qui rendent possibles des échanges de toute sorte et visent à provoquer et à approfondir la déstabilisation de l’ordre établi par des coups contondants et constants contre le pouvoir.

«Que la complicité se multiplie en renforçant le combat urbain, cette guérilla qui surgit à chaque coin de rue contre l’État militaire et policier et toute sa faune politique citoyenne.»
-Juan Aliste Vega.

Nous saluons la digne résistance de Mauricio Hernández Norambuena qui a bataillé intègre pendant plus de 18 ans face à la vile vengeance du pouvoir le maintenant dans un régime punitif démentiel; nous envoyions une accolade à l’indomptable Résistance pour la libération Mapuche, à ses Weichafes incarcérés et à ses communautés de lutte; à tou-te-s les prisonnier-e-s anarchistes, anti- autoritaires et aux combattant-e-s pour la libération totale réparti-e-s dans les taules du monde entier.

Nous embrassons nos amours, nos compagnon-e-s et complicités inconditionnelles qui nous emplissent de newen pour continuer le combat quotidien contre l’enfermement.

Nous marchons aux côtés d’ Andrés Soto Pantoja, Norma Vergara Cáceres, Pablo, Eduardo et Rafael Vergara Toledo, Pablo Muñoz Moya, Alejandro Sosa Durán, Ariel Antonioletti, Claudia López , Sole et Baleno, Sergio Terenzi, Alex lemún, Julio Huentekura, Matías Catrileo, Jhony Cariqueo, Mauricio Morales, Zoé Aveilla, Lambros Foundas, Herminia Concha, Javier Recabarren, Sebastián Oversluij, Daniel Vielma et de tout-e-s les frères et sœurs, combattant-e-s et guerrier-e-s sur toute la planète qui nous accompagnent de quelque part dans l’univers et les étoiles dans cette lutte pour la vie, pour la préservation de cette terre, contre l’état, la prison et le capital.

Nous donnons l’accolade aux torturé-e-s, aux mutilé-e-s, aux personnes poursuivies, emprisonnées et tombées au cours de la Révolte d’octobre, nous pensons à vous!

À tou-te-s les compagnon-ne-s de différents territoires qui, avec différentes langues, parlent le même langage de guerre, nous leur donnons l’accolade dans l’internationalisme actif, dans la fraternelle sororité subversive, autonome et noire.

Jeunesse combattante: insurrection permanente !!
Avançant avec une dignité rebelle et le regard subversif, hors et à l’intérieur de la prison: vers la Libération totale !
Tant qu’existera la misère, il y aura de la Rébellion !
Que la révolte fasse péter les prisons !
Aiguiser le conflit, intensifier l’offensive !
Pour l’extension de la solidarité avec les prisonnier-e-s de la guerre sociale, de la Révolte et la libération Mapuche!
Mémoire, résistance et subversion!!

-Mónica Caballero Sepúlveda
Prison pour femmes de San Miguel

Pablo Bahamondes Ortiz
C.D.P. Santiago 1

-Francisco Solar Domínguez
Section de sécurité maximale-CAS

-Marcelo Villarroel Sepúlveda
-Juan Aliste Vega
-Joaquín García Chanks
Prison de haute sécurité.

Santiago, Chili.
Dimanche 18 octobre 2020.

Prison de Santiago 1 (Chili) : Appel pour le 18 octobre

Indymedia Nantes / jeudi 22 octobre 2020

Le bonheur n’est jamais venu, ce furent de fausses promesses des sempiternels politiciens, tout leur héritage continue à s’imposer dans gouvernements suivant la dictature, ne faisant que favoriser l’entrepreneur, bien que de jeunes combattant-e-s aient maintenu la ligne de lutte, la majeure partie du peuple s’endormissait en voyant comment la démocratie et le capital consumaient les quartiers, la démocratie jouant un rôle important pour endormir les pauvres. Nous n’oublions pas celles et ceux qui décident de se soumettre face à tout cela et de faire comme s’il ne se passait rien, c’est pourquoi nous n’attendons rien des citoyen-ne-s soumis-e-s qui défendent le chef et le système capital, au contraire nous comptons sur la motivation et l’action de chaque individu-e pour récupérer la vie qu’ils nous ont prise.

La graine semée par celles et ceux qui ont lutté sous la dictature, puis qui ont affronté directement les gouvernements en démocratie, a fini par germer, le meilleur exemple a été l’acte, les nouvelles générations ont perdu peur. En voyant les gens sortir et prendre les rues, affronter les sbires, en voyant les rues prendre feu, en voyant l’expropriation des grandes entreprises qui nous ont toujours volé, en voyant l’action directe, là on a observé l’influence du courage, à travers les actions directes, spontanées, et là a surgi le 18 octobre.

À un an déjà du 18 octobre, incarcérés, beaucoup d’émotions affleurent en nous, nous n’oublions pas la misère de toutes ces années, comme individus réfractaires d’hier et d’aujourd’hui, nous continuons à ne pas céder, le front haut, même enfermés nous ne faisons aucun pas en arrière, pour tou-te-s les mort-e-s, les personnes violées et torturées, pour les 81 prisonniers en taule et pour toute la misère maintenue en place à travers le temps, nous appelons à poursuivre la révolte, à profiter de l’occasion et à continuer à propager l’exemple de la lutte, à poursuivre le travail territorial, à résister jusqu’à l‘éternel conflit.

-Prisonniers en résistance-

Source : Publicacion Refractario

Bloquons le Canada

Soumission anonyme à MTL Contre-info

À cette heure au Mi’kma’ki, des pêcheurs commerciaux menacent physiquement des Autochtones dans le cadre d’une campagne d’intimidation et d’harcèlement autour de la prise de homard de subsistance de ces derniers. La violence monte en flèche ces derniers jours et rien n’indique que l’escalade cessera. Des vidéos circulent où on voit la GRC qui permet aux pêcheurs commerciaux de voler ou empoisonner le homard, bruler des véhicules, péter des vitres, jeter des pierres sur des Mi’kmaq et s’en prendre à des chefs et à des femmes.

Quoi de mieux comme exemple du fonctionnement de la race au Canada? L’État protège les grands intérêts commerciaux et se sert des prolétaires blancs comme arme contre la population non-blanche. On trouve d’autres exemples partout au pays.

En aout, le camp à kilomètre 27 sur le Yintah Wet’suwet’en s’est fait incendier et l’État ne lève pas la main pour poursuivre les auteurs, alors que des posts publics sur Facebook font appel à cette action précise.

Au Secwepmeculecw, les Tiny House Warriors subissent un harcèlement quasi permanent de la part de suprémacistes blancs qui sont allés jusqu’à établir un camp et un barbecue à deux pas de femmes et de filles autochtones ainsi que de personnes bispirituelles pour les agresser et intimider.

En territoire algonquin, des chasseurs non-autochtones ne cessent d’insulter et de menacer des Autochtones sur leur propre territoire tandis qu’ils cherchent à protéger les orignaux de la chasse excessive.

En territoire Six Nations, la police harcèle et arrête des Autochtones sans que les gens aux alentours se remuent pour les retenir.

Quand est-ce que trop c’est trop? Pourquoi ne bloquons-nous pas le pays? Ne permettons pas à l’État colonisateur et suprémaciste blanc de poursuivre ses violences sans résistance. Il faut agir. Nous faisons appel aux allochtones et aux sympathisant·e·s d’agir comme bien vous semble partout où vous êtes. Les voies de transport sont vulnérables, nous l’avons bien prouvé au printemps. Pas besoin de beaucoup de monde pour prendre des actions subversives capables d’infliger des dégats immenses à l’État.

Agissons dès maintenant. On attend quoi?

Aux compagnons et aux compagnonnes anarchistes. Quelques réflexions générales depuis la prison

Nous pensons que cela est particulièrement important dans un moment où l’on voit une augmentation des tentatives, de la part de la répression, de frapper la solidarité anarchiste.

Nous avons vu les opérations préventives « Ritrovo » et « Bialystok », qui essayent de démanteler des réalités qui, depuis longtemps, poursuivent des parcours de solidarité avec des individualités et des détenu.e.s, en revendiquant leurs positions anarchistes.

Il nous semble particulièrement inquiétant que, avec l’opération de Rome [l’opération Bialystok ; NdAtt.], il y a la volonté de frapper les pratiques de solidarité avec un compagnon anarchiste emprisonné, pour soutenir sa réaction face à l’agression subie de la part des matons et sa lutte pour être transféré. Celle-ci est une attaque à toutes les personnes qui luttent à l’intérieur des prison et qui reçoivent de la solidarité et du soutien depuis l’extérieur. Un message non négligeable, sur lequel à notre avis il convient de réfléchir.

Ces derniers temps, on a vu des prisonnier.e.s anarchistes écoper de décennies de taule, on a vu plusieurs personnes être soumises à des mesures de contrôle judiciaire pour avoir manifesté dans la rue en solidarité, on a vu la façon dont l’État a voulu punir un anarchiste pour son soutien supposé à un anarchiste en cavale.

De cette façon, par des plaintes, des mesures restrictives, des perquisitions et des arrestations, ils essayent de décourager et de supprimer des pratiques de solidarité active qui sont le patrimoine de l’anarchisme et qu’il nous semble important de revendiquer et d’essayer de renforcer, aujourd’hui plus que jamais. De plus, nous voulons encourager et développer une discussion sur les possibilités de lutte que l’on a, en tant que et entre individualités anarchistes emprisonnées et avec toute personne qui veuille nous soutenir.

Une grosse partie de cette envie vient des réflexions issue de l’observation de cette dernière période de changements politiques, économiques et sociaux, et de la manière dont ces derniers ont influencé la situation dans les prisons. Les nombreuses révoltes qui ont éclaté dans les prisons pendant l’urgence Covid-19, à cause des conditions de détention, en provoquant 14 morts en Italie, ont révélé une situation à laquelle nous sommes incapables de faire face, mis à part sous la forme de soutien, mais sans une projectualité claire de lutte anarchiste. C’est de façon auto-critique que nous parlons de ce manque, sur lequel nous aimerions réfléchir, pour d’y remédier.

Nous pensons ensuite au caractère préventif et punitif de la dispersion à laquelle sont soumises les compagnonnes, dispersées parmi différentes sections AS3 [les sections de haute sécurité où sont enfermé.e.s les personnes inculpées ou condamnées pour des délits liés aux différentes mafias ; NdAtt.], ou les compas enfermés dans des sections pour prisonniers protégés, dans des petits sections d’isolement ou soumis au régime 14bis à cause de leur attitude révoltée au sein de la prison. Il y a des prisonniers qui avaient demandé du soutien, lors de moments de difficulté, et nous n’avons pas honte de dire que, en tant qu’anarchistes, nous nous sentons terriblement fautifs, car nous n’avons pas su trouver les instruments pour les soutenir quand c’était nécessaire.

Nous pensons que la but principal de la prison est de nous éloigner de nos contextes de lutte, de nos relations et de nous fragmenter, en tant qu’anarchistes et révolutionnaires, de façon à isoler et à affaiblir nos aspirations de lutte et nos individualités en révolte. Nous pensons qu’un bon moyen pour nous retrouver et pour redécouvrir nos capacités de conflit pourrait être d’unir nos forces pour soutenir tour à tour des instances spécifiques, en y intégrant un regard général de critique au système de domination étatique-capitaliste.

Notre objectif immédiat est de trouver des méthodes, même simples, pour commencer à nous opposer au morcellement de nos situations individuelles, tant à un niveau juridique qu’au niveau de la détention. Nous reconnaissons le fait que nos situations individuelles ne sont rien d’autre que l’expression structurelle d’un système punitif visant à annihiler les individualités qui restent réfractaires à tout ordre constitué ; nous reconnaissons donc la nécessité d’une convergence des différentes propositions et situations de lutte contre la prison, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Nous commençons par considérer et par reconnaître que nous faisons face à des formes de détention différentes et que nous ne vivons pas tou.te.s les mêmes conditions de détention, que nous ne partageons pas tou.te.s les mêmes analyses et positions, tactiques et stratégiques. A cause de cela, nous proposons que ce débat continue, par l’échange de réflexions et de propositions, de façon multiforme, dans le but d’enrichir et de développer la lutte et voir grandir le mouvement anarchiste.

Pour écrire aux deux compagnons :

Juan Antonio Sorroche Fernandez
Nico Aurigemma
Casa Circondariale di Terni
Strada delle Campore, 32
05100 – Terni (Italie)

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Carapatage, une nouvelle émission de radio contre les prisons

Carapatage, c’est une émission contre les prisons, la repression et le controle à travers l’actualité de l’enfermement mais aussi son histoire, en racontant les luttes à l’intérieur et à l’extérieur en échangeant ce qu’on a vu, lu et entendu. Carapatage, c’est tous les 1er et 3e mercredis du mois de 20H30 à 22H30, sur radio libertaire, 89.4 FM

Depuis début octobre, vous pouvez retrouver une nouvelle émission de radio anticarcérale sur les ondes.
On peut l’écouter sur 89.4FM (reçue dans les prisons d’Île-de-France) le 1er et 3e mercredi du mois à 20h30 et la réecouter en podcast, quand on veut.

Dans Carapatage, on parle de l’enfermement au sens large, dans les prisons, les CRA, les hôpitaux psychiatriques ou les lieux d’enfermement pour mineurs. On parle aussi de l’enfermement et du contrôle qui se prolongent à l’extérieur, avec les peines « alternatives » ou le flicage des institutions.

Podcast de la première émission (7/10) disponible, prochaine émission mercredi 21 octobre !

Où nous trouver :

  • En direct, sur 89.4 fm, de 20h30 à 22h30 le 1er et 3e mercredi mois
    Prochaines émissions : mercredi 21 octobre, mercredi 4 novembre, mercredi 18 novembre
  • Sur le blog https://carapatage.noblogs.org/ (avec les podcasts des émissions)
  • Par mail : carapatage@riseup.net
  • Sur instagram @carapatage
  • Adresse postale à venir

Face au couvre-feu, partageons nos digicodes !

Face au couvre-feu, pour continuer d’organiser la solidarité à la Guillotière et ses alentours, l’initiative « Immeubles Ouverts » propose de recenser collectivement un maximum de digicodes pour les rendre accessibles à toutes et tous via une carte en ligne.

Alors qu’un couvre-feu stupide et arbitraire nous est imposé pour au moins un mois depuis samedi soir, organisons la solidarité de quartier !

Parce que cette mesure est scandaleuse et autoritaire, que le virus circule bien plus dans les entreprises, usines, écoles (qui, elles, restent ouvertes) que dans la rue à 4h du matin. Parce que nous refusons de sacrifier nos loisirs alors qu’on nous impose de continuer le travail… Préparons la désobéissance !

Pouvoir accéder aux halls d’immeubles peut permettre de faciliter des déplacements nocturnes en ayant de nombreuses possibilités de refuges. Cela permet aussi aux sdf d’avoir moins de chances de se prendre des amendes parce qu’iels sont dehors ou encore laisser l’accès aux poubelles remplies d’invendus pour les plus précaires d’entre nous, voire même plein d’autres possibilités qu’il nous reste à inventer… bref, toujours plus de bonnes raisons de lâcher son digicode dans cette carte collaborative !

Attention toutefois à ne pas publier d’informations pouvant mettre des personnes en danger (exemple : le digicode d’entrée d’un bâtiment dont les habitant-e-s sont menacé-e-s par les flics ou autres personnes mal-intentionnées) et à prendre toutes les précautions nécessaires pour vos déplacements (lavage de mains, gel désinfectant, masque, gants, ne pas sortir si vous avez les symptômes ou si vous avez été en contact avec quelqu’un les ayant…) pour limiter au maximum les risques de propagation du virus, afin de protéger les personnes les plus fragiles.

Renseignez dans ce formulaire la ou les adresses et digicodes que vous connaissez dans le quartier :
https://framaforms.org/immeubles-ouverts-guillotiere-1584445898

La carte est régulièrement mise à jour et accessible à ce lien

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