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Prison de S. Maria Capua Vetere (Italie) : Une lettre de Natascia sur sa grève de la faim

Malacoda / lundi 21 juin 2021

Heureusement qu’en Campanie on mange bien !

17 juin 2021

Salut les gars !
Voici deux mots de mise à jour, vite fait.

Sans perdre une minute, la nuit après la dernière audience préliminaire de l’opération Scintilla, on m’a embarquée sur un avion pour me renvoyer dans cet endroit de merde : S. Maria Capua Vetere. Je savais que mon transfert dans l’Italie du Nord n’était que temporaire, mais je pensais sincèrement que j’aurais eu un peu plus temps et j’espérais, naïvement, qu’ils auraient au moins lu les différentes demandes que moi et mon avocat avons présentées, pour que je sois envoyée dans une autre taule.

Depuis le jour où on m’a transférée ici, il y a trois mois, je n’ai plus eu la possibilité de communiquer dignement avec mon avocat ; maintenant il y a à nouveau la possibilité de faire des parloirs, du coup il n’y a plus d’appels visio, ni d’appels sur la demande de l’avocat ; il y a un appel par mois, de 10 minutes, même pour les personnes qui sont inculpées dans un procès, même pour les personnes qui sont à 1000 km de chez elles ou du lieu de leur procès. Le directeur peut concéder, s’il est d’humeur, un deuxième appel, extraordinaire, au cours du mois, mais, bien entendu, il n’est pas obligé de le faire et, en tout cas, il est hors de question de dépasser les deux appels par mois. Vingt minutes par mois, dans une petite pièce étouffante, à l’heure et le jour établis, en espérant que ton avocat soit au bureau ce jour-là. Vingt minutes par mois, à partir d’un mois et demi avant le début du procès et jusqu’à aujourd’hui, quand le débat au tribunal est essentiellement clos. Il ne reste plus que deux audiences avant le réquisitoire, deux audiences au cours desquelles on aurait dû raisonner à propos des déclarations des inculpés, de l’examen et du contre-examen, mais apparemment il me faudra raisonner toute seule. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il semble qu’on fasse le possible pour m’empêcher une défense « digne »… même, pour m’empêcher toute défense… il ne faut surtout pas que le grandiloquent et un peu morbide château de cartes de l’accusation perde de pièces. C’est bien mieux si cette possibilité, ma défense au tribunal, est réduite au minimum. Je ne vais pas m’étendre ici sur le fait que le procès en visioconférence se marie parfaitement avec cette stratégie, quelque chose dont on a déjà beaucoup (même si peut-être pas assez) discuté. On le sait, en étant mauvaise langue, souvent on devine. Parmi les 20 jours que j’ai passé à la taule de Vigevano, j’ai été 15 jours en isolement sanitaire et un au tribunal, deux autres à préparer mes affaires, entre allée et retour… bref, cela non plus n’a pas été une occasion pour parler avec mon avocat, étant donné que les personnes en isolement ne peuvent pas faire de parloirs. Inutile d’ajouter qu’en ce moment je suis à nouveau en quarantaine.

Bref, trêve de bavardages, je suis lucidement consciente de la stratégie punitive (et préventive ?) que l’Administration pénitentiaire met en place à mon encontre et au même temps je suis prise par la rage et le dégoût, du coup j’ai décidé que, même si je n’ai pas de moyens pour m’opposer concrètement à leurs logiques de vengeance, j’ai au moins la possibilité de ne pas leur laisser faire avec ma collaboration. Quand j’ai appris de mon retour à S. Maria Capua Vetere, le 16 juin à 18h, j’ai immédiatement communiqué le début d’une grève de la faim de durée indéterminée. Je sais que certaines décisions n’appartiennent pas à la direction de la prison, mais je ne vais plus rien manger dans cet endroit de merde. Dommage, parce que les autres femmes enfermées ici font des pizzas superbes… mais je n’ai vraiment plus faim !
A ce jour, aucun médecin ne m’a visitée ni pesée.
Les autres femmes qui sont ici pensent que c’est une bêtise, un signe d’obstination de ma part, d’ailleurs ici il y a des personnes qui risquent des condamnations à PERPÉTUITÉ et qui s’adaptent à ces conditions… mais ça c’est une autre histoire.
Je sais que certains d’entre vous n’ont jamais arrêté de réfléchir aux questions de l’isolement et de la dispersion des prisonniers loin de chez eux… je suis désolée de ne pas pouvoir fournir des nouvelles approches ou des idées « innovantes », mais en ce moment, ayant décidé de façon instinctive de me lancer dans ce nouveau défi, je n’ai pas réussi à penser à rien de mieux qu’à utiliser à nouveau mon corps, en jeûnant.

Je vous ai écrit ces quelques mots d’un trait, dans le même état d’âme qui m’a envahie en voyant à nouveau ces murs de merde : un dégoût absolu.
J’espère de ne pas avoir été trop confuse.

Je vous donne l’accolade, à tout le monde, avec beaucoup de force !
Le ventre vide et la tête haute,
Salud y Anarquia,

Nat

P.S. : une petite remarque quant au tract d’appel pour le rassemblement du 13 juin à Vigevano. Pour mal qu’on puisse se trouver dans une section AS3, où les conditions sont punitives, je ne ferais pas de comparaisons avec le régime 41bis, pour respect avec les personnes qui y sont vraiment soumises. A mon avis, ce parallèle était un peu déplacé. J’espère que personne ne s’offusque de ma remarque et en tout cas, ça a été très beau de vous entendre !

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Hambourg (Allemagne) : Des salutations solidaires aux compas du Rigaer94

de.indymedia.org / lundi 21 juin 2021

Lorsque, ces jours-ci, des gens du Rigaer94 luttent, à Berlin, pour leurs espaces autogérées et que des compas se défendent contre les zones rouges, nous nous concentrons, en signe de solidarité, sur l’apparat de la surveillance.

Au petit matin du 21 juin, nous avons attaqué à coups de pierres l’entreprise Eurocommand, dans le quartier de Halstenbek, à Hambourg.
Eurocommand développe, entre autres, des logiciels de surveillance. Un de leurs logiciels a déjà été utilisé en 2017, lors du G20, pour la coordination des interventions des flics.

Contre l’autorité et l’oppression !
Défendons Rigaer94 !

Des salutations solidaires à Lina* !

* Note d’Attaque : antifa de Leipzig arrêtée en novembre 2020, avec la sempiternelle accusation d’« association de malfaiteurs ».

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Prison de Brians I (Espagne) : Communiqué des compas arrêté.e.s pour la manif du 27 février

presxs27febrer.noblogs.org / jeudi 17 juin 2021

Liberté pour les gens du Nabat. Liberté pour tou.te.s

Nous sommes les personnes emprisonnées suite à la manifestation du 27 février, à Barcelone, et, vu les nombreux gestes de solidarité e le soutien reçu, nous pensons qu’il est nécessaire de prendre la parole avec ce texte collectif.

Nous sommes 7 individualités avec des parcours de vie et politiques différents, même si souvent ils coïncident. Ce que nous partageons sûrement est notre manière de voir le monde et les relations que nous voulons entre les individus.

Nous aimons la liberté, nous croyons dans l’égalité et dans le partage, nous détestons le pouvoir et nous nous opposons à l’exploitation d’une personne de la part d’une autre.

Bref, nous nous reconnaissons dans l’idéal anarchiste.

Nous sommes conscient.e.s du fait que ce montage policier est dû à nos idées. Nous étions et nous sommes conscient.e.s du conflit social auquel nous participons, et nous savons que l’élection de notre ennemi, le pouvoir et le capital, peut porter à des conséquences comme, par exemple, celles que nous sommes actuellement en train de vivre. Le actes de vengeance de cet ennemi ne nous fait pas peur et elles ne nous démoralisent pas, nous sommes encore – peut-être plus qu’avant – déterminé.e.s à faire ce que nous pouvons pour essayer de changer cet existant horrible.

Nous sommes parfaitement conscient.e.s que notre bataille est loin d’être gagnée. E que jusqu’à ce que ce murs ne seront pas démolis, d’autres amant.e.s de la liberté et d’autres ennemi.e.s de l’ordre social y seront enfermé.e.s.

Cependant, nos idées ne peuvent pas être enfermées. Votre solidarité perce ce murs et nous ne nous sentons ni seul.e.s, ni abattu.e.s, ni emprisonné.e.s. Jusqu’à quand notre lutte continuera, nous serons toujours libres et nous n’aurons peur de rien.

Nous vous remercions pour toute la chaleur et la force que vous nous envoyez et nous espérons de pouvoir vous étreindre bientôt, sur les ruines fumantes de ces murs.

reçu le 17 juin 2021

Albo, Danilo, Emuanuele, Ermann, Jeanne, Luca et María

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Narbonne (Aude) : Virée destructrice nocturne

L’Indépendant / lundi 21 juin 2021

Les vitrines de plusieurs commerces du cœur de ville ont été endommagées dans la nuit de dimanche 20 à lundi 21 juin. Trois mineurs sont en garde à vue.


Le ras-le-bol commence à poindre chez les commerçants du centre-ville. Depuis plusieurs semaines, il n’est pas rare que leur boutique soit la cible de dégradations. Le mobilier urbain, les jardinières, sont aussi fréquemment visées. La fin du couvre-feu hier soir n’a rien arrangé à l’affaire. Car entre 2 heures et 4 heures du matin, cela a pris une nouvelle ampleur. Quasiment tout le cœur de ville a été impacté, de la rue Parerie à la promenade des Barques, en passant par la place de l’Hôtel de ville et la rue du Pont des marchands.

Les commerçants évoquent une bande de jeunes gens, une quinzaine, qui se serait lancée dans une virée destructrice. Plusieurs vitrines ont été endommagées, à coups de pierre ou autre. La police a été avisée et a fini par mettre en garde à vue, ce matin, trois mineurs connus de leur service et qui ont outragé les agents lors de leur interpellation.

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Néronde (Loire) : saisir l’occasion pour fausser compagnie aux geôliers

Loire. Ils avaient profité d’un arrêt sur une aire d’autoroute pour s’évader, deux détenus arrêtés
AFP, 19 juin 2021

Samedi après-midi, les deux hommes rentraient des épreuves finales d’un concours organisé à l’Institut Paul Bocuse d’Ecully, dans le Rhône, lorsqu’ils ont faussé compagnie à leurs accompagnateurs du Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP). L’évasion s’est produite dans la commune de Néronde, dans la Loire. Ils avaient « profité d’un arrêt aux toilettes sur l’aire d’autoroute de la Loire, en bordure de l’A89, pour y voler une voiture et s’enfuir à son bord », selon le chef du parquet roannais.

Les deux hommes bénéficiaient d’une permission de sortie du juge d’application des peines de Moulins qui les suit dans le cadre de la préparation de leur réinsertion professionnelle, précise-t-on de même source. Ils faisaient partie, avec des détenus du centre pénitentiaire de Riom (Puy-de-Dôme), et des maisons d’arrêt du Puy-en-Velay (Haute-Loire) et de Bonneville (Haute-Savoie), des finalistes du challenge culinaire inter-prisons lancé par le chef étoilé marseillais Michel Portos. Ce concours vise à encourager les participants à poursuivre leur parcours d’insertion professionnelle en prison, en préparant le titre professionnel d’agent de restauration.

Dans la nuit, les deux détenus ont été retrouvés et interpellés à Chazelles-sur-Lyon (Loire), a-t-on appris auprès du parquet de Roanne. Les deux hommes interpellés vers 3h30 dans la nuit de samedi à dimanche ont été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Galmier (Loire).

Les fuyards « dormaient à l’intérieur de la Peugeot 207 qu’ils avaient volée samedi après-midi sur le parking d’une aire d’autoroute, à Néronde (Loire), dont le propriétaire avait laissé les clés sur le tableau de bord », a déclaré à l’AFP Abdelkrim Grini, le procureur de la République de Roanne.

Présentés comme « deux délinquants de droit commun, âgés d’une vingtaine d’années et libérables en2022 et 2023 », ils « devront répondre des faits d’évasion et de vol en réunion », a-t-il précisé.

Guérande (Loire-Atlantique) : et les billets se mirent à voler dans les airs

Guérande. Un distributeur de billets détruit par une bombe
artisanale
Ouest France, 18 juin 2021

Un acte de vandalisme a provoqué la destruction d’un distributeur automatique de billets (DAB), situé au 1, rue Saint-Exupéry, à la Madeleine. L’explosion d’une bombe artisanale a eu lieu vers 2 h du matin, vendredi 18 juin, soufflant le bâtiment abritant le distributeur automatique de billets et les toilettes publiques, à côté de la mairie annexe de La Madeleine.

L’explosion a provoqué une fuite d’eau au niveau des toilettes publiques détruites. Intervenus à 2 h 12 sur le lieu de l’explosion, les six sapeurs-pompiers mobilisés ont procédé à l’extinction de quelques foyers résiduels après l’explosion. Ils ont confié la gestion de la coupure d’eau à la Saur-Sepig. Les nombreux billets répandus sur la chaussée à la suite de la destruction du DAB ont été laissés à disposition de l’enquête de gendarmerie.

Grigny (Essonne) : jamais deux sans trois ?

Grigny : deux véhicules municipaux incendiés dans la nuit
Le Parisien, 19 juin 2021 (extrait)

Leur carcasse a totalement fondu. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux voitures utilisées par la mairie de Grigny dans l’Essonne ont été volontairement incendiées sur le parking de la Ferme Neuve. Selon la mairie, « l’un de ces véhicules livre tous les jours les repas dans les écoles et l’autre est dédié aux fêtes et aux cérémonies ». « Ce véhicule sert également à la municipalité pour accomplir sa mission de service public auprès des retraités ou pour des animations en direction des familles » précise la municipalité.

Une enquête a été ouverte suite à ces incendies, « dont l’origine semble manifestement criminelle », note la mairie de Grigny. Dans la nuit de mercredi à jeudi, un autre véhicule municipal avait été incendié, toujours sur le parking de la Ferme Neuve.

…Ces incendies volontaires pourraient être liés à de multiples rénovations urbaines dans les quartiers sensibles de Grigny 2 et de la Grande Borne. La mairie met actuellement en place de la vidéo-protection et développe sa police municipale. « Certains vieux démons resurgissent », remarque-t-on en mairie.

Néronde (Loire) : Les « Top Chefs » de l’évasion

Le Progrès / samedi 19 juin 2021

Une importante opération de gendarmerie était en cours ce samedi en fin d’après-midi, dans le secteur de l’aire de repos de la Loire située sur l’A89, à Néronde, à une trentaine de kilomètres de Roanne. Selon nos informations, les militaires recherchent deux détenus en cavale.

Ces derniers s’étaient rendus à un concours culinaire à l’institut Paul-Bocuse, à Ecully (Rhône)
qui recevait samedi pour un challenge culinaire, des duos incarcérés au Puy-en-Velay et également à Moulins-Yzeure dans l’Allier, entre autres, dans le but de préparer leur libération prochaine.
Ils étaient accompagnés par du personnel de l’administration en civil et dans un véhicule banalisé.

Au retour, lorsque le véhicule a fait une halte sur l’aire de repos de la Loire, deux hommes accomplissant leur peine à Moulins-Yzeure se sont rendus aux toilettes mais ne sont jamais revenus. Ils ont « profité d’un arrêt aux toilettes sur l’aire d’autoroute de la Loire, en bordure de l’A89, pour s’enfuir à bord d’une voiture volée sur place », a déclaré Abdelkrim Grini, le procureur de la République de Roanne.

Des patrouilles de gendarmerie de la Loire ont quadrillé le secteur afin de retrouver les fuyards, toujours en cavale cette nuit.

Manque de bol, les flics les trouvent…

Ouest-France / dimanche 20 juin 2021

Deux détenus du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, situé l’Allier, s’étaient évadés samedi 19 juin sur le chemin du retour d’un concours culinaire. Ils avaient profité d’un arrêt sur une aire d’autoroute pour s’échapper. Dans la nuit, les deux détenus ont été retrouvés et interpellés à Chazelles-sur-Lyon (Loire), a-t-on appris auprès du parquet de Roanne.

Les deux hommes interpellés vers 3H30 dans la nuit de samedi à dimanche ont été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Galmier (Loire).
Les fuyards « dormaient à l’intérieur de la Peugeot 207 qu’ils avaient volée samedi après-midi sur le parking d’une aire d’autoroute, à Néronde (Loire), dont le propriétaire avait laissé les clés sur le tableau de bord », a déclaré à l’AFP Abdelkrim Grini, le procureur de la République de Roanne. […]

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Prison de Santa Maria Capua Vetere (Italie) : Natascia est en grève de la faim depuis le 16 juin

Malacoda / dimanche 20 juin 2021

Natascia a fait savoir, à travers un appel visio de ce matin, que le 16 juin, dès son retour à la prison de Vigevano du tribunal de Turin, après l’audience du procès Scintilla, on lui a pris la température et juste après on l’a mise en isolement. Quand elle a compris qu’elle était sur le point d’être transférée à la taule de Santa Maria Capua Vetere, elle a déclaré qu’elle commençait une grève de la faim, en jetant hors de la cellule sa nourriture, quand les matons l’ont apportée.

Ses demandes d’être transferée dans un autre prison, pour garantir son droit à la défense, étant donné qu’elle ne peut pas suivre les procès où elle est inculpée, à Gênes (Prometeo) et à Turin (Scintilla), ni consulter son avocat, que ce soit au tribunal ou avant, n’ont servi à rien. En plus, la seule demande qu’elle a pu présenter elle-même est partie de la prison de Vigevano, parce que les matons de S. Maria Capua Vetere ne les ont jamais envoyées : ses lettres sont probablement en train de prendre la poussière dans un bureau de la direction de la prison.

Natascia est déterminée à aller jusqu’au bout et à ne pas toucher de la nourriture jusqu’à quand cette situation ne changera pas.

Forte, déterminée, la tête haute, Natascia n’a jamais arrêté de lutter, même en étant enfermée. C’est à nous, dehors, de lutter avec la même force et la même détermination, à ses côtés.
Aux côtés de Natascia, complices et solidaires !

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)

Why I Burned 2 Antennas

Write an anarchist prisoner today!

from Attaque

Prison of Nancy-Maxeville: Why I burned the two antennas of Mont Poupet

Hi, I’m Boris. I’ve been incarcerated in the Nancy Maxéville prison for 9 months now for the burning of two cell towers in the Jura in April 2020.

If I decide only now to write a few public words about my case, it is mainly because the State has just judged me and it seems vital to me to put down on paper my impressions and my rage against this techno-totalitarianism which have not faded at all since I have been locked up. On the contrary.

While the States were agreeing to muzzle the population by summoning it to stay quietly at home under the pretext of curbing the covid-19 pandemic, waves of sabotages broke out in France and in Europe (Netherlands, England, Italy,. From East to West, from South to North of France, pylons have been knocked down, their cables cut and most of them burned by dozens, interrupting telecommunications, the geolocation of cell phones and the spying of those in the target of the repression organs.

At the time of writing, the sabotage of telecommunication networks continues unabated, even though it is in the interest of the ruling power to conceal or minimize it. Sometimes, the scale of the destruction is such that it is impossible for them to mute it, like the fire of a TDF relay in the Bouches-du-Rhône at the beginning of December 2020, or the claimed incendiary sabotage near Limoges to start the year 2021 with good resolutions.

The technological web, which covers all the territories, spreads at full speed and perfects its functioning with the new 5G network, allows to make accept a whole bunch of new social norms imposed by the State, under the recommendations and the blessing of doctors and scientists. Just like a whole bunch of products and drugs that keep the population wise and docile, screens play a leading role in getting the greatest number to accept confinement: telecommuting, tele-apéro, tele-school, tele-… How could the domination have “respected” this large-scale house arrest without all this techno-structure?

The time has come for the acceleration of flows and data, for the connectivity of everyday objects in order to control, listen to, trace, and spy on more and more, to make human beings more and more slaves of the machine. It is all this that domination calls “progress”, “civilization”. In reality, this project of society has everything of dystopia.

Faced with this digital grid, there are not 36,000 solutions. It seems to me necessary to go beyond the stage of criticism and to act here and now, by linking ideas to actions, by taking the necessary precautions to avoid falling into the meshes of repression. And unfortunately I know what I am talking about.

The whole affair starts with a new-looking blue cap covered with an oily plastic substance at the foot of one of the two relays of Mont Poupet, on which my DNA is taken. Being on file, I find myself in the sights of judges and cops who will put large human and financial resources to spy on my daily life (my habits, my frequentations) during the summer of 2020 (imsi catcher, cameras in front of homes, gps under the cars of my relatives, listening and geolocation, civilians of the GIGN (Versailles) on tail and stakeout…)

As far as the GAV is concerned, I must say that I “screwed up” when I spoke (even if it was only about me). Even though I had been to many gavs before without ever saying anything, that day I made that fatal mistake, which, once made, is impossible to repair, to erase. There remains the risk of sinking even deeper, of getting bogged down in explanations that can only be prejudicial to the accused.

I was angry at myself and I am still angry at myself today, for having given marbles to the repression answering the interrogation of these inquisitors of power, real perverts who know perfectly well how to get into the psychological cracks of the individual, and to make him crack. It will never happen again.

On 22 September in Besançon, the gendarmes of the Besançon regional section (and others from the Oracle cell), accompanied by the Dijon judicial police, burst in at around 6:30 am at my home as well as at two other homes. On rogatory commission of the investigating judge Lydia Pflug (head of the JIRS of Nancy) for destruction by fire of relay antennas in organized gang, participation in a criminal association and destruction by fire in organized gang, in Besançon in the period from January 9 to April 9, 2020.

If the two other people searched were released at the end of the day, I was referred at the end of my 48 hours of custody in the office of the judge, charged with the fire of 2 relay antennas on Mont Poupet on April 10, 2020 in the Jura and placed under the status of witness for another fire, that of a technical room SFR relay TDF Mont de Bregille, on the heights of Besançon. This was qualified as an attempt.

At the end of the investigation in March 2021, the public prosecutor’s office requested that the case be dismissed for the criminal conspiracy and the attempted fire in late March. But reiterates the referral to the correctional court for the fire of April 10, 2020.

During this night fire under containment, the telecommunications of all telecom operators (Bouygues SFR Orange and Free) as well as the repressive organs of the State (police and gendarmerie) and the electricity company Enedis were momentarily out of service. They estimate the damage between 750,000 and one million euros. It is therefore precisely for these facts that I appeared on May 19 at the court of Nancy. Despite the request for postponement of my lawyer, who could not be present, the court, after more than an hour of waiting, decided to hold the hearing.

The masquerade could then continue, without an audience but with a journalist of the local press, ready to draw his verve of lackey of the power to assert a little more the domination, to help the state to make pass its cowardly and cold revenge, in the shelter of the glances and the ears come in support.

The president, who from the beginning complained about the lack of consideration of her minister towards the magistrates* (would the cops’ grumbling give ideas to the magistracy?), comes to the refrain of the poor sick citizen who can’t call the hospital anymore, from the depths of his countryside, to be treated.

I simply retort that it is time to learn to live with each other, what society has taken away from us by isolating us behind machines, with screens making us blind, blinders making us deaf to the atrocity of this world, which exploits, poisons and kills living beings, human and non-human. I then give a personal example, about the fact that I myself grew up without a cell phone and that there was certainly more mutual aid and support between people, a time when we didn’t need an application to talk to each other, to meet each other, to kiss each other…

I go straight to the verdict announced by the president, which I barely heard. 4 years in jail with 2 years of probation plus several tens of thousands of euros in fines (I don’t remember the exact amount)

When I left the court, I had the pleasure to see a good group of friends and compasses in support who for a moment lost the CRS to greet me with cries of “Freedom! Freedom! “. It sent me a lot of warmth and strength.

My eyes were filled with sadness, joy and a lot of rage at the same time.

A few minutes after the verdict was pronounced, I already knew that I would appeal, which I did three days later while I was in solitary;

I would like to clarify a few points about what came out in the press. It is not only the 5G technology that I acted against. It is the whole of the waves (2g, 3g, 4g) against which I fight. Techno-totalitarianism imposes its macabre plans at full speed, reinforcing and improving its already existing infrastructures. Of course 5G will require the installation of a multitude of mini antennas everywhere to accelerate the flow of information data and thus allow for example to connect every object of daily life. Removing all autonomy from individuals, making them slaves of machines while spying on them for commercial or other purposes (self-isolation, exploitation at home with telecommuting, abandonment of tactile contact between us, omnipresence of small and large screens in our lives), this is the near future that is taking shape, the dystopia on the march.

By the way, for those who continue to believe in the so-called “green” energies, in the pseudo energy transition which is in reality only an accumulation of resources, in the extraction of a whole bunch of metals in the four corners of the world, the quantities of which are necessary to produce their electric cars, their kilometers of cables (underground or high up) are constantly increasing and which sow cancers, devastation and death: the problem is not only the emission of greenhouse gases. That is only a small part of it. The “all electric” is just as devastating and deadly. The extraction of all these metals can only be done by using ultra-noxious and polluting acids, which rot and poison soils and waterways, causing incurable diseases, when it is not a quick and certain death. This is the reality of the digital world that they try to pass off as ecological, as an alternative to air pollution.

So many reasons why I am part of those who, at the first resounding of the state and sanitary order, refused to lock themselves up at home and went out to directly attack one of the pillars of domination.

Heads held high, hearts burning!

Long live anarchy!

Boris

 

[Translated by Dark Nights]

[en français]