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UK : Communiqué du collectif 325, à propos de l’attaque répressive contre la contre-information internationale

reçu par mail / samedi 10 avril 2021

Le 29 mars 2021, la police néerlandaise a fait une descente dans le data center qui héberge le serveur nostate.net et a carrément saisit le serveur, dans le cadre d’une enquête criminelle pour « terrorisme ». Nostate.net est un collectif qui fournissait une plateforme pour des sites web subversifs, au niveau international, comme des groupes de solidarité avec les prisonnier.e.s, des collectifs de différentes campagnes, des sites liés à des contre-sommets et des sites de contre-information internationale. Parmi les sites remarquables qui utilisaient nostate.net comme plateforme et qui ont été visés par cette attaque répressive de la police néerlandaise on trouve Anarchist Black Cross Berlin, Montreal Counter-Info, Northshore Counter-Info, Act For Freedom Now ! (maintenant réactivé sur noblogs.org, à l’adresse https://actforfree.noblogs.org/) et 325.

En tant que collectif, nous sommes conscient.e.s qu’il ne s’agit pas seulement d’une attaque de la police néerlandaise, mais que cela a été fait en collaboration avec la Counter Terrorism Unit du Royaume-Uni, en rapport avec leurs récentes attaques répressives à l’encontre des milieux anarchistes de ce pays. Non seulement ils nous ont menacé.e.s, mais, récemment, ils avaient menacé nostate.net, en leur demandant de fermer notre site. En plus de ça, ils ont demandé à l’hébergeur de leur donner des informations sur l’identité de toute personne impliquée dans le projet 325. Le niveau de l’attaque portée par les autorités contre nous-mêmes et contre toutes les personnes qu’ils suspectent de nous aider, ne nous surprend pas ; nombreux sont les exemples, à travers l’histoire, de répression, de la part des forces de l’État, de toute personne qui ose se mettre débout et les combattre.

Cette attaque répressive doit être considérée comme une attaque contre tout projet de contre-information, contre les milieux anarchistes au niveau international. Dans la situation actuelle de pandémie de Covid-19 et d’actions répressives de la part des États du monde entier, cela ne nous surprend pas qu’ils travaillent ensemble, au delà des frontières ; la récente répression subie par le compagnon anarchiste Gabriel Pomba Da Silva, avec la coopération entre les États espagnol, italien et portugais, est un exemple récent plus qu’évident.
Nous pensons encore à la répression contre Indymedia, en Allemagne et en Grèce, ainsi qu’à l’emprisonnement, il n’y a pas si longtemps, des compas impliqué.e.s dans Culmine, ParoleArmate et Croce Nera Anarchica, en Italie. Au fil du temps, le mouvement anarchiste a vu, au niveau international, ses moyens de communication pris pour cible, avec d’innombrables publications anarchistes qui ont vu leurs locaux perquisitionnés, des compas arrêté.e.s et même des publications censurées, voire détruites, comme cela a été le cas, dans un passé pas si lointain, avec « La joie armée » d’Alfredo M. Bonnano, en Italie, et même « Le soleil se lève encore » de la Conspiration des Cellules de Feu, en Grèce.

Ce n’est pas non plus une coïncidence si cette attaque répressive arrive maintenant, après la récente publication du numéro 12 de 325 [la revue sur papier, que l’on peu télécharger ici ; NdAtt.], nommé « Contre la Quatrième et la Cinquième Révolution Industrielle ». Cette publication qui, à notre avis, touche au cœur de ce que les États et le capitalisme sont en train de mettre en avant, déjà auparavant et encore plus maintenant, avec l’excuse de la pandémie de Covid-19, est une menace directe pour leurs plans d’asservissement, de robotisation et d’automatisation généralisés. Leur attaque a momentanément affecté la distribution de notre publication, à la fois en ligne et physiquement, mais elle a inévitablement échoué. Les technocrates qui veulent façonner notre monde en une société carcérale militarisée et technologique sont dévoilés, non seulement par nous-mêmes, mais aussi par les toujours plus nombreuses attaques qui visent leur infrastructures, au niveau international. Voilà ce qu’ils craignent, que cela puisse se développer, et c’est pourquoi ils s’en prennent à nous. D’après ce que nous savons, les flics qui essayent de nous traquer s’appuient sur des tactiques issues de leur vieux livre de ruses, en essayant de pousser les autres à moucharder et en éteignant la contre-information. Depuis leur « Opération Rhône », qui voulait réprimer les milieux anarchistes de Bristol, ils n’ont attrapé qu’une seule personne impliquée dans une attaque, mais personne qui soit impliqué.e dans la Fédération Anarchiste Informelle ou dans les innombrables autres attaques anarchistes.
Il est clair qu’ils n’ont étouffé aucun foyer de rébellion, comme le montrent l’émeute, l’attaque du poste de police et l’incendie de voitures des flics, le mois dernier.

Cela fait trop longtemps que le silence dure, sur cette île de conformité, pendant que le monde dehors recommence à brûler ; ces braises brillent encore et nous en ressentons la chaleur. Plus que jamais, il y a un besoin absolu de coordination internationale entre compas, pour attaquer directement ce cadavre puant qui tente de se relever pour nous emprisonner davantage. La contre-information fait partie intégrante de cette coordination internationale, de façon que celles/ceux qui veulent agir pour la liberté dans ce monde puissent voir des signaux de complicité dans toutes les langues possibles, pour parler le langage unique de l’insurrection et de l’anarchie. Il nous faut une redynamisation du réseau international de contre-information, pour redevenir une fois de plus une menace internationale, après la réaction répressive qui essaie d’isoler les anarchistes les un.e.s des autres, non seulement à travers le monde, mais aussi au niveau local. Le collectif 325 continue à avancer sur ce chemin que nous avons déjà parcouru ; même en ce moment, nous continuons avec nos projets de publication, y compris une nouvelle réimpression du douzième numéro de la revue 325, un nouveau numéro, augmenté, de « Dark Nights » et d’autres projets futurs, au niveau international. Ils ne nous feront pas taire, ils ne nous arrêteront pas et nous aurons notre revanche !

Par rapport au site web, nous ne savons pas encore s’il reviendra ; il est très clair pour nous que s’il est ressuscité sous le nom de « 325 », n’importe où ailleurs en ligne, les autorités le prendront immédiatement pour cible, une fois de plus. Cela signifie aussi que, à l’avenir, nous pourrions mettre en danger tout hébergeur, et mettre en danger de fermeture d’autres projets de contre-information et de mouvement, comme cela s’est produit avec la récente attaque répressive. Qui sait où tout cela va nous mener ? Ce que nous savons, c’est que nous sommes loin de laisser tomber : pas un pas en arrière, face à l’ennemi. Peut-être serait-il mieux de revenir à la traditionnelle presse imprimée, de voir les visages des gens, de parler, de conspirer. Nous ne disons pas que le site ne reviendra jamais, ni qu’il ne se manifestera pas sous la forme d’un nouveau projet, seul le temps nous le dira.

Pour l’instant, nous envoyons notre solidarité absolue aux compas de nostate.net et d’Act For Freedom Now ! ainsi qu’à tous les autres projets de contre-information affectés par cette opération.

RIEN N’EST FINI, LA LUTTE CONTINUE !

Le collectif 325

Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire) : JC change de look

Haut-Anjou / lundi 5 avril 2021

« C’est une profanation. Un acte anti catholique », estime Olivier de Rougé, vice président de l’association Sos Calvaires. Il se dit profondément choqué. Lundi 5 avril 2021, jour de Pâques, l’association a découvert qu’un calvaire a été vandalisé à Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire).


Le monument, qui avait fait l’objet d’une réfection au début de l’année 2021, a été ciblé par des individus qui l’ont recouvert de peinture avec une bombe.

Olivier de Rougé se dit particulièrement choqué : « C’est arrivé dans la nuit, entre le 4 et le 5 avril. C’était un calvaire tout beau, tout propre. C’est une profanation, un acte anti catholique. Ce n’est pas une coïncidence si cela se produit le jour de Pâques ! C’est très choquant  ».
Il détaille : « Le Christ a été passé à la bombe et la petite plaque parlant de l’association en dessous a aussi été taguée ». […]

La Talaudière (Loire) : blocage contre les parloirs avec plexi

Loire : weekend de Pâques tendu à la prison de La Talaudière
France bleu, 10 avril 2021 (extrait)

Le weekend de Pâques a été particulièrement tendu à la prison de La Talaudière, dans la Loire. Samedi vers 17 heures, 43 détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules après la promenade. Parmi leurs revendications, la suppression des plexiglass au parloir, installés à cause de l’épidémie de Covid-19, mais que certains détenus et leurs familles vivent mal. Certains ont aussi demandé l’installation de consoles Xbox dans les cellules.

Le blocage a duré plus de trois heures, jusqu’à l’intervention des Equipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS), des surveillants pénitentiaires chargés du maintien de l’ordre en prison. Les détenus sont finalement remontés en cellules vers 21 heures. Les deux hommes considérés comme les meneurs de ce mouvement de protestation ont été transférés, et les membres de ERIS sont restés à la prison tout le weekend, lundi inclus.

Limoges (Haute-Vienne) : les caméras se ramassent à la pelle [mis à jour]

La ville de Limoges porte plainte après la destruction de six caméras de surveillance
France bleu, 8 avril 2021 (extrait)

Des outils de vidéoprotection ont été les cibles de dégradations le week-end dernier à Limoges. Entre le 3 et le 5 avril, un ou plusieurs individus ont détruits six caméras dans le quartier de Beaubreuil, à Limoges. « Toutes les pistes sont ouvertes » nous fait-on savoir du côté du parquet de Limoges, qui précise que le ou les auteurs n’ont pas été retrouvés.

Ce n’est pas la première fois que des caméras sont détruites dans le quartier de Beaubreuil à Limoges. En septembre dernier, des impacts de balle avaient été constatés sur une caméra située sur un lampadaire haut de six mètres, seulement quelques jours après des saisies de stupéfiants. « L’an dernier, nous avons eu 9 caméras de détruites dans ce quartier » rappelle Cyril Sarlin, le directeur de la sécurité, prévention et salubrité à la villede Limoges. Cela coûte néanmoins à la collectivité, environ 5 000 euros par outil détruit.


Limoges : l’auteur des dégradations de caméras retrouvé et condamné à six mois de prison
France bleu, 9 avril 2021 (extrait)

Les forces de l’ordre ont interpellé le destructeur de ces outils de vidéo-protection ce mercredi. Il a fait beaucoup de dégâts. Selon les éléments de l’enquête, menée par les effectifs de la sûreté départementale de Limoges, neuf caméras ont été détruites entre le 27 mars et le 4 avril à Beaubreuil. Plusieurs autres ont été mises hors services entre le 5 et le 7 avril dernier, notamment une située allée Fabre d’églantine et détruite à l’aide d’une arme à feu.

L’enquête a finalement mis en lumière un homme, responsable de ces dégradations. Il a 21 ans. Présenté à un magistrat, il a reconnu être coupable des faits reprochés. Il a été condamné, via la procédure de plaider-coupable, à six mois de prison, mais aussi 12 mois d’interdiction de porter une arme. Il devra également payer 25.000 euros de dommages et intérêts à la ville de Limoges, qui avait porté plainte. Il a été conduit à la maison d’arrêt de Limoges à l’issu de l’audience. 

Vienne (Isère) : trois ans avec sursis pour le sabotage de quatre antennes

Condamné pour avoir incendié des antennes-relais, il invoque la « solitude » du confinement
France bleu (+20Minutes/Le Parisien), 9 avril 2021

Après des mois d’enquête, les hommes de la section de recherches de Grenoble (Isère)​ ont mis la main sur un retraité, accusé d’avoir incendié plusieurs antennes relais ces derniers mois, a indiqué ce vendredi le parquet de Vienne L’homme, âgé de 62 ans et sans antécédent judiciaire, a été arrêté mercredi à La Chapelle-de-Surieu. Pour détruire les installations de téléphonie mobile, il utilisait le même procédé. Le suspect mettait le feu aux pylônes en brûlant à leur pied des pneus, ce qui avait pour conséquence de faire fondre les câbles et de rendre l’antenne inopérante. Le retraité, qui avait ainsi détruit par le feu de quatre antennes situées à Hauterives, Pact, Assieu et à la Chapelle-de-Surieu avait partiellement avoué [reconnu] les faits au cours de sa garde à vue.

Au début du mois d’août 2020, un premier pylône de 20 m de haut est dégradé par le feu à Hauterives (Drôme). Un mois plus tard, à Pact (Isère), les câbles d’une antenne relais sont sectionnés, puis le pylône est incendié à l’aide d’un pneu. Les conséquences sont importantes et perturbent pendant plusieurs heures la circulation des TGV, l’installation étant aussi utilisée par la SNCF pour ses communications. Début novembre, c’est un chantier de construction d’une antenne à Assieu (Isère) qui est visé. Le 16 novembre enfin, la base d’une antenne relais située à La Chapelle-de-Surieu (Isère) est incendiée. Sous l’effet de la chaleur, les câbles téléphoniques fondent et le relais est hors service pour plusieurs jours. Le préjudice total dépasse les 100 000 euros, selon le parquet de Vienne.

Les gendarmes de la SR de Grenoble effectuent rapidement un rapprochement entre tous ces faits au mode opératoire assez similaire. De nombreux prélèvements ADN sont effectués sur place, et les enquêteurs s’intéressent aussi aux opposants notoires à ces antennes-relais. Ce travail leur permet d’apprendre qu’un homme de 62 ans domicilié à proximité de la dernière des antennes relais incendiées a plusieurs fois exprimé sa colère contre cette installation. Inconnu de la justice, cet homme avait d’ailleurs annoncé à plusieurs reprises sa volonté de s’en prendre à l’installation.

L’homme, un « opposant radicalisé, proche de mouvements complotistes et du conseil national de transition » [le CNT est un groupe populiste mélangeant théories les plus farfelues et rhétorique d’extrême droite], selon le parquet, a expliqué avoir agi par colère, pour s’opposer « aux mensonges du gouvernement » sur le coronavirus, estimant par ailleurs que la population française aurait dû être consultée sur la mise en place de la 5G. Durant sa garde à vue, le sexagénaire a reconnu être responsable de trois des quatre incendies. A l’issue de 48 heures de garde à vue, le retraité a été déféré ce vendredi 9 avril au tribunal de Vienne en comparution immédiate.

Alors qu’il encoure 10 ans d’emprisonnement, Audrey Quey, procureure de la République de Vienne, demandait un an ferme avec aménagement de peine, plus deux avec sursis, « pour le retenir d’un nouveau passage à l’acte. De colère, il a brûlé des antennes ». La procureur détaille son mode opératoire : des recherches géographiques sur son ordinateur, qui le relient à chacun des quatre sites touchés. Une manie d’éteindre son portable un peu plus longtemps aux moments des faits qui lui sont reprochés, bref des faisceaux d’indices très concordants.

Au cours de l’audience, il n’a pas exprimé réellement de regrets,« en dehors du fait que ses actes n’aient pas eu de conséquences sur l’action du gouvernement ». « Célibataire et isolé, il a invoqué les effets de la crise sanitaire, aigri par le confinement, le manque de vie sociale et le manque de contacts, et une pression trop importante qui lui a fait perdre le contrôle » raconte Audrey Quez.

Le tribunal a prononcé une peine de 3 ans de sursis. Sa peine est assortie d’un sursis probatoire pendant deux ans et d’une obligation d’indemniser les parties civiles. Face à lui se trouvaient huit parties civiles : des opérateurs de téléphonie, TDF, le département, et aussi la SNCF (une voie et de la signalisation ont été endommagées à Pact). L’ensemble des dégâts, d’après la procureur Audrey Quey, s’élève à 103.000 euros.  Deux des parties civiles ont rendez-vous en novembre pour trancher sur une partie des intérêts civils.

Italie/CEDH : l’obligation vaccinale au temps du covid

[Sur le fond, rappelons simplement que les vaccins actuels contre le covid (comme la plupart des autres vaccins, qui sont dits « non-stérilisants ») n’empêchent ni les personnes vaccinées d’être porteuses du virus ni d’être contagieuses.
Sans même évoquer les effets secondaires éventuels à court ou long terme de ces mixtures génétiques, leur objectif principal tel qu’elles ont été conçues
n’est effet pas d’empêcher le virus de toucher l’organisme des vaccinés ou que ces derniers ne le fassent circuler, mais uniquement de jouer sur les symptômes déclenchés (la maladie), en limitant le risque de formes graves. Et s’ils diminuent certes aussi la probabilité d’être infecté chez les vaccinés, ils ne la suppriment pas pour autant (à tel point qu’on parle déjà de future troisième dose à injecter ou de la nécessité de piqûres de rappel régulières de masse). Du coup, les vaccinés qui continuent de chopper le covid demeurent bien sûr contaminants, avec une contagiosité qui serait réduite selon l’abaissement de la charge virale (de 3 à 5 fois, mais sans certitude sur la durée de cet effet).
Ce qui signifie dans le cas italien ci-dessous, qu’une partie du personnel hospitalier vacciné, tout comme une partie de celui qui ne l’est pas,
continue toujours de transmettre le virus aux patients avec lesquels il est en contact. Mais on sait depuis longtemps que toute gestion de masse (étatique ou alternative) ne s’embarrasse pas des individus et de leur libre arbitre, mais uniquement de gestion des grands nombres et de statistiques, qui plus est dans une ignoble logique de risques/bénéfices globale et extrapolée.]

L’Italie va bien rendre obligatoire la vaccination contre le Covid-19 pour les soignants
LCI, 6 avril 2021 (extrait)

Dans un décret publié ce jeudi 1er avril, le gouvernement italien a rendu obligatoire la vaccination contre le Covid pour tous les travailleurs des établissements de santé dans le secteur public ou privé. Et même les pharmaciens. En cas de refus, des sanctions sont prévues. Et pas des moindres. Le décret précise que s’il s’oppose à se faire [vacciner], un salarié risque d’être suspendu au moins jusqu’à la fin de l’année 2021. Il lui est alors interdit d’exercer sa profession en lien avec le public. Le décret précise que l’employeur peut alors l’affecter à d’autres postes « qui n’impliquent pas de risque de propagation du coronavirus ». Lorsque cette solution est impossible, alors le soignant est suspendu, sans aucune rémunération. Il ne toucherait donc plus de salaire jusqu’au 31 décembre. Les sanctions seront levées à partir du moment où l’employé acceptera de se faire vacciner. Évidemment, « en cas de danger avéré pour la santé », la vaccination sera reportée ou rendue facultative.


Pour la CEDH, la vaccination obligatoire contre des maladies graves est légitime
Le Monde, 8 avril 2021 (extrait)

Alors que toutes les familles de France et sans doute d’Europe et d’ailleurs débattent de l’intérêt ou pas de se faire vacciner contre le SARS-CoV-2, la décision rendue jeudi 8 avril par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ne va pas passer inaperçue. « Lorsqu’il apparaît qu’une politique de vaccination volontaire est insuffisante pour l’obtention et la préservation de l’immunité de groupe (…), les autorités nationales peuvent raisonnablement mettre en place une politique de vaccination obligatoire afin d’atteindre un niveau approprié de protection contre les maladies graves », lit-on dans l’arrêt de la grande chambre de la Cour de Strasbourg.

Cette décision a beau être totalement décorrélée de la pandémie actuelle, elle tombe, par la grâce des secrets de la lenteur de la justice européenne, à pic. La CEDH tranchait une affaire dont elle a été saisie en 2013 et 2015 par des parents qui estimaient que la vaccination obligatoire des enfants imposée par la République tchèque violait la Convention européenne des droits de l’homme en son article 8 garantissant le « droit au respect de la vie privée et familiale ». L’un des plaignants avait eu une amende et d’autres avaient vu l’accès à l’école maternelle refusé à leur enfant pour ne les avoir pas fait vacciner. Il s’agit de vaccins proches de ceux qui sont obligatoires en France (tétanos, rougeole, polio, etc).

Les juges de Strasbourg reconnaissent volontiers que la vaccination obligatoire « en tant qu’intervention médicale non volontaire » constitue une ingérence dans l’exercice du droit à la vie privée. Mais ils l’estiment légitime et proportionnée au regard de l’objectif recherché. En cela, il n’y a pas violation de la Convention.


La Cour européenne des Droits de l’Homme estime nécessaire la vaccination obligatoire
Nouvel Obs avec AFP, 8 avril 2021

La vaccination infantile obligatoire est « nécessaire dans une société démocratique », a tranché la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) ce jeudi 8 avril, dans un arrêt de sa formation suprême, la Grande Chambre.

Il n’est pas ici spécifiquement question du vaccin contre le Covid-19 : la Cour a été saisie en République tchèque par des parents d’enfants refusés par des écoles maternelles, faute d’avoir été vaccinés. Dans ce pays, il existe une obligation légale générale de vacciner les enfants contre neuf maladies bien connues de la médecine, dont le tétanos, la diphtérie et la poliomyélite.

« Cet arrêt vient conforter la possibilité d’une obligation vaccinale sous conditions dans l’actuelle épidémie de Covid-19 », commente Nicolas Hervieu, juriste spécialiste de la CEDH, interrogé par l’AFP. Le juriste, enseignant à Sciences-Po Paris, souligne « la marge d’appréciation laissée par la Cour aux Etats dans leur politique de vaccination ». Nicolas Hervieu relève également que la décision de la CEDH fait « le constat d’un consensus général sur les effets bénéfiques de la vaccination qui ne sont pas remis en cause par les effets secondaires inévitables, dès lors qu’il y a un contrôle scientifique strict ». La Cour, poursuit-il, endosse « le principe de solidarité sociale qui peut justifier que l’on impose la vaccination à tous, même ceux qui se sentent moins menacés par la maladie, dès lors qu’il s’agit de protéger les personnes les plus vulnérables ».

Dans son arrêt, la CEDH estime que la vaccination obligatoire des enfants en République tchèque contre neuf maladies (diphtérie, tétanos, poliomyélite…) ne constitue pas une violation des dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme sur le « droit au respect de la vie privée ».

« La politique de vaccination poursuit les objectifs légitimes de protection de la santé ainsi que des droits d’autrui, en ce qu’elle protège à la fois ceux qui reçoivent les vaccins en question et ceux qui ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales. » Ces derniers, relève la Cour, sont « tributaires de l’immunité collective pour se protéger contre les maladies graves contagieuses en cause ».

La République tchèque « bénéficie donc d’une ample marge d’appréciation dans ce contexte », poursuit la Grande Chambre de la Cour, dont les décisions ne peuvent pas faire l’objet d’un appel, estimant que « l’intérêt supérieur des enfants doit primer dans toutes les décisions qui les concernent ». Ainsi, dans le cas de ces Tchèques, si « la non-admission des enfants requérants à l’école maternelle [a] impliqué pour eux la perte d’une occasion cruciale de développer leur personnalité », il « s’agissait d’une mesure préventive plutôt que punitive dont les effets ont été limités dans le temps », juge la CEDH.

Bourgoin-Jallieu (Isère) : visite nocturne chez les pandores

Isère : La caserne de gendarmerie de Bourgoin-Jallieu cambriolée en pleine nuit
un site policier, 7 avril 2021

Des individus ont cambriolé la caserne de gendarmerie de Bourgoin-Jallieu (Isère) au cours du week-end, en pleine nuit.
Ces derniers sont repartis avec du matériel professionnel appartenant aux militaires, notamment des brassards, des gilets pare-balles ou encore des gyrophares.

L’intrusion a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Les gendarmes ont découvert ce qui s’était produit au retour d’une patrouille raconte Le Dauphiné. En rejoignant leur base, la caserne de la gendarmerie départementale située rue de l’Etissey, vers 2 heures, les militaires ont découvert que le garage avait été forcé et que plusieurs personnes s’étaient introduits à l’intérieur.

Des véhicules avaient été fouillés. Deux voitures de service et deux véhicules personnels. Par mesure de sécurité, la caserne, dans laquelle se trouvent plusieurs unités, a alors été entièrement passée en revue afin de s’assurer qu’il n’y avait plus aucun intrus présent. Les auteurs avaient déjà pris la fuite avec leur butin, composé de gilets pare-balles, gyrophares, menottes ainsi que des brassards et des chasubles fluo siglés Gendarmerie. Mais aucune arme.

Les voleurs étaient-ils venus chercher précisément ce type de matériel ? Il semble que oui. Ils n’ont en tout cas pas pénétré dans les bureaux et avaient vraisemblablement préparé leur action en amont. Ils se sont introduits par l’arrière de la caserne, en franchissant la clôture grillagée. Les malfaiteurs auraient pu être dérangés à tout moment, dans le cas d’une intervention urgente, ce qui n’a pas été le cas.

Ont-ils effectué des repérages au préalable ? Ont-ils agi en laissant un complice à l’extérieur pour éviter d’être pris en flagrant délit ? L’enquête qui a été confiée conjointement à la brigade de recherches de Bourgoin-Jallieu et à celle de La Tour-du-Pin, devra le déterminer.

Avesnes-sur-Helpe (Nord) : la seule église qui illumine…

Une église du Nord victime d’un grave incendie
Figaro/RTL, 6 avril 2021

Deux départs de feu, un autel latéral brûlé, de grands tableaux de Louis Joseph Watteau partis en fumée. C’est vraisemblablement un incendie volontaire qui a frappé, en ce lundi de Pâques, la collégiale Saint-Nicolas d’Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord.

L’église est classée monument historique. La structure n’a pas été endommagée mais les dégâts sont importants. Sébastien Seguin est le maire d’Avesne-sur-Helpe, il raconte les dégâts à l’intérieur de l’édifice : « Il n’y a pas d’électricité et de cierge à cet endroit. Apparemment, il y aurait deux départs de feu. Tout le côté droit de l’autel de la Collégiale est parti en fumée, tout a brûlé. Quatre grands tableaux ont brûlé et toutes les chaises et l’autel qui se trouvent à cet endroit. C’est triste de voir ça« .

« La vidéo protection de la commune a permis d’identifier la dernière personne sortie de la collégiale avant l’appel aux pompiers« , a indiqué la procureure de la République d’Avesnes-sur-Helpe, Cécile Gressier, dans un communiqué. « Cet individu est en garde à vue depuis ce matin. Il s’agit d’un homme d’une soixantaine d’années, connu des services judiciaires pour des délits de droits commun sans rapport avec les faits reprochés« , a-t-elle ajouté. Selon le parquet, le feu a démarré dans la collégiale « à proximité d’un retable de bois« .

L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de gendarmerie d’Avesnes en co-saisine avec la section de recherches de Lille. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est rendu à la collégiale mardi matin.

Bristol (UK) : Une boucherie prise pour cible, en solidarité avec les révolté.e.s de Bristol

Unoffensive animal / mardi 6 avril 2021

Aux premières heures du 4 avril, nous avons rendu visite à une boucherie, dans le quartier de Hanham, à Bristol. Tous les volets roulants, les portes et les murs disponibles ont été tagués avec des slogans comme « ordures », « ALF », « devenez végan.e.s » et « la viande tue ». En plus, une petite fenêtre latérale a été joyeusement brisée !


Nous ne pouvons pas pleinement comprendre la douleur et la souffrance que les animaux ressentent dans les fermes et les abattoirs, alors nous agissons pour eux. Ensemble, nous pouvons mener les agresseurs d’animaux à faire faillite et créer un monde meilleur.

Cette action est dédiée aux émeutier.e.s de Bristol – faisons du mal aux flics, pas aux animaux !

ALF

Dabo (Moselle) : Le bâtiment des pécheurs détruit par un incendie

Le Républicain Lorrain / mardi 6 avril 2021

Le paysage bucolique a laissé place à une vision de désolation. Dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 avril, un incendie a totalement détruit le bâtiment principal de l’étang de la Stampf, dans la commune de Schaeferhof à Dabo. L’équipement communal, géré par l’AAPPMA (Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique) de Dabo, accueillait jusqu’au premier confinement de nombreux événements publics et privés.


L’alerte a été donnée lundi vers 23 h 30. Mais lorsque les secours sont arrivés sur place, l’incendie s’était généralisé à la salle des fêtes de 200 m². Rien n’a pu être sauvé. Le sinistre a été circonscrit vers 1 h 30. […]

Le bâtiment, entretenu et aux normes, n’était plus loué depuis un an et le premier confinement. « Il n’y avait pas d’objet électrique branché et pas de chauffage », note le maire. Aussi, la piste accidentelle est peu probable. L’incendie volontaire est privilégié, d’autant que plusieurs autres sinistres de ce type se sont déroulés au cours des derniers mois sur le secteur. L’enquête est confiée à la gendarmerie de Dabo.

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